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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:23

ledossier113.jpg

 

De quoi ça parle ?

 D’un cambriolage. Plus de 300000 francs qui se volatilisent d’un coffre d’une banque. La serrure n’a pas été forcée et seules deux personnes en possédaient la clef et la combinaison : le banquier Fauvel et son caissier principal Prosper Bertomy qui est aussitôt accusé (à tort bien évidemment). Mais ce vol ne cacherait-il pas un crime bien plus grave ?

Pourquoi ce livre ?

Parce que, j’aime beaucoup Emile Gaboriau depuis L’affaire Lerouge. Son détective, l’agent de la Sureté Monsieur Lecoq véritable caméléon, redoutable d’intelligence qu’il met au service de la justice est un personnage qui ne s’oublie pas et sera précurseur de beaucoup d’autres y compris outre-manche.

Est-ce que c’est bien ?

Ben oui, ça l’est. D’abord, on nous sert une intrigue des plus savoureuses et des plus compliqués avec des personnages embourbés dans un sacré sac de nœuds. Certes, j’ai eu de gros soupçons sur un certain personnage qui se sont avérés exacts mais je n’avais absolument pas prévu la machination crapuleuse et criminelle qui était bien cachée par ce coupable somme toute évident. Mes neurones ont pas mal chauffés avec les indices laissés ici et là et la révélation de toute l’affaire est vraiment passionnante. Malgré quelques dialogues un peu datés, l’écriture passe très bien et le récit aurait même pu être écrit de nos jours, il n’aurait pas démérité. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les secrets de famille sont tout de même de bons ingrédients pour concocter des énigmes policières des plus tordues et fascinantes

Un extrait ?

– Est-ce possible ! murmurait le caissier dont toutes les idées étaient bouleversées, est-ce possible !

– Quoi ?

– Tout ce que vous venez de m’apprendre.

M. Verduret bondit en homme peu habitué à voir ses auditeurs douter de la sûreté de ses informations.

– Si c’est possible ! s’écria-t-il, mais c’est la vérité même, la vérité prise sur le fait et exposée toute palpitante.

– Quoi ! de telles choses peuvent se passer à Paris, au milieu de nous, sans que…

– Parbleu ! interrompit le gros homme, vous êtes jeune, mon camarade ! il s’en passe bien d’autres… et vous ne vous en doutez guère. Vous ne croyez, vous, qu’aux horreurs de la cour d’assises. Peuh ! on ne voit au grand jour de la Gazette des Tribunaux que les mélodrames sanglants de la vie, et les acteurs, d’immondes scélérats, sont lâches comme le couteau ou bêtes comme le poison qu’ils emploient. C’est dans l’ombre des familles, souvent à l’abri du code que s’agite le drame vrai, le drame poignant de notre époque ; les traîtres y ont des gants, les coquins s’y drapent de considération, et les victimes meurent désespérées, le sourire aux lèvres… Mais c’est banal, ce que je vous dis là, et vous vous étonnez…

Il y a une suite ?

D’autres enquêtes de Lecoq existent et je compte bien en lire le maximum.

Quelle note ?

note451.jpg

 

 

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