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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 04:00
JACQUES POULIN
 
Ils s’appellent Chamouraï, Vitamine, Le Chanoine, Matousalem, et promènent leur silhouette de félins dans ses romans. On y croise aussi un minibus Volkswagen, une fille un peu paumée, l’admiration de l’auteur pour Hemingway, Gabrielle Roy, John Fante. Ce sont les invités permanents de Jacques Poulin.
D'où vient cette sensation d'instant de bonheur tranquille que l'on peut ressentir à la lecture de ses livres. L'écriture ? Simple sans effet de manche, sans recherche stylistique ultra sophistiquée. Les intrigues ? Aussi simple que le style; mais simple ne veut pas dire simpliste et ennuyeux. Et à la limite on ne lit pas ses romans pour l'histoire. On les lit parce qu'ils nous rendent heureux durant quelques heures. Des petits instants de joies tout simples illuminent la lecture, un vol d'hirondelle, un couple d'amoureux écoutant sur le même baladeur des poèmes de Pablo Neruda ...on y est si bien ! Du reste les chats ne s'y sont pas trompés, ils n'arrêtent pas de passer de page en page....
 
LE VIEUX CHAGRIN
 
 Un écrivain en compagnie de son chat "Vieux Chagrin", observe la silhouette d'une femme sur un voilier. En attendant l'inspiration pour son roman, il cherche à faire la connaissance de son étrange voisine.
 
Le sujet peut paraître terne : un homme observant de loin la silhouette d'une femme et tombant amoureux. Mais, par je ne sais quelle magie du verbe et du style, j'ai complètement adhérée à cette histoire. Il se créé une véritable empathie avec le narrateur qui mériterait d'exister tant il est vrai et juste. Quelle déception de devoir quitter le récit à la dernière page lue.  
 
CHAT SAUVAGE
 
 
Le narrateur, un écrivain public, reçoit la visite d'un vieil homme qui lui demande d'écrire une lettre à sa femme. Intrigué, il tente de percer le mystère de cet homme.
 
Encore du bonheur en pages dans ce roman. Inutile, de connaître le fin mot de l'histoire. Tout l'intérêt du roman est dans le récit du narrateur de sa vie quotidienne, de la femme avec qui il a refait sa vie, de ses souvenirs, de ses petits bonheurs de tous les jours auxquels on ne fait jamais attention. Et peu importe de savoir qui est le vieil homme et qui est cette mystérieuse jeune fille qui semble être en rapport avec celui-ci et la compagne du narrateur.
 
LES GRANDES MAREES  
 
 
Sur une île déserte, vit le traducteur de bandes dessinées, Teddy. Teddy n'a de contact qu'avec le patron qui le ravitaille et lui apporte de nouvelles traductions à faire. Jusqu'au jour où, divers personnages viennent emménager sur l'île et c'est le début des ennuis pour Teddy.
 
Me revoilà en terrain familier. Comme c'est bon de retrouver les chats (est ce que Matousalem est le même Matousalem que dans Chat sauvage) si chers à l'auteur, un héros amoureux des mots, une fille sans embarras qui entre dans sa vie, etc...Et puis, quelle galerie de personnages plutôt excentriques qui débarquent sur cette île ! De Tête Heureuse la femme du patron (un brin spéciale quand même) et son chihuahua au professeur Mocassin en passant par L'Homme Ordinaire, l'auteur semble démontrer avec brio la théorie de Sartre "L'enfer c'est les autres".
 
LA TOURNEE D'AUTOMNE
 
Le Chauffeur reprend sa tournée en bibliobus des petits villages de la côte Nord. Déprimé, il s'est juré que cette tournée d'été serait la dernière et que celle d'automne n'aura jamais lieu. Il fait alors la rencontre de Marie et de la fanfare et sa détermination d'en finir vacille.
 
J'en veux un comme ça de bibliobus  dans ma ville avec le même chauffeur d'ailleurs (cri de la toxicolectrice bien atteinte). Comme toujours, des phrases toutes simples, des petits évènements du quotidien qui deviennent magiques, et des émotions par dizaines. Plus j'avance dans ses livres plus je suis sous le charme. Bien sûr, on y retrouve tous les ingrédients de ces autres romans mais quel bonheur de savourer ce petit plaisir en se sentant de connivence avec l'auteur. Comme s’il ne s'adressait qu'à vous seul, lecteur privilégié, dans ses pages.  
 

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commentaires

Livrovore 02/05/2006 09:55

Mmm... ça donne envie, Chimère ! Je ne connais pas du tout Jacques Poulin, mais tu m'as mis l'eau à la bouche...

Cuné 02/05/2006 07:45

J'ai testé tous ces romans dont tu parles, un par un, à des périodes différentes, et donc je peux affirmer : Je n'aime pas Jacques Poulin. Jamais réussi à aller au bout d'un seul.(pas taper)