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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 09:11
SARDEQUINS 1 de Philippe MONOT
Ed Nestiveqnen
 
Bien des siècles après les aventures de Frère Aloysius, le monde a oublié la magie en étant sous l'influence de la religion adjitienne. Plus personne n'y croit alors pourquoi  Léandre, imprimeur libraire ne peut-il acheter un exemplaire du Manuel de magie domestique à l'usage du bon peuple, livre très rare et qui pourrait lui rapporter beaucoup d'argent en le faisant réimprimer. Mais très vite, ce manuel est volé, Léandre accusé de vol, des créatures improbables censément ne pas exister font un massacre dans la ville et Ruth la fille de Léandre escorté de Nestor vieil ami de l'imprimeur doivent s'enfuir sans savoir ce qu'il est advenu du marchand. Et puis n'oublions pas les Sardequins, individus devenus immortels pratiquant la magie et bien décidés à éliminer la religion adjitienne pour la remplacer par la leur. Et les dieux dans tout ça ?
 
Beaucoup moins léger que Frère Aloysius, le récit bien que toujours teinté d'humour nous parle de guerre entre les dieux et les sardequins, de probable extinction du monde, de la possibilité de pouvoir le sauver mais ce n'est pas évident loin de là. On pourrait croire que puisque les dieux veulent la destruction du monde, les sardequins soient les gentils dans cette affaire sauf que leurs méthodes sont parfois pires que celles employées par leurs adversaires et qu'ils ne maîtrisent pas toujours les conséquences de leurs actions. Quant aux groupes de héros censés changer la face du monde et bien, entre un imprimeur, sa fille, un auteur de romans et traducteurs de poésie érotique, et un quatrième larron non encore identifié dans ce premier tome, on peut dire que le monde peut commencer à se faire du soucis. D'autant que suite à une énième bourde d'un sardequin, il va très bientôt comprendre ce que le mot enfer veut dire au vu du surprenant résultat d'une incantation mal lancée comme le dit si bien ce dialogue entre les deux sardequins :
-(...)il nous avait raconté une légende, celle d'un Dieu qui pour donner une leçon d'humilité à son peuple avait lancé sur la terre une kyrielle de fléaux atroces et admirablement variés.(.....). Le chaos régna durant un temps au bout duquel aucun être, aucun homme ne survécut. Le Dieu en question descendit alors sur la terre ravagée et constata qu'il n'y avait plus de trace de vie, qu'il n'y avait plus personne pour le vénérer. Vous rappelez-vous quels furent Ses mots à ce moment là ?
- Je crois que c'était un seul mot : "Oups"
-Ah oui, c'était bien cela.
- Et oui.
- Oups. (Extrait)
Personnellement, le ton, l'écriture et le fait que les personnages sortent des schémas classiques me font totalement adhérer à l'histoire et d'ailleurs je veux la suite.


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