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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 00:00
LA TRILOGIE DU MINOTAURE
de Thomas Burnett SWANN
Le labyrinthe du Minotaure
La forêt du Minotaure,
Le jour du Minotaure
Ed Folio SF/551 p
 
Dans l'antiquité en Crête, les Hommes et les Bêtes ont un accord tacite. Les Hommes n'entrent pas dans la forêt des Bêtes et celles-ci ne viennent pas dans les cités humaines. Cet équilibre est bien vite perturbé par l'intrusion de deux étrangers dans la forêt puis la menace d'une invasion...
 
Originale cette trilogie, par son cadre, la Crête antique et le traitement des situations. T.B Swann prend à contre-pied les situations convenues du  genre. Régulièrement, en fantasy le héros doit se battre contre des monstres pour sauver sa dulcinée. Ici, ce sont les monstres ou Bêtes de la mythologie grecque ( centaures, dryades, le Minotaure etc...)qui doivent affronter ces monstres d'humains pour sauver l'élu(e) de leur cœur.
On y retrouve bon nombre de personnages de la mythologie grecque telle que Minos, Icare etc... mais dans des rôles fort différents de la version officielle qui bien entendue a été écrite du point de vue humain et ne peut être considérée comme fiable. Quant aux personnages non humains, on y trouve un Chiron roi des Bêtes imbu de sa personne et plutôt stupide (ces sujets en font ce qu'ils veulent), Le Minotaure est un vrai nounours, gentil comme tout mais à ne surtout pas mettre en colère. Zoé la dryade, est de toutes les aventures et ses réflexions entre parenthèses savoureusement pleines d'humour donnent une autre dimension au récit ou au personnage décrit.
Les trois tomes sont cependant de qualité inégale. Les dialogues dans le premier tome sonnent souvent faux avec une trame plutôt bancale. Le second tome a déjà une histoire plus construite et le troisième sont vraiment très bon avec une intrigue captivante.
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2 juin 2006 5 02 /06 /juin /2006 00:07
DERANGEE MOI ?
 
Alors, j’ai commencé avec Harry Mulisch et La découverte du ciel : 683 pages (de bonheur absolu, je tiens à le redire) et puis j’ai continué avecStephen King et La tour sombre : 952 pages annexes inclues (je l’ai fini au fait) et là je persévère avec C’est ainsi que les hommes vivent de Pierre Pelot : 1106 pages. Alors oui, on peut se poser la question : est-ce que je ne suis pas légèrement dérangée du bocal pour continuer à lire des livres de plus en plus énormes ? Je n’ai pas la réponse à cette question mais une chose est sûre : après celui là, je ne fais plus que dans le moins de 300 pages.
 
LES TITRES DE MA LAL*
 
En jetant un œil sur mon petit carnet j’ai constaté que je cumulais pas mal de titres avec le mot courir dedans : Courir avec des ciseaux, J’ai rêvé de courir longtemps, Quelqu’un avec qui courir. Et puis il y a ces titres improbables qui font ma joie et apparemment ma marque de fabrique au vu des réactions de quelques commentaires que j’aie pu avoir du style : mais comment fais-tu pour trouver des titres pareils ? ou variante : il n’y a que toi pour découvrir ce genre de truc. Je vous en livre quelques-uns uns : Les pirates dans une aventure avec des savants (le dernier en date), On est forcément très gentil quand on est très costaud, Le saint cleptomane et la fille au vagin doré, Le traducteur cleptomane (tiens encore une répétition), De l’influence négative des femmes sur les performances des champions, etc…Je vais finir par ouvrir une rubrique spécial titres étranges, décalés, totalement loufoques...
 
 
*LAL : Liste à Lire : le petit carnet, la pile de post it, l’enveloppe sur lesquels sont noter les titres qui font envie,…
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31 mai 2006 3 31 /05 /mai /2006 00:10
MERCI suivi de MES ITALIENNES de
Daniel PENNAC
Ed Folio
 
 
Un lauréat sur une scène est dans l'obligation de pratiquer le difficile exercice du remerciement lors de la remise d'un prix pour "l'ensemble de son oeuvre".
 
Variations sur un même thème. L'exercice est dans l'ensemble réussi grâce au ton de l'auteur qui peut vous embarquer dans quasiment n'importe quel récit. Plus qu'un récit, c'est un monologue tout à fait dans le style pennacien. Beaucoup plus intéressant, est la chronique de l'adaptation au théâtre de "Merci" et du comment l'auteur s'est retrouvé subitement acteur sur une scène à jouer son propre texte. Depuis le nécessaire retravail du texte jusqu'aux représentations, il est donc possible de suivre le parcours d'un certain Daniel Pennac jouant Daniel Pennac. C'est une bonne idée que d'avoir accolé ces deux textes ensembles et puis cerise sur le gâteau, on a même droit au texte Merci en format théâtre.
 
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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 00:18
 Pour ceux qui suivent attentivement les articles de ce blog et je les en remercie pour cela, vous avez certainement vu passer un petit billet sur Azazel de Boris Akounine, premier volet d’une série qui s’annonce fort intéressant à suivre. Vous vous demandez en quoi cela concerne cette rubrique, j’y arrive. Il se trouve que je viens de finir le deuxième volet des enquêtes d’Eraste Fandorine Le gambit turc. Vous ne trouverez pas mon avis tout de suite, je compte en lire quelques-uns de plus avant de vous en parler un peu plus longuement. J’ai donc jeté un œil distrait sur la notice biographique au début du livre et c’est fou ce qu’on peut apprendre comme trucs intéressants. Notamment, que Akounine est le pseudonyme du très respectable Grigori Chalvovitch Tchkartichvili (concentrez-vous bien, vous allez y parvenir à la bonne prononciation) rédacteur en chef adjoint d’une revue littéraire avant de devenir traducteur d’anglais et de japonais (dont Mishima et Inoué) et de se consacrer à la publication d’une anthologie en vingt volumes (excusez du peu) consacrée à la littérature japonaise.  Il s’est avéré que Chtark…euh….Tchkir…oui enfin bref G.C.C pour faire court s’étant lancé dans l’écriture d’un essai intitulé L’écrivain et le suicide (difficile de faire plus gai) avait besoin de se remonter le moral (et on le comprend) et il s’est donc mis à écrire un roman policier sous le pseudo qu’on lui connaît. Entre nous, son essai sur le suicide ça a dû le marquer quand même parce que c’est fou le nombre de gens qui mettent fin à leur jour dans ses romans. Tout ça pour dire que son nom de plume policière à ce Monsieur, il est très bien trouvé et que surtout, surtout, qu’il le garde…parce que j’aurai bien du mal personnellement à demander le nouveau polar de Tchar…non…Chtak…toujours pas ça…Tchkarcht….raah m’énerve ! Et donc comme je le disais Akounine comme nom c’est bien.
 
C’était encore Chimère dans sa désormais célèbre rubrique sur l’art de ne rien dire (saint Zaphod et saint Thom seront fiers de moi).
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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 00:15
LE ROI EBAHI de
 Gonzalo TORRENTE BALLESTER
ed Folio/214p
Trad : Claude Bleton
 
Le roi d'Espagne Philippe IV (1621-1665) a passé la nuit avec la prostituée Marfisa. Lui vient alors la volonté de voir la reine nue ce qui est interdit par l'Eglise et le protocole. D'étranges phénomènes se produisent alors qui amènent la Sainte Inquisition à délibérer...
 
Jubilatoire. C'est drôle, léger, très malin. Une simple affaire domestique se transforme en affaire d'état voire en question spirituelle. Il faut savourer les délibérations entres ecclésiastiques pour savoir si le roi est en état de péché grave et si cela ne va pas affecter l'Espagne tout entière en faisant tourner la guerre à l'avantage des anglais ou des hollandais (oui à cette époque, l'Espagne est en conflit avec la Hollande et l'Angleterre). Faut-il mentionner l'attitude politique des grands de la cour qui complotent pour contrer la volonté du roi (et accessoirement de la reine qui aimerait bien avoir une vie de couple normale) ?  Sans compter l'opinion de la rue partagée entre ceux qui respectent les commandements de l'Eglise et ceux qui approuvent le couple royal de vouloir braver l'interdit. S'en suit alors une conspiration visant à réunir le roi et la reine dans une chambre à coucher et une autre qui vise à empêcher que cela se produise. Au milieu de tout cela, on trouve  aussi un moine qui a des conversations fort courtoises avec le diable. Un bon petit roman historique sur un sujet original. Une petite comédie de mœurs à découvrir.
 
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 00:04
SHERLOCK HOLMES
ET LES HOMMES DU CAMELLIA
(Baker street 3)
Ed Delcourt
Barral/Veys
 
Holmes : Pourquoi vous cachez-vous alors ?
Le photographe journaliste : j’expérimente une nouvelle technique : photographier les gens à leur insu
Watson : C’est idiot aucun magazine n’achètera des photos où les gens ne posent même pas…
 
Et c’est reparti pour le troisième épisode, cette fois ci en route vers Ceylan, avec une course poursuite entre la redoutable firme Teawing et le jeune Clipton qui a engagé Holmes et Watson pour récupérer l’héritage de son oncle, le tout sous la houlette d’un chef, énergique, d’un maître en stratégie, d’un véritable génie de la logistique : la redoutable Madame Hudson dopée au café et d’une efficacité qui laisse pantois. Toujours bien délirant avec une apparition de l’Amiral alias Monsieur de Kersauson soi-même. Pour une fois l’aventure n’est pas finie et attend une suite qui s’annonce prometteuse. A noter, qu’il est quand même dans l’intérêt de lire les volumes dans l’ordre pour bien saisir certaines savoureuses allusions aux épisodes précédents.
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 00:01
TROIS ENQUÊTES DU PERE BROWN
de G.K CHESTERTON
Ed Folio/105 p
Trad : Yves André
 
Trois nouvelles mettant en scène le personnage du Père Brown, sans grand intérêt. Je m’y suis ennuyée de bout en bout. J’ai même sauté des lignes à la recherche de l’élément qui allait enfin faire monter la mayonnaise mais rien, le vide complet. En même temps, je n’ai peut-être pas choisi de découvrir Chesterton avec le bon livre. Les trois énigmes présentées là, ne m’ont même pas intéressée en tant que telle et le personnage du Père Brown m’a même paru anecdotique. A la limite s’il n’avait pas été là, le résultat aurait été le même. Là j’hésite franchement à tenter autre chose du même auteur. Direction mes oubliettes.
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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 00:04
LES MERVEILLEUSES AVENTURES DU TAILLEUR FOKINE
de Svevolod IVANOV
Edition des syrtes/135p
Trad (russe) : Jacques Imbert 
1923, le tailleur Fokine est las de fabriquer des tuniques militaires et quitte la Sibérie à la recherche de la nouvelle mode civile.
 
Humoristique certes, un brin irrévérencieux, ce brave Fokine est toujours pris pour ce qu’il n’est pas et devient une légende à travers l’Europe tout entière. Il est sensé coudre des vêtements porte-bonheur. Il croise sur sa route des individus extravagants et en digne héros picaresque ne reste jamais en place, tantôt adulé, tantôt détesté, il donne les coups comme il en reçoit sans jamais que son caractère en soit affecté. Si ça ne marche pas là, on va voir ailleurs. L’écriture très nerveuse et rapide sert à merveille les aventures trépidantes de ce tailleur russe mais parfois cela va trop vite justement et je me suis sentie un peu perdue dans le récit pourtant court. Sans compter que l’auteur n’hésite pas à égratigner les divers mouvements littéraires de son époque en faisant remarquer que son histoire n’applique pas telle ou telle méthode d’untel et qu’il s’en excusait auprès du lecteur exigeant.
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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 00:10
LE PAYS DES CERISIERS de Fumiyo KOUNO
 
  
1955. Dix ans se sont écoulés depuis le jour où l'éclair incandescent a fendu le ciel. Dans la ville d'Hiroshima l'esprit d'une jeune femme est intensément bouleversé. Pour les plus faibles, qu'ont représenté la guerre et la bombe ?  
 
Dix  ans ont passé mais ceux qui ont lancé la bombe atomique pensent-ils en me voyant : Hourra ! On en a encore tué une !
L'auteur s'est intéressée aux conséquences de cet épisode sinistre de la seconde guerre mondiale en démontrant que la mort liée à la bombe continue de frapper des années plus tard mais aussi que la vie continue même après l'horreur. Edifiant n'est peut-être pas le mot mais cela fait quand même réfléchir. Des effets des radiations sur les survivants, des familles qui perdent leur père, mère, frères, sœurs et enfants années après années, mais aussi, de la vie de tous les jours, des histoires d'amour et d'amitié, voilà un petit aperçu de ce que l'on trouve dans ce manga. Seul bémol : les dessins des personnages qui bien qu'adultes ont l'air d'être de jeunes adolescents ce qui n'aide pas à la clarté du récit qui est plutôt suggestif. Mais l'histoire est vraiment bien et puis c'est en un seul volume.
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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 00:07
COLORADO KID de Stephen KING
Ed J'aiLu/153p
Trad : Marie de Prémonville
 
Stephanie McCann est depuis peu membre de la rédaction du Weekly Islander le journal local de Moose-Lokit, petit île de l'état du Maine au côté de Dave Bowie et Vince Teague les deux seuls autres membres du journal. Ces vieux briscards se sont décidés à lui raconter une étrange affaire qui les hante depuis vingt-cinq ans, celle du gamin du Colorado.
 
Si vous souhaitez une explication au mystère oublier ce livre, vous ne l'aurez pas. Pas de surnaturel non plus quoique, certaines circonstances de l'affaire soient disons bizarres. Alors que reste t-il à lire dans cette histoire ? Juste le plaisir de faire marcher à fond ces méninges pour imaginer une histoire, notre histoire sur ce cas très mystérieux. Le plaisir de se faire raconter une histoire  même si elle n'apporte pas de solution.  Sans compter que comme d'habitude, les personnages sont tellement bien campés que l'on se laisse entraîner sans problème dans le récit. Et puis un roman de Stephen King en moins de deux cents pages ça ne se refuse pas.
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