Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
  • Contact

Archives

12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 00:02
LE DESTIN MIRACULEUX D'EDGAR MINT de Brady UDALL
ed 10/18-545p
 
Si je devais ramener ma vie à un seul fait, voici ce que je dirais : j’avais sept ans quand le facteur m'a roulé sur la tête. Aucun événement n'aura été plus formateur. Mon existence chaotique, tortueuse, mon cerveau malade et ma foi en Dieu, mes empoignades avec les joies et les peines, tout cela,  d'une manière ou d'une autre découle de cet instant où un matin d'été, la roue arrière gauche de la Jeep de la poste a écrasé ma tête d'enfant contre le gravier brûlant de la réserve apache de San Carlos (extrait)
 
Miraculé après un terrible accident Edgar Mint décide de retrouver la personne responsable du drame et de la rassurer sur son sort. C'est avec cette détermination en tête que le voici plongé dans des tribulations plus ou moins dramatiques, croisant au passage une véritable galerie de personnages fantasques et déroutants.
 
Pour Edgar, l'existence est une succession de miracles ou de coups du destin. Il se détermine lui-même comme un agent de ce destin puisque les gens qu'il croise voient leur petite vie tranquille bifurquer dans des directions inattendues en bien ou en mal. C'est avec bonheur que l'on suit ce drôle de petit bonhomme qui découvre le monde avec un crâne bosselé et une détermination sans faille pour mener à bien sa mission : retrouver l'homme responsable de l'accident qui le croit mort. Ce sera là l'occasion d'en découvrir plus sur l'incroyable destinée d'Edgar. A dévorer avec gourmandise.
 LE PETIT BATARD de William KOWALSKI
ed 10/18 489p
Trad : Philippe Loubat-Delranc
 
Par une matinée de 1970, Thomas Mann découvre un bébé dans sa cour. C'est le "bâtard" d'Eddie son fils mort au Vietnam. Elevé par son grand-père qui ne se remet pas de sa ruine suite à l'affaire des autruches et de la mort de son fils, le petit Billy reçoit une éducation non-conformiste. Seul point noir : pas question de fréquenter Annie Simpson sa petite voisine.
 
Il y a de l'Edgar Mint (héros du Destin miraculeux d'Edgar Mint de Brady Udall)chez Billy Mann, ils ont beaucoup de points en commun : une enfance bizarre et hors norme, l'écriture acharnée, et un certain optimisme face aux tribulations de l'existence. Parce que l'on pourrait croire face au 4ème de couverture à une histoire dramatique, sinistre, et franchement peu enthousiasmante et bien non, c'est tout le contraire. L'auteur pratique une forme d'humour très second degré (ah ! Le récit de la guerre de Thomas Mann telle qu'il l'a vécu, c'est un grand cru), il y a beaucoup de tendresse entre Billy et son grand-père, difficile de quitter cette drôle de famille qui ne fait jamais rien comme tout le monde. Même mourir pour eux prend des allures de renaissance. C'est parce que le jeune Billy aura enfin récupérer une partie de ses origines familiales qu'il pourra envisager sereinement l'avenir et pourquoi pas se lancer sur les traces de sa mère, mystérieuse jeune femme dont l'évocation dans le roman est suffisamment intrigante pour donner envie d'en savoir plus.
MAUVAIS GARCON de Willy RUSSELL
Ed 10/18 483p
Trad : Aline Azoulay
 
Raymond Marks est en route pour Grimsby "le dépotoir à chalutiers de la côte la plus glaciale de la mer du Nord" parce que son Oncle-Jason l'ignoble individu lui a trouvé un boulot là bas. Il décide de faire la mort dans l'âme, le trajet en stop mais rien ne se passe comme prévu, et Raymond a décidément beaucoup de choses à écrire dans ses lettres qu'il n'enverra pas à Morrissey le chanteur du groupe Smiths dont il est fan entre autres les péripéties du voyage et les raisons qui l'on conduit là.
Drôle, touchant, tendre, ce Raymond qui ne fait rien comme tout le monde et que tout le monde voudrait voir "normal" va finir par trouver sa voie et s'accepter enfin au cours des différentes étapes de son voyage (qui est quand même l'occasion de rencontres étranges, parfois hostiles et parfois amicales) et de sa mémoire (la vie de Raymond, sa famille, ses amis). On s'attache vite à ce drôle de type, sa guitare et sa façon de décrire le monde et les gens dits "normaux' qui l'entourent. Mais c'est quand même sa génialissime mamie qui emporte les suffrages. Elle est fabuleuse. J'en veux une comme ça. La vie de Raymond est un incroyable récit loufoque mais cependant très logique avec des scènes cultes comme le coup de la boîte de biscuit à l'enterrement par exemple, ou encore mieux le groupe de Country prenant en stop Raymond et qui lui raconte la vie d'un certain Cow-boy. Cet été, partez donc à Grimsby avec Raymond et Morrissey.  

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

thomthom 14/07/2006 13:05

Petit détail amusant dans le Russell : bien avant de devenir chanteur des Smiths, Morrissey lui-même, quand il était adolescent, s'est fait connaître parce qu'il était un maniaque des lettres. Il en écrivait des dizaines à propos de ses idoles à lui, les New York Dolls, et il innondait la rubrique courrier de l'hebdomadaire New Musical Express, qui l'a publié quasiment à chaque numéro pendant deux ans...
En lisant le livre de Willy Russell je me suis demandé si cette lettromanie était une coincidence ou non, et finalement j'ai lu dans une interview de l'auteur que c'était un clin d'oeil totalement volontaire.

ChimÚre 08/05/2006 18:13

Et de 3 avis positifs. Alors tu vois bien Cuné que tu n'as pas à te faire de soucis. :D
Clarinette, je vais de ce pas voir ça. Merci.

clarinette 08/05/2006 15:38

j\\\'ai lu "le miraculeux destin d\\\'Edgar Mint" l\\\'année dernière et ç\\\'a vraiment été une belle découverte. Il a d\\\'ailleurs fait l\\\'objet de l\\\'un de mes premiers articles. Je ne connais pas Kowalski, mais je prends note...

ChimÚre 06/05/2006 12:42

Chère Cuné, deux avis positifs valent mieux qu'un. Alors vas y fonce ! : D
Thom, même chose pour le Kowalski, on est deux non trois en comptant Lalyre, à avoir adoré. Alors vas y fonce !  Je me répète un peu là....:D

thomthom 06/05/2006 12:21

Pour Kowalski je n'ai rien à dire, mais ta critique d' "Edgar Mint" est parfaite, c'est vraiment un des plus fabuleux bouquins que j'ai lu ces dernieres années...
Chapeau bas, m'dame Chimère.
(et de fait Kowalski, je le note)