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  • : 17/04/2006
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AU FIL DES PAGES

 

 


 
LA CHAMBRE DES ECHOS
de Richard Pwers
471pages
Genre : une affaire de mémoire




Comme des fantômes de Fabrice Colin
Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlman
Les disparus de K.K.Rusch


Nouilles chinoises de Ma Jian

 
 

AU FIL DE DUNE


 

 

Tous les gouvernements sont affligés d'un grave problème chronique : Le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques. Ce n'est pas tant que le pouvoir corrompt, mais il fascine les sujets corruptibles. Ces gens ont tendance à s'enivrer de violence, ce qui créé rapidement les conditions d'une accoutumance fâcheuse.

Missionnaria Protectiva

Texte QIV (dicto)

 

La maison des mères (page 92)


 


 


 

 

LE BRIC A BRAC

 
   
                                             

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Deuxième volet de féérie pour les ténèbres. Je vais craquer...
 
 
    
 
Enfin, le troisième volet de Féérie pour les ténèbres. Depuis le temps que je l'attendais pour attaquer la suite.

Et un autre bien rigolo apparemment

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Je le veux ! Je le veux ! Je le veux !

 

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Mardi 17 juin 2008

par Chimère publié dans : Le coffre aux trésors
LA VIEILLE ANGLAISE ET LE CONTINENT de Jeanne-A DEBATS
Ed Griffe d'Encre/71p


Certaines personnes sont si profondément attachées à la Vie sous toutes ses formes, tous ses aspects qu'elles consacrent leur existence à sa préservation quitte à sacrifier celle des autres...Ann Kelvin, elle, lui consacrera sa mort.

C'est avec un résumé en quatrième de couverture pareil, que j'ai tout de suite mis le livre dans mon petit panier, ça et la splendide illustration de la couverture (elle déchire vraiment) et puis le marque-page livré avec est vraiment joli comme tout (et pour une collectionneuse, ça joue pas mal).


Si vous deviez vous réincarner en animal, vous choisiriez quoi ? Lady Ann Kelvin, vieille anglaise sur le point de mourir d'un cancer, elle, a choisi un cachalot. Grâce à l'avancée de la science, il est donc possible de transférer son esprit dans un autre corps. C'est la proposition que lui fais un de ses anciens élèves Marc, afin de sauver les cétacés de la planète de l'extinction grâce à une idée disons un peu « limite » moralement. Je ne me lancerai pas dans les détails de l'histoire pour ne pas gâcher certaines surprises du récit.
En dehors de ces détails, est ce que c'est bien ? Oh que oui ! J'ai eu un vrai coup de foudre pour ce texte qui m'a même paru trop court, j'aurai adoré quelques pages de plus sur le continent cétacé et les courants des rêves. C'était beau, poétique et c'est une allergique aux émissions du commandant Cousteau qui vous le dit. Original, touchant (on s'attache beaucoup à notre duo de baleines quand même), vous ne verrez plus jamais l'océan et ses habitants de la même façon.

Décidément, Griffe d'Encre a bon goût dans le choix de son catalogue de novella (format que j'aime beaucoup, c'est court, pas trop cher et esthétique aussi), alors si vous voulez vous faire plaisir sans vous ruiner...


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Mercredi 11 juin 2008

par Chimère publié dans : Le coffre aux trésors
LES SEPT LIVRES DE HELSINGFORS de Kjell WESTÖ
Ed Gaïa/510p
Trad suédois (Finlande) : Philippe Bouquet



En 1905, La Finlande est un grand duché de Russie, un siècle auparavant elle était rattachée à la Suède. De 1905 à 1938, à Helsingfors (le nom suédois d'Helsinki),.en sept livres, sept époques, se croisent et se décroisent de nombreux personnages. Ils s'appellent Allu, Cedi, Lucie, Ivar, Eccu, Mandi, Nitta, Bruno, Henning, etc.... Ils sont riches, pauvres, ouvriers, homme d'affaire, artiste. Ils n'auront pas le même destin et les meilleurs ne s'en sortiront pas forcément le mieux, certains ne survivront pas du tout. On passe de la misère la plus sordide à la richesse la plus opulente, on y parle de sport, de jazz, de photographie, de politique, de la guerre et des ravages qu'elle laisse à l'intérieur des individus, des injustices sociales, de la prohibition, on parle des vies et des destins de ces gens qui vivent là dans cette ville. L'humour n'est pas en reste grâce au personnage de Lonnie, incomparable gaffeur publicitaire à qui l'on doit les bourdes les plus drôles de l'histoire de la publicité en Finlande. Un roman qui confirme ma première très bonne impression concernant l'auteur. En prime, on croise un Skrake dans ces histoires et ce côté petit clin d'oeil est vraiment très sympathique.


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Jeudi 5 juin 2008

par Chimère publié dans : Le coffre aux trésors
LES ANGES REBELLES de Robertson DAVIES
Ed Payot/411p
Trad : Lisa Rosenbaum



Dans la vie studieuse et monotone du collège St John, survient deux évènements : l'apparition d'un manuscrit inédit de Rabelais et le retour de Frère John. Deux érudits se disputent le manuscrit Hollier, McVarish, l'assistante d'Hollier est amoureuse, et Frère John vit de son mieux sa condition de parasite.

On trouve de tout dans ce roman, on y parle de lutherie, de vie monastique, du monde la magie, on croise des universitaires se lançant dans des recherches curieuses, un collectionneur décédé dont l'héritage est un vrai casse tête, un authentique meurtre et un suicide, bref, c'est dense, foisonnant, et une fois de plus on ne s'y ennuie pas du tout. On apprend beaucoup de chose sur une technique très spéciale dans l'art de restaurer les violons (si c'est authentique, c'est ahurissant ce que l'on peut faire avec du crottin de cheval), sur Paracelse et Rabelais, et tout cela sans jamais perdre la trame du récit.


UN HOMME REMARQUABLE de Robertson DAVIES
Ed de L'Olivier/476p
Trad : Lisa Rosenbaum



Qui fut Francis Cornish ? Dans Les anges rebelles, sa mort et surtout son testament sont à l'origine d'une bien curieuse affaire. Ici, dans le deuxième volet de la trilogie de Cornish, il devient personnage principal. Alors qui était réellement cet homme : un mécène ?, un amateur d'art reconnu dans le monde entier ?, un peintre à la vocation contrariée? un espion ?, un génial faussaire ? Et surtout en quoi était-il un homme remarquable ? C'est ce à quoi l'ange Zadkiel et le démon Meimas chargés de sa biographie doivent répondre.

Encore mieux que le précédent, entrez dans le monde imaginaire de Francis Cornish qui se révèle très tôt et ce dès l'enfance avoir un monde intérieur très riche. Voici, donc une biographie commentée par Zadkiel et Meimas d'un homme à qui était promis le destin d'être un homme remarquable. De l'enfance à Blairlogie au Canada, aux études, à l'Europe et la guerre 39-45 côté services des renseignements britanniques, Cornish poursuit donc sa trajectoire voulue par son daïmon personnel Meimas attaché à sa personne dès sa conception. Comme d'habitude l'auteur arrive à nous faire entrer sans problème dans son univers et surtout il nous le fait aimer. On retrouve également avec plaisir certains personnages de la trilogie de Deptfort qui font quelques apparitions. Une seule chose à dire : vivement la suite.

LA LYRE D'ORPHEE de Robertson DAVIES
Ed de L'olivier/446 p
Trad : Lisa Rosenbaum



La fondation Cornish se décide à financer le projet d'étude d'une étudiante en musicologie : monter un opéra d'E.T.A Hoffman inachevé sur le thème des légendes arthuriennes. Et c'est le début d'une série d'évènements où l'on revisite la mythologie arthurienne, où le fantôme d'Hoffman commente depuis les limbes la création de l'oeuvre où l'on reparle de Parlabane, où certains secrets de Francis Cornish finissent par refaire surface.

Fin de la trilogie Cornish. C'est toujours aussi fou quand on le sort du contexte et toujours aussi crédible et réaliste quand on lit l'histoire. Bien que je le trouve un ton en dessous du tome précédent, la conclusion de cette trilogie est tout à fait satisfaisante et j'ai pris beaucoup de plaisir à la lecture. Une belle réflexion sur le mythe et les archétypes du mythe.

 


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Vendredi 4 avril 2008

par Chimère publié dans : Le coffre aux trésors
LE THEÂTRE DES RÊVES de Bernard FOGLINO
Ed 10/18 271p




Méfiez vous des collectionneurs.
Les collectionneurs sont des pervers, des gens secrets qui filent le long des, murs. Ils se cachent. Ils ne viennent jamais à bout de leur passion. Il leur manque toujours telle et telle pièce qu'ils caressent en pensées. Ils vendraient leurs enfants pour se l'accaparer.(...) Vous, au fait...vous êtes peut-être collectionneur. Collectionneur de bouquins. Collectionneur de bouquins sur les collectionneurs, ah, pourquoi pas, ce qui serait une sacrée perversion celle-là.
(extrait premières pages).

Rien que pour ce premier chapitre, ce roman vaut l'investissement que vous y aurez mis. Personnellement, j'ai commencé à le lire dans un train et les passagers ont dû se poser des questions sur mon état de santé mentale au vu du sourire béat que j'affichais en permanence au fur et mesure de ma lecture et je ne parle pas des quelques gloussements sans aucune dignité que j'ai pu laisser échapper. Bref, ce livre a tout pour me plaire avec des situations limites surréalistes, des personnages invraisemblables, tout ce que j'aime et pourtant je ne suis pas une fanatique du football. Ce livre m'aura au moins fait regarder ma collection de marques-pages avec un regard nouveau, limite inquiet.

Le narrateur Baptiste se présente comme un fournisseur de pièces rares pour collectionneurs de toutes sortes d'objets et même des plus incongrus. Suite à une tractation qui a mal tourné avec un mage africain, le voilà encombré d'un esprit des marais appelé Bamba. Et puis, il enquête sur la disparition d'un album rare de joueurs de foot ce qui l'amène au Théâtre des rêves, un pub bizarre où l'on commente les matches d'avant 1975. Et des vieux secrets pas très réjouissants sont déterrés.

J'ai beaucoup aimé ce roman où la fin du roman est assez surprenante par rapport au début quasi hilarant du récit notamment l'histoire de son colocataire Robert, gardien de nuit à la morgue et écrivain. « Un écrivain manchot. C'est une des multiples facettes de sa personnalité. Ecrivain de romans d'horreur. Zombies. Vampires extraterrestres venus copuler avec des terriennes ce genre de chose ». Robert qui a perdu son bras de façon tragique mais raconté de telle manière qu'on ne peut pas s'empêcher de rire. Pas de doute, Foglino a une imagination délirante et je suis fan.


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Jeudi 3 avril 2008

par Chimère publié dans : Le coffre aux trésors
LE TRAJET D'UNE RIVIERE d'Anne CUNEO
Ed Folio/711p



Il y a quelques années, j'avais emprunté à la bibliothèque sans grande conviction « Le trajet d'une rivière » d'Anne Cunéo pensant que j'en aurai pour un bon bout de temps pour venir à bout de ses plus de 700 pages. En réalité, c'est en deux jours que j'ai lu ce roman (oui entretemps, il a fallut se nourrir, dormir, avoir un semblant de vie sociale...etc...). J'ai tellement aimé que la dernière phrase lue, je recommençais la lecture depuis le début. J'ai dû lire quatre fois de suite ce livre (oui je suis une grande malade et alors). Plus tard, j'ai acheté le livre et relu encore et encore...Il m'est impossible une fois les premières pages commencées de m'arrêter avant la fin. C'est grâce à ce livre que j'ai eu l'impulsion de me procurer les musiques dont parle l'auteur du moins une partie et que j'ai eu envie de lire Montaigne alors que j'ai tellement du mal avec ces fameux Essais. C'est un livre qui donne envie voilà.

Anne Cunéo raconte dans la postface qui se trouve très intéressante à lire qu'elle a été amenée à écrire ce roman grâce au Fitzwilliam Virginal Book, un recueil de partitions de musiques du XVIème siècle que l'on doit semble t-il à un seul homme. Du coup, elle a voulu savoir qui était ce mystérieux collectionneur et elle est tombée sur Francis Tregian fils. Ce personnage grâce à ce recueil de partitions est devenu important car « Il est permis d'affirmer que si tous les autres manuscrits disparaissaient, il serait possible d'écrire l'histoire de la musique entre 1550 et 1620 sur la base du seul Fitzwilliam Virginal Book (...). Il faut le considérer plutôt comme une bibliothèque que comme un simple livre car il contient plus de témoignages de première main sur la pratique musicale de l'époque Tudor que la plupart d'entre nous n'en possèdent sur la musique de notre siècle. (Charles van den Borren, professeur de musique à l'université de Bruxelle en 1912) (extrait) ». Sa biographie étant plutôt imprécise, elle en a fait un roman : Le trajet d'une rivière : la vie et les aventures parfois secrètes de Francis Tregian, gentilhomme et musicien ». Et quel roman !

Au XVIème siècle, les Tregian sont une famille catholique dans un pays qui a rompu avec le catholicisme, l'Angleterre. Francis Tregian père s'est donc vu emprisonné pour avoir refusé de prêter allégeance à la reine en raison de ses convictions religieuses. Dépossédée de ses terres et biens, la famille se retrouve sur la route et doit s'enfuir. A partir de là, notre héros va parcourir l'Europe, rencontrer des figures marquantes du siècle, jouer à l'espion, faire commerce du textile, mais c'est la musique qui sera le centre de sa vie. Angleterre, France, Italie, Pays Bas, il voyage, dévore avec passion Les Essais de Montaigne, découvre émerveillé les madrigaux italiens et surtout ceux de Monteverde, noue des amitiés solides, tombe amoureux et se débat dans les problèmes moraux que lui pose l'intransigeance et le fanatisme de son père. I vit en total décalage de sa caste dont il a depuis longtemps quitté les conventions. Mais il n'est pas le seul personnage pour lequel on se passionne, il y a son frère Adrian dont il est très proche, Giulianno son valet qui va faire fortune dans le textile, Jane sa nourrice dont il sera toujours un peu amoureux, et surtout sa soeur Dorothée, la petite dernière des dix huit enfants de la fratrie Tregian, la plus remuante et la plus anti conformiste au possible. Elle est tellement merveilleuse, ce petit bout de bonne femme qui ferraille aussi bien qu'un homme, et qui n'hésite pas à prendre des risques insensés pour sauver son grand frère. Je l'adore, elle mériterait d'être le personnage principal d'un roman. Après une énième relecture, j'ai ri, pleuré, voyagé, plongé dans une vie passionnante qui mériterait d'être vraie. Je suis certaine qu'à ma prochaine relecture, ce sera exactement comme la première fois, une découverte à chaque page alors que j'en connais l'histoire par coeur. Ce roman fait partie de mes incontournables.


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