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  • : 17/04/2006
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AU FIL DES PAGES

 

 


 
LA CHAMBRE DES ECHOS
de Richard Pwers
471pages
Genre : une affaire de mémoire




Comme des fantômes de Fabrice Colin
Les arpenteurs du monde de Daniel Kehlman
Les disparus de K.K.Rusch


Nouilles chinoises de Ma Jian

 
 

AU FIL DE DUNE


 

 

Tous les gouvernements sont affligés d'un grave problème chronique : Le pouvoir exerce une grande attraction sur les natures pathologiques. Ce n'est pas tant que le pouvoir corrompt, mais il fascine les sujets corruptibles. Ces gens ont tendance à s'enivrer de violence, ce qui créé rapidement les conditions d'une accoutumance fâcheuse.

Missionnaria Protectiva

Texte QIV (dicto)

 

La maison des mères (page 92)


 


 


 

 

LE BRIC A BRAC

 
   
                                             

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Deuxième volet de féérie pour les ténèbres. Je vais craquer...
 
 
    
 
Enfin, le troisième volet de Féérie pour les ténèbres. Depuis le temps que je l'attendais pour attaquer la suite.

Et un autre bien rigolo apparemment

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Je le veux ! Je le veux ! Je le veux !

 

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Samedi 2 juin 2007

par Chimère publié dans : Le prix chimérique
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Après avoir longuement débattu avec le jury composé de moi et de moi-même, le prix chimérique est donc attribué à un roman, un grand, un qu’on ne lâche pas avant la fin, un qui vous donne à respirer un grand bol d’air et vous donne envie de grands espaces avec des cow boys, des indiens, des chevaux, des bisons, de l’aventure et du romanesque.


LA DERNIERE TRAVERSEE de Guy VANDERHAEGHE
Ed Albin Michel/461p
Trad (anglais, Canada) : Michel Lederer

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1871, deux frères quittent l’Angleterre pour l’Amérique. Leur père leur a demandé de retrouver leur frère parti en compagnie d’un prédicateur et dont on est sans nouvelle. Les accompagnent dans leur traversée du Nord Ouest de l’Amérique, Lucie Stoveal qui veut venger la mort de sa petite sœur et poursuit donc ses assassins, Custis Straw amoureux de Lucie et rongé par des souvenirs de guerre traumatisants, son ami Aloysius Doyle soucieux de lui éviter des ennuis, un métis Jerry Potts qui sert de guide à ce beau monde, et les autres…
 
L’épique mêlée à l’intimiste c’est une des grandes réussites de ce roman. Entre deux chapitres où les événements se précipitent, un personnage parle et se raconte, sa vie, son enfance, ses traumatismes, ses rêves et aspirations. Et quels personnages ! Vous avez le choix entre Addington, lord anglais obsédé par la chasse, officier en disgrâce, totalement mégalomane, et vraiment mais alors vraiment pas net, son frère Charles peintre raté, désireux de retrouver son jumeau Simon, le frère disparu, lui-même va se révéler surprenant, Lucie femme rebelle qui ne s’en laisse pas compter et avec les deux pieds sur terre, Custis qui ne se remet pas de son passé de soldat, Jerry Potts, métis entre deux peuples, perdu entre deux cultures et accepté nulle part, que du beau monde quoi. Et quand ils voyagent ensemble, il y a forcément des étincelles. Du roman, du vrai, avec de bons morceaux d’amour, de haine, de rêve, de vengeance, de quête initiatique dedans. De quoi vous faire voyager loin sans bouger de votre coin lecture favori et bien douillet. 

Et bravo à Papillon qui gagne toute l'estime du jury pour avoir trouvé la bonne réponse

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Mercredi 2 mai 2007

par Chimère publié dans : Le prix chimérique
Après une petite mise en sommeil, le prix chimérique est de retour. Oui je sais que cela vous a manqué. Et il revient pour une œuvre curieuse pleine de poésie et de tendresse. J’ai croisé cette petite merveille totalement par hasard et j’ai craqué pour le dessin et l’ambiance. L’auteur est chinoise et il s’agit de sa première publication.
MY WAY 1 de JI DI
Ed Xiao Pan/124p
 
 
C’est un drôle de bonhomme au chapeau qui voyage sans but réel et qui croise des personnages, une jeune fille et son bocal à poisson rouge, un aviateur qui ne rêve que de voler, un magicien aux étoiles. Tour à tour, ils racontent leur histoire et leur recherche personnelle du bonheur et de l’amour. Chaque histoire est entrecoupée d’un texte qui reprend le thème développé en image. C’est un univers très étrange, qui garde sa part de mystère expliquant le côté poétique et onirique de chaque image. Qui est le bonhomme au chapeau qui a un cœur rouge cousue sur la poitrine de son costume, d’où vient-il ? Qui sont ces gens qu’il croise ? Dans quel monde vivent-ils ? Autant d’information laissée à l’imagination du lecteur. Toujours est-il que j’ai eu le coup de foudre pour le dessin, les couleurs et l’ambiance de ce livre. En attendant le tome 2 en juillet, vous pouvez admirer quelques oeuvres sur le blog de l’artiste.

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Lundi 5 février 2007

par Chimère publié dans : Le prix chimérique
Cela faisait des mois que je rêvais de le lire et j’avais terriblement peur d’être déçue pour avoir trop attendu de ce livre. Il n’en est rien, je l’ai lu d’une traite sans lâcher sauf le temps de récupérer mon mouchoir pour essuyer mes petits yeux émotifs. Ce roman mérite bien son prix chimérique et moi je suis encore toute remuée.
 
LE CHEMIN DES AMES de Joseph BOYDEN
Ed Albin Michel/390p
Trad (anglais Canada) : Hugues Leroy
 
Il était une fois deux amis Elijah et Xavier deux indiens du peuple Cree qui étaient partis à la guerre là-bas en Europe dans les tranchées. Quelques années plus tard, en 1919, en Ontario, Niska une vieille indienne attend sur le quai d’une gare le retour d’Elijah l’ami de son neveu Xavier mort là-bas mais c’est bel et bien Xavier qui descend de ce train totalement méconnaissable et l’apparence d’un mourant. Durant les trois jours qu’il faut pour les ramener chez eux, chacun des deux plongent dans leurs souvenirs…
 
 Dès le début, c’est une certitude, c’est du grand roman, le genre qui ne vous lâchera plus jusqu’à la fin et après. De l’enfer des tranchées aux forêts du Canada, le parcours de Xavier, Elijah et Niska est décrit avec talent et la tragédie qui se prépare devient de plus en plus palpable au fur et mesure que les pages tournent. Mais loin de se révéler déprimant le récit devient une célébration de la vie et contient beaucoup d’espoir pour l’avenir. Ce sont effectivement les personnages qui portent ce roman et surtout l’impact que la guerre aura sur eux :la lente et terrifiante transformation d’Elijah et la décision que devra prendre son ami et frère, décision qui le hantera jusqu’au bout, tout cela dans l’ambiance apocalyptique de la guerre. Au départ, on peut se demander pourquoi l’auteur a mêlé également les souvenirs des rites, coutumes et croyances indiennes de Niska, considérée comme une femme aux pouvoirs mystiques, à ce drame mais plus on avance et plus on comprend qu’il y a un lien entre les deux récits et que les souvenirs de Niska ne sont pas anodins. Un livre magnifique qui laisse présager que l’auteur est un futur grand.

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Mardi 2 janvier 2007

par Chimère publié dans : Le prix chimérique
Et voici le temps venu du prix chimérique du mois de décembre. Non ce prix n'est pas mort et enterré la preuve la voilà avec ce livre qui comme pour  Une histoire de la lecture  est indispensable.
 
 
 
LA BIBLIOTHEQUE LA NUIT d'Alberto MANGUEL
Ed Actes Sud/296p
Trad (anglais) : Christine Leboeuf
 
Ca commence par une photo, celle d'une pierre gravée, avec en légende en dessous : Tout ce qui reste d'une bibliothèque athénienne : un avis indiquant que l'établissement est ouvert de la 1ère à la 6ème heure et qu'il « est interdit d'emporter des oeuvres ».
 
Si vous ne connaissez pas Alberto Manguel, je ne saurai trop vous conseiller de vous précipiter pour découvrir son essai Une histoire de la lecture et ensuite de lire La bibliothèque, la nuit ou de faire l'inverse mais de toute façon lisez ces deux livres. Vous allez adorer. Il y a une complicité évidente entre Manguel et son lecteur, il partage la même passion : la lecture. Et quel que soit le degré d'érudition de chacun, on finit par le comprendre parce qu'il parle notre langue, celle du lecteur. Et donc après la lecture décortiquée dans Une histoire de la lecture passons au contenant : les bibliothèques. De l'agencement aux bibliothèques imaginaires, de l'émergence du support numérique aux cartons pleins entassés chez soi, c'est un vrai voyage dans le monde du livre avec des paragraphes que l'on lit, relit avec bonheur, des photographies, gravures, des anecdotes passionnantes, bref que du plaisir. C'est un essai et ça se lit comme un roman, sans se sentir dépassé une seule fois par la vaste érudition de l'auteur qui nous parle de sa bibliothèque et un peu de la notre aussi.
Mon seul regret : que la fantastique bibliothèque de l'université invisible du disque monde de Pratchett n'apparaissent pas dans ce livre, seule bibliothèque avec un orang-outan comme bibliothécaire et qui permet de voyager dans le temps voire de passer dans d'autres bibliothèques d'autres dimensions et univers pour peu que l'on soit assez dingue pour s'aventurer dans ses rayons.
 
Nous cheminons au travers d'interminables rayonnages de livres où nous choisissons tel ou tel volume sans raison apparente : à cause d'une couverture, d'un titre, d'un nom, de ce quelqu'un a dit ou n'a pas dit, à cause d'une intuition, d'un caprice, d'une erreur, parce que nous croyons pouvoir trouver dans ce livre, tel récit, tel personnage ou tel détail, parce que nous pensons qu'il a été écrit pour nous, parce que nous pensons qu'il a été écrit pour tout le monde sauf pour nous et voulons découvrir pourquoi nous avons été exclus, parce que nous avons envie de nous instruire ou de lire ou de nous perdre dans l'oubli. (extrait)

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Dimanche 5 novembre 2006

par Chimère publié dans : Le prix chimérique
On quitte un instant le monde merveilleux du nanowrimo pour un autre merveilleux monde : l’inévitable événement mensuel : le prix chimérique est de retour. Et aujourd’hui place au rêve, au beau livre atypique et original. Le grand gagnant du mois d’octobre est
 
LE LIVRE DE FEES SECHEES
DE LADY COTINGTON (Terry Jones)
Ed Glenat
Trad : Jean Moritz
Calligraphie : Isabelle Merlet
 
Tout le monde connaît cette fameuse photographie parue en 1907 montrant une jeune fille refermant un livre d’où semble sortir une fée. Cette jeune fille c’est Lady Cotington qui toute sa vie vécu en compagnie de ces créatures invisibles et eut des relations parfois houleuses avec elles. Le livre de fées séchées est donc à la fois le journal de cette femme qu’elle tenait depuis son enfance et aussi une collection de fées qu’elle s’est constituée tout au long de sa vie.
Le livre se présente comme un journal intime et manuscrit. Il est raturé et des fautes se sont glissées dedans ou ont été corrigées. L’écriture s’affine au fur et à mesure que Lady Cotington passe de la petite enfance à l’adolescence puis à l’âge adulte. Et puis il y a les dessins. Des fées parfois grotesques comme si elles avaient réellement été serrées entre deux pages à la manière des fleurs d’un herbier. Elles ont parfois l’air surpris ou amusée de se retrouver là. Lady Cotington raconte des histoires sur qui elles sont et leurs pouvoirs. Et puis, il y a ces pages scellées en fin de volume par Lady Cotington elle-même pour la protection des innocents.
Objet très beau visuellement, ce livre néanmoins présente l’autre revers de la médaille et le secret de la vie de recluse de cette femme qui reçue quatorze demandes en mariage et les refusa toutes. C’est que sa vie fut loin d’être idyllique au milieu de ces êtres surnaturels. Et certains de leur mauvais tour ont rendu son existence très difficile. Les fées ne sont pas toujours bienfaisantes. Elles ont leur propre façon d’agir avec ceux qui peuvent les voir et les clouer dans les pages d’un livre. Réfléchissez y bien avant de vous lancer vous aussi dans la récolte de fées.

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