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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 00:28
SAYONARA MONSIEUR DESESPOIR de Kohji KUMETA
Ed Pika
Pages : 167
Genre : manga


Itoshiki Nozomu est professeur dans un lycée. Mais c'est homme dont le nom peut se lire « désespoir » est un homme qui trouve la vie désespérante, d'ailleurs il passe son temps à préparer ses suicides (qu'il rate régulièrement). Il s'est d'ailleurs pendu à un cerisier dès le début du manga et une jeune lycéenne Fuura Kafuka qui est tout son contraire (pour elle le monde est beau, tout est merveilleux) lui sauve la vie.

 


Nozomu est nommé professeur principal d'une classe où manifestement tous les élèves sont franchement atteints. Entre la positiviste à tout crin Fuura, la réfugié clandestine, la bilingue en personnalité, celle qui est muette mais abreuve d'injures tout le monde par téléphone portable interposé, la recluse qui refuse de sortir de chez elle, la déléguée de classe maniaque de l'ordre et de la symétrie et même au comble de l'horreur, une élève normale qui ne supporte pas de l'être normale dans une classe où personne ne l'est et j'en ai oublié bien entendu. Visiblement dans ce premier tome ce sont surtout les filles qui sont des cas.

 


Il suffit d'un très petit petit degré d'espérance pour causer la naissance de l'amour (Stendhal 1783-1842) C'est avec cette citation que l'on découvre la positive Fuura et le dépressif Nozomu. Le contraste entre les deux personnages est un des ressorts du comique de l'histoire, car oui Sayonara Monsieur Désespoir est quand même très très drôle. Ce sont à chaque fois, des petites histoires auto conclusives centrées sur un nouvel élève et son problème que le dépressif le plus désespérant du monde va résoudre à sa manière, enfin résoudre...c'est vite dit. Il est vrai que la recluse accepte enfin de sortir de chez elle mais refuse de sortir désormais du lycée et de rentrer chez elle par exemple. Nozomu de toute façon ne cherche pas à venir en aide à tout ce petit monde, non lui ce qui l'intéresserai chez les autres, c'est trouver une compagne potentielle de suicide par exemple. Il tente de se pendre, de se jeter dans le vide régulièrement et il se plante tout aussi régulièrement.

 


J'ai beaucoup ri avec ces petites histoires autour de ce professeur qui s'obstine à garder des vêtements traditionnels, encourage ses élèves à faire des souhaits d'orientation professionnelle qui ne se réaliseront jamais, ne se déplace jamais sans une mallette contenant tout ce qu'il faut pour en finir et qui ne supporte pas cette sale gamine qui voit la vie en rose tout le temps. Les dessins sont très soignés et stylisés et bien agréable. Un lexique en fin de volume permet de comprendre certains termes et allusions que l'on croise dans les récits.

 


Je lirai la suite avec plaisir.

 

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