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  • : A Livre Ouvert...
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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 03:04
L'APPEL DE MORDANT
 
Terisa vit dans notre monde et se retrouve projetée dans celui du Mordant via la magie des miroir et l’entremise de Geraden apprenti au Congregat des Imageurs. Très vite, elle se retrouve au cœur des intrigues de pouvoir que se livrent la Cour autour d’un roi apparemment faible et qui laisse son royaume courir à sa perte.
 
LE MIROIR DE SES REVES de Stephen DONALDSON
Ed Pocket/345p
Trad : Valérie Dayre
 
Rien qu’à la lecture du prologue, on sent une bonne histoire, de celle qui va vous transporter très loin avec une ambiance très conte de fée. Ce premier volet est plus centré sur les complots de Cour, et les échos de l’invasion dont est victime le pays qui parviennent jusqu’au palais royal, ainsi que la découverte que l’héroïne fait de ce monde étrange où elle est arrivée par erreur à la place du Champion que le Mordant attend pour le sauver des armées du Haut roi de Caldwald. La personnalité de l’héroïne très passive et ne comprenant rien à rien à ce qui se trame peut agacer prodigieusement à la lecture (et l’envie de la secouer comme un prunier pour qu’elle sorte de sa torpeur ne m’a pas manquée) mais elle s’inscrit très bien dans l’idée de cette jeune femme totalement inhibée par une éducation sévère et rigide, et un manque total de confiance en soi. Et considérant qu’elle n’agit pas véritablement, on peut dire que son inaction engendre bien des événements, les chemins que vont prendre les filles du roi, la conspiration contre Joyse menée par l’Imageur Eremis, la loyauté des uns, la trahison des autres sont autant de réactions à sa passivité. Petit à petit, les enjeux que représente la lutte entre Mordant et Caldwald sont dévoilés à l’héroïne comme au lecteur qui se trouve dans la même situation d’ignorance que celle-ci.
Pour le premier tome l'avis mitigé de Cuné
 
UN CAVALIER PASSE de Stephen DONALDSON
Ed Pocket/476p
Trad : Valérie Dayre
 
Volet de transition qui permet de passer des intrigues de Cour à la découverte du royaume hors les murs de la Capitale. Et Terisa commence à avoir un peu plus de plomb dans la cervelle et surtout se révèle posséder quelques talents en matière d’Imagerie. Serait-elle Arch-Image ? Et puis, les événements commencent à se précipiter. La capitale est assiégée, On connaît l’identité des traitres qui manipulent le Congrégat pour précipiter la chute du royaume au bénéfice du Haut Roi de Caldwald à moins que ce ne soit au profit du traître lui-même. Et enfin Geraden quitte son rôle du roi de la gaffe pour assumer pleinement son don particulier. Le couple Terisa/Geraden à la recherche de nouvelles alliances pour le roi promet de faire des étincelles.
 
LE FEU DE SES PASSIONS de Stephen DONALDSON
Ed Folio sf/635p
Trad : Valérie Dayre
 
Des batailles, de la magie, des alliances inattendues, de l’aventure et de l’action. Rien à dire le dernier tome en met plein les yeux. Terisa devient véritablement une héroïne et dans le genre elle se débrouille pas trop mal. Enfin, ôtée la chape de l’autorité parentale qui l’étouffait, elle se révèle à elle-même et aux autres, avec un certain sens de la répartie et quel bonheur de la voir enfin mettre un bon coup de genou là où je pense sur la personne d’un certain individu particulièrement ignoble et comme c’est un vrai méchant, on ne va pas le plaindre, d’autant qu’elle lui fera pire que ça plus tard. La magie des miroirs déploie toutes ses possibilités en temps de guerre et les guerriers s’en donnent à cœur joie dans l’étripage en règle. Et pour finir l’épilogue rejoint le prologue dans son atmosphère de conte de fée.
 
Une trilogie qui mérite le coup d’œil en dépit de l’héroïne qui au départ est quasiment imbuvable mais je pense que l’auteur l’a voulu comme cela, sinon il n’aurait pas autant insisté sur la passivité de son personnage et son incapacité à agir. Et puis les raisons de ce comportement sont crédibles et comme le personnage évolue et prend de l’assurance au fil des tomes, on perd très vite son irritabilité vis à vis de cette pauvre Terisa. La magie qui se pratique uniquement avec des miroir est fascinante et les idées d’application de cette magie sont bien trouvées, notamment on évite le côté tout puissant du mage puisque sans miroir il ne peut rien.
 
Pour finir, mieux vaut préférer la nouvelle édition chez folio sf que l’ancienne chez pocket pour le confort de vos yeux. La taille de la police utilisée chez pocket est terriblement minuscule et vraiment pas agréable à lire. 
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commentaires

C
Et bien tu diras à ta tirelire que euh..euh...ah et puis zut laisses tomber ! :D
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C
Convaincue de poursuivre ;o)Un argument surtout "sens de la répartie", je n'en pouvais plus qu'elle reste toujours muette, et que nous on doive se fader 20 lignes de ses remises en question figée comme une statue de sel. Je pense quand même que l'auteur aurait pu moins insister sur ce côté de Térisa, on aurait pu comprendre au bout de 2 ou 3 fois, dans le premier tome on a quand même genre une quinzaine de scènes qui remettent ça sur le tapis...Allez, je clique sur zozone, mon seau de caramel de normandie-tirelire (la classe, non ?) ne te remercie pas, lui:-D
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