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AU FIL DES PAGES

 

 


 
LA CHAMBRE DES ECHOS
de Richard Pwers
471pages
Genre : une affaire de mémoire




Comme des fantômes de Fabrice Colin
Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlman
Les disparus de K.K.Rusch


Nouilles chinoises de Ma Jian

 
 

AU FIL DE DUNE


 

 

Tous les gouvernements sont affligés d'un grave problème chronique : Le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques. Ce n'est pas tant que le pouvoir corrompt, mais il fascine les sujets corruptibles. Ces gens ont tendance à s'enivrer de violence, ce qui créé rapidement les conditions d'une accoutumance fâcheuse.

Missionnaria Protectiva

Texte QIV (dicto)

 

La maison des mères (page 92)


 


 


 

 

LE BRIC A BRAC

 
   
                                             

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Deuxième volet de féérie pour les ténèbres. Je vais craquer...
 
 
    
 
Enfin, le troisième volet de Féérie pour les ténèbres. Depuis le temps que je l'attendais pour attaquer la suite.

Et un autre bien rigolo apparemment

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Je le veux ! Je le veux ! Je le veux !

 

le schmilblick ?

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Lundi 28 avril 2008

par Chimère publié dans : La malle des favoris
LA BELGARIADE de David EDDINGS
Ed Pocket/Trad : Dominique Haas
Le Pion Blanc des présages (348p)
La reine des sortilèges (415p)
Le gambit du magicien (359p)
La tour des maléfices (439p)
La fin de partie de l'enchanteur (413p)


Pardon, pardon, je vous négliges mais voilà je suis depuis plusieurs jours je suis repartie à l'aventure avec un cycle fantasy constitué de deux séries de cinq tomes chacun : La Belgariade et Les chants de Mallorée. Et tout cela pour mon défi relecture. Le problème c'est que j'ai du mal à sortir des pages pour en parler. J'approche du but et j'en suis au dernier tome que j'aurai fini ce soir c'est certain. Cela dit, vu que le premier cycle est lu, je vais pouvoir en dire quelque chose. Alors La Belgariade je l'ai lu pour la première fois, juste après Le Seigneur des anneaux.. N'y connaissant pas grand chose à l'époque, je me suis laissée guidée par quelques avis glanés ça et là et j'ai opté pour cette oeuvre. Et bien m'en a pris puisque j'ai tout de suite adorée cette histoire certes peu originale mais très attachante. Mais surtout, j'ai été séduite par le ton décontracté, humoristique, en contraste total avec le côté parfois pesant et solennel du Seigneur des anneaux (aussi génial qu'il soit, il est vrai qu'on ne rigole pas des masses dedans). J'ai donc relu un certain nombre de fois ce cycle et toujours avec le même bonheur.

Premier constat relecture : mince mes exemplaires ne sont plus de la première jeunesse. Ils ont vécu, des pages commencent à se détacher, le papier n'a plus sa belle couleur d'antan et je ne parle pas de l'état pitoyable des couvertures pour certains.
Deuxième constat : mais attends j'avais pas vu toute ces coquilles avant !
Troisième constat : d'accord je connais l'histoire quasiment par coeur mais qu'est ce que je m'amuse à suivre les trépidantes aventures de Garion et ses comparses.

L'histoire est plutôt classique. Le bien contre le mal, La Lumière contre Les Ténèbres. Pas vraiment de suspens, on sait bien que les gentils vont gagner à la fin.

Alors pour faire un résumé mais vraiment résumé. Il existe deux prophéties : une prophétie de Lumière et une des Ténèbres. Les deux sont aussi valables l'une que l'autre. Elles agissent et s'affrontent depuis le début des temps par le truchement d'instruments humains ou non, un Enfant de Lumière et un Enfant des Ténèbres qui doivent déterminer laquelle des prophétie sera la seule réalité du monde et de l'univers tout entier. A partir de là, on suit le parcours de L'Elu de la prophétie de Lumière : Garion, un jeune garçon, vivant dans une ferme, qui évidemment sera guidé par un vieux sorcier et sa fille, tous deux immortels Polgara et Belgarath et aidé par tout un tas de bons compagnons aux talents divers et variés. En face, l'Enfant des Ténèbres n'est rien d'autre que Torak, le dieu dragon des Angaraks, un type mégalo et pas sympa du tout, du tout. Ses prêtres passent leur temps à affuter leurs couteaux sacrificiels et à lui offrir des coeurs humains qu'ils arrachent à leur victime encore en vie. Ils sont aussi un peu sorciers sur les bords et cherchent à faire obstacle à la prophétie de Lumière pour faire triompher l'autre.

Rien de bien original donc mais ce cycle a sur moi un aspect addictif. Impossible de relire un tome sans relire la totalité. C'est probablement parce que l'on s'attache aux personnages, aux dialogues bourrés d'humour second degré et au côté trépidant des aventures que vivent les personnages. Ces personnages ne sont pas à distance du lecteur, mais ont un côté familier et sympathique qui donnent envie de les suivre partout tel Belgarath le sorcier, une sorte de Gandalf qui serait porté sur le tonneau de bière et les filles des tavernes ce que déplore sa fille Polgara [« Le temps que j'y ai passé je l'ai employé toujours mieux employé que toi, père, observa tante Pol d'un ton acide. Pour autant que je m'en souvienne, pendant toutes ces années-là, toi tu menais une vie de bâton de chaise dans les bouges du front de mer à Camaar. Après quoi, il y a eu cette période de grande élévation que tu as consacré à t'ébaudir avec les ribaudes de Maragor. Je suis sure que ces expériences ont ineffablement contribué à élargir ton sens de l'éthique. » (extrait)]. C'est de la littérature de divertissement qui s'assume. Il vaut mieux ne pas y chercher de profondeur psychologique ou d'originalité dans les situations. On vit à cent à l'heure dans ce récit et on s'y amuse beaucoup.

Petites infos :

David Eddings a toujours écrit en collaboration avec sa femme Leigh (décédée depuis quelques années) et dans les rééditions leurs noms sont associés ce qui n'est que justice.
La Belgariade forme un cycle complet. Sa suite Les chants de Mallorées n'est pas indispensable à sa compréhension. Elle prolonge juste un peu le plaisir de retrouver les personnages que l'on a bien connu avant. Je finis cette suite et je vous en reparle.


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Jeudi 17 avril 2008

par Chimère publié dans : A Blog Ouvert...

Et bien voilà, on y est. C'est le jour J celui où A Livre Ouvert..fête ses deux ans d'existence. Incroyable non ? Pour la circonstance, un petit changement de décor s'impose et ce blog est donc en travaux pour le rendre encore plus beau et plus mieux ou pour cacher les rides c'est selon. Je pense en avoir pour quelques jours à peaufiner la chose donc, ne vous étonnez pas si des choses bizarres apparaissent sur votre écran, non ce n'est pas votre ordinateur qui vous joue des tours c'est moi qui fait mumuse.

Quoi qu'il en soit, un anniversaire c'est toujours l'occasion d'un petit bilan. Côté chiffire : à ce jour près de 540852 pages ont été vues et l'on décompte environ 140677 visites. Et cela me fait bien plaisir. Je tiens donc à remercier tout mes visiteurs assidus ou occasionnels, ceux qui laissent des commentaires comme ceux qui préfèrent rester dans l'ombre sans parler de ceux qui sont arrivé là par hasard au gré de leur quête parfois ésotérique sur des moteurs de recherche grâce à des incantations du genre :
La lecture un plaisir ou pensum ? (le prochain sujet du bac philo je présume)
Dialogue caustique entre deux vielles (on ne le dira jamais assez, c'est très corrosif une vielle alors deux)
Inoue nue (alors là...qu'en pense Hisashi ou Yasushi ?)
crise maniaque (allongez vous sur ce divan et parlez moi de vous)
couronne+jubilé (là j'avoue je sèche)
arbre magnétiseuse (très spécial quand même)

Côté remise en question, depuis quelques temps, mes articles sortent au ralenti, un parce que je traverse une petite période de fatigue mais les quelques jours de vacances qui s'approchent vont m'être bien utiles à me redonner de l'énergie, deux parce que j'ai moins envie de faire dans la précipitation au détriment d'une certaine exigence dans mes humbles bafouilles. Autrement dit, je pense mettre plus de temps à rédiger mes billets dorénavant d'où une probable baisse de production car je n'ai plus spécialement envie de publier de façon quotidienne un petit truc vite fait qui ne me satisfait que moyennement. Au bout de deux ans d'existence virtuelle, un peu de lenteur s'impose en ce qui me concerne. Que voulez vous, deux ans c'est l'âge de la maturité pour un blog (ou de la vieillesse mais c'est déjà moins marrant ).

Pour finir, je tenais à dire que j'ai bien l'intention de planter une troisième bougie sur le gâteau d'anniversaire donc à l'année prochaine à la même date et reprenez donc une coupe de champagne pendant que je découpe le gâteau.


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Mardi 15 avril 2008

par Chimère publié dans : La malle des favoris
QUI A TUE GLENN ? de Léonie SWANN
Ed Le Livre de Poche/376p
Trad (allemand) : Frédéric Weinmann


A Glenkill en Irlande, George Glen est un berger qui lit des livres à ses moutons (ils gardent un souvenir terrifiant d'un traité sur les maladies ovines), leur donne des noms de baptême et rêve de les emmener en voyage en Europe. Seulement voilà George est un berger mort maintenant une bêche plantée dans le corps. Il a été découvert par son troupeau qui estime devoir retrouver son assassin pour honorer sa mémoire. C'est donc Miss Maple la brebis la plus intelligente du troupeau, voire du village et peut-être du monde qui mène l'enquête, secondée par Othello un bélier à quatre corne au passé très mystérieux, Zora une brebis qui philosophe perchée sur un rocher au dessus de la mer, Mopple la baleine dont la mémoire est sans défaut, de Sir Ritchfield le doyen du troupeau, de Cloud, Maisie, et les autres...Mais pour savoir qui a tué leur berger, il leur faut comprendre les humains et ce sont vraiment des créatures très étranges...


Alors ce roman plutôt original est d'après ce qu'on en lit au dos tenu d'être drôle puisque on nous garantis que l'on va rire. Bon, j'avoue ne pas m'être esclaffée des masses quand je l'ai lu. Par contre, j'ai été très vite sous le charme des personnalités très attachantes de ces moutons qui font de leur mieux pour appréhender le monde humain sans réellement y parvenir en arrivant à des conclusions un peu à côté de la plaque mais tellement imaginatives et pleines de poésie pour certaines. Très vite, on est pris dans l'angoisse du devenir pas très joyeux du troupeau sans berger à la merci d'un boucher associé à un autre berger peu scrupuleux. L'enquête n'est pas franchement passionnante mais ce n'est pas vraiment important dans le fond. On comprend juste que Glenn était mêlé à une histoire pas très nette, que bien des villageois se livraient à des trafics pas clairs, bref, que personne n'a intérêt à retrouver son assassin et qu'il est plus important de savoir s'il avait laissé des choses compromettantes pour certains dans sa roulotte. L'important est ailleurs dans le monde vu façon ovine et l'évolution des personnages à quatre pattes pour lesquels on ne peut qu'avoir beaucoup de tendresse.


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Lundi 14 avril 2008

par Chimère publié dans : La malle des favoris
SANS PARLER DU CHIEN de Connie WILLIS
(Ou comment nous retrouvâmes la potiche de l'évêque)

Ed J'ai Lu/574p
Trad : Jean-Pierre Pugi


Soit la possibilité de voyager, dans le temps avec le fait que l'on ne peut rien rapporter de l'époque que l'on visite hormis de la poussière. Alors pourquoi et comment, une jeune scientifique en mission dans l'Angleterre de la fin du 19ème siècle a t-elle pu ramener par accident un chat ? Et cet accident va t-il causer une rupture dans l'espace temps et détruire la réalité ? Ned Henry se voit donc confier la mission de ramener la bestiole à son époque. Mais, ce pauvre Ned est épuisé par sa recherche de « La potiche de l'évêque » une relique de la cathédrale de Coventry détruite pendant un raid allemand durant la seconde guerre mondiale (il est également terrifié par Lady Schrapnel qui n'a jamais porté aussi bien son nom à qui il doit sa mission à Coventry) et il n'a pas très bien compris ce que l'on attendait de lui.

Fashion Victim en avait parlé et en bien. Et comme j'avais lu Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien) de J.K.Jérôme, je me suis dis que c'était la suite logique du mouvement. En réalité je ne saurai trop vous conseiller de lire le livre de J.K.Jérôme afin de savourer les constantes références aux épisodes de ce récit dans le roman de Connie Willis. C'est beaucoup plus drôle quand on comprend au quart de tour l'allusion même s'il est possible de bien se marrer sans l'avoir lu. En réalité l'auteur multiplie les allusions à d'autres genres littéraires notamment les romans policiers à la Agatha Christie entre autres. Oui car je me suis vraiment beaucoup amusée à la lecture. L'histoire se déroule pour la plus grande partie à la fin du XIXème siècle et Ned et sa collègue Verity sont donc chargés de ramener un chat, et faire en sorte que les bonnes personnes se rencontrent et se marient dans les temps sous peine de voir leur monde disparaître. Nos braves scientifiques voyageurs temporels ne sont pas vraiment aidés dans leur mission. Les individus dont ils doivent absolument modifier le cours de leur vie refusent de coopérer, arrivent à des conclusions erronées ou sont carrément ingérables. Et quand en même temps, on recherche des indices sur la fameuse potiche ce n'est pas gagné du tout. Qui pourrait croire, qu'un chat, un simple chat serait cause d'autant de problèmes ? D'autant que notre pauvre Ned Henry n'y connait vraiment rien en matière de félins ceux ci ayant disparu à son époque. Ses tentatives pour dresser la bestiole sont toujours à côté de la plaque et forcément hilarantes. Bref, un gros roman, avec des personnages un brin loufoques, et une aventure délirante. Manifestement l'auteur sait comment entraîner ses lecteurs dans ce genre d'histoire et on se laisse faire avec beaucoup de plaisir.

Pour ceux que les histoires de voyage dans le temps intéressent, vous pouvez aussi vous pencher sur les deux tomes de la série de Kage Baker : Le jardin d'Iden et Coyote Céleste.


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Jeudi 10 avril 2008

par Chimère publié dans : La malle des favoris
LE CERCLE DU KARMA de Kunzan CHODEN
Ed Actes Sud/426p
Trad (anglais, Bhoutan) : Sophie Bastide-Foltz


Tsomo est l'aînée des filles d'une famille paysanne plutôt pauvre du Bhoutan. Parce que c'est une fille, son père refuse de lui apprendre à lire et écrire. C'est une frustration qu'elle gardera toute sa vie. Quittant, sa famille pour accomplir son devoir religieux d'un pèlerinage pour l'anniversaire de la mort de sa mère, elle va alors entreprendre un long voyage jusqu'en Inde, en passant par des sites religieux...

Le Bhoutan est un pays mystérieux et fermé et en découvrir ses coutumes et ses traditions est un des aspects intéressants du livre. L'autre aspect étant, la condition féminine qui comme dans d'autres pays n'est malheureusement pas merveilleuse surtout dans les milieux pauvres et paysans d'où est issue l'héroïne où le poids des traditions se fait sentir chaque jour pour tous. A côté de cela, il y a Tsomo qui d'une certaine manière va rompre avec la coutume, en étant en continuel mouvement : d'un mariage malheureux, à sa rencontre avec son maître spirituel tibétain qui la consacrera nonne, elle ne cessera jamais de bouger, d'être curieuse de la vie et relèvera tous les défis pour sa survie en s'assumant toute seule. A plus de quatre-vingt dix ans, elle entreprendra pour la quatrième fois un long pèlerinage à pied, pour voir le Dalaï lama.


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