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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 13:23

 

le goût des pépins de pommeLE GOÛT DES PEPINS DE POMME de Katherina HAGENA

Ed Anne Carrière

Pages : 268

Trad (allemand) : Bernard Kreiss

Grand format

Genre : littérature allemande

 

 

 

 

A la mort de Bertha, ses trois filles Christa, Inga, Harriet et sa petite fille Iris se retrouvent réunies pour les obsèques et la lecture du testament. A la surprise générale, c’est Iris qui hérite de la maison familiale. Ne sachant pas si elle va accepter ou non son héritage, elle décide de passer quelques jours dans la maison dont les recoins gardent les souvenirs et oublis du passé familial.

 

Le coup de l’histoire familiale via un héritage, les alternances entre passé et présent, ce n’est pas d’une folle originalité mais il y a quelque chose de singulièrement attachant dans les portraits féminins décrits. Il persiste également des zones d’ombre dans ce passé, tout n’est pas dévoilé et ne le sera pas. C’est du point de vue d’Iris que se raconte l’histoire et elle n’en a pas toutes les clés, et parce que les souvenirs sont subjectifs, parce que certains faits n’ont pas été transmis ou ont été interprétés de façon subjective par les personnages. L’auteur laisse planer quelques suggestions saisissantes sur les drames vécus par la famille mais c’est au lecteur de faire l’effort d’aller au bout de la suggestion et d’échafauder de nouvelles histoires et hypothèses. J’ai beaucoup aimé également les personnages féminins qui ont chacune une histoire, une personnalité, des conflits, des vies et points de vue divergents. Et l’écriture est vraiment belle et agréable à lire (belle performance en matière de traduction probablement).

 

Tomber, tombelle, tombeau, à la mémoire de Rosemarie. Son corps est tombé en poussière avant même d’être entièrement formé. Toutes les filles étaient obsédées par leur corps parce qu’elles n’avaient pas encore de corps. Elles étaient comme des libellules qui vivent des années sous l’eau (…) Puis elles deviennent des nymphes qui finissent par s’arracher à l’eau en grimpant le long d’une tige élancée, se retrouvent soudain dotées d’un corps et prennent leur envol. A l’âge où Rosemarie est morte, Harriet savait déjà voler. (extrait)

 

note41.jpg

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commentaires

Chimère 07/03/2012 08:23


Une bonne surprise en fin de compte. 

yueyin 05/03/2012 20:27


J'ai beaucoup aimé aussi :-)