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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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29 novembre 2006 3 29 /11 /novembre /2006 00:00
MORCEAUX CHOISIS
 
Pour faire plaisir aux fans. Parce que je ne suis pas trop mécontente de extraits là. Voici quelques instants volés dans le récit de Première Chasse. C’est un peu hors contexte mais les notes de l’auteur dans les parenthèses donnent une idée de l’ambiance des chapitres.
 
"Muguette, l’autre raison d’en vouloir au monde entier en général et au maître des écuries de Börgen en particulier.
« Et voici votre noble monture Mademoiselle, elle s’appelle Muguette. Une jument sûre et de bon caractère »
Siobal avait regardé maître Gavoni, cherchant un signe dans son expression montrant qu’il lui montait un canular. Mais son impassibilité avait fini par la convaincre qu’il ne plaisantait pas. Derrière elle Erabert faisait de son mieux pour étouffer son rire.
« Il n’y a pas d’autre candidat à devenir une noble monture dans vos écuries, Maître Gavoni ? » Siobal avait fait un effort surhumain pour rester stoïque et ne pas hurler et trépigner de rage comme une enfant de quatre ans en plein caprice.
« Et bien en réalité, tous les chevaux en état de voyager sont réservés. Muguette est la seule disponible. Mais soyez tranquille, vous allez très bien vous entendre toutes les deux » continua Gavoni avec son sérieux imperturbable. Elle avait fermé les yeux et compté jusqu’à cinq en respirant calmement, Puis elle avait calmement si ce n’est sereinement observé ladite Muguette. Cette petite jument grise à la crinière blanche avait une tête un peu trop petite pour son corps et ses oreilles, elles, étaient plutôt grandes, proche de celles des mules. Mais le comble étaient ces tâches blanches autour des yeux et du museau. On aurait dit…oui…on aurait dit une petite fille ayant volé les fards de sa mère et s’étant maquillée à outrance avec. Et c’était ça que Maître Koetbert voulait protéger d’une éventuelle rafle de sa part ? " 
Chapitre 3 Sur la route d’Erephys (Ce passage là constitue la première rencontre entre Muguette et Siobal et le début d’une grande amitié entre elles, oui enfin, il va falloir attendre quelques chapitres avant d’y parvenir mais les débuts sont toujours difficiles)
 
« Très cher Seigneur Evirard, même si j’étais effectivement une de ces femmes de petite vertu, j’aurais quand même été en droit d’amputer de quelques doigts le détritus qui vous sert de valet. Car ce rustre n’avait pas l’intention de payer. Et vous n’êtes pas sans savoir qu’une femme de mauvaise vie se fait toujours rémunérer pour ce type de service. Oh ! Suis-je bête ! Bien entendu que vous le savez ! Vous n’êtes guère ignorant de ce qui se pratique dans ce genre de commerce à ce que j’ai cru comprendre. Délicieux ce morceau de venaison n’est-il pas Père Abaric ? »  
Chapitre 6 Elle l’aime, elle l’adore (extrait d’un exquis règlement de compte entre Evirard d’Erephys, et Siobal au cours d’un dîner mondain. Toute l’astuce est dans la réplique fielleuse assassine enrobée du miel de la courtoisie.)
 
« … mais c’est quoi cet animal sur lequel vous êtes juchée ? »
La seconde gifle partit toute seule et Ogalic vida les étriers une seconde fois.
« Personne ne dit du mal de Muguette ! Compris ? Muguette est la huitième merveille du monde équidien !
-      Equidien n’est pas un terme approprié très chère.
-      Je le sais très bien Agualinde ! »  
Chapitre 10 Il est libre Ogalic (et la troisième gifle en direction de la baronne a bien été amorcée mais non concrétisée. Enervée la petite Siobal mais faut pas dire du mal de son amie. Vous êtes prévenus)
 
 
"« Balthard ! Quelle surprise ! » Elle avait faillit employer le mot visqueux à la place de son nom.. C’était bien Balthard aussi surnommé la créature des marais tant il lui évoquait ces choses informes froides et visqueuses que l’on pouvait trouver dans la vase d’un marécage. Il était même encore plus gluant que dans ses souvenirs."
Chapitre 15 Non, il n’a pas changé (retrouvailles chargées d’émotion entre Balthard et Siobal) 
 
"Au moment où elle franchit le seuil, Siobal fit un bond en arrière dans son passé. A cet instant où pour la première fois, elle était entrée dans une des bibliothèques de Börgen. Elle se souvient de cette sensation de liberté toute nouvelle mêlée à la peur que tout cela ne soit qu’un rêve. A cet instant, elle ne se trouve pas au palais royal d’Azparhan. Non. En fait, elle a tout juste seize ans, et cela fait à peine deux jours qu’elle vit à Börgen. Et Franeka, l’exubérante Franeka qui n’est pas encore devenue sa meilleure amie, est en train de la traîner au pas de charge à travers l’immense labyrinthe architectural de l’université pour une visite guidée. Elle est encore toute essoufflée de la course quand elles parviennent devant une grande porte en chêne. Elle entend la voix de sa future amie au moment où celle-ci pousse le battant : « Et ici, dans cette salle, tu entres dans la bibliothèque Moranic, un haut lieu du savoir. Il y a douze bibliothèques à Börgen, celle-ci c’est la plus ancienne, elle porte le nom d’un des amis d’Ören Börgen le fondateur de cet asile de dingues ! Qu’est ce que tu as ? Tu ne te sens pas bien ? »
Non elle ne se sent pas bien. Pour la Siobal de seize ans, une bibliothèque c’est une porte. Une porte fermée à clef. Un endroit interdit aux femmes et filles de la maison selon la volonté de son père. Seuls lui et ses frères ont accès à celle de la maison familiale. Et voilà qu’elle se tient sur le seuil de ce qu’elle considère comme l’équivalent du paradis sans oser le franchir. Quelqu’un allait bien les faire sortir puisqu’elles n’avaient rien à faire là n’est ce pas ? Il se trouve que personne ne semble trouver leur présence incongrue, elle aperçoit même deux silhouettes féminines assises à une table devant de volumineux livres. La visite de cette bibliothèque dure le reste de la journée. Il lui faudra du temps pour croire qu’elle peut arpenter les rayonnages sans avoir à se cacher, sans craindre d’être expulsée. Ce n’est que quelques mois plus tard, qu’elle comprendra que dans cette nouvelle vie, aucune porte du savoir ne lui sera jamais fermée."
 Chapitre 23 sans titre pour l’instant (mon chapitre préféré, j’ai adoré l’écrire, entièrement consacré à la gloire des bibliothèques, des livres et du savoir).

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commentaires

Cuné 01/12/2006 06:24

Ah bon parce que les autres ne payent pas ? Me ferais-avoir ???...(smiley qui tire - fort- la langue)Dans la foulée, j'aimerais aussi savoir pourquoi ce choix du prénom Muguette (j'aime beaucoup). Ca me fait penser à "maguette", qui est le petit nom affectueux qu'on donne aux jolies jeunes filles dans le nord, pour "coquette".

ChimÚre 30/11/2006 20:50

autobiographique je ne crois pas JoAnn mais disons que j'ai des affinités avec la soif de lecture de l'héroïne.
Ah ben Thom et en plus gratos comme ça...bandes de veinards..:D

Thom 29/11/2006 17:25

Nous sommes de vrais petits priviélégiés !

Jo Ann v. 29/11/2006 09:04

Encore! Encore!
(et le 23, j'sais pas pourquoi, mais ça me semble bien autographique! En tout cas pour la passion pour les bibliothèques... :P)