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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 00:03
UNE TRES VIEILLE PETITE FILLE
de Michel ARRIVE
Ed Champ Vallon/242p
 
Une très vieille dame, Geneviève Briand-Lemercier ? C'est ce que l'état civil indique : quatre-vingt-onze ans. Mais en même temps une toute petite fille. Elle ne résiste à aucune tentation et se trouve réduite chaque fin de mois à vendre chez Gibert quelques-uns un de ses livres. Elle suit toujours à la lettre la consigne donnée par son père il y a trois quarts de siècle, d'écrire chaque jour quelques lignes de son journal. Cependant l'angoisse la point : Madame Bertrand la prestigieuse professeure de graphologie et d'astrologie transcendantale dont elle paie à prix d'or les leçons lui donne la consigne de ne plus écrire et même de "désécrire". C'est que le poids de ses écrits est un obstacle à sa longévité. L'immortalité ? Elle ne pourra l'atteindre qu'à condition de se défaire, de tous ses vieux cahiers. La vieille dame entreprend dans la douleur son travail de "désécriture". Mais peu à peu elle s'interroge : ne serait-il pas plus commode de tuer les êtres plutôt que les lettres ?
 
Délicieux, un vrai petit bijou avec un personnage charmant qui doit être une plaie à vivre pour son entourage néanmoins, avec notamment sa manie de répondre à tous les jeux concours bidons en croyant fermement avoir gagné le gros lot et en passant des commandes pour des objets hors de prix qu'elle n'utilisera jamais. Geneviève n'a qu'une obsession : l'immortalité. Ses commentaires sur son passé, sur ce qui se passe dans son immeuble, sur les gens qu'elle fréquente forment la trame du roman et bien entendu la grande question est : ira t-elle jusqu'à tuer pour prolonger son existence. C'est qu'elle y croit fermement à cette immortalité qu'elle s'efforce d'atteindre quitte à passer sur le corps de ses enfants du reste. C'est férocement drôle et tendre à la fois. Cette petite bonne femme est tout bonnement géniale et sa vision de la vie est plutôt optimiste, témoin sa demande d'un prêt bancaire sur une longue durée pour pouvoir financer des travaux chez elle. On l'aime Geneviève, on espère qu'elle est au moins devenue centenaire. Cependant, je n'irai pas manger de crêpes chez elle, ce ne serait pas très prudent.
Merci à Cuné pour ce petit cadeau extra génial et un coup d'oeil sur son avis
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13 septembre 2006 3 13 /09 /septembre /2006 00:00
Voilà, voilà, on se dit qu’on remerciera gentiment plus tard, demain ou après demain et puis on fait autre chose et on oublie. Donc je répare cette faute maintenant.
 
Tout d’abord au sujet de La bicyclette rouge de Kim Dong Hwa, Miss Poivert m’avait fait le grand honneur de citer mon petit billet dans son excellente et très intelligente critique de cette BD coréenne. Flattée et toute émue je m’étais promis de mettre un lien vers son article à mon retour des vacances et puis j’ai traîné en longueur…  Donc, vous pouvez constater que la chose est faite et encore merci Miss. Honorée et flattée. 
 
Plus récemment, j’ai eu l’heureuse surprise de faire partie de la sélection du Tour des blogs, concernant le prix chimérique et la critique de Féerie pour les ténèbres (lisez ce livre !!).  donc merci au sieur Bosseaux et hop ! Un petit lien vers ce blog dont le concept est très malin et intéressant.
 
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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 00:00
L'EPOPEE DU BUVEUR D'EAU de John IRVING
Ed Points Seuil/462p
Trad : Michel Lebrun
 
Fred "Bogus" Trumper a une ex femme qui l'a quitté pour son meilleur ami (avec qui il est en bon terme), une maîtresse qui veut un bébé alors que l'idée l'angoisse, un ami cinéaste qui veut faire un documentaire sur l'échec en le filmant lui et un tout petit problème physique qui l'oblige à boire de l'eau selon les conseils de son urologue.
 
C'est vrai que le héros est attachant, drôle, qu'il lui arrive les pires calamités et que son caractère fuyant les réalités n'aide pas beaucoup à finir sa thèse ou sauver son mariage. Un livre sympathique certes mais...j'ai eu l'impression étrange d'avoir déjà lu ce même genre d'histoire avec ce même genre de personnage d'où mon manque d'adhésion à ses déboires. Cependant, l'écriture est agréable et je vais poursuivre ma découverte de l'auteur avec d'autres titres histoire de m'en faire une idée plus juste. Le hic c'est qu'à la limite j'aurai préféré un roman sur sa deuxième compagne Tulpen qui m'est apparue très intriguante et fascinante, elle reste mystérieuse jusqu'à la fin du roman et je trouve son humour à froid bien plus performant que celui de Bogus. Cela dit certains passages sont à mourir de rire dont les lettres que le héros envoie à ses créanciers qui sont le summum de la mauvaise foi la plus absolue et irrésistible.
 
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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 00:03
HUMAINS AIGRES-DOUX de Suzanne MYRE
Ed Marchant de feuilles/157p
 
Un recueil de nouvelles des plus intéressant dans sa construction. Chaque histoire appelle une autre histoire et répond à une autre. Imbriquées les unes dans les autres, elles forment finalement un tout cohérent tout en offrant différents points de vue sur les personnages ou les situations présentées. Ingénieux, efficace et avec quelques personnages inoubliables dont le coiffeur Voualters qui cache une personnalité des plus coupante ? En tout cas, je ne me ferai pas coiffer chez lui c'est sûr.
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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 00:00
LE SORCIER-LA VOIE DU WYRD
de Brian Bates
Ed du Rocher (265p)
 
Brand jeune copiste dans un monastère entreprend en Angleterre un voyage afin de recueillir des informations sur les croyances païennes. Son guide un sorcier guérisseur du nom de Wulf l’initiera au monde des esprits.
 
Un roman réellement surprenant. Voilà une histoire qui se joue à deux personnages, l’initiateur Wulf un sorcier très charismatique, au sens de l’humour particulier mais avec des dons assez impressionnant, un grand conteur également et l’initié, Brand un jeune novice qui va se retrouver dans l’obligation de remettre en question sa foi et l’enseignement qu’il a reçu. Les rares autres acteurs de cette histoire sont des figurants tant la narration est centrée sur la relation entre les deux personnages et surtout les rituels magiques.
 
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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 07:24
Le prix chimérique du mois qu’est ce que c’est encore que cette lubie ? C’est mon envie à moi de décerner une petite récompense non officielle et sans bénéfice à ce qui m’aura le plus marqué positivement au cours du mois écoulé. Le prix chimérique qui a failli s’appeler le prix Chimère mais cela m’aurait fait passer pour une totale mégalo (ce qui est vrai cependant personne n’a à le savoir), récompensera donc un grand moment d’émotion, de joie, ou d’humour dans ma petite existence. Ce ne sera pas, forcément un prix littéraire d’ailleurs. Le jury composé de moi-même et de mon ego en totale subjectivité et parce que c’est mon prix à moi aura donc la charge de choisir ce coup de cœur mensuel. Le logo qui apparaît là est provisoire jusqu’à ce que je déterre quelqu’un de plus doué que moi en dessin pour m’en faire un plus joli et plus mieux (papa, t’es occupé là ?). Et donc la récompense suprême est attribuée pour le mois d’août 2006 à….Lisez l’article en dessous. 
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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 07:20
FEERIE POUR LES TENEBRES de Jérôme NOIREZ
Ed Nestiveqnen/302p
 
Et voici donc venir un récit où le rire se mêle à l'horreur, où l'inventivité verbale de l'auteur force l'admiration et l'engouement du lecteur, et où l'impression de lire un délire totalement maîtrisé et rationnel est plus qu'une impression. C'est avec une jubilation intense que je suis restée scotchée à l'histoire ébahie par l'imagination de l'auteur tant verbale que scénaristique et par sa capacité à créer un monde totalement fou et cohérent à la fois. Et ça raconte quoi comme histoire ?
Tout a commencé quand la Technole entité dont on ne sait pas grand chose mais le lecteur peut s'en faire une petite idée personnelle (qui n'est peut-être pas la bonne) a commencé à se manifester par ses rebuts qu'elle déverse à la surface comme dans l'En-dessous, télés qui ne diffusent que de la neige, sacs en plastique, station service apparue subitement dans une forêt, objets divers et souvent hors d'usage que récoltent les rebuteux pour les revendre. Les rioteux, peuples de l'En-dessous profitent eux aussi de la manne de la Technole et contrairement à, ce que tout le monde pensent, ils ne sont pas à l'origine de celle-ci. 
Et bien entendu, les choses commencent à se dégrader en haut comme en bas, et un noir dessein sorti tout droit d'un cerveau de malade se trame dans le plus profond de l'En-dessous, le Fondril. A la surface, le corps d'une jeune femme assassiné et dont les os sont en plastique va éveiller les soupçons de l'officieur de justice Obicion (qui déteste les rebuts de la Technole, mais est bien obligé de s'en servir dans son métier, comme de mettre les yeux de la victime dans un sac plastique où est inscrit un message ésotérique "Intermarché", ou bien d'utiliser une machine à écrire à laquelle il manque les lettres T, B, F, Q pour faire ses rapports).
Par le biais de personnages dont on peut se demander quel est le lien avec le récit, on découvre donc le monde de l'Au-dessus mais aussi l'En-dessous avec les rioteux peuples qui ont des moeurs étranges et parfois sanglantes (pourquoi autopsier un mort alors qu'avec un vivant c'est tellement plus amusant ?). Il vaut mieux aborder les Esmoignés, Fraselés, Emiettés etc..avec prudence et circonspection si on souhaite rester en un seul morceau.
Il est grand temps de lâcher tous vos repères et de suivre les aventures de Malgasta, Estrec de Gourios le fééeur et ses problèmes de plomberie, Jectin de Lourche le sculpteur à la recherche de Grenotte et Gourgou les orphelins fugueurs, d’Orbarin Oraprim roi bien plus intelligent et plus fin que son physique de charcutier pourrait le faire croire (la charcuterie c'est la grande passion du roi, il aurait aimer en faire son métier d'ailleurs, Louis XVI avait ses serrures, Orbarin a ses andouillettes) les déboires de Quinette le seul représentant canin à pouvoir se vanter d'avoir sauver le monde (même Lassy, elle ne l'a pas fait. Si ? L'amérique je veux bien mais le monde....). Les chansons énigmatiques de Jobelot vont vous obliger à vous creuser la cervelle pour y trouver un sens et pendant ce temps, quelque chose de terrifiant a été réveillé au fin fond de l'En-dessous et a pour nom Charnaille.
Le tout est raconté de façon savoureuse et avec un art consommé de l'ironie corosive qui laisse pantois. On rit beaucoup à la description de ce tout nouveau sport pratiqué sur l'ubac une région pauvre de Lulle : le ski.
La Vertigineuse que les habitants surnomment la Grande Gueulante est le théâtre de chutes spectaculaires. On y entend les articulations se déboîter, les os se casser, les rotules se fendre, les chairs se déchirer, les crânes éclater comme des coquilles d'oeuf, les dents s'envoler et des blessés hurler leur douleur en plusieurs langues. C'est très distrayant quand le froid et l'ennui vous paralysent. L'adret où le soleil semble perpétuellement enflammer la neige, où les sapins bruissent sous des vents légers, où le printemps fait naître des fleurs délicates est un pénonage plus agréable à vivre que l'ubac. On risque seulement de se brûler les yeux si l'on ne prend pas quelques précautions . Seul l'écho des hurlements provenant de la Vertigineuse trouble parfois le calme de l'adret. Le vieux Carcaran à l'oreille attentive note chaque cri dans un un livre qu'il a intitulé Clameurs de l'Ubac et dont il aime faire la lecture deux soirs par semaine à l'unique auberge du pénonage. (extrait). N'est ce pas digne d'un bon Pratchett ça ?
L'effrayant, le bizarre finit par se mélanger avec le drôle et le décalé. Faites le voyage vous n'allez pas le regretter. Bien que le livre puisse se lire comme une histoire complète, il existe un deuxième tome et le troisième ne va pas tarder à être publié : Les nuits vénéneuses et Le carnaval des abîmes
 
Pour vous faire une idée de qui est à l’origine de ce roman, allez voir un peu le site de l’auteur.

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8 septembre 2006 5 08 /09 /septembre /2006 00:02
L'OISEAU D'AMERIQUE de Walter TEVIS
Ed Folio sf/387p
Trad : Michel Lederer
 
Au XXIVème siècle, l'humanité se meurt en douceur grâce aux tranquillisants et drogues distribués par des robots qui ont pris le contrôle en déchargeant l'homme de toute responsabilité et de toute tâche et de leur liberté de pensée. Robert Spofforth un androïde le plus perfectionné jamais créé veille sur ce qui reste de ce monde, ses capacités exceptionnelles hélas ne lui donnent pas la possibilité de mourir. Mais Paul Bentley un fonctionnaire redécouvre par hasard l'acte de lire et transmet ce savoir à Mary Lou, jeune femme rebelle contre le système.
 
Savoir lire peut-il sauver l'humanité ? Savoir et aimer lire, au point de se passer des drogues légales et gratuites (qui stérilisent la population également), de tenter de réfléchir, de faire les choses par soi-même, de ne plus regarder les programmes débilitants que diffusent sans interruption les écrans, de découvrir l'amour (sentiment interdit et illégal) et de chercher un moyen pour aider un androïde à accéder à son rêve le plus cher : mourir. Les trois personnages principaux Paul, Mary Lou et Robert, sont impliqués dans un drame personnel et social. Alors que les suicides chez les hommes se multiplient et que les naissances n'existent plus, que les robots machines sans état d'âme commencent tout doucement à cesser de fonctionner correctement, et que manifestement le monde va bientôt mourir, Paul et Mary Lou redécouvre les sentiments par le biais de la lecture et Robert leur adversaire et allié en même temps ne rêve que de mourir. En séparant les amoureux et en vivant en couple avec Mary Lou, il se donne une dernière chance de devenir lui aussi humain. Paul lui découvre le monde sans machine, avec ses communautés bizarres vivant en marge du système. Finalement personne n'est heureux dans ce monde sauf les psi bus, ces moyens de transports sont les seules machines à être sympathiques avec leur bonne humeur et leur gentillesse naturelle. Spofforth lui est sur les deux bords, on l'aime à un chapitre, il est détestable à l'autre. Mais sa personnalité est bien plus complexes que n'importe quel robot. A lire pour découvrir le monde tel qu'il pourrait être un jour si on n’y prend pas garde.
L'avis de Cuné
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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 00:15
CHASSE AU LOUP d'Armand CABASSON
Ed 10/18 284p 
1809 à Aspern en Autriche, l'armée napoléonienne est en pleine stagnation dans le conflit avec les autrichiens. Le jeune lieutenant Relmyer d'origine autrichienne revient sur les lieux où il a été séquestré quatre ans plus tôt avec un de ses camarades d'orphelinat. Ce dernier avait été retrouvé mort mutilé et Relmyer s'est juré de retrouver l'assassin. Or un crime similaire vient d'être commis. Le capitaine Margont décide de mener l'enquête.
 
Toujours un aussi bon mélange entre le polar et le récit historique. Avec cette fois encore une chasse au tueur en série dans une région assiégée par les autrichiens et une situation militaire critique côté français. Cependant le personnage de Relmyer est quasi insupportable dans son comportement aveugle à son entourage. Seule compte la traque de l'assassin. Mais ce personnage prend une toute autre dimension dans les dernières pages.
 
Cette série est vraiment intéressante à suivre même sans être attiré par l'époque du premier empire ce qui est mon cas.
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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 00:26
LA VIERGE FROIDE ET AUTRES RACONTARS
de Jorn RIEL
Ed Gaïa/196p
Trad : Suzanne Juul et Bernard Saint Bonnet
Illustré par : Eiler Skrag 
"Emma tiens, c'est comme si elle était faite rien qu'avec des beignets aux pommes. Les fesses, les seins, les joues et tout et tout. Rien que des beignets mon garçon. Et au milieu de toute cette pâtisserie, deux yeux bleu ciel et une moue rouge"
William leva les yeux sur la tache de suie que contemplait Mads Madsen. Il essayait de s'imaginer la si appétissante Emma.
"Tu as connu Emma...comme tu sais ?"
"Oui, soupira Mads Madsen du fond du coeur. Je l'ai connue comme çà."
"Où est ce que tu l'as rencontrée ?"
Mads Madsen plissa les yeux et laissa Emma répondre
" Elle était vierge froide à Alborg" répondit-il...(extrait)
 
Et c'est ainsi que l'insaisissable Emma fut la compagne de quelques pauvres chasseurs solitaires durant quelques temps. Et puis, il y a les autres histoires, celles du cochon Le roi Oscar, celle du dressage du Lieutenant, plein d'autres. Retrouver William le noir, Mads Madsen, Lasselille et les autres c'est comme retrouver de vieux camarades, des amis dont on aime entendre raconter les aventures extraordinaires qu'ils ont vécues et les gens bizarres qu'ils ont pu croiser. On en redemande
Pour un peu plus de Riel et encore un peu  
 
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