LA CITE DES JARRES d'Arnaldur INDRIDASON
Ed Métailié/286p
Trad( islandais) Eric Boury
avec le concours de The Fund for the promotion of Iceland Literature
Erlendur Sveinsson enquête sur le meurtre d'un homme assassiné chez lui. Or la victime n'était guère recommandable avec son passé de violeur, son obsession des films pornographiques les plus tordus et ses relations douteuses avec des individus fichés par la police. Erlendur est persuadé que c'est en fouillant dans le passé chargé de cet homme que l'on finira par découvrir l'assassin et son mobile et la signification de l'étrange message trouvé sur les lieux du crime.
Un très bon roman policier ou l'on s'attache beaucoup à Erlendur, personnage d'enquêteur obstiné, mais usé par les années de métier, mais ne lâchant jamais l'affaire qui est passionnante à suivre. L'intrigue est construite de façon suffisamment ingénieuse pour accrocher le lecteur. Et puis le personnage central est intéressant dans ses relations avec sa fille droguée, et son obsession pour retrouver l'assassin. J'attendais depuis longtemps de pouvoir lire ce roman, et je ne suis pas déçue de l'attente. En fait, j'en veux d'autres de cet auteur.
LA FEMME EN VERT de Arnaldur INDRIDASON
Ed Le Métailié/298p
Trad (islandais) : Eric Boury
Des ossements sont retrouvés dans un chantier d’une banlieue de Reykjavik où un projet immobilier va voir le jour. Erlendur et son équipe vont devoir découvrir l’identité du mort et les raisons de la présence de son corps ici. Parallèlement, pendant la seconde guerre mondiale, une femme et ses trois enfants vivent un enfer quotidien auprès d’un homme violent.
Après lecture de ce deuxième roman d’Indridason, je ne peux que dire le plus grand bien de cet auteur. Car non seulement, il offre ici une intrigue passionnante de bout en bout mais il a un talent fou pour créer des personnages que l’on ne peut pas oublier. Ils continuent à vivre dès la dernière ligne lue, le livre refermé. Et ça c’est une réussite. C’est bien simple, je n’ai pas pu quitter le livre avant la dernière page et c’est avec la gorge serrée que j’ai eu bien du mal à le refermer. L’alternance des passages entre le présent (où Erlendur et son équipe travaillent à l’exhumation du passé autant que celle du corps) et le passé (où ce qui se passe dans cette maison aux groseilliers a de quoi vous faire cauchemarder) est d’une efficacité redoutable. On veut savoir et en fait non. Oh et puis si. Et c’est l’occasion d’en apprendre un peu plus sur Erlendur et ses démêlés avec son ex femme, sa tentative maladroite pour se rapprocher de sa fille qui a ses propres démons à combattre et nous est offert un pan de son enfance avec l’explication de sa fascination pour les histoires de disparitions mystérieuses et les affaires dont les racines remontent loin dans les histoires de familles. Je suis devenue fan d’Indridason et je dis que j’en veux encore. C’est plus que du polar ses romans, c’est un vrai univers d’auteur…
LA VOIX d’Arnaldur INDRIDASON
Ed Métailié/330p
Trad (islandais) : Eric Boury
Le Père Noël a été assassiné, il travaillait aussi comme portier dans un grand hôtel. Il avait été un enfant vedette, un chanteur à la voix d’ange. Le directeur de l’hôtel souhaite une enquête discrète. Avec Erlendur qui décide de rester sur place pendant la durée des investigations, ce n’est pas gagné.
Encore une fois, c’est en démêlant le passé et les relations compliquées entre les membres d’une même famille que toute la vérité sera faite sur le meurtre. Parallèlement, on suit l’histoire d’un procès d’un père accusé de violence sur son fils et les relations tendues entre Erlendur et sa fille Eva Lind et on en apprend un peu plus sur l’enfance de ce grand solitaire en mal d’existence. On explore, la variété des liens familiaux entre frère et sœur et entre père et enfant pour parvenir à la vérité. C’est loin d’être la lecture la plus optimiste en période de fêtes, on ne nage pas dans la guimauve la plus béate mais c’est encore un beau morceau de l’énigme Erlendur. Peu à peu à travers ses romans, Indridason montre à voir une Islande qui n’a rien à voir avec l’idée que l’on peut s’en faire, elle se dévoile petit à petit comme son personnage principal Erlendur. Et c’est pour ça que l’on devient accro pour savoir la suite…
Ça me donne envie d'ouvrir, du même auteur, "La femme en vert" qui m'attend sur l'étagère de ma biblio. ;-)
Je te conseille de lire la femme en vert c'est un roman incroyable, l'intrigue est extrêmement bien ficelée et la fin m'a littéralement laissée pantoise.
J'ai lu "la femme en vert" il y a quelques semaines et j'ai bcp aimé. Je n'ai pas encore lu "la cité des jarres" mais cela ne devrait pas trop tardé.
Au vue des avis unanimes, je vais tenter de trouver un de ces romans ce we!
Hervé, les deux premiers sont en poche (point seuil il me semble)
Nicolas, je n'aurai su mieux dire.
Anjelica, ne tarde pas trop, ne tarde pas trop, enfin euh prend ton temps pour lire quand même :D
Gachucha, les polars nordiques sont mon péché mignon à moi. Tu as testé Edwardson, Staalesen, Fossun ?
Je ne sais pas si tu liras ce message (très tardif) mais voici ce que j'ai trouvé tout à l'heure sur le site du Monde. J'ai pensé que ça t'intéresserait...
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3260,50-865006,0.html
j'ai apprécié que l'on entre en douceur dans l'intimité des personnages héros et que dans le second livre on les découvre mieux , plus en profondeur.
C'est grâce à toi que j'ai découvert cet auteur !
merci Chimère !
"Le Père Noël a été assassiné juste avant le goûter d’enfants organisé par le directeur de l’hôtel de luxe pris d’assaut par les touristes, alors s’il vous plaît, commissaire, pas de vagues. C’est mal connaître Erlendur."
J'ai mal à ma PAL
Clarabel, La cité des jarres n'a peut être pas l'intensité et la profondeur de La femme en vert mais c'est disons une bonne introduction au style de l'auteur et l'atmosphère dans laquelle se déroule l'histoire et quand même l'intrigue elle assure !. Je n'ai pas vraiment de préférence.
Michel : ohlàlà, si même le Père Noël n'est plus à l'abri. Remarques !je suis en train de lire Le Père Porcher de Pratchett et effectivement une bande de malfaisants souhaite le faire disparaître définitivement aussi. C'est une manie !! Mais j'ai super envie de le lire ce 3èem opus des enquêtes d'Erlendur.
Mais c'est pour moi ça!
Je rêve de visiter l'Islande, j'adore la littérature scandinave et les polars, pas la peine de vous dire que j'adore aussi! Avec cette série, je devrais donc être servie. Et en plus je vois que mes deux principaux indicateurs littéraires (Cuné et Chimère) ont adoré. Ça suffit pour me convaincre que je dois me ruer dessus. J'espère les trouver à la biblio.
Conclusion, c'est sûr que je vais passer un bon moment. Et ça devrait être efficace contre ma panne de lecture qui commence juste à guérir!
Frisette, tu ne devrais pas regretter tes deux indicateurs littéraires te l'affirment.
Yueyin, des fois tout le monde a beau crier au chef d'oeuvre, ça ne passe pas toujours...mais je me demande ce qui ne t'avais pas fait accrocher ?
Cuné, ne me dis pas que tu vas ajouter Erlendur à ta liste...hein parce que Fitz, Zal et les autres, ils vont peut-être pas apprécier.
Florinette, bonne chasse !
J'ai découvert Arnaldur Indridason avec La cité des jarres, histoire très originale ancrée dans une réalité islandaise. La femme en vert est émouvante sur la violence conjugale. J'ai lu la Voix en 1 jour, un peu en-deça des deux autres mais pas si mal. Le 4ème roman d'Indridason vient de paraître. Je le lirai certainement.