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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:51

Le conte du graalLE CONTE DU GRAAL OU LE ROMAN DE PERCEVAL de Chrétien DE TROYES

Ed Le livre de Poche

Pages :637

Bilingue : ancien français/français moderne : Charles Méla

Format poche

Coll : Les lettres gothiques

Genre : littérature arthurienne

 

 

RL1220

 

 

 

 

 

 

Là il s’agit d’une relecture et définitivement, je suis pro Perceval plutôt que Lancelotienne. A mon sens ce roman bien qu’inachevé m’a paru bien mieux construit que Le chevalier à la charrette sauf au moment où on se perd dans les digressions avec Gauvain mais la mayonnaise a mieux pris que pour le Lancelot.

 

Présentation des faits : Perceval vit dans une forêt du pays de Galle avec sa mère. Celle-ci qui a perdu son mari et ses deux fils tous chevaliers a décidé que son petit dernier serait élevé loin du monde de la chevalerie et de ses usages. Mais, le destin a voulu que Perceval croise la route de deux chevaliers en armure en route vers Carduel où siège la Cour d’Arthur. Lui aussi, il sera chevalier. Il va se lancer dans des aventures passionnantes qui le conduiront vers le château du Roi Pêcheur...

 

Commentaires : Alors déjà, on reconnaît bien le schéma habituel à savoir que :

1°/ Arthur est toujours en pleine fiesta avec sa cour quand les choses se corsent et comme d’habitude, il y a un empêcheur de tourner en rond qui vient semer le chaos et le désespoir. En l’occurrence, il s’agit d’un chevalier qui a volé une coupe en or sous la barbe fleurie (pardon je me trompe de personnage) du roi qui en a gros sur la patate mais ça ne semble pas vraiment émouvoir le reste de la cour. Ce qui confirme ce que je pensais, n’importe qui peut entrer et faire n’importe quoi dans un palais arthurien y compris chouraver de la vaisselle sans que personne ne songe à s’interposer, c’est merveilleux ! Donc moralité, amis parasites, pique-assiettes professionnels ou adeptes de la cambriole, si vous voulez crêchez gratos ou vous faire un plan fauche facile, rendez vous chez Arthur.

2°/ le sénéchal Keu est réellement un crétin borné, et en plus méchant et violent avec les femmes. Tout le monde le déteste à la Cour et moi aussi je le déteste, mais quel abruti fini je vous jure. Pourquoi Arthur s'accroche à ce boulet ça me dépasse.

 

Bon cela dit, revenons au principal. Est ce que c'était bien. ? Oui, c'est même plus que bien. Pourquoi ? Parce que Perceval est un vrai personnage, un qui commence tout petit, au bas de l'échelle et qui mûrit  au fur et à mesure que le récit progresse. Au départ, le petit Perceval, il ne comprend rien à rien,  et commet bourde sur bourde. Les deux chevaliers qu'il croise au début du récit mettront cela sur le compte de sonn origine galloise, vu que ce sont là gens limités du point de vue intelligence. Mais, je soupçonne les personnages de la légende arthurienne de ne pas connaître la fine équipe de Torchwood, ou ils auraient réviser leur opinion c'est sûr.

 

Cependant, il faut bien reconnaître que Percy, il a du mal à faire les choses dans le bon ordre. Ce qui nous vaut des passages très marrants quand il suit les conseils de sa mère que visiblement il n'ra pas réussi à assimier correctement. C'est d'ailleurs à sa capacité à ne pas faire ce qu'il convient dans les circonstances, exceptionnelles qui lui vaut de se vouer à une quête désespérée : le graal.  Et là, on touche du doigt à la grandeur du personnage. Perceval sait qu'il  s'est planté, méchamment au château du Roi Pêcheur en ne posant pas de question sur la lance qui saigne et la jeune fille au graal,  qu'il n'a quasiment aucune chance de revoir le Roi Pëcheur et de poser enfin la question qui aurait permis de le guérir et de guérir son royaume, parce que cette occasion ne se présente qu'une seule fois dans une vie, mais il va quand même tenter l'impossible.

 

Le texte est vraiment très onirique et recèle des passages merveilleux (j'en profite pour conseiller, la collection Les lettres gothiques pour découvrir les textes de Chrétien de Troyes, c'est  du pur bonheur à lire). Du merveilleux qui rappelle le Il était une fois, du conte de fée en lui emprutant bien des ingrédients, (le jeune héros naïf pas forcément le plus intelligent du monde, la forêt où tout peut arriver, les mentors qui s'occupent de dégrossir et d'élever le héros à sa destinée, les épreuves, etc) Dommage que ce soit une oeuvre inachevée, et qu'il y ait cette immense digression avec les aventures de Gauvain alors que l'on aurait tellement préféré suivre le très attachant Perceval. Mais tel quel, Le conte du graal est un vrai régal de lecture.

 

Extrait : J'ai choisi le tout début du roman, parce qu'il commence comme un conte de fée 


Ce fu au tans qu'arbre florissent,

Foiellent, bochaische, pré verdisent,

Et cil loisel an lor latin,

Docement chante au matin

Et tot riens de joie enflame,

 

C'était au temps où les arbres fleurissent

les bois se feuillent, les arbres verdissent

où les oiseaux dans leur latin

avec douceur chantent au matin,

et où toute chose s'enflamment de joie:

 

note41.jpg

 

 

 

 

 

  Et parce que je suis fan de cette réplique cultissime, et que je ne pouvais décidément pas passer à côté :

 

citkam2.jpg

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commentaires

C


Il est gros comment le dragon ? Parce qu'il a des limites Yvain



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C


Yvain ? Yvain ?? Yvain, je suis là ! Youhou ... Y'a un gros méchant dragon derrière moi, en plus...



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C


Les preux et beaux chevaliers prêts à aider les demoiselles en détresse c'est dans Le chevalier au lion, en fait c'est le créneau d'Yvain pour tout dire.



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C


Ahhhhhh ! Il est où ce texte ???


Nan, parce que franchement, tu donnes hyper envie de le lire. Alors je note : Percy plutôt que Lancelot, la collection Lettres gothiques, hein, et puis l'adresse du Roi Arthur, j'ai cru
comprendre qu'il y avait du blé à se faire.


Et plein de beaux et preux chevaliers tout prêts à aider une damoiselle ...



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