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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 00:00
LE TRESOR DANS LA BOITE d'Orson Scot CARD
ed L'Atalante/360p
trad : Arnaud Mousnier-Lompré
 

Quentin Fears perd sa sœur Lizzy qu'il adorait quand il avait dix ans. Vingt ans plus tard, devenu millionnaire mais vivant dans la solitude, il fait la connaissance de Madeleine en qui il reconnaît la femme de ses rêves. Mais Madeleine semble hésite à lui faire connaître son étrange famille établie dans une vieille demeure sur les berges de l'Hudson. Cette famille est liée à un terrible secret et Quentin pourrait bien être le seul obstacle face à un pouvoir obscur et malfaisant.
 
Du fantastique pur sucre avec morts revenus parmi les vivants, sorcières, succube, maison hantée bref la totale. Le récit surprend toujours le lecteur par une péripétie inattendue (on croit avoir identifier l'ennemi sauf, que ce serait trop simple par exemple). Les personnages ne sont pas toujours ce qu'ils semblent être. On y trouve quelques doses d'humour. Difficile cependant d'être pris aux tripes comme pour les oeuvres sf et fantasy de l'auteur néanmoins. Un roman fantastique de bonne facture à qui il manque juste la petite étincelle. Mais, l'ensemble tient bien la route et se laisse lire facilement.
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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 00:04
LE CHER DISPARU d'Evelyn WAUGH
 
 
Dans le milieu d'Hollywood, une communauté d'anglais tente de préserver la civilisation dans la jungle qu'est l'Amérique. Denis Barlow a malheureusement déchu, de poète engagé par un studio, le voilà qui travaille dans une société de pompes funèbres pour les animaux domestiques. C'est alors qu'il rencontre Aimée Thanatogenos employée au très illustre Céleste Pourpris maison des arts funéraires de la plus haute distinction. 
 
 Pas de quoi frôler la crise de fou rire. Disons que l'on sourit souvent face aux excentricités des personnages cela est amusant à suivre. Les rebondissements de ce petit roman sont bien trouvés et la fin est un summum d'ironie. Une bonne lecture mais sans être passionnante.
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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 00:00
AINSI VIVENT LES MORTS de Will SELF
ed de l'Olivier/438p
trad  : Francis Kerline
 
Lily Bloom morte suite à un cancer nous fait découvrir le vrai visage de l'après vie. Car oui les morts sont parmi nous. Ils vivent dans un quartier de Londres, et comme pour les vivants, il leur faut trouver un emploi, un logement, etc... Il leur arrive de créer des entreprises comme une chaîne de restaurants par exemple. La mortocratie s'assure que vous avez payé toutes les dettes contractées de votre vivant (sans ça pas question de passer à l'étape suivante) et gère de façon aussi bureaucratique sa population que les administrations des vivants.
 
Autant la découverte par Lily de ce qui se passe une fois décédée est intéressante, parfois drôle, absurde, surréaliste avec des trouvailles géniales, comme les guides des morts qui sont tous des chamans de tribus dites "primitives" les seuls à comprendre le phénomène spirituel de la mort, autant les jérémiades de Lily et son retour sur sa vie peut parfois être exaspérant voire très ennuyeux. Néanmoins, la personnalité hors norme de cette femme aide parfois à faire passer les longueurs. Sans oublier que les derniers chapitres sont quand même prenants. Moi je vous le dis, pas question de me réincarner s'il faut passer par le dentiste et sans anesthésie (lisez vous comprendrez)
L'avis golbesque de Thom
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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 05:59
TROIS FERMIERS S'EN VONT AU BAL de Richard POWERS
Ed Le cherche midi/514 p
Trad : Jean Yves Pellegrin
 
Une photo représentant trois hommes du Westerwald en Allemagne se rendant à un bal en mai 1914 devient l'obsession du narrateur, tandis qu'un certain Peter Mays cherche à comprendre sa ressemblance avec l'un de ces personnages. Mais quel fut le destin de ces trois hommes et que regardent-ils vraiment avec intensité  au moment où le cliché fut pris ?
 
La narration est éclatée en trois pôles, le narrateur à la recherche du moindre indice concernant cette photographie, le journaliste Peter Mays à la recherche de son passé, chacun des trois personnages et leur destin individuel. Avec cela, l'auteur rajoute des digressions sur le siècle qui s'avèrent être en réalité ce qui noue entre eux tous ces personnages. C'est au lecteur de recomposer l'histoire par les indices laissés en évidence par l'auteur et l'on se prend facilement au jeu. Qu'est-il advenu de Peter, Hubert et Adolphe ? Depuis ce jour de mai 1914, trois fermiers nous regardent et attendent d'être appelés par l'Histoire. Ce premier roman ne laisse augurer que du meilleur pour la suite de l’œuvre de Richard Powers.
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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 06:13
LA MUSIQUE D'UNE VIE d'Andreï MAKINE
Ed Seuil/128p 
 
 

Alexeï Berg jeune pianiste prodige va donner son premier concert le 24 mai 1941. Concert qui n'aura jamais lieu car sa vie va bifurquer dans une direction inattendue.
 
Une histoire sur un homme à double identité racontée avec beaucoup de retenue et une belle écriture. Bien que n'étant pas transportée d'enthousiasme pour ce récit, je le trouve néanmoins intéressant sur le témoignage qu'il apporte de la seconde guerre mondiale côté russe et le système répressif stalinien. Un petit roman qui donne envie de tenter sa chance avec le reste de l’œuvre de Makine.
 
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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 00:01
LE BOIS DUNCTON de William HORWOOD
 Ed L'atalante/759p
 
Prologue : Brin-de-Fougère naquit par une nuit d'avril dans un terrier plein d'ombre et de chaleur qui s'enfonçait  au plus profond du réseau de galeries du Bois Duncton, réseau qui appartient à l'Histoire, six années-taupes après la naissance de Rébecca. Ce qui suit est le récit de leurs amours et des efforts épiques qu'ils durent déployer pour pouvoir les vivres un jour. Il s'agit d'une histoire vraie, tirée de nombreuses sources, et qu'on puisse la raconter constitue déjà un miracle aussi grand que les faits qu'elle relate. Mais sans une autre taupe, sans le bienheureux Boswell d'Unffington, Brin-de-Fougère et Rébecca auraient été victimes de leur légende et ce qu'ils ont réellement vécu se serait perdu peu à peu dans la nuit des temps pour devenir une simple histoire d'amour. Or leur vie fut bien davantage que cela comme l'attestent les registres tenus par Boswell. Ce sont eux qui fournissent l'essentiel de la documentation sur laquelle s'appuie cette chronique. Il existe d'autres sources. Certaines figurent dans les bibliothèques des Terriers Sacrés, d'autres sont gravées sur la pierre de rochers solitaires ou toujours transmises par les récits extraordinaires que l'on conte dans chacun des réseaux de galeries que les hasards de la vie ont amené ces trois taupes à fréquenter. Mais elles sont bien fragiles en comparaison de l’œuvre de Boswell lui-même. Sans son amitié, sans son audace, aujourd'hui  l'on ne saurait plus rien de Brin-de-Fougère. Pourtant sans Brin-de-Fougère, Boswell n'aurait jamais trouvé la grande tâche qui lui revenait. Et sans Rébecca, il n'y aurait rien du tout à raconter. Donc associez leurs trois noms dans une même pensée reconnaissante quand vous les évoquerez ainsi que les temps troublés où il leur fallut mener leur existence. (extrait)
 
Ou comment passionner le lecteur en mettant en scène des taupes. Attention, ici il ne s'agit pas de gentilles petites bestioles légèrement anthropomorphiques dans leur physique ou leurs occupations bien, qu'on trouve dans la société taupe, un centre religieux (Uffington) avec des scribes (ils écrivent sur des feuilles d'écorce), des chefs de réseaux belliqueux, sanguinaires, des guérisseurs et des sorciers, etc...Voici donc l'histoire des taupes du Bois Duncton qui vécurent sous le règne du tyrannique et violent Mandrake, puis le sournois et malveillant Rune.
 
 Il est également question d'une quête, celle de la septième pierre et du septième Livre celui du Silence encore inconnu des taupes-scribes d'Uffington. On y trouve une très belle histoire d'amour qui continue à perdurer malgré la distance, les dangers et le temps qui s'écoulent.
 
Nous sommes loin de l'atmosphère gentillette des histoires pour enfants. L'auteur excelle dans l'art de l'ambiance, on perçoit le passage des saisons dans les modifications du climat, de la végétation et même de la terre. Et que dire de la galerie de personnages qui prennent soudain vie dans la tête du lecteur. Vous ne verrez plus jamais les taupes de votre jardin avec le même oeil une fois ce livre lu.
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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 04:00
JACQUES POULIN
 
Ils s’appellent Chamouraï, Vitamine, Le Chanoine, Matousalem, et promènent leur silhouette de félins dans ses romans. On y croise aussi un minibus Volkswagen, une fille un peu paumée, l’admiration de l’auteur pour Hemingway, Gabrielle Roy, John Fante. Ce sont les invités permanents de Jacques Poulin.
D'où vient cette sensation d'instant de bonheur tranquille que l'on peut ressentir à la lecture de ses livres. L'écriture ? Simple sans effet de manche, sans recherche stylistique ultra sophistiquée. Les intrigues ? Aussi simple que le style; mais simple ne veut pas dire simpliste et ennuyeux. Et à la limite on ne lit pas ses romans pour l'histoire. On les lit parce qu'ils nous rendent heureux durant quelques heures. Des petits instants de joies tout simples illuminent la lecture, un vol d'hirondelle, un couple d'amoureux écoutant sur le même baladeur des poèmes de Pablo Neruda ...on y est si bien ! Du reste les chats ne s'y sont pas trompés, ils n'arrêtent pas de passer de page en page....
 
LE VIEUX CHAGRIN
 
 Un écrivain en compagnie de son chat "Vieux Chagrin", observe la silhouette d'une femme sur un voilier. En attendant l'inspiration pour son roman, il cherche à faire la connaissance de son étrange voisine.
 
Le sujet peut paraître terne : un homme observant de loin la silhouette d'une femme et tombant amoureux. Mais, par je ne sais quelle magie du verbe et du style, j'ai complètement adhérée à cette histoire. Il se créé une véritable empathie avec le narrateur qui mériterait d'exister tant il est vrai et juste. Quelle déception de devoir quitter le récit à la dernière page lue.  
 
CHAT SAUVAGE
 
 
Le narrateur, un écrivain public, reçoit la visite d'un vieil homme qui lui demande d'écrire une lettre à sa femme. Intrigué, il tente de percer le mystère de cet homme.
 
Encore du bonheur en pages dans ce roman. Inutile, de connaître le fin mot de l'histoire. Tout l'intérêt du roman est dans le récit du narrateur de sa vie quotidienne, de la femme avec qui il a refait sa vie, de ses souvenirs, de ses petits bonheurs de tous les jours auxquels on ne fait jamais attention. Et peu importe de savoir qui est le vieil homme et qui est cette mystérieuse jeune fille qui semble être en rapport avec celui-ci et la compagne du narrateur.
 
LES GRANDES MAREES  
 
 
Sur une île déserte, vit le traducteur de bandes dessinées, Teddy. Teddy n'a de contact qu'avec le patron qui le ravitaille et lui apporte de nouvelles traductions à faire. Jusqu'au jour où, divers personnages viennent emménager sur l'île et c'est le début des ennuis pour Teddy.
 
Me revoilà en terrain familier. Comme c'est bon de retrouver les chats (est ce que Matousalem est le même Matousalem que dans Chat sauvage) si chers à l'auteur, un héros amoureux des mots, une fille sans embarras qui entre dans sa vie, etc...Et puis, quelle galerie de personnages plutôt excentriques qui débarquent sur cette île ! De Tête Heureuse la femme du patron (un brin spéciale quand même) et son chihuahua au professeur Mocassin en passant par L'Homme Ordinaire, l'auteur semble démontrer avec brio la théorie de Sartre "L'enfer c'est les autres".
 
LA TOURNEE D'AUTOMNE
 
Le Chauffeur reprend sa tournée en bibliobus des petits villages de la côte Nord. Déprimé, il s'est juré que cette tournée d'été serait la dernière et que celle d'automne n'aura jamais lieu. Il fait alors la rencontre de Marie et de la fanfare et sa détermination d'en finir vacille.
 
J'en veux un comme ça de bibliobus  dans ma ville avec le même chauffeur d'ailleurs (cri de la toxicolectrice bien atteinte). Comme toujours, des phrases toutes simples, des petits évènements du quotidien qui deviennent magiques, et des émotions par dizaines. Plus j'avance dans ses livres plus je suis sous le charme. Bien sûr, on y retrouve tous les ingrédients de ces autres romans mais quel bonheur de savourer ce petit plaisir en se sentant de connivence avec l'auteur. Comme s’il ne s'adressait qu'à vous seul, lecteur privilégié, dans ses pages.  
 
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 15:49
Aujourd’hui 1er mai     

 
Bon premier mai à tous.
 
 
Je participe à un club de lecture sur internet, où des fondus de livres en tout genre s’échangent les bons plans lectures, donnent leur avis sur tel titre, et qui propose comme  activité un livre/auteur du mois et un thème qui dure 4 mois. A compter du 1er mai (tiens c'est aujourd'hui) c’est la Littérature russe qui est à l’honneur. Donc jusqu’à fin août, il y a fort à parier que ces pages vont être inondées d’auteurs russes. Désolée pour les allergiques.
 
Participer activement à un thème c’est aussi du travail. J’ai donc fouillé un petit peu partout pour me faire une liste des livres que j’ai envie de découvrir durant le thème.
En prenant en compte les auteurs classiques que je veux absolument lire, les livres de genre (polars, sf) et la littérature contemporaine, je tombe à une liste d’une quinzaine d’ouvrages.
Comme je n’ai pas l’intention d’acheter mais de me servir des ressources de la bibliothèque de ma ville, je peux espérer que seront disponibles environ 8 titres (soyons optimistes).
Mais, bien évidemment, je n’ai pas inclus : les suggestions des autres participants qui sont susceptibles de m’intéresser, les critiques qui vont me faire baver d’envie plus les découvertes surprises.
Et qui a dit que la lecture est une activité paisible.
 
Petit aperçu de mes envies :
Les frères Karamazov de Dostoïevski
Les âmes mortes de Gogol
L’évangile du bourreau G et A Vainer
Les répétitions de Vladimir Charov
L’école des idiots de C Sokolov
Et je vous épargne la suite….Ah et il y a aussi Andrei Makine qui m’intéresse aussi, je retrouve son nom régulièrement en ce moment.
 
Voilà un petit aperçu de ce à quoi j'ai occupé une partie de mon week end.
 
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 11:15
SHERLOCK HOLMES N'A PEUR DE RIEN
 (Baker street 1)
Ed Delcourt
 
 
 
Je ne suis pas très BD et ne sait pas en parler comme il le faudrait. Mais, de temps en temps, on tombe sur une petite perle comme ce premier tome d’une série mettant en scène le duo de comique euh…de détectives le plus célèbre au monde : Sherlock Holmes et son comparse le Docteur Watson.
 
 "Coup de chance : l'inspecteur Lestrade avait pu nous trouver grâce à notre chère logeuse. Scotland Yard avait obtenu un renseignement terrifiant : On allait attenter à la vie de la Reine lors de sa présence aux Higlands games"
Watson : Vous entendez cela Holmes ?
Holmes : Qu'elle crève !
 (extrait)
 
Vous n'avez pas l'image mais au moins vous avez le ton. J'ai ri du début à la fin. Si vous connaissez la série télé avec Jeremy Brett dans le rôle titre, vous allez tout de suite reconnaître les personnages (même s'ils sont caricaturés et furieusement décalés pour certains) leurs manies de langage et de gestes et calquer leur voix sur les dialogues est à mourir de rire. Même les décors sont tout droit sortis de cette série (que je vous recommande au passage, elle est vraiment excellente) En plus, nous avons droit entre chaque histoire à une page de dessin au crayon mettant en scène  un des personnages. Au moins, vous saurez que non, Madame Hudson n'est pas cette gentille vieille dame bien serviable que l'on croit. C'est une cuisinière redoutable (sa spécialité la méduse aux câpres), le cigare au bec et la bouteille de whisky à la main, que Lestrade est un sacré rigolo dans son genre et que le professeur Moriarty est bien le sadique que l'on s'imagine mais en beaucoup plus drôle. J'ai bon espoir que les deux autres tomes de la série soit aussi bons que le premier.
 
 
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 05:14
DAYS de James LOVEGROVE
Ed Bragelonne/319p
Trad : Nenad Savic
Chez Days, vous pouvez tout acheter : un livre rare, un tigre albinos, les filles du rayon Plaisir. Tout...pourvu que vous disposiez de la somme sur votre carte de crédit. Car Days est le plus grand magasin du monde, presque une ville sur laquelle règnent sept étranges frères dont les noms sont les jours de la semaine. Ce matin Frank a décidé de démissionner. Il travaille chez Days à la sécurité. Il a le permis de tuer. Mais il ne peut plus se voir dans un miroir. C'est dit, ce sera son dernier jour. Au contraire, Linda vient enfin d'obtenir sa carte Days et a hâte de jouir de son nouveau droit d'acheter. Un jour comme les autres...ou presque. Les rayons Livres et Informatique se déclarent une guerre sans merci pour garder leur espace. La vente flash au rayon Cravates fait des blessés. Des individus sans histoire se croisent et se percutent. Il suffit d'un grain de sable dans les rouages d'une vie pour basculer dans le drame. C'est un jour dans la vie de ces gens-là que raconte Days, minute par minute. Des gens qui vivent dans un supermarché. Comme vous ?
 
Le moins que l'on puisse dire c'est que l'auteur a une vision assez peu glorieuse de notre avenir où prédomine une seule valeur absolue, le mercantilisme. Le chiffre sept est une véritable obsession, sept frères, sept étages, et 666 rayons (comprenez ce que vous voulez), 44 chapitres, bref, inspiration biblique sans doute. Il faut voir les frères Days se livrer à leur rituel quasi religieux de l'ouverture du magasin A lire ce roman, on comprend très vite que les personnages sont sous l'égide d'un dieu mais pas le vieux barbu sur son nuage, celui du dollar, du yen ou de la Livre sterling et que c'est un dieu sans miséricorde aucune. Mais n'allez pas croire, que ce roman est déprimant au possible, car l'auteur raconte avec un humour certes grinçant, l'opposition entre les Technoïdes (rayon informatique) et les Rats de bibliothèque (rayon Livre) qui va très vite dégénérer grâce au bon soin du chef du rayon livre Mlle Dalloways qui potasse dans son coin L'art de la guerre de Tsun Hsu et l'art de fabriquer les bombes artisanales, le couple Trivet dont les tribulations risquent de mettre à mal leur couple et leur compte en banque et peut-être même leur vie, la pitoyable existence du septième fils Days imbibé d'alcool qui va mettre le feu aux poudres. Pas de référénce technologique, pas de vaisseau, d'extraterrestre bref, de la sf qui devraient satisfaire même les plus réfractaires au genre.
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