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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 07:33

 

Regard violetREGARD VIOLET de Stephen WOODWORTH

Ed Bragelonne

Pages : 305

Trad (anglais, états unis) : Arnaud Dernaeqd

Format livre numérique

Coll : Terreur

Genre : policier fantastique

 

 

 

Les violets ainsi qu'on les appelle en raison de la couleur de leurs iris, sont capables de communiquer avec les morts et de les faire parler à travers eux. On fait appel à leurs services pour confondre un criminel en faisant parler sa victime. Mais lorsqu'ils deviennent eux-même la proie d'un assassin qui les élimine un par un, rien ne va plus. L'agent Dan Atwater est chargé de la protection de l'un d'eux, Natalie Lindstrom..

 

Plutôt haletant comme récit, on est très vite plongé dans l'ambiance avec une vraie menace, des pistes et fausses pistes, et un assassin très difficile à démasquer ce qui en fait quelqu'un de vraiment dangereux. Du coup, on a toujours peur pour le duo qui suit la piste du tueur Dan et Natalie.

On se rend compte également très vite, que la catégorie d'individus nés avec ce regard violet et la particularité de parler aux morts est plus vue comme une série d'outils utile à la justice et non comme des citoyens à part entière. Enfants, ils sont placés dans des écoles spécialisées, et sont plus ou moins contraints à force de chantages et de pressions sur leurs familles à travailler pour le Corps, l'agence qui les emploie. Il leur est ainsi très difficile d'échapper à la main mise de l'état sur leur vie sauf à se faire passer pour mort.

Cet état de fait, renforce le côté plutôt sombre du roman où on ne respire pas forcément la joie de vivre. Natalie a une peur panique de la mort et donc de tous les risques possibles de rencontrer la faucheuse, car contrairement aux gens normaux, elle sait à quoi ça ressemble et ça n'a rien à voir avec les lumières blanches au bout du tunnel, c'est même plutôt désespérant.

Néanmoins, j'ai accroché très vite à l'histoire car l'enquête ne s'enlise pas, et devient vite passionnante à suivre. Sans compter quelques touches d'humour bienvenues dans le contexte. Un bon polar sur un concept très intéressant.

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 07:32

 

L-astragale.jpgL'ASTRAGALE d'Albertine SARRAZIN

Ed Pauvert

Pages :226

Grand format

Genre : littérature française


 

 

 

 

L'astragale c'est une plante, c'est aussi un os de la cheville que se fracture Anne lord de son évasion d'une prison pour mineure. De là, elle rencontre Julien lui aussi en cavale qui l'aide à se cacher et à échapper à la police. Anne c'est Albertine, qui aura aussi connu la prison, et la délinquance. On s'attache beaucoup à son héroïne, son alter ego qui court après la liberté sur des béquilles, parfois, on la trouve un peu sans gêne et égoïste aussi. Une relecture qui m'aura permis d'apprécier un peu plus le récit de cette folle cavale et l'écriture  énergique et inventive avec laquelle se construit l'histoire ce qui ne m'avait pas sauté aux yeux lors de la première lecture (je devais être un peu trop jeune je pense). A découvrir.

 

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Et encore un auteur dans le

 

chanec2011

 

Catégorie auteur mort avant 35 ans : Albertine Sarrazin (1937-1967)qui peut aussi entrer dans la catégorie auteur mort dans des circonstances particulières puisque c'est dans les suites d'une banale opération chirurgicale qu'elle décède faute à la négligence de l'équipe chirurgicale qui sera d'ailleurs condamnée au tribunal.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:58

 

le chant du cosmosLE CHANT DU COSMOS de Roland C.WAGNER

Ed L'atalante

Pages : 372

Grand format

Genre : sf

 

 

 

Yeff Leximar-Bonfils originaire d'Océan et étudiant en linguistique sur Diasphine est recrutée par Clyne une Muse professionnelle pour le Jeu sorte d'affrontement sportif mental dont les pratiquants sont appelés Penseurs. Ajouté à cela que Yeff s'est vu adopté par le maedre, adorable peluche sur patte, semi-intelligente et réputée porter chance à ceux auxquels elle s'attache (probablement dû au fait que le maedre est quasiment indestructible, capable de résister à une bombe nucléaire et survivre dans le vide spatial, increvable je vous dis). Mais si le Jeu était bien plus qu'un sport cérébral et si des Penseurs dépendaient l'équilibre de l'univers....

 

 

La première fois que j'ai lu Le chant du cosmos, j'avais adoré ce space opera baroque peuplé de groupes humains aux coutumes étranges, sans parler de la faune et de la flore parfois très bizarres mais toujours attirante. L'expansion de la Famille (l'ensemble des groupes humains) en de multiples formes, croyances, et modes de vie a favorisé un univers pacifique où les crimes sont rarissimes, où la notion de guerre est plutôt floue bien que quelques réfractaires à la notion de tolérance et de paix universelle existent encore. Et bien évidemment j'avais complètement craqué sur le maedre, la bébète la plus adorable de l'univers. Cette peluche aux grands yeux et utilisant une syntaxe des plus personnelles pour s'exprimer ferait fondre n'importe qui..le-maedre.gif  A la relecture, j'ai accroché encore à cette histoire qui se déroule sur plusieurs décennies, sur des mondes étranges et avec une vraie menace sur le mode de vie paisible de cette humanité qui semble avoir tordu le cou à ses vieilles pulsions de violence, d'intolérance et de désir de conquête guerrière, ce qui est une originalité dans le genre space opera où la plupart des auteurs mettent en avant des guerres galactiques et créent des Empires où la liberté individuelle est parfois limitée voire inexistantes. Et puis bien sûr, j'ai toujours autant le cou de coeur pour la bébète la plus étrange du bestiaire sf dont certains aspects de sa vraie nature en fin de livre remet en perspective tout le récit. A découvrir.

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 03:46

SORCERY & CECELIA OR THE ENCHANTED CHOCOLATE POT
by Patricia C.WREEDE & Caroline STEVERMER

Ed Harcourt
Pages : 316
version originale : anglais
Format poche
Coll : Magic carpet books
Genre : fantasy

A la recherche d'un site sur Caroline Stevermer dont j'avais aimé Les collèges de magie, je suis tombé sur ce titre très alléchant avec en sous titre: Being the correspondence of two Young Ladies of Qualities regarding various magicals scandals in London and the Country . Sur la page dédiée à ce livre, les auteurs qualifient ce roman de  : "Jane Austen and Georgette Heyer have J.R.R. Tolkien to tea or chocolate. A Regency romance with magic."  Comment voulez-vous résister à ce programme je vous le demande ? Moi je n'ai pas pu et bien m'en a pris. 

De quoi ça parle ? Il s'agit d'un roman épistolaire : deux cousines, Kate partie à Londres et Cecelia restée à Rushton manor dans l'Essex s'écrivent tour à tour pour raconter leurs aventures qui en fait vont se trouver inextricablement liées. Car qui est la mystérieuse sorcière qui a voulu empoisonné Kate avec du chocolat ? Pourquoi l'honorable James Tarleton espionne t-il Cecelia en se cachant avec un manque flagrant de discrétion dans les buissons ? Y a t-il un lien entre la guéguerre magique que se livrent l'honorable Sir Hilary Bedrick récemment reçu au prestigieux Collège Royal de Sorcellerie, le Marquis Thomas Schofield et Miranda Grimscombe dont la fille semble avoir été envoûtée pour rendre tous les hommes amoureux d'elle ?

  La magie est ici une chose normalement acceptée dans cette autre réalité historique (nous sommes peu de temps après les guerres napoléoniennes) même si certains désapprouvent son usage. Et le tout baigne dans une ambiance très austenienne avec les bals, le thé, les promenades et surtout la romance. Si Cecelia s'initie avec talent à la magie elle n'oublie pas pour autant d'être à son meilleur avantage. On a beau traqué les méchants sorciers, il faut tout de même être irréprochable si par hasard l'âme soeur passait dans le coin. Deux héroïnes à la personnalité attachante, qui finiront par faire un beau mariage d'amour, un soupçon de magie, un peu d'enquête policière, tout un univers que j'ai beaucoup aimé exploré et chance il existe deux autres livres racontant la suite des aventures de Cecelia et sa cousine Kate.


 

 

 

 

 

 

 

The grand tourTHE GRAND TOUR de Patricia C. WREDE & Caroline STEVERMER

Ed Harcourt

Pages :469

Version originale : anglais

Format poche

Genre : fantasy

 

 

Kate et Cecy enfin mariées partent pour le continent en voyage de noces avec leurs maris respectifs Thomas et James. Mais évidemment, un complot d'ampleur internationale se trame où la magie est mise en oeuvre pour mettre l'Europe sous la coupe d'un seul homme et bien entendu nos quatre héros vont se mêler de l'affaire...

 

Encore une folle aventure des deux cousines qui ne peuvent décidemment pas se passer de leur dose d'adrénaline, et d'émotion forte. Au programme empêcher un ancien rituel magique, mais aussi visiter les monuments historiques listés par le père de Cecelia, aller à l'opera, se rendre aux invitations pour le thé chez les gens de bonne société et rendre la pareille, sans oublier se faire une nouvelle garde robe, etc, bref tout un programme bien chargé. De Paris à Rome en passant par Venise nos quatre héros vont avoir fort à faire avec des ennemis acharnés d'autant qu'au début, ils ignorent le comment du pourquoi de cette menace. Comment continuer à faire du tourisme tout en poursuivant de dangereux criminels ? Comment se créer un focus magique sans faire exploser le mobilier ? Toutes les réponses à ces questions primordiales sont là. J'ai trouvé que c'était quand même un peu long à se mettre en place mais les personnages sont attachants et dans ce tome, il y a une description plus étendue de cet univers où la magie est communément admise avec un côté international que n'avait pas le premier tome. On découvre l'ordre de Saint Pimpernel auquel appartient Lady Sylvia la belle-mère de Kate, les anciennes magies sauvages, et des complots politico magiques de grande envergure. Le troisième tome est déjà sur mes étagères en attente d'être lu avec impatience.

 

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Et c'est la 9ème lecture pour

 

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the mislaid magicianTHE MISLAID MAGICIAN OR TEN YEARS AFTER

de PC WREDE&C. STEVERMER

Ed Harcourt

Pages : 327

Version originale : anglais

Format poche

Genre : fantasy

 

Dix ans après leurs aventures au cours de leurs voyages de noces, les deux cousines Cecy et Kate ainsi que leurs maris respectifs sont de nouveaux sur la brèche. James et Cecy sont envoyés par le Duc de Wellington dans le nord pour enquêter sur la disparition d'un magicien allemand faisant une investigation sur la nouvelle ligne de chemin de fer. Parallèlement Thomas et Kate se retrouvent en charge des enfants du couple en plus des leurs et avec une mystérieuse affaire d'enlèvement d'enfant...

 

Reprenant le modèle du roman épistolaire du premier tome, le récit se construit au gré des lettres que s'écrivent les quatre personnages. Au fur et à mesure que l'histoire avance, il devient évident qu'il y a un lien entre les événements vécus par James et Cecelia et ceux que connaissent Thomas et Kate. Comme précédemment, on retrouve le charme de l'univers mélant le XIXème siècle et la magie. Les personnages ont évolué depuis le précédent volume et semblent maintenant en charge de pas mal d'affaires politico magiques pour ce qui concerne ces messieurs qui n'hésitent pas à faire usage de la compétence de leurs épouses respectives pour tout ce qui concerne la magie ou l'art d'empêcher les enfants de se lancer dans la collection de serpents venimeux, grenouilles et autres lézards en vue d'expérimentations magiques hasardeuses. Sans compter l'inénarrable tante Charlotte au mieux de sa forme, la non moins superficielle et puérile Georgy soeur de Kate et ses ennuis conjugaux, un sortilège qui transforme les sorciers et magiciens en chiens de berger, et autres races canines (Kate en fera les frais d'ailleurs). Un opus dynamique et qui clot la saga.

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 00:00

 

les-poubelles-pleurent-toujours.jpgLES POUBELLES PLEURENT TOUJOURS de Guillaume SUZANNE

Ed Griffe d'Encre

Pages :

Format semi poche

Coll : Novella

Genre : sf

 

 

 

 

La saga des poubelles galactiques, le retour. Donc à la fin de Les poubelles pleurent aussi, L'humanité est quasiment détruite par les Nods de la planète Nodule. Ils ont quitté la planète bleue après l'avoir bien irradié et en abandonnant à leur sort Betsy et ses congénères, les poubelles organiques pensantes. Dix ans plus tard, ils sont de retour mais pas de bol pour eux, leurs anciens serviteurs et les survivants humains ont fait alliance et après avoir dézingué les Nods, une petite délégation humaine/codets (contenairs détritovore) s'embarque à bord d'un vaisseau afin de plaider leurs causes communes auprès du centre des affaires galactiques sur la planète Pyros.

 

Ils sont donc de retour comme je le disais pour une aventure trépidante, galactique et pleine de danger, qui ne démériterait pas comme épisode d'un Doctor Who, d'ailleurs l'auteur est surement un fan pur et dur pour mettre autant de référence à cette série mythique qui fait le bonheur de quelques blogueuses méritantes. Le docteur certes mais peut-être également Pratchett avec ldes notes de bas de page hilarantes dont trois d'affilés sur la possibilité de l'existence des chronautes qui m'aura occasionné une franche rigolade, objectif atteint. L'humour est présent, les personnages plutôt frappés, j'adore toujours autant Betsy la poubelle fétichiste de la chaussure et fan de reggae et la description de toutes les espèces aliens nous plongent tout de suite dans une ambiance délirante où finalement notre propre espèce ne se présente pas toujours sous son meilleur jour. Rendez vous compte des bipèdes non télépathes pollueurs, sous évolués et consommant 20 % d'oxygène soit un risque de combustion spontanée permanente et donc un danger pour les paisibles populations galactiques...c'est mal barré pour obtenir le statut d'espèce évolué reconnu n'est ce pas ? J'ai aimé retrouver tout ce petit monde et le nouveau décor des aventures de ces joyeux lurons.sans compter que Un bon moment à passer à la lecture mais à réserver à ceux qui ont lu le premier volet de la saga, qui est aussi très bien.


« J'ai cru comprendre que vous étiez le dernier de votre espèces ?

-En quelque sorte. Vous pouvez m'appelez « le Toubib », si vous préférez

-Pardon ?

-Vos pensées...Vous avez songé à un type qui voyage dans une cabine téléphonique...Excusez moi, je vous charrie. Non, je suis le seul » (extrait)

 

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Avant Les poubelles pleurent toujours il y a eu Les poubelles pleurent aussi

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:00

 

mes sacrées tantesMES SACREES TANTES de Bulbul SHARMA

Ed Philippe Picquier

Pages : 232

Trad (anglais, inde) : Mélanie Basnel

Grand format

Genre : littérature indienne (nouvelles)

 

 

 

La colère des aubergines m'avait régalée de bons petits plats indiens assaisonnés d'histoires autour de la cuisine et de la femme en Inde. Je me suis régalée avec cet autre recueil de nouvelles toujours d'un point de vue féminin et portant sur le voyage. Ces dames se déplacent dans Mes sacrées tantes, pour aller à l'étranger voir un fils, pour des funérailles, pour quitter la maison familiale et entrer dans un nouveau foyer à leur mariage, pour un pèlerinage pour des vacances, pour des tas de raisons. Parfois drôle et amusant, toujours tendre envers ces personnages féminins qui perçoivent le monde à leurs manière, ces récits sont tous passionnants à lire. Il est d'ailleurs rares que dans un recueil toutes les nouvelles plaisent au lecteur, c'est le cas avec celles-ci, je n'en ai pas trouvé de moins intéressante que les autres. J'ai une tendresse particulière pour la première Le voyage de Mayadevi, qui vaut le détour par le personnage de Mayadevi matrone indienne irrascible dirigeant ses fils, ses brus, petits enfants et domestiques d'une main de fer en les terrorisant, et décidant de quitter l'Inde pour la première fois pour l'Angleterre où vit un de ses fils (m'est avis que c'est le seul moyen qu'il ait trouvé pour ne pas avoir sa mère sur le dos) et préparant sa visite comme une campagne militaire. Le passage où la vieille dame quitte sa famille pour monter dans l'avion, un grand moment " Un par un malgré leur embonpoint , ses fils se penchèrent pour lui toucher les pieds. Elle les gratifia d'un doux sourire qu'ils ne lui connaissait pas et disparut happée par la porte de la zone de sécurité. Les fils n'étaient pas inquiets pour leur vieille mère. Ils se demandaient seulement si l'Angleterre aurait la force de la supporter » (extrait) J''espère que d'autres titres de Sharma sont traduits par chez nous parce que j'adore son univers et sa façon de raconter des histoires.

 

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 00:00

 

project xPROJECT X de Jim SHEPARD

Ed Liana Levi

Pages : 190

Trad (anglais, états unis) : Françoise Bouillot

Grand format

Genre : littérature américaine

 

 

L'éditeur «Tout le monde est dans un groupe. Au sommet, il y a les sportifs. A côté des sportifs, il y a les Buffy parce qu'ils ont l'air de sortir tout droit d'une série télé. Derrière les Buffy, il y a les types qui ont l'esprit de l'école, ceux qui organisent les rallyes, les bals à thème. Derrière eux; les types qui jouent dans un groupe. Derrière eux, les artistes. Derrière eux, les rebelles. Derrière eux, les tox. Derrière eux; les tarés. Derrière eux, les bouseux qui vivent dans des caravanes. Derrière eux, nous. Notre groupe est un groupe de deux.... »

 

 

Edwin et Roddy ne supportent plus l'école, les élèves, les professeurs et le monde en général. Sans aucun centre d'intérêt, en échec scolaire, régulièrement en train de se battre avec d'autres élèves, ils profitent des armes que collectionne le père de Roddy pour monter un « projet scolaire » personnel. Dès le début, c'est mal parti pour les deux garçons, et la tension monte jusqu'au drame final. Comme quoi, quand on laisse à porter de mains des « jouets dangereusement mortels » et qu'on banalise l'usage d'avoir un arsenal chez soi, et bien il est assez logique de voir que ces adolescents mal dans leurs peaux et ne se trouvant aucun avenir dans l'existence envisagent comme seule solution l'idée de faire un carnage. Démonstration en moins de deux cents pages d'un désastre annoncé.

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 12:03

 

Sur les traces du serpentSUR LES TRACES DU SERPENT de Mary Elizabeth BRADDON

Ed Joelle Losfeld

Pages :437

Trad (anglais) : Alexandre Du Terrail

Grand format

Col : littérature étrangère

Genre : littérature anglaise

 

 

 

Bon alors sans être une déception, je me suis moins passionnée pour cette histoire. que pour Le secret de Lady Audley. Certes, l'auteur a le truc qui fait que je suis restée scotchée au livre jusqu'au bout mais bizarrement, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à m'immerger totalement dans le récit mais c'est également un premier roman donc forcément moins abouti que les suivants. Il me semble également que les ficelles utilisées et qui fonctionnaient très bien à l'époque où a été écris le roman apparaissent trop énormes de nos jours pour être crédibles, voire limite invraisemblables pour certaines.

 

Mis à part ça, nous avons quand même le portrait d'un criminel d'une intelligence prodigieuse, pervers, manipulateur, totalement insensible aux opinions d'autrui, cachant sous son apparence de jeune homme bien sous tous rapport, une ambition démesurée et aucune inhibition morale pour parvenir à son but : la richesse et le pouvoir.

 

Et puis, l'auteur ne se gêne pas pour égratigner l'hypocrisie ambiante de l'époque, la misère sociale et humaine, bref un portrait pas très glorieux en fait. L'ironie caustique de Mary Elizabeth est assez jubilatoire dans certains passages notamment dans ses descriptions de la bonne société de la petite ville de Sloperthon qui n'en sort pas grandi.

 

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Et encore un auteur pour :

 

chanec2011

 

Mary Elizabeth Braddon (1837-1915) : visiblement assez scandaleuse dans son genre puisqu'elle entame une carrière d'actrice pendant trois ans avant de se consacrer à l'écriture. Elle rencontre l'éditeur John Maxwell dont l'épouse est internée dans un asile d'aliénés en Irlande. Cela n'empêchera pas le couple de vivre ensemble Mary Elisabeth devenant la belle mère plus ou moins officielle des cinq enfants de son compagnon, qu'elle épousera à la mort de l'épouse légitime en 1874. Ils aurons six enfants. Auteur prolifique, elle meurt en 1915 à Richmond dans le Surrey. Il semble qu'un certain nombre des rues de la ville sont été renommées d'après les personnages de ses romans.

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:52

la veuve du gouverneurLA VEUVE DU GOUVERNEUR de Marie Eve STENUIT

Ed Le castor Astral

Pages : 290

Grand format

Genre : roman historique

 

 

 

En 1595, une expédition est lancée à partie du Pérou pour coloniser les Les îles Salomon, expédiction réunissant des colons et leurs familles et qui se soldera par un échec retentissant. Cette aventure est marquée par l l'orgueil démesuré et la volonté inflexible d'Isabel Barreto, l'épouse d'Alvaro de Mendana de Neira le chef de l'expédition nommé gouverneur des îles...

 

Inspiré d'une histoire vrai, le roman est truffé de naufrages, de tempêtes, de mutinerie, d'épidémies, de personnages haut en couleur et surtout marqué par le personnage de la gobernadora Isabel formidable personnage imbue de son rang et ayant une ambition démesurée, totalement indifférente à la souffrance ou la mort d'autrui, elle n'aura quasiment aucun problème pour abandonner à une mort certaine les passagers d'un navire de l'expédition entrain de couler dont sa propre soeur alors enceinte. Le personnage en devient effrayant et fascinant d'égoïsme et d'orgueil. Le récit ne tient que grâce à cette personnalité hors du commun. Jusqu'au bout, on se demande s'il y aura des survivants à cette désastreuse aventure. Forcément oui sinon, il n'y en aurait pas eu un récit circonstancié rapporté par le pilote de l'expédition mais dans quel état ces malheureux parviendront à bon port c'est là toute la question que l'on se pose à la lecture.

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:56

l-amant.jpgL'AMANT de Marguerite DURAS

Ed Les éditions de minuit

Pages : 142

Grand format

Genre : littérature française

 

 

 

 

 

 

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Le retour de la chaîne des livres enfin ! Je n'avais jamais lu L'amant (honte sur moi je sais...) et donc cette chaîne étant une bonne occasion j'ai pu combler cette lacune. A vrai dire, si j'ai plutôt apprécié la lecture je n'ai pas réellement eu de vrai coup de coeur. Les incessants passages de la première personne à la troisième m'ont un peu perturbé et j'ai parfois eu du mal à savoir de quel personnage il était question. Cela dit, c'est une belle écriture et un récit intéressant donc dans l'ensemble c'est une lecture agréable mais qui en ce qui ne concerne que mon avis personnel et forcément subjectif, ne m'aura pas plus emballée que cela.

 

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Et parce que Marguerite Duras nous a quitté en 1996 la voici qui peut entrer dans le

 

chanec2011

 

 

L'auteur entre dans la catégorie auteur mort enterré à Paris puisqu'elle a été inhumée au cimetière Montparnasse.

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