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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 02:52
Dimanche dans l’après midi, je me suis laissée tenter et j’ai franchi le seuil d’un commerce bien connu pour ouvrir ce jour là et qui commence par un V et fini par un N. Et j’ai craqué au rayon livre bien entendu. J’ai acheté dans la très belle édition à tirage limité Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez, un de mes livres préférés qui fait partie de mes incontournables.
 
Et pourtant j’aurai pu résister à l’appel de l’achat compulsif car la veille j’avais rendez-vous avec une amie pour notre virée annuelle au Salon des bouquinistes. Nous avons parcouru bien des stands mais cette année je n’ai pas trouvé mon bonheur contrairement à l’année dernière où j’en étais ressortie avec une sympathique anthologie : Montreal en prose 1892-1992. Cela dit c’est l’occasion de découvrir des livres rares et trop chers pour mes petits moyens et d’autres avec des titres aussi improbable que Vingt ans de tennis à Pessac ou encore celui ci qui m’a bien interpellé : Discours d’intronisation du diable à l’Académie française. Ensuite nous avons pris un thé et on a parlé, livres, lecture, de la fantasy et un peu de sf, de nos petites vies et j’ai eu en cadeau les deux volumes de Perdido street station de China Mieville que Yueyin a chroniqué récemment ici.
 
J’ai d’autant plus honte qu’il se trouve que j’ai déjà un exemplaire de Cent ans de solitude dans ma bibliothèque et que je n’en avais franchement pas besoin. Seulement voilà, l’exemplaire que je possédais déjà était cette édition poche du point avec l’affreux perroquet bariolé et je n’ai jamais aimé l’esthétique de ce livre. Je l’avais acheté parce que je voulais Cent ans de solitude chez moi et que je n’avais pas trouvé l’autre édition poche dans laquelle je l’avais lu et qui me plaisait mieux. Alors voilà, dimanche j’ai craqué donc et je suis repartie avec mon nouvel exemplaire sous le coude.
 
J’aime beaucoup l’aspect esthétique de ces éditions spéciales, sauf l’affreux logo Point qui ne s’harmonise pas du tout avec l’ensemble et est surtout vraiment très mal placé et gâche un peu l’aspect de luxe qu’ont ces livres avec ces frises argentés autours du titre. Je ne vous laisse pas d’image car ces livres ne passent vraiment pas bien en photo et qu’il faut les voir et les toucher en vrai pour se rendre compte de l’élégance du livre.
 
Bref, je suis très contente de mon achat. Pour 10 euros, j’ai donc un bel exemplaire d’un  livre qui est cher à mon cœur de lectrice et qui continue à être magique dès sa première phrase pour moi : « Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace », avec deux signets où sont inscrits une citation de l’auteur orné d’un joli ruban de couleur bleue pour rappeler la couleur de la police du titre. Citation sortie du roman et est-ce que cette phrase n’est pas fabuleuse ? Est-ce que vous n’avez pas l’impression d’avoir affaire à …oui…une phrase qui sonne comme une malédiction biblique (je n’ai pas d’autre mot)  quand vous lisez ceci ?
 
« Aux lignées condamnées à cent ans de solitude, il n’était pas donné sur Terre de seconde chance. »
 
Moi ça me fait plonger direct dans le livre ce que j’ai fait en attendant mon tour dans la longue file d’attente aux caisses. Je ne peux pas résister à ce roman.

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commentaires

ChimÚre 16/01/2007 20:17

Gambadou, Papillon, àprès deux jours de réflexion, finalement je me dis que j'ai bien fait de me faire ce petit cadeau là. Le problème c'est que je m'interroge sur l'opportunité d'acquérir dans la même collection Le monde selon Garp d'Irving. Oui je suis incurable. Ah la Pleiade rien que ça...et beh...on ne se refuse rien.
Flo, élitiste moi allons. Je tiens à préciser que ce vingt ans de tennis a été publié dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard, l'élitisme aurait été d'acquérir ce chef d'oeuvre impérissable au lieu de me jeter sur ce truc bassement commercial qu'est une édition de Cent ans de solitude, oeuvre mineure et sans grand intérêt particulier. :D
Yueyin, je pense le commencer ce week end sauf imprévu.

yueyin 16/01/2007 15:01

Ah, Chimère, relire la dernière phrase de Cent ans de solitude me donne toujours des frissons. La première fois que je l'ai lue, j'étais sur un mini balcon à ottawa, c'était la pleine lune et il y a eu une eclipse juste au moment ou je terminais le roman... C'était magique.
J'ai hâte de lire ce que tu penseras de Perdido :-)

Flo 15/01/2007 22:02

L'édition de "Vingt ans de tennis à Pessac" n'était pas aussi smart que celle du Marquez ? ;-) Qu'est-ce que tu es élitiste !! :D

Florinette 15/01/2007 16:22

Il n'y a pas de honte dans le plaisir ! et tu as bien fait de t'acheter ce bel exemplaire à un prix modeste sinon je suis sûre qu'un jour ou l'autre tu l'aurais regretté...

Papillon 15/01/2007 11:22

Je t'approuve à 100% ! Cent ans de solitude mérite une belle édition !
Ma dernière folie : les oeuvres complètes de Jane Austen dans la Pléiade parce que mes éditions poche ont été lues et relues et partent en lambeau...