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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 00:00

 

le rayon vertLE RAYON VERT de Jules VERNE

Ed Le Livre de Poche

Pages : 263

Format poche

Genre : littérature française

 

 

 

 

 

Editeur : Parfois au moment de disparaître dans les flots, le soleil lance sur l'océan une ultime et brève fulgurance : ce fameux rayon vert, qui d'après une légende écossaise, confère à ceux dont il a frappé les yeux le pouvoir de voir clair dans les sentiments et les cœurs. Alors que ses deux oncles et tuteurs Sam et Sib Melvill, se proposent de la marier à un jeune savant de leurs relations, Aristobulus Ursiclos, la jeune Helena Campbell émet le souhait de contempler le rayon vert. Comment lui refuser ce voyage au cours duquel, espèrent-ils elle se laissera convaincre d’accepter l'époux qu'on lui propose ?

 

 

Il y a quelque chose de paradoxal et que je ne m’explique pas dans mon appréciation de l’œuvre de Jules Verne. C’est un auteur pour qui je n’ai aucune affinité. Je ne me suis jamais autant ennuyé qu’à la lecture de Vingt-Milles-lieux sous les mers, j’ai même cru en mourir. C’est le chapitre avec l’énumération de tous les poissons existants qui m’aura achevée. Dès qu’il se lance dans ses descriptions techniques, je sens venir l’irritation épidermique. Et pourtant c’est un auteur dont j’ai lu beaucoup de livres, pire j’en ai même relu. J’ai aussi lu deux biographies et au moins un essai sur ses œuvres.

 

Dernièrement, je me suis procurée sur une impulsion subite, L’île mystérieuse, livre que j’ai déjà lu,….deux fois…Je crois qu’il y a quelque chose de fascinant et quasi hypnotique dans cette histoire de naufragés sur une île déserte, qui avec une allumette et trois bouts de ficelle sont convaincus de pouvoir bâtir une civilisation technologique de pointe (du moins pour l’époque) à eux tous seuls. Il faut les voir ces gaillards (pas de femme dans le groupe, ce qui pourrait se révéler problématique dans leur futur programme démographique) se lancer dans le massacre de la faune (qui n’avait rien demandé) et la déforestation massive avec un enthousiasme délirant. Et puis cette île recèle des secrets mystérieux et inquiétants. Si ça rappelle une série télé à quelqu’un, il n’a pas tort. J.J. Abrams n’a décidément rien inventé et Lost n’a pas surgi de nulle part comme ça. Cette série a un ancêtre tout trouvé.

 

Mais revenons au Rayon vert lui aussi achat impulsif, seul livre de Jules Verne dont je peux dire que j’ai aimé lire et que j’ai relu avec toujours le même plaisir. Pourquoi ? Parce que le héros est une héroïne. Parce que pour une fois la science et les scientifiques sont ridiculisés de belle manière. Parce que c’est une comédie romantique et que c’est dommage qu’il n’ait pas continué dans cette branche le Jules, parce que c’est de la bonne came.

 

Comme dit plus haut, la ravissante Helena élevée au grain et en plein air (pardon je m’égare) par ses oncles Sam et Sib (deux nounous attentionnées) est en âge de se marier. Et ses oncles ont déjà tout prévu dans leurs têtes : le fiancé, la cérémonie, la future progéniture, tout. Ils ont jeté leur dévolu sur un jeune scientifique dénommé Aristobulus Ursiclos. A ce stade du roman, on ne connaît pas encore le bonhomme mais rien que le nom n’augure rien de bon. D’où le message télépathique de la lectrice ou le lecteur lambda à l’héroïne : « Helena, Helena, tu ne vas quand même pas t’appeler Madame Ursiclos pour le restant de tes jours hein ? Dis moi que non ! »

 

Pas d’inquiétude. Helena mène ses oncles par le bout du nez depuis belle lurette. Il faut dire que les frères Melvill font preuve d’une remarquable capacité à être constamment à côté de la plaque. Dans la famille, c’est leur nièce qui porte la culotte. Alors pas question d’envisager le mariage sans avoir vu le rayon vert. Donc acte et allons à Oban, ville balnéaire ou par le plus grand des hasards (enfin hasard, hasard c’est vite dit), séjourne également le dit Ursiclos. Dès la première rencontre, une répulsion instinctive se produit. Imbu de lui-même et de son intellect, incapable de sentiments, tout en dissertation scientifique sur tout, bref insupportable, cet Aristobulus et magnifiquemen ridiculisé par l'auteur.

 

ARISTOBULUS URSICLOS1

 

Mais heureusement le destin veille, en la personne d’Olivier Sinclair, beau jeune homme, de bonne famille, fortuné, et artiste peintre, tout pour plaire. Il se lance lui aussi à la poursuite du rayon vert plus pour les beaux yeux d’Helena il faut bien le dire. D’où le second message télépathique : « C’est lui ! C’est lui ! C’est le bon ! ». Et si vous voulez savoir comment ces deux-là vont finir ensemble et si la quête du rayon vert aboutira, lisez le livre. C’est un livre vraiment à part et qui vaut le détour. Je vous conseille l’édition avec les illustrations originales des Editions Hetzel, cela ajoute tellement de charme à la lecture.

 

 

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commentaires

Chimère 24/05/2012 23:37


Je suis bien d'accord les dernières pages valent le détour, c'est mon préféré aussi. 

Céline 24/05/2012 22:26


J'aime beaucoup Jules Verne, depuis toute petite, même si je reconnais que son monde date énormément (machisme, croyance dans le progrès et pas bcp de soucis de l'écologie...). Et Le rayon vert
est l'un de mes romans favoris. Je me rappelle la scène finale avec beaucoup de plaisir !