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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 00:16
LES CINQ SAISONS D'YS de Martial CAROFF
Ed Terre de Brume/507p

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Ce livre regroupe quatre romans plus un inédit reprenant chacun une enquête criminelle dans la cité d'Ys. Ys c'est cette cité légendaire de Bretagne qui fut engloutie par les flots. Nous sommes bien à notre époque et Ys qui a été reconstruite est le théâtre de crimes bizarres, sanglants qui tournent tous autour de la Cité, des personnages de sa légende et de ses mystères.


On y croise donc Quentin Le Louarn qui prépare une thèse de paléontologie en scrutant un vieux cailloux portant des traces de fossiles et de temps en temps il joue les détectives amateurs. En fait plus on avance dans les romans, et plus il s'implique dans les enquêtes. Il aide donc dans ses enquêtes l'irascible Bruno Krafft un policier lorrain exilé en Bretagne et qui se demande régulièrement ce qu'il fout dans ce pays de timbrés. Krafft travaille aussi avec Jacky LeMoigne un enfant du pays lui, plus avenant que son collègue, il sert de tampon entre son coéquipier enragé et le non moins enragé commissaire Fabian leur supérieur vu que ces deux là se haïssent réciproquement. Au cours des différentes saisons (automne, hiver, printemps, été, hors saison), on finit par croiser d'autres personnages récurrents. La plupart sont des universitaires, car Ys peut s'enorgueillir d'avoir un important centre universitaire de recherche L'IRLCD (L'Institut de Recherche des Langues et Civilisations Disparues) là où travaille Quentin à sa thèse. Du reste c'est dans ce lieu prestigieux de la recherche qu'à lieu la première mort suspecte Mais, on y croise également Dédé qui tient un bar où se réunissent de temps en temps nos braves héros luttant contre le crime, une vieille apothicaire, Claude le clochard qui rêve en images de héros de fantasy quand il ne tombe pas sur des cadavres et les autres.


Ys est une cité qui mélange urbanisme moderne et vieilles habitations médiévales, c'est une ville piétonne où les voitures n'ont pas droit de cité (sauf pour Bruno Krafft qui est du genre à s'en foutre totalement), c'est une ville où les ombres de la légende rodent encore : la princesse Dahut, son père peut-être incestueux Gradhlon, les religieux Corentin et Guénolé et l'inconnu mystérieux peut-être le diable ou un de ses serviteurs qui causa la fin d'Ys. Chaque saison est sous l'influence d'un de ses personnages, car leur histoire se répète sans cesse dans l'histoire de la cité. La dernière histoire introduit un autre personnage de légende dont on va beaucoup reparler aux alentours du 1er mars sur les blogs des unes et des autres. Et puis couche par couche, on découvre de nouveaux secrets concernant la ville, car toutes les enquêtes tournent autour de ces secrets.


Il va sans dire qu'il vaut mieux lire les livres dans l'ordre pour s'y retrouver donc l'idée d'un seul volume est une bonne initiative. Il s'agit de vrais polars mais dans une ville qui n'existe pas puisque l'auteur crée une sorte d'uchronie en posant comme principe qu'Ys a été rebâtie après sa destruction. Or cette ville imaginaire finit par devenir totalement réelle, on se prend d'envie à aller visiter la rue des Intentions Droites, son prestigieux IRLCD, de croiser ses figures locales, d'aller voir l'incroyable Grande Bibliothèque Lithique, et c'est avec regret que l'on quitte tous ses habitants et ses héros une fois le livre fini. Les histoires liées les unes aux autres par la mythologie d'Ys finissent pas devenir passionnante et difficile à lâcher. Alors que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans la première enquête (sans doute à cause des changements de ton dès qu'arrive l'inénarrable Bruno Krafft qui a un langage des plus imagés et pas forcément des plus élégants), j'ai finis par apprécier l'ambiance, le décor, les personnages, les secrets d'Ys et les intrigues criminelles parfois bien tordues.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 19:44
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Je revenais les bras chargés par mes courses et par acquis de conscience je fais un arrêt devant ma boîte aux lettres et là...surprise ! Un colis, un vrai, celui du Swap Noir c'est Noir bien sûr. A ce moment là, un gros dilemme se profile à l'horizon vu que j'ai des paquets lourds à monter en plus du colis : laisser en plan mes courses et monter avec le colis les trois étages puis redescendre récupérer mon cabas ou l'inverse. Raisonnablement, j'ai opté pour la solution 2 mais dès que j'ai rangé les courses j'ai dévalé mes escaliers pour remonter le paquet qui m'attendait toujours dans la boîte aux lettres. J'ai quand même eu le réflexe photos avant dépiautage en règle. Ce merveilleux colis rempli à ras bord vient de Praline qui a certainement bénéficié d'informateurs parmi mes connaissances étant donné qu'elle est tombée juste sur tous les points dans chacun de ses paquets ou alors elle a des perceptions para normales. Ce n'est pas possible autrement. Je vous montre. 
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Etape 1 : photo du colis avant déballage...c'est bien empaqueté y a pas à dire. Etape 2 : surprise il y a une deuxième couche. Pas de doute Praline aime faire les paquets cadeaux. Il faudra que je pense à elle pour le prochain Noël


J'ai donc attaqué aux ciseaux pour enlever toute la carapace et...

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 Etape 3 : Ouverture et wow ! la jolie carte et encore du mystère. Y a quoi sous le papier ? Etape 4 : et bien réponse, des tas de paquets qui ne demandent qu'à être ouverts. Etape 5 : photo d'ensemble de tous le contenu du colis avant déballage.


Et ensuite, je n'avais plus aucune raison de ne pas me jeter sur les emballages et de tout dépouiller avec autant de joie et de plaisir qu'un jour de Noël. Je suis ravie parce que Praline a tapé dans le mille à chaque petit cadeau. Alors je détaille.

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Du papier à lettre avec enveloppes assorties (avec pile la couleur verte que je cherchais quand je vous disais que ma swappeuse était un peu médium) avec deux crayons à papier (pour stimuler ma créativité graphique ?) 

Des marques pages (ça fait toujours plaisir et ils sont beaux), et deux livres : Les mensonges de l'esprit de Frank Tallis (le troisième volet des carnets de Max Liebermann, série que j'aime beaucoup) et Ground X0 d'Hannelore Cayre (un auteur que je voulais découvrir). Chaque livre s'accompagnait d'un gentil petit mot expliquant son choix, 

Côté gourmandise : le must du must : un petit ballotin de chocolat (pas encore goûté mais cela ne va pas tarder), une  plaque de chocolat au lait avec des éclats de nougat mon autre friandise préférée (je vous ai déjà dis que Praline était médium ?), des papillotes (j'adore ça ! quand je vous disais qu'elle avait les bonnes ondes Praline), et un paquet de café dont le parfum caramel m'a confirmé qu'il venait bien de la maison Le temps des cerises qui propose des cafés parfumés trop trop bons, notamment celui-là (je n'ai pas résisté, j'en ai pris une tasse avec les papillotes pour accompagnement et c'était délicieux). 

Et il y avait même de jolies paillettes comme vous pouvez le voir sur les photos pour agrémenter le tout. Bref, je suis comblée, merci plus de mille fois Praline et merci à Stephanie et Fashion victim pour ce swap.

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 02:44

LE PROPHETIONNEL : LA THEORIE DU BOUCLIER
de Pierre GRIMBERT

Ed Octobre/267p

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Le royaume connaît une paix et un bonheur inégalés depuis des siècles, et il semble que cela doive durer encore de nombreuses années... C'est une véritable catastrophe ! Pour le bon chevalier Ulser de BriseCamail, en tout cas. Sa seule chance d'épouser la belle Migrene est d'accomplir un exploit ; mais les grands de ce monde n'ont aucune quête à lui confier ! Depuis la mort du dernier nécromancien, même les dragons évitent de dire un mot plus haut que l'autre. Les Horckques regardent pousser les patates, et les dieux chaotiques-mauvais se tapent une sieste récupératrice... Malgré tout décidé à agir, Ulser va demander conseil à une sorcière aux pouvoirs aussi grands que ses appétits politiquement incorrects. Il y aurait bien quelque chose à faire, oui... Un exploit formidable, peut-être... mais peut-on vraiment sauver le monde, quand celui-ci n'est pas en danger ? 

Et oui, comment être un héros, vivre d'incroyables aventures avec des compagnons de quête périlleuse quand c'est le calme plat, quand l'époque est tellement sans histoire que la prochaine prophétie annonçant une quête est prévue pour dans treize ans à moins de l'accomplir avec un peu d'avance cette prophétie? Nous sommes donc dans une histoire classique de fantasy : la quête, la prophétie, le grand méchant, le héros et ses compagnons, les armes magiques, etc..c'est même tellement classique que cela ressemble à un énorme cliché que l'on peut parodier allégrement. Ulser, disons le clairement, est un chevalier, un brave chevalier certes, mais il est évident qu'il n'a pas inventé l'eau chaude ni quoi que ce soit d'autre du reste et ses compagnons ne sont pas en reste, une amazone aux formes suggestives, guerrière très douée, mais pas franchement avancée non plus dans le domaine de l'intellect, un voleur cinquantenaire qui vient tout juste de réussir son examen d'entrée comme apprenti dans la guilde des voleurs après des centaines de tentatives ratées, deux sorciers en pleine crise de couple seuls individus légèrement plus intelligents que le reste de la bande, avec eux c'est sûr ce n'est pas gagné du tout cette petite affaire. L'histoire est simple et plutôt légère. Elle joue sur les nombreux clichés du genre avec quelques petites trouvailles bien sympathiques comme la robe de sorcière traditionnelle kitsche (rouge et bleue avec des étoiles scintillantes cousues un peu partout). Les jeux de mots sur les noms des personnages sont plutôt bien trouvés (j'ai particulièrement apprécié Migrene d'Effralgant) et l'intrigue est assez entraînante dans le fond. Un petit roman sans prétention pour passer un bon moment de détente.

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 02:36

ROSE DE PIERRE d'Anne BRAGANCE

Ed Pocket/213p

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Rose a treize ans et vit avec sa mère qui est aussi son professeur principal et qu'elle ne doit jamais appeler maman mais Madame T. Sa mère la trouve trop grosse, sournoise, menteuse, et mauvaise fille. Heureusement, dans cette ambiance de brimades quotidiennes, il y a les livres que sa tante Lise lui offre à Noël et Souade sa meilleure amie.


Vingt-sept sourires viennent d'éclore sur les lèvres de mes bons petits camarades. Comme de juste la vingt-huitième bouche la mienne ne suit pas le mouvement. Bien au contraire, elle se crispe, elle grimace et je devine que tiraillées par tous ces muscles minuscules ligués contre moi, mes lèvres vont se mettre à trembler : alors une fois de plus je serai lamentable, un objet de dérision pour toute la classe. Dans trois seconde, les larmes jailliront-d'autres muscles et de petites glandes sournoises travaillent déjà à me trahir- et Madame T. assistera triomphante à ma débandade. Sa voix s'élève alors pour une seconde sommation:
- Dehors, grosse truie
Les r roulés en tonnerre, les s assassins, c'est une musique que je connais bien. Autour de moi, ça jubile. Vingt sept visages épanouis, ricanants, bouquet de fleurs carnassières, oeuvre de Madame T. qui n'a pas de rivale dans l'art de l'ikebana.(extrait). La première page met tout de suite dans l'ambiance et on se doute que dans un environnement aussi peu favorable au bon épanouissement d'une personnalité, Rose risque à tout moment de dangereusement déraper. En attendant, Rose cherche son père qui a disparu de sa vie et de celle de sa mère quand elle avait quatre ans, elle cherche ses racines algériennes grâce à Souade et sa famille qui sont l'antithèse de sa famille à elle, et tente d'échapper à la terrible Madame T. par les livres et les rêves. Et puis, un jour sa vie bascule dans le drame. Une lecture agréable mais sans le petit plus de L'heure magique de la fiancée du pickpocket. Certes, ce n'est pas du tout le même sujet ni la même ambiance mais, j'ai eu un peu de mal à bien entrer dans le récit. Elle est touchante Rose mais j'ai parfois eu l'impression d'avoir déjà lu ce genre de texte sur les enfants mal aimés et sur qui l'un des parent déverse toute sa rage d'avoir été quitté. Ce ne fut pas non plus ennuyeux, disons que cela se lit bien mais que je ne suis pas certaine d'en retenir grand chose.

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 02:39

LES LIAISONS CULINAIRES d'Andréas STAÏKOS

Ed Babel Actes Sud/145p
Trad (grec) : Karine Coressis et Delphine Garnier

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Nana a une liaison avec deux hommes, Dimitri et Damoclès, deux voisins de palier du même immeuble, dont elle profite de leur talent de cuisinier un jour sur deux chacun. Et puis voilà que les deux hommes découvrent leur rivalité et c'est à coup de bons petits plats qu'ils entreprennent de séduire Nana afin d'être le seul amant dans sa vie.


Première constatation, ne pas lire ce livre avec le ventre vide sous peine d'être incapable de résister aux descriptions des recettes présentées dans l'histoire. La rivalité amoureuse décuplant les capacités culinaires des deux amants, les recettes les plus délicieuses se succèdent page par page pour le grand plaisir de nos papilles gustatives. Le récit est axé sur Nana une femme épicurienne pour qui un bon repas fait partie des préliminaires amoureux et pourquoi se contenter d'un seul cuisinier ? Et puis quand vous aurez fini de lire cette histoire charmante et plutôt sympathique, vous pourrez vous jeter sur les recettes de cuisine que contient ce petit livre et en faire votre livre de cuisine grecque traditionnelle. C'est en effet la deuxième constatation : ce livre fait double emploi. Roman et livre de cuisine car l'auteur donne toutes les recettes (oui toutes) avec les ingrédients, les temps de cuisson, et tout le reste, des deux amants de Nana. Voilà un excellent moyen de rentabiliser son achat.

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 03:00
FONDATION  
FONDATION ET EMPIRE  
SECONDE FONDATION 
 de Isaac ASIMOV

Ed Denoël Présence Du Futur

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Comme je l'avais déjà annoncé ici, je me lance cette année dans un défi personnel de relecture. Et pour commencer j'ai décidé de relire le cycle de Fondation d'Isaac Asimov, un des grands classiques de la SF. J'avais lu la trilogie initiale il y a plus de dix ans et j'avais beaucoup aimé trouvant la lecture aisée et agréable tout en étant passionnante. Qu'en est-il aujourd'hui ?
C'est toujours avec fébrilité et enthousiasme (alors que je connaissais quand même l'histoire et comment elle se finissait) que j'ai tourné les pages en entrant de nouveau dans le futur lointain guidé par une science bien mystérieuse : la psychohistoire.


FONDATION : 251 pages/ Trad : Jean Rosenthal


Dans un futur très lointain, l'humanité aura migré dans l'espace et un empire galactique gouvernera les vingt cinq millions de planètes depuis Trantor, un monde entièrement recouvert de bâtiments d'acier où vivent quarante milliards d'habitants. Mais l'Empire présente des signes de déclin et sa chute est imminente entraînant une période de chaos et de désastres de près de trente milles ans. Cela a été calculé par le psychohistorien Hari Seldon. La psychohistoire est une science qui mêlant psychologie des masses et mathématiques permet de prévoir ce que sera l'avenir et de déterminer les devenir des groupes humains. Hari Seldon a cependant un plan, qui permettrait de réduire la période de chaos après la chute de l'empire jusqu'à l'émergence d'un nouvel empire. Son plan prévoit la création de deux Fondations, chacune située à une extrémité de la galaxie. Quand le reste de la civilisation se sera effondrer, les hommes et les femmes des deux Fondation seront à la base de la création du second Empire.


On avance donc de siècle en siècle, dans cette histoire du futur, et chaque épisode met en avant une période de crises baptisées : crises Seldon, prévues par le grand psychohistorien décédé depuis des années et qui devraient êtres résolues par les gens de la Fondation établie sur la planète Terminus. C'est ainsi que ce petit monde, sans puissance militaire, isolé, sans allié puissant, objet de convoitise de toute part, parviendra à garder son indépendance, fera et défera les empires et les royaumes, sera à l'origine d'une nouvelle religion et deviendra une grande puissance économique et scientifique. Chaque histoire est indépendante mais fait partie d'un tout et les résolutions des crises que traversent la Fondation sont souvent très ingénieuses de ruse, d'intelligence, de manipulations et passent rarement par la solution des armes et de la destruction massive. Bien au contraire car c'est bien connu La violence est le dernier refuge de l'incompétence. Cette célébrissime formule que tout lecteur de Fondation a retenu et affiché quelque part dans sa mémoire, vient d'un des personnages emblématique du cycle réputé pour son sens de la formule. C'est d'ailleurs également de lui que vient cette autre phrase : Que tes principes de morale ne t'empêchent pas de faire ce qui est juste ce qui sera mis en application par un membre d'une toute nouvelle organisation, celle des Marchands et qui sauvera lui aussi le plan Seldon. Bien que ce cycle accuse tout de même son âge, il n'a rien perdu de son attrait et de son pouvoir d'addiction. Certes, les personnages féminins sont inexistants du moins dans ce premier tome ou bien anecdotique, les personnages tout courts sont rarement fouillés d'un point de vue psychologique, mais curieusement, le récit fonctionne et reste passionnant par l'ingéniosité dans la résolution des intrigues, que l'on voit rarement venir avant la fin des épisodes. Asimov a été également auteur de nouvelles policières où il fallait résoudre des énigmes pour démêler une affaire et un peu de cela transparaît dans ce premier tome. Cela s'estompera un tout petit peu dans les volumes suivants.


FONDATION ET EMPIRE : 270 pages/ trad : Jean Rosenthal


La Fondation est maintenant fermement établie dans la périphérie de l'Empire, elle dispose d'avancées technologiques et scientifiques très poussées, d'une puissance économique très efficace et d'une stabilité politique plutôt rassurante dans cette période de troubles qui commencent à déstabiliser ce qui reste de l'Empire pas encore tout à fait mort certes mais qui perd de son pouvoir et de son influence. C'est alors qu'un général ambitieux rêvant de conquête décide de s'attaquer aux mondes de la Fondation au nom de l'Empereur.


Jusqu'à présent, les récits du cycle étaient plutôt indépendants les uns des autres, mais à partir de ce deuxième tome, apparaît une sorte d'unité dans l'histoire racontée par l'auteur. Car un personnage énigmatique fait son apparition et va bouleverser l'avenir prévue par Seldon. Car il est en quelque sorte un accident, et la psychohistoire ne peut pas émettre de prédiction sur les individus. Il se fait appeler le Mulet et deviendra un grand conquérant, un puissant dictateur et une menace sérieuse pour la Fondation. Le Mulet est Le Personnage du cycle. Il est à la foi étrange, repoussant et fascinant. C'est un mutant doté de la capacité de remodeler les émotions humaines en créant artificiellement dans l'esprit d'un individu une loyauté et une confiance inconditionnelle envers sa personne d'où sa réussite dans ses conquêtes et la création de son empire. Il pourrait être haïssable si ce personnage ne vivait pas dans une grande solitude et dans le sentiment qu'il ne sera jamais aimé et admis au sein de la communauté humaine du fait de sa grotesque apparence physique et de son pouvoir psychique si terrifiant. Et ce côté si émouvant du Mulet suscite plus de compassion que de réelle aversion de la part des personnages qui s'opposent à sa dictature et de la part du lecteur. Dans ce second volet, on se sent soudain plus concerné par les personnages que par les sociétés dans lesquelles ils évoluent. Jusqu'au bout, on retient son souffle dans l'attente de savoir si les héros vont enfin trouver où se cache la Seconde Fondation avant Le Mulet bien décidé lui à la détruire pour pouvoir régner sans crainte sur son Empire. C'est une course contre la montre et l'auteur maintien le suspens jusqu'aux dernières pages.


SECONDE FONDATION : 271 pages/ Trad : Pierre Billon


Le Mulet a parfaitement réussi son plan de conquête mais il est obsédé par l'idée qu'il lui faut débusquer La Seconde Fondation qui a toujours été cachée contrairement à la première Fondation qui maintenant fait partie de son Empire. Tant qu'il n'aura pas détruit ou asservi celle-ci, il ne se sentira pas en sécurité. Car la Seconde Fondation est axée sur la psychologie et dispose probablement de gens aux pouvoirs mentaux similaires aux siens. Mais cette obsession pourrait lui coûter cher.


Tout le monde l'a oublié dans ce nouvel univers, où l'Empire n'est plus, où Trantor est en train de devenir une planète agricole, où la première Fondation est maintenant au centre d'un nouvel essor de la civilisation, mais il y a bien eu à, l'origine deux Fondations. Et si la première est bien visible et est plus tournée vers les sciences physiques, la seconde a toujours agi dans l'ombre, préférant influencer les évènements sans jamais apparaître au grand jour. Il en aurait toujours été ainsi si elle n'avait été obligée de sortir de l'ombre pour affronter Le Mulet. Mais voilà, le plan Seldon pourrait bien être compromis suite à cette intervention car les gens de la première Fondation ne devaient pas se douter qu'ils étaient en fait dirigés inconsciemment par les dirigeants de la Seconde Fondation. Et si celle-ci allait se servir de ses pouvoirs sur l'esprit humain afin de régner sur le futur Empire et surtout sur les individus en ne leur laissant aucune liberté de choix et de pensée. Voilà comment un petit nombre de savants décident de partir à sa recherche. Ici, enfin un personnage féminin fait son apparition, Arcadia Darrell, adolescente rebelle, à l'intelligence précoce, rêvant d'aventures, et prête à tout pour faire enrager son papa qui fait partie de la conspiration anti Seconde Fondation. Cette chipie au grand coeur va se retrouver au centre de toute une série d'évènements dont il vaut mieux ne rien dévoiler pour ne pas gâcher la surprise de la lecture. La fin de ce troisième volet amène une conclusion satisfaisante du cycle bien que l'auteur sous la pression de ses éditeurs se soit vu obligé d'adjoindre d'autres tomes à sa trilogie initiale un peu plus de trente ans après. La solution de l'énigme est surprenante et fonctionne très bien. Un cycle qui certes a un peu vieilli dans le style et la profondeur psychologique des personnages, mais est passionnant dans la description de cette future civilisation galactique, et l'ingéniosité des intrigues construites par l'auteur. Facile d'accès, sans lourdeur dans les explications scientifiques, on se laisse vite prendre par les récits et il devient difficile de lâcher la lecture avant la fin.

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21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 07:37

Dans la série c'est totalement idiot, et sans intérêt, je viens de trouver un nouveau moyen de perdre mon temps : Le sloganizer. Certes, c'est en anglais mais c'est relativement facile à comprendre. Introduisez n'importe quel nom et quelques merveilleux slogans percutants feront leur apparition. Outil idéal lors des périodes électorales.


J'ai testé avec


A Livre Ouvert : Step in to the light with A Livre Ouvert (ça c'est la grande classe quand même)

LCA : Heal the world with LCA (là aussi c'est beau, c'est grand)

             There's only one true LCA !( parfaitement !)

             I want more, I want LCA (je suis d'accord)

Chimère : No need to worry with Chimère (je m'en souviendrai le jour où je voudrais me présenter à des élections).

Je vous laisse vous amuser...

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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 02:30
PERSUASION de Jane AUSTEN
Ed 10/18 298p

Trad : André Belamich

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Ann Eliot a été fiancée au capitaine Wentworth mais s'est laissée convaincre par Lady Russel une amie de sa mère, quelqu'un pour qui elle avait beaucoup d'estime, de rompre son engagement avec celui-ci en raison de son manque de fortune. Cette rupture a été d'autant plus douloureuse et amère pour elle que quelques années plus tard la situation et la fortune du capitaine étaient faites. Et puis bien des années plus tard alors qu'elle pensait que tout était oublié et fini, le hasard place une fois encore le séduisant capitaine Wentworth sur son chemin. Est-il réellement trop tard ?


C'est à se demander si ce roman n'est pas le plus autobiographique de Jane Austen qui elle aussi s'est vue refusée un mariage avec un jeune homme trop pauvre qui deviendra riche pourtant quelques années après la rupture. On y retrouve néanmoins tous les ingrédients austeniens, des amours qui paraissent impossibles ou contrariés, des promenades dans la nature ou près de la mer, la société aisée de Bath, les petits travers et ridicules de celle-ci et l'amour avec un grand A. Ici, le thème serait la deuxième chance d'atteindre le bonheur malgré les erreurs de jugement du passé. En tout cas, elle est bien sympathique cette Ann bien décidée finalement à obtenir ce qu'elle souhaitait depuis le début : épouser le capitaine de son coeur.

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 09:27

Cette année et bien que la période s'y prête je n'ai pas pris de bonne résolution. Plus d'idée, pas trop de motivation non plus. Or, j'ai fini par trouver l'outil parfait pour ceux qui sont dans le même cas que moi :


Un générateur universel de bonnes résolutions.


Après quelques essais j'ai retenu celles-ci :


Penser sagement à s'acoquiner avec des palmes : le plus dur ce sera de trouver les palmes, après c'est juste une question d'approche et de dialogue.


S'évertuer lyriquement à soliloquer sur internet : oui lyriquement, parce que sinon c'est pas drôle.


Se proposer avec malice de s'enrichir sans résultat : ça, ça ne devrait pas être trop difficile.


Bon et vous,vous avez pris quelles résolutions pour 2008 ?


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14 janvier 2008 1 14 /01 /janvier /2008 01:43

PETITS SUICIDES ENTRE AMIS d'Arto PAASILINNA

Ed Denoël/300p
Trad (finnois) : Anne Colin Du Terrail

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Onni Rellonen, petit entrepreneur dépressif suite à une faillite et un couple qui bat de l'aile et le colonel Hermanni Kempainen, qui ne se remet pas de la perte de sa femme ont l'idée de se suicider. Or le hasard a voulu qu'ils choisissent le même jour et la même grange pour le faire. Y voyant un signe du destin, ils montent une petite association d'aide aux dépressifs suicidaires et organisent avec une trentaine d'entre eux un voyage dans un autocar de luxe qui doit être précipité du haut d'une falaise à la fin de leur voyage.


C'est reparti pour un joyeux délire et sur un sujet pas forcément drôle à la base. Sauf que l'on peut faire confiance à Paasilinna pour vous faire adhérer avec bonheur à ce voyage hors du commun où chacun va finalement découvrir que la vie n'est pas si terrible et effrayante qu'ils pouvaient le croire. De la Finlande jusqu'au Portugal en passant par la Suisse où on ne peut autoriser les suicides qui sont générateurs de désordre surtout si vous êtes étranger, nos candidats au suicide goûtenty aux joies du voyage, tombent amoureux pour certains, et finalement se découvrent du genre « bons vivants » c'est qu'ils sont du genre joyeux ces désespérés de la vie finalement. Bien entendu, les autorités finlandaises soupçonneuses sont sur la piste de l'autocar de la mort mais sont toujours à la traîne tandis que des rumeurs les plus folles commencent à circuler dans toute l'Europe sur ces mystérieux voyageurs qui vont quand même semer quelques beaux désordres sur leurs passages. C'est un roman émouvant, tendre un brin caustique qui devrait vous mettre de bonne humeur pour la journée.

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