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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 07:39
SUR LE SEUIL de Patrick SENECAL
Ed Alire/429p
 
Thomas Roy le célèbre écrivain d’horreur du Québec a été interné dans un hôpital psychiatrique de Montréal suite à une crise où il s’est mutilé chez lui. Paul Lacasse le psychiatre en charge de ce patient va petit à petit découvrir le terrifiant secret derrière cet acte d’automutilation.
 
C’est le genre de roman qu’on ne peut pas lâcher avant la fin tout en redoutant ce que l’on va découvrir à la page suivante. C’est parfois limite gore (le coup du crayon franchement rien que d’y penser j’en ai des frissons), mais c’est tellement bien écrit qu’on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages. Ce livre n’épargne pas ses personnages et ils ne sortiront pas indemne de ce cauchemar concocté par l’auteur. Du fantastique qui fait vraiment peur, des personnages embourbés dans une situation inextricables et la fin est loin d’être un modèle d’optimisme.
 
Il est à noter que les éditions Bragelonne ont réédité ce roman récemment en grand format.
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 06:25
LE LIVRE DES CHEVALIERS de Yves MEYNARD
Ed Alire/320p
 
Adelrune est un enfant trouvé. Il est élevé sans amour par un couple aux principes rigides et qui suivent avec zèle les préceptes, de la Règle. C’est alors que dans le grenier de la maison familiale, il trouve Le Livre des Chevaliers. Un jour, lui aussi en sera un…
 
Un roman initiatique avec de la magie, des peuples bizarres, un grand voyage autour du monde, de l’amitié, de l’amour, de la haine et une révélation à soi-même dans les dernières pages. Il est intéressant que le premier pas d’Adelrune pour devenir chevalier soit l’apprentissage de la lecture qui lui permettra de comprendre le livre et de suivre les instructions pour trouver celui qui lui enseignera les principes de chevalerie. Il règne dans le récit une ambiance de conte, on ne cherche pas à vous trouver une explication du monde dans lequel évoluent les personnages, ni les pouvoirs et les créatures magiques, ils sont là c’est tout et c’est normal. La quête d’Adelrune pour l’obtention de son titre de chevalier est passionnante à suivre avec une résolution finale qui donne tout son sens au titre.
 
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14 décembre 2006 4 14 /12 /décembre /2006 00:28
LES CHRONIQUES DE L'HUDRES d'Héloïse CÔTE
Ed Alire
 
Il y a les royaumes qui adorent Shir le dieu mâle  ; il y a les royaumes qui vénèrent Shirana la déesse femelle. Mais seul L'Hudres prie et honore la Sainte Dualité. En Hudres depuis la mort du roi et de son fils en bas âge, c'est la reine Lyntas une damasienne adoratrice de Shir qui a pris les rênes du pouvoir et qui compte bien l'utiliser pour extirper l'hérésie shiranienne. Mais une armée Osjes tente d'envahir le royaume, un traître conspire parmi les conseillers, et tout peut encore changer.
 
LES CONSEILLERS DU ROI (305p)
Ce premier volume est un peu faible par rapport à sa suite mais il se laisse lire. L'histoire est plutôt bien menée. Pour une fois "le méchant" en l'occurrence la reine fanatique a un mobile plausible et surtout des circonstances peut-être pas atténuantes mais qui ont fait d'elle ce qu'elle est dans le récit. Sans compter que le traître (on se doute à partir du 2ème tome de qui il s'agit) est probablement encore plus dangereux. Quant aux héros, et bien il va leur en falloir du courage pour s'en sortir.
 
 
LES ENFANTS DU SOLSTICE (304p)
Un peu plus intéressant que le premier tome. Nous sommes véritablement dans l'action et quelques surprises de taille ajoutent du plaisir à la lecture. Le cas Nyam et Fyae est surprenant (personnellement, je n'ai rien vu venir), alors qu'ils m'étaient antipathiques dans le premier tome, j'ai révisé mon jugement après lecture du deuxième. L'intrigue politique et religieuse se tient plutôt bien et j'aimerai bien savoir comment ça va finir cette histoire.
 
 
Les chroniques de L'Hudres sans être le chef-d’oeuvre qui va révolutionner le genre est néanmoins une bonne lecture de détente qui réserve quelques petites surprises plutôt bienvenues. Je lirai volontiers le troisième et dernier tome à sa sortie.
 
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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 00:18
Papillon a fait sa semaine littérature québécoise, je poursuis la mission pour la promotion de cette littérature mais côté sf, fantasy, fantastique voire polar pendant quelques jours. Je devrais donc vous parler d'Elisabeth Vonarburg, Yves Meynard, Joël Champetier, Patrick Senecal etc..Mais avant, voici quelques petites adresses sympathiques pour vous donner une idée.
 
D’abord le site officiel d’Elisabeth Vonarburg, une auteure incontournable de la sf . Si Lhisbei passe dans le coin, elle saura vous convaincre qu’il faut lire ses œuvres.
 
Le site des éditions Alire, histoire de vous donner envie de découvrir quelques titres et auteurs.
 
Un petit blog bien sympa : Fractale Framboise.
 
La revue Alibi pour le polar
 
La revue Solaris pour l’imaginaire.
 
Le blog de Carole sur la littérature québécoise en général, même qu’il est beau et très complet.
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12 décembre 2006 2 12 /12 /décembre /2006 07:20
MIDDLESEX de Jeffrey EUGENIDES
Ed Point Seuil/667p
Trad : Marc Cholodenko
 
  
 Cal Stephanides, la quarantaine vit en Allemagne où il travaille au Département d’Etat américain. Il fut un temps où Cal s’est appelé Calliope Helen Stephanides et c’est son histoire ou plutôt l’histoire de sa famille qu’il raconte depuis le tragique massacre de Smyrne qui a poussé un couple grec les Stephanides a émigré en Amérique. Ce sont ses grands-parents, ils sont aussi frère et sœur.
 
J’ai eu deux naissances. D’abord comme petite fille à Detroit par une journée exceptionnellement claire du mois de janvier 1960, puis comme adolescent au service des urgences d’un hôpital proche de Petoskey Michigan, en août 1974. Il est possible que certains lecteurs aient eu connaissance de mon cas en lisant l’article publié en 1975 par le Dr Peter Luce dans Le Journal d’Endocrinologie infantile sous le titre «  L’identité de genre chez les pseudohermaphrodites masculins par déficit en 5-alpha-réductase de type 2 ». Ou peut-être avez-vous vu ma photographie au chapitre seize de Génétique et Hérédité, un ouvrage aujourd’hui malheureusement bien dépassé. C’est moi à la page 578 nu, en pied, à côté d’une toise, les yeux masqués par un rectangle noir. Sur mon certificat de naissance je porte le nom de Calliope Helen Stephanides. Sur mon permis de conduire le plus récent (établi en République fédérale d’Allemagne) je me prénomme simplement Cal. Je suis un ancien gardien de but de hockey sur gazon, membre de longue date de la Fondation pour la préservation du mainate, Grec orthodoxe peu pratiquant, employé au Département d’Etat américain quasiment depuis que je suis adulte. Comme Tiresias j’ai d’abord été l’un puis l’autre. J’ai été la risée de mes camarades, le cobaye des médecins, l’objet des palpations des spécialistes et des recherches des chercheurs. Une rousse originaire de Grosse Pointe est tombée amoureuse de moi ignorant ce que j’étais (je ne déplaisais pas non plus à son frère). Un tank m’a mené au cœur d’une bataille de rues ; une piscine m’a transformé en nymphe. J’ai quitté mon corps pour en occuper d’autres et tout cela avant d’avoir eu seize ans.(première page)
 
Ce livre est une relecture pour moi mais dès les premières lignes j’ai retrouvé le plaisir que j’ai eu la première fois où j’ai su à la lecture de cette première page que j’étais tombé sur un vrai beau grand roman. J’ai été très vite happée par l’histoire de cette famille peu commune, de ces générations précédentes qui ont abouti à l’arrivée de ce double personnage Calliope/Cal. C’est l’histoire d’une famille d’émigrants grecs, c’est l’histoire de Detroit depuis les années vingt, c’est celle de la découverte progressive de sa double nature par Calliope/Cal. Eugenides a quand même le truc pour servir des histoires qui ne ressemblent à aucune autre et en traitant son thème sous un angle très personnel et particulier. Il aurait pu raconter l’histoire récente de Detroit à travers une famille d’émigrants grecs ce qui aurait été probablement aussi intéressant. Et bien non, il préfère le faire en y introduisant une mutation génétique sur une paire chromosomique et la consanguinité qui mènera à l’apparition de son héros narrateur. Je retiens surtout de ce livre, un talentueux art de la narration. Les trente premières lignes représentent le summum dans l'art de résumer une histoire sans rien dévoiler. Pas de temps mort, l'auteur captive le lecteur durant la totalité de ce gros roman. Il transforme une intrigue qui pourrait facilement sombrer dans le grotesque et l'invraisemblable en un formidable récit qui emprunte à la fois, à la saga familiale, la chronique sociale, le drame, la comédie et à la mythologie. Le charme vient également des personnages tous très bien construits, auxquels on peut s'identifier et que l'on finit par connaître comme s'ils faisaient partie de notre famille ou de notre cercle de relations. Il réussit à nous mettre en empathie avec Calliope/Cal ce qui est loin d'être évident étant donné sa nature particulière.
Ce livre est vraiment un coup de coeur. Pour conclure, Middlesex, c'est du 100 % satisfaction garantie. Foncez vous n'allez pas le regretter.
L'avis de Cuné
L'avis de Lisa
L'avis de Camille

 
Prochaine lecture commune
Le 12 janvier L’objet de mon affection de Stephen MacCauley.
Le 12 février Les chemins de la bête d'Andréa H. Japp
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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 03:11
Après le syndrome de la pal si je vous parlais de ma lal. La lal c’est ce petit carnet, où sont inscrits les titres des livres qui nous font envie Ma lal comme celle d’autres acharnés de lecture ne peut pas tenir sur une page et j’ai du recourir aux carnets répertoires. Céline a des cahiers moi comme Doris Lessing j’ai des carnets :
 
Un carnet rouge pour les polars (romans et essais)
Un carnet violet pour les littératures imaginaires (romans et essais)
Un carnet vert pour les autres
 
Comme il est difficile de transporter tous ces carnets dans mon sac, j’ai recours à un autre carnet, un bleu, qui me sert pour prendre en note les idées lectures quand je suis à l’extérieur. Il contient également quelques post-it sur lesquels j’établis une petite liste de livres à emprunter en bibliothèque.
 
J’ai rajouté récemment dans :
 
Le carnet rouge
La route de tous les dangers de Kris Nelscott Pourquoi ?
Parce que c’est publié par L’aube noire et que L’aube noire publie Brookmyre et depuis le temps qu’on vous dit Cuné et moi que ses livres sont extraordinaires et indispensables à tout amateur du genre, donc moi je fais confiance pour les autres titres de cette collection.
Parce que sous ce pseudonyme de  Kris Nelscott se cache Kristine Kathrin Rush qui écrit de la fantasy ( Le cycle des Feys c’est elle) et que je suis curieuse de voir ce qu’elle peut écrire dans un autre genre
Parce que franchement l’idée de base de la série est vraiment pas mal du tout : un détective noir soupçonné du meurtre de Martin Luther King poursuivi par le FBI et qui mène des enquêtes. J’avoue là ça me donne envie de voir.
 
Le carnet violet
La cité des saints et des fous de Jeff Vandermeer. Pourquoi ?
Parce que j’ai eu la mauvaise idée d’écouter la critique faite dans Salle 101, l’émission de radio sciencefictionnesque et que je sais que ce livre est forcément fait pour moi. D’ailleurs, vous n’avez qu’à vous en rendre compte par vous même en allant sur le lien indiqué.
 
Le carnet vert
Le dernier Templier de Raymond Khoury. Pourquoi ?
Parce que la lecture de la critique dans le magazine Lire de ce passage là : Vous avez aimé le Da Vinci Code ? Vous allez adorer Le dernier Templier. Vous avez détesté le Da Vinci Code ? Vous allez adorer Le dernier Templier. Sans blague : ce roman d’aventure reprend effectivement certains ingrédients du best seller de Dan Brown mais il les accommode à une sauce autrement plus relevée aussi. La partition historique est surtout beaucoup mieux composée et l’enjeu romanesque plus excitant du coup (extrait) m’a donné envie, moi qui n’ai pas lu le Da Vinci Code.
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 00:28
Bricole n°1
 
Comme vous avez pu le constater, A Livre Ouvert…se met aux couleurs des fêtes de fin d’année. Et oui à défaut d’avoir eu l’impulsion de faire le sapin et la décoration de Noël chez moi dans le monde réel, je le fais dans mon chez moi virtuel. Peut-être que cela m’aidera à sortir de ma léthargie et de m’atteler aux préparatifs des fêtes ?
 
Bricole n°2
 
A la date d’aujourd’hui, là maintenant, nous sommes à deux jours du 12 décembre. Et alors ? Alors, si vous avez décidé de participer au livre du mois inter blogs, c’est le moment de vous activer pour terminer Middlesex de Jeffrey Eugenides et faire une jolie critique sur votre blog pour mardi. Si vous n’avez pas commencé et que vous êtes tentés, bonne chance pour finir les 667 pages de ce livre. Ou alors rendez-vous au 12 janvier (mon anniversaire !!) pour L’objet de mon affection de Stephen McCauley.
 
Bricole n°3
 
Après visionnage de mes statistiques sur la journée de vendredi, j’ai cru halluciner. Mais qu’est ce qui s’est passé ? Vous avez été pris d’une frénésie de visite bloguesque de mon petit monde du livre à moi ? Le précédent record de pages visitées a été pulvérisé et largement et plus surprenant alors que cela n’était jamais arrivé : le nombre de visiteurs uniques pour ce seul jour a doublé. Du jamais vu ! Cela m’amène à m’interroger sur la possible intégration d’un compteur de visite sur ma page ? Est-ce une bonne idée ? Ce ne sera pas pour tout de suite de toute façon, on verra bien après les fêtes…
 
Bricole n°4
 
Mais pourquoi je n’ai pas plus intelligent à vous raconter aujourd’hui ?
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 03:23
LA NUIT DES GROENLANDAIS de Jane Smiley
Ed Robert Laffont/575p
 
Au XIVème siècle, au Groenland, une colonie viking établie par Erik Le Rouge après une période faste finira décimée par le climat, les famines et les épidémies, oubliée de l’Europe ravagée par la peste.
 
Chroniques d’un crépuscule. L’auteure met en lumière   un épisode très peu connu de l’histoire. Sous forme d’une chronique familiale, le lecteur est invité   à connaître les coutumes et la vie de ces colons qui finiront par se replier sur eux-mêmes et par disparaître mais aussi les légendes qui courent parmi eux, les paysages magiques du Groenland et les personnages qui hantent le récit. C’est que l’on finit par s’attacher à eux, leur caractère, leurs amours, et leurs destins. Et puis il y a la langue, l’écriture qui fait que l’on est dans le récit. La  très grande richesse du vocabulaire  donne une authenticité d’époque au roman. Même les allergiques aux mots comme se ramentever ou bienveigner peuvent trouver leur bonheur dans ce livre. A découvrir.
 
 
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8 décembre 2006 5 08 /12 /décembre /2006 03:10
Et parce que je n’ai strictement rien d’intéressant à vous raconter aujourd’hui, je vais vous laisser un des petits passages du Père Porcher de Terry Pratchett qui m’a doucement fait rigoler. Il concerne Susanne de Sto Helit, gouvernante dans une riche famille bourgeoise. Suzanne est par ailleurs, la petite fille de la Mort un personnage pratchettien qui joue un grand rôle dans les Annales du Disque-Monde. Et oui La Mort est un mâle, un mâle nécessaire…
 
L’éducation c’était comme une maladie sexuellement transmissible. Ca rendait inapte à des tas de besognes, puis ça démangeait d’en faire profiter les autres.
Elle était devenue gouvernante. Un des rares emplois qu’une aristocrate reconnue pouvait tenir. Et elle y avait pris goût. Elle s’était juré que le jour où elle se retrouverait à danser sur les toits avec des ramoneurs, elle se frapperait à mort à coups de son propre parapluie.
Après le thé, elle leur lut une histoire. Ils aimaient ses histoires. Celle du livre était assez horrible mais la version de Suzanne passa comme une lettre à la poste. Elle traduisait au fur t à mesure de sa lecture.
« …puis Jacques abattit la tige de haricot, ajoutant meurtre et vandalisme écologique aux chefs d’accusation de vol, subornation et effraction déjà mentionnés, mais il s’en tira à bon compte et vécut toujours heureux sans même éprouver une pointe de remord pour ce qu’il avait commis. Preuve qu’on peut tout se faire pardonner quand on est un héros car personne ne pose de question gênante.
« Et maintenant…(elle referma le livre d’un coup sec) c’est l’heure d’aller au lit ». (extrait du Père Porcher de Terry Pratchett)
 
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:48
LA SEPARATION de Christopher PRIEST
Ed Denoël/455p
Trad : Michelle Charrier
 
Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où Rudolf Hess s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son avion a t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? Et pourquoi dans certains documents d'archives, la guerre semble t-elle s'être prolongée jusqu'en 1945 ? C'est à toutes ces questions que va tenter de répondre l'historien Stuart Gratton : notamment en s'intéressant au destin exception de deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer qui ont rencontré Hess en 1936 aux Jeux Olympiques de Berlin.
 
La séparation est une uchronie. L'auteur part du principe que la seconde guerre mondiale a pris fin en 1941 peu de temps après qu'un accord de paix a été trouvé entre l'Angleterre et l'Allemagne.
Sauf que bien entendu, tout va se compliquer avec les jumeaux Sawyer qui ont chacun d'eux une version différente de cette guerre. Pour l'un elle s'est déroulée de 1939 à 1945 et pour l'autre elle s'est arrêtée en 1941. Mais existe t-il réellement des jumeaux ou bien s’agit-il d'un seul individu souffrant de dédoublement de personnalité ? Et si ils sont deux, il semblerait que la ligne temporelle dans laquelle nous sommes a impliqué la mort de l'un d'eux et inversement. Et si l'un ou l'autre avait réellement basculé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941 dans une autre réalité temporelle ?
Le roman se scinde en deux versions, celle de Jack le pilote de la RAF et celle de Joe objecteur de conscience et ambulancier de la Croix Rouge. Elles diffèrent l'une de l'autre à un tout petit détail près que je ne dévoilerais pas. Quant à Rudolf Hess, ce personnage semble jouer un jeu trouble dans les deux versions de l'histoire.
Ce roman est fait pour se lancer dans d'intenses réflexions une fois la dernière ligne lue. Le récit est servi par  une construction narrative très précise, et un style agréable qui permet d'accrocher dès les premières pages.
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