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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 00:23
UN HOMME HEUREUX d'Arto PAASILINNA
Ed Denoël/243p
Trad (finnois): Anne Colin Du Terrail
 
Akseli Jaatinen ingénieur a été chargé de construire un nouveau pont dans le village de Kuusmäki. Il se heurte bientôt aux notables du village qui n'acceptent pas ses méthodes de travail et sera renvoyé de son poste. Mais Jaatinen a plus d'un tour dans son sac et met en oeuvre toute une stratégie afin de se venger.
 
Parti de rien Jaatinen va bâtir tout un empire industriel et transformer à jamais la vie du village de Kuusmäki. Balayant l'ancien système établi, c'est en utilisant les failles du système administratif que cet ingénieur va faire tomber les responsables de son licenciement mais sommes toutes, ces gens vont probablement y gagner au change, puisqu'il s'avèreront plutôt satisfaits de leur nouvelle condition. Plus que d'une vengeance exécutée avec humour et intelligence, c'est le bonheur que recherche le héros. Le bonheur, finalement, tous les personnages de l'histoire le trouveront mais peut être pas forcément comme ils le concevaient à l'origine avant qu'un homme venu de l'extérieur ne transforme à jamais leurs vies.
 
 
 
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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 09:23
J’aime bien les romans historiques. J’aime aussi les polars. Je suis donc assez cliente des polars dits historiques ce qui me permet de joindre mes deux intérêts dans un seul titre. Dans les polars historiques, il est plutôt rare de tomber sur un bon équilibre entre le fond (l’époque) et la forme (l’intrigue policière). Ou la partie polar prend toute la place et dans ce cas la période historique sert de décor qui en vaut un autre ou c’est exactement l’inverse. Dans le genre, parfait équilibre entre les deux genres je vous présente :
 
LES PROIES DE L'OFFICIER d'Armand CABASSON
ed 10/18-418p
 
: Le capitaine Quentin Margont, est chargé par le prince Eugène de retrouver un assassin qui se cache parmi les officiers sous ses ordres. Nous sommes en 1812,en pleine campagne de Russie. Le capitaine Margont n'a pas d'autre choix que résoudre cette affaire ou c'est le peloton d'exécution.
 
Sans avoir un grand intérêt pour cette période de l'histoire (oui j'avoue j'aime pas Napoléon), j'ai quand même accroché à ce roman au point de l'avoir finie en une journée. L'idée de charger un personnage de retrouver un assassin entre deux batailles est bien trouvée. Non seulement, on suit une enquête policière mais on suit également toute cette campagne de Russie, jusqu'au grand incendie de Moscou, la retraite etc… Ce qui donne donc un double intérêt au livre. Et puis, l'auteur a un sens de l'humour que personnellement j'adore et certains dialogues  (surtout au début) sont particulièrement savoureux à lire.
 
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 00:02
LA PEUR ET SON VALET de Mirjana NOVAKOVIC
ed Gaïa/316 p
trad (serbo-croate) : Alain Cappon
 
Au XVIIIème siècle, La Serbie du nord et Belgrade sont sous administration autrichienne délivrée du joug turc. Le comte Von Hausbourg et son valet Novak ont quitté Vienne pour Belgrade où une affaire de vampirisme fait grand bruit. La situation est d'autant plus tendue, que le régent autrichien de la Serbie est soupçonné de trahison. Plus que l'hypothétique trahison du régent c'est faire la vérité sur les vampires qui obsède Le comte Von Hausbourg. Il cherche à prouver qu'il ne s'agit que de superstitions. Les vampires n'existent pas. Parce que s'ils existent cela signifie que le jour du jugement dernier approche et que sa fin est imminente puisqu'il est le Diable en personne.
 
Alors, finalement ils existent ces vampires oui ou non ? On oscille toujours entre oui sans aucun doute et non il ne s'agit que d'une mascarade pour masquer les agissements coupables du régent. Le comte Von Hausbourg s'en arracherait la perruque lui qui a une peur épouvantable de ces créatures de la nuit. Personnages haut en couleur, humour et second degré à foison, un diable qui n'arrive même pas à se faire respecter par son valet (qui sait pour qui il travaille). L'attirail du roman de vampire est là avec pieu dans le cœur, ail et croix (le diable contraint de porter la croix et un collier de gousse d'ail, c'est une situation des plus burlesque et jubilatoire à la lecture) mais c'est surtout le personnage principal et son valet qui tiennent la vedette. Vous saurez tout des démêlés du diable avec celui qu'il appelle l'Edenté (devinez de qui il s'agit), de sa vision des évangiles très rafraîchissante, sans compter son obsession pour éliminer tout vampire de ce monde ou du moins convaincre le monde qu'il n'existe aucun suceur de sang, il en devient très attachant.
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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 00:00
L'ECOLE DES IDIOTS de Sacha SOKOLOV
Ed Solin & Zoé
Trad : Françoise Monat 
 
Tout en devisant gaiement et en comptant notre petite monnaie, en nous donnant de grandes claques sur l'épaule et en sifflotant des inepties, nous sortons dans la rue aux mille pattes et comme par enchantement nous nous métamorphosons en passants.(extrait)
Un déluge verbal que ce livre où s'entremêlent, les débats entre le héros et son double (il souffre d'un dédoublement de personnalité) des dialogues avec des gens imaginaires ou réels, et la logique chaotique d'un individu n'ayant aucun repère de temps ou d'espace. Pour lui ou plutôt pour eux, il est normal d'être transformé en nymphéas, d'être mort et de continuer à faire classe, de savoir que la censeur de L'institut spécialisé (L'école des idiots) est en réalité une sorcière qui fait des entrechats, et la narration est donc tout aussi chaotique passant d'un évènement à un autre sans trop de cohérence, d'histoires inventées ou de souvenirs réels ou non. Si vous cherchez une histoire construite avec un début, un milieu, une fin vous allez être déçus mais laissez-vous porter un instant par la profusion logorrhéique du héros et vous allez savourer quelques très belles pages jusqu'à vous donner le vertige  tant l'auteur ne prend quasiment pas de pause dans le récit.

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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 00:00
LONGTEMPS JE ME SUIS
COUCHE DE BONNE HEURE
Jean Pierre GATTEGNO
Ed Actes Sud/271p
 
Sébastien Ponchelet a trouvé un emploi comme manutentionnaire dans une maison d'édition à sa sortie de prison. Il découvre un jour un manuscrit dont la première phrase est Longtemps je me suis couché de bonne heure. A partir de là, tout va changer dans sa vie.
 
Comment entrer dans le monde de la lecture et de la culture artistique quand personne ne vous a donné les clefs ? Le narrateur lui y est introduit par le biais de voleurs de tableau, d'un manuscrit dont la maison d'édition ne veut pas (ça ne se vendra jamais), d'une lectrice aperçue dans le métro. La première phrase du manuscrit ne cesse de le hanter et va l'amener à s'interroger sur son existence et sur son avenir. Ce roman est un hommage à la perception de l'art et ce qu'en retire celui qui regarde ou lit. On y découvre aussi les coulisses du monde de l'édition dont le constat navrant est le suivant : aujourd'hui Proust ne trouverait aucun éditeur pour sa Recherche du temps perdu. Une histoire qui devrait donner envie de se mettre à la lecture et à la contemplation d’œuvres d'art.
 
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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 08:21
BONBONS ASSORTIS de Michel TREMBLAY
Ed Actes Sud/175p
 
Michel Tremblay a le don. Celui de vous faire entrer dans son monde comme si vous en faisiez déjà partie. Bienvenue dans son enfance et dans la famille Tremblay de la rue Fabre. Chez les Tremblay, on est pauvre mais fier (pour reprendre l'expression d'un humoriste bien connu) et on le prouve avec beaucoup d'amour et d'humour. Bonbons assortis ce sont des petits moments de l'enfance de l'auteur, entre le drame d'offrir un cadeau de mariage quand on a pas un sou et la quasi-existence avérée du Père Noël, des petites douceurs à déguster sans modération. Le chapitre sur la terreur de l'orage reste quand même mon préféré. Oui moi aussi j'ai peur des orages mais je n'en suis pas au stade ultime décrit par l'auteur où les placards se remplissaient de femmes affolées munies de rameau et d'eau bénite.  Quels personnages de roman fabuleux cela ferait ! Michel Tremblay ne s'y est pas trompé lui puisqu’on peut discerner dans Les chroniques du plateau Mont-Royal quelques-uns uns des membres de cette famille nombreuse au verbe haut et à la personnalité bien tranchée. Et puis soyons franc, quelqu'un dont le grand-oncle possède le numéro personnel du Père Noël moi je dis qu'il vaut la peine d'être lu. On ne sait jamais....
Toujours plus de Michel Tremblay et encore
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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 09:11
SARDEQUINS 1 de Philippe MONOT
Ed Nestiveqnen
 
Bien des siècles après les aventures de Frère Aloysius, le monde a oublié la magie en étant sous l'influence de la religion adjitienne. Plus personne n'y croit alors pourquoi  Léandre, imprimeur libraire ne peut-il acheter un exemplaire du Manuel de magie domestique à l'usage du bon peuple, livre très rare et qui pourrait lui rapporter beaucoup d'argent en le faisant réimprimer. Mais très vite, ce manuel est volé, Léandre accusé de vol, des créatures improbables censément ne pas exister font un massacre dans la ville et Ruth la fille de Léandre escorté de Nestor vieil ami de l'imprimeur doivent s'enfuir sans savoir ce qu'il est advenu du marchand. Et puis n'oublions pas les Sardequins, individus devenus immortels pratiquant la magie et bien décidés à éliminer la religion adjitienne pour la remplacer par la leur. Et les dieux dans tout ça ?
 
Beaucoup moins léger que Frère Aloysius, le récit bien que toujours teinté d'humour nous parle de guerre entre les dieux et les sardequins, de probable extinction du monde, de la possibilité de pouvoir le sauver mais ce n'est pas évident loin de là. On pourrait croire que puisque les dieux veulent la destruction du monde, les sardequins soient les gentils dans cette affaire sauf que leurs méthodes sont parfois pires que celles employées par leurs adversaires et qu'ils ne maîtrisent pas toujours les conséquences de leurs actions. Quant aux groupes de héros censés changer la face du monde et bien, entre un imprimeur, sa fille, un auteur de romans et traducteurs de poésie érotique, et un quatrième larron non encore identifié dans ce premier tome, on peut dire que le monde peut commencer à se faire du soucis. D'autant que suite à une énième bourde d'un sardequin, il va très bientôt comprendre ce que le mot enfer veut dire au vu du surprenant résultat d'une incantation mal lancée comme le dit si bien ce dialogue entre les deux sardequins :
-(...)il nous avait raconté une légende, celle d'un Dieu qui pour donner une leçon d'humilité à son peuple avait lancé sur la terre une kyrielle de fléaux atroces et admirablement variés.(.....). Le chaos régna durant un temps au bout duquel aucun être, aucun homme ne survécut. Le Dieu en question descendit alors sur la terre ravagée et constata qu'il n'y avait plus de trace de vie, qu'il n'y avait plus personne pour le vénérer. Vous rappelez-vous quels furent Ses mots à ce moment là ?
- Je crois que c'était un seul mot : "Oups"
-Ah oui, c'était bien cela.
- Et oui.
- Oups. (Extrait)
Personnellement, le ton, l'écriture et le fait que les personnages sortent des schémas classiques me font totalement adhérer à l'histoire et d'ailleurs je veux la suite.


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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:38
MEURTRES DANS LA BASILIQUE de Sharan NEWMAN
Ed Le Livre de Poche/382p
Trad : Pascal Loubet
 
Catherine LeVendeur est novice au Paraclet où la célèbre Héloïse est la mère supérieure. Celle-ci lui a confié une mission d'importance. Se rendre à Saint-Denis où se construit la basilique et découvrir qui a dénaturé un recueil de psaumes venu du couvent afin de faire accuser Abélard d'hérésie et jeter l'opprobre sur le Paraclet. Très vite les morts s'accumulent dans la basilique et semblent avoir un lien avec ce Psautier.
 
Une bonne petite intrigue et un personnage de détective amateur sortie du couvent plutôt intéressant. Cela dit les mystères autour de l'origine de la famille de Catherine s'avère beaucoup plus passionnants que la poursuite d'un assassin (encore que cela soit lié d'une certaine manière) et il y aurait eu matière à faire un bon roman historique sans le côté polar. Mais, quand même c'est une lecture agréable, on découvre le couple Héloïse et Abélard autrement que par leur histoire d'amour et l'auteur a bien caché son assassin.
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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 00:02
LE CANAL OPHITE de John VARLEY
 
L'espèce humaine chassée de sa planète natale par les Envahisseurs a trouvé refuge sur les autres planètes du système solaire. Or par un mystérieux rayon laser rebaptisé Canal Ophite, un flot d'informations de haute technologie parvient aux habitants du système et leur permet de faire des progrès considérables. Mais voilà, les mystérieux philanthropes exigent un paiement pour 400 ans de services avec menace de sanctions sévères. Comment Lilo scientifique condamnée à mort pour manipulation génétiques et ses clones successifs vont-elles percer l'énigme du Canal Ophite ?
 
Pas le temps de s'ennuyer avec Lilo. C'est fou tous les ennuis qui peuvent lui tomber sur le crâne mais elle finit toujours par s'en sortir quitte à ressusciter sous forme de forme clone qui bien sûr ajoute à la pagaille ambiante. Ce roman  a l'originalité pour l'époque de présenter des personnages féminins sortant du stéréotype du sois belle et tais toi et par offrir la vision d'une humanité qui n'a pas conquit les étoiles mais s'est installée sur d'autres planètes parce qu'elle s'est fait jeter de chez elle au profit de la seule espèce reconnue comme intelligente : Les dauphins.
 
 
LE SYSTEME VALENTINE de John VARLEY
ed Denoël Lune d'Encre/573p
 
Parce que sa copine d'enfance Kaspara Polichinelli est sur le point de monter Le Roi Lear sur Luna, l'acteur Sparky Valentine se rappelle à son bon souvenir et décroche le rôle titre. Lui reste alors quelques menus problèmes à régler. Car comment faire le voyage de Pluton à la Lune en quelques mois quand on est fauché comme les blés et condamné à mort par la mafia charonaise ? Pour parvenir à ses fins Sparky devra changer d'identité (et de sexe) à plusieurs reprises, échapper à un tueur à gages plus solide que Terminator, monter quelques arnaques improbables, et penser à son terrible géniteur au moins une fois par jour. Roman picaresque et hilarant, hommage à William Shakespeare (mort depuis bien trop longtemps pour se sentir concerné), Le Système Valentine marque le grand retour de John Varley après quelques années d'absence.
 
Effectivement, on rit beaucoup en suivant les mésaventures de Sparky qui a quand même un prodigieux sens de l'autodérision. Avec beaucoup d'invention au niveau stylistique, Varley brosse un portrait assez féroce et déjanté du système hollywoodien sous couvert de sf, il donne une version particulièrement décapante du Roi Lear et crée un personnage qui a toute la sympathie du lecteur même quand il contourne la loi. De vrai fausses critiques toutes écrites dans un style différent avec notamment une authentique page web (texte souligné pour marquer les liens etc..), Un héros prêt à tout pour un rôle, des situations farfelues, voilà quelques ingrédients de ce roman qui  va vous faire aimer Shakespeare ou vous en dégoûter à vie. Cela dit, tout n'est pas prétexte à rire dans ce roman, sans dévoiler l'autre intrigue qui concerne les relations houleuses entre le père et le fils Valentine, je peux juste dire que le héros cesse d'être un personnage pour devenir plus humain et plus proche de nous lorsqu'il se penche sur son enfance et  son père qui aura eu une énorme influence sur son existence. Dépêchez-vous de prendre votre billet. La pièce s'annonce grandiose.
 
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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 00:00
J’AVOUE QUE J'AI VECU de Pablo NERUDA
Ed Folio
 
L'autobiographie de Neruda se divise en deux parties inégales. La première raconte son enfance sur un très court chapitre. Fort heureusement d'ailleurs car je m'y suis passablement ennuyé. Contrairement à Gabrielle Roy ou Michel Tremblay qui ont su donner une image particulièrement vivante de leur enfance et adolescence, ici l'auteur n'est pas parvenu à ce résultat. Sans doute parce que les membres de la famille des deux  auteurs cités plus haut avaient tous une personnalité et un charisme qui les transformaient en personnages de roman. Fort heureusement, c'est à partir du moment où Pablo Neruda quitte sa famille et part pour la capitale, que le récit devient plus vivant, plus passionnant et intriguant. Il raconte ses rencontres avec des poètes tous plus excentriques les uns que les autres, ses voyages avec son lot d'anecdotes parfois dramatiques, parfois drôle et toujours des rencontres. Il nous donne envie de lire tous les poètes et auteurs qu'il a rencontrés de l'Amérique du sud à la Russie en passant par l'Espagne. En cela, le livre est une réussite. Et puis, il y a l'engagement politique de l'auteur qui est également évoqué. En conclusion, à lire pour découvrir la vie intellectuelle à laquelle Pablo Neruda a donné sa participation et pour l'évocation de quelques pages d'histoire avec un grand H.
 
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