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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 00:02
LE MONDE ENFIN
 de Jean Pierre ANDREVON
Ed Fleuve Noir/483p
 
Une épidémie a décimé la quasi-totalité de l'espèce humaine rendant le monde au règne animal. Parmi les rares survivants, on trouve un vieux cavalier parcourant les routes de France, une femme cherchant coûte que coûte à avoir un enfant, un militaire sorti d'un bunker de survie, les occupants d'un vaisseau censé partir pour un long voyage et qui n'est jamais parti...
 
Le monde peut-il tourner sans nous ? Et bien, il semblerait qu'il se soit régénérer en quelques sortes et que ma foi notre espèce n'est pas vraiment indispensable à sa survie. Par le point de vue de différents personnages, l'auteur présente la chronique d'une fin d'espèce annoncée et un possible espoir de survie ? Mais très petit, petit l'espoir. Des prémices de la catastrophe à l'après, nous est dévoilé toutes les étapes qui vont transformer Paris en un grand zoo avec des éléphants à tous les coins de rue entre autre. Chaque personnage et son histoire personnelle illustre l'émergence de ce nouveau monde et les portraits sont intéressants sauf pour celui de Paul Sorvino le militaire qui n'a pas réussi à m'être sympathique bien qu'il ne soit pas forcément méchant, juste que les passages le concernant m'aient un peu ennuyée. Mais dans l'ensemble c'est une lecture intéressante et qui se lit avec plaisir.
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29 septembre 2006 5 29 /09 /septembre /2006 00:04
FAUT ETRE PRUDENT
AU PAYS DE LA LIBERTE
de James KELMAN
Ed Metailié/405p
Trad : Céline Schwaller
 
Jeremiah est un Ayksay d'Aykosse vivant depuis douze ans aux Etats Unis, et toujours un émigré, c'est du reste sa dernière nuit avant son retour au pays. Alors pourquoi ne pas boire un verre.
 
Un long, très long monologue c'est que Jeremiah  en a des choses à dire, beaucoup de choses, sa vie, son ex, sa fille tout y passe. Entre deux verres, il se raconte et nous raconte et ma foi il parle bien on aime se laisser bercer par son art du conteur. L'écriture très orale permet de faire partie des auditeurs de ce brave Jerry nous racontant ses déboires au pays de la liberté. A lire pour le style très personnel de l'auteur qui parvient à nous le rendre vraiment sympathique ce personnage revenu de tout et qui déballe tout ce qu'il a sur le coeur avec tellement d'élégance.
L'avis de Cuné
L'avis de Laurence
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27 septembre 2006 3 27 /09 /septembre /2006 00:05
LE MANUCURE de Christos CHRYSSOPOULOS
Ed Actes Sud/120p
Trad (grec) : Anne Laure Brisac
 
Philippos Dostal est manucure. Il a fait de son obsession des mains son métier, et son art de vivre (il lit en braille par exemple). Un jour, il rencontre Pavel un sourd-muet qui parle la langue des signes et...
 
On suit la petite vie de Philippos dans son métier, ses habitudes de vieux garçon et puis commence à apparaître des détails bizarres, qui est cette femme cette Dame des Silences qui l'attend tous les jours au même carrefour sans jamais l'approcher ? Pourquoi Philippos ne parle t-il jamais de son passé ? A quoi lui servent ces registres où il consigne ce qu'il appelle ses effleurements ? La fin dont on finit par se douter est particulièrement atroce à vous donner des frissons et à vous faire hésiter avant de confier vos mains à une manucure.
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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 00:11
3 POUR VOIR LE ROI de Magnus MILLS
Ed 10/18 185p
Trad : Jean-François Merle
 
Le narrateur en ermite misanthrope vit dans une maison en fer-blanc sur une plaine où ses plus proches voisins sont à plusieurs kilomètres de lui. Et voilà, que Marie Petrie s'installe sans vergogne chez lui et qu'un mystérieux Michael Hawkins attirent comme un aimant tous les individus alentours en leur promettant une maison à eux dans le canyon qu'il est en train de construire.
 
Singulier, très singulier que ce petit roman intimiste avec cette histoire où le concept de l'utopie de la vie en collectivité tourne au cauchemar en raison de la bête nature humaine qui détruit ses idoles aussi vite qu'elle les a adulés. Et puis, les personnages un peu loufoques qui traversent ce roman et les situations dans lesquelles ils peuvent se mettre sont sympathiques à découvrir.
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11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 00:00
LE SORCIER-LA VOIE DU WYRD
de Brian Bates
Ed du Rocher (265p)
 
Brand jeune copiste dans un monastère entreprend en Angleterre un voyage afin de recueillir des informations sur les croyances païennes. Son guide un sorcier guérisseur du nom de Wulf l’initiera au monde des esprits.
 
Un roman réellement surprenant. Voilà une histoire qui se joue à deux personnages, l’initiateur Wulf un sorcier très charismatique, au sens de l’humour particulier mais avec des dons assez impressionnant, un grand conteur également et l’initié, Brand un jeune novice qui va se retrouver dans l’obligation de remettre en question sa foi et l’enseignement qu’il a reçu. Les rares autres acteurs de cette histoire sont des figurants tant la narration est centrée sur la relation entre les deux personnages et surtout les rituels magiques.
 
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13 août 2006 7 13 /08 /août /2006 10:24
UN JOUR EN MARS de Peder HOVE
Ed Gaïa/222p
Trad (danois) : Laurence W.O. Larsen
 
Mars 1945, à Copenhague, la Gestapo a son siège dans un ancien immeuble de la compagnie Shell et menace sérieusement l'organisation de la résistance danoise par l'arrestation et les interrogatoires d'un certain nombre de ses chefs. Un raid aérien  allié est alors envisagé pour détruire cet immeuble.
 
C'est en suivant avant, pendant et après le raid que nous découvrons l'histoire. L'auteur a choisi de focaliser l'attention du lecteur sur trois points : les pilotes, la population civile (les enfants) et les occupants de l'immeuble Shell (Allemands et prisonniers) et de décrire leurs actions minute par minute durant l'attaque. Il s'agit de donner un compte rendu d'un événement réel donc pas d'effet de style, de dialogue créé pour l'occasion seulement les faits, rien que les faits. Le résultat c'est que l'on est dedans, dans les bombardiers et chasseurs, dans l'Ecole Française de Copenhague, dans l'immeuble Shell et que la tension monte et l'angoisse aussi. L'auteur étant lui-même un ancien pilote de chasse, les détails techniques sont bien rendus et donnent une crédibilité supplémentaire à l'histoire. Ancien militaire il a le mérite de ne pas passer sous silence les dommages autour de la cible et qui se solderont par l'incendie d'une école et la mort d'une centaine d'enfants entre autre.
 
La Royal Air Force avait détaché une cinquantaine d'hommes pour conduire l'offensive sur l'immeuble Shell, neuf d'entre eux périrent. Ceci est mon récit de l'histoire de ces aviateurs. La leur avant tout mais aussi celles de ceux dont les vies et les destinées furent transformées au cours des quatre minutes qui séparaient 11h15 de 11h19 ce mercredi 21 mars 1945. (extrait)
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9 août 2006 3 09 /08 /août /2006 08:11
DE L'ART DE CONDUIRE SA MACHINE
de Steven CARROLL
Ed Phebus/232p
Trad : Philippe Gerval
 
En Australie, dans les années 50 un couple et leur enfant se rendent à une fête de fiançailles. Vic est conducteur de locomotive et boit trop, Rita en a assez de son mariage, Michael voudrait bien être une famille comme les autres. Un accident de train va tout bouleverser.
Il peut s'en passer des choses dans une soirée...du moment où tout le monde est sont en marche vers la fête et jusqu'au retour, le monde aura changé. Entre-temps, on aura fait connaissance avec Vic, Rita et Michael et de ce qui se passe dans leur tête pendant tout ce temps mais aussi de leurs voisins et de ce qu'il y a dans la leur de tête. Lentement, mais sûrement, l'auteur nous entraîne dans la monotonie d'une vie de banlieue, dans les déceptions du mariage et les espoirs de l'enfance. Tout en non dit, on y trouve un couple qui se déchire sous les yeux de leur enfant, une fiancée qui regrette son engagement, une femme seule qui s'ennuie, un amant éconduit...et pour eux aussi la vie leur réserve des surprises. L'auteur décortique un instant dans la vie de ses personnages, un intervalle qui tel un maître du destin va changer les choses radicalement pour certains d'entre eux.
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:07
FLATLAND de Edwin A ABBOTT
ed 10/18 -158 p
 
Le narrateur vit en Flatland, un monde à deuxdimensions où la couleur n'existe pas et où les habitants sont répartis dans des castes en fonction de leurs formes (carré, triangle, hexagone, etc...). Après nous avoir fait découvrir son univers, le voilà qui arrive en Lineland, un monde composé d'une ligne de tirets et de points. De retour en Flatland, il entre en contact avec La sphère qui lui fait découvrir spaceland le monde à trois dimensions et qui lui demande d'être son messager auprès du gouvernement de son monde...
 
Difficile à caractériser, ce livre se lit très bien et est facilement compréhensible même pour une allergique à la géométrie comme moi. Ce n'est pas vraiment une tentative de vulgarisation des mathématiques mais plutôt un roman sur la conception que les gens peuvent avoir de leur monde en fonction de leur perception. Il y a très certainement de multiples lectures pour ce livre. Une lecture agréable amenant à réfléchir sur le monde à quatredimensions qui est le nôtre.
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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 06:15
LA DERNIERE CHANSON DE SIRIT BYAR
de Peter S.BEAGLE
Ed Présnce du futur/184p



Le récit de Choushi-Wai
Un conte mais un conte à l'envers ou comment ne pas épouser un roi quand on est une pauvre paysanne. De la magie marine, un peu d'humour et des personnages attachants. C'est le récit qui se rapproche le plus du conte et c'est ce qui fait son charme.

L'histoire tragique des comédiens du Jiril
Drôle, avec une tension qui monte progressivement, c'est l'histoire d'un coup d'état via une pièce de théâtre. Ou comment quand on est directeur d'une troupe, on ne doit jamais, jamais changer la moindre ligne d'un classique même si de hauts personnages font pression sur vous.

La dernière chanson de Sirit Byar
L'auteur s'est inspiré de George Brassens pour son personnage de barde et c'est vrai que l'on y trouve quelque chose de ce poète, dans ses textes ou sa façon d'être. La tragique histoire d'amour de Sirit et ce qui va le conduire à son plus grand acte de magie ouvre les portes d'un monde étrange où les chansons ont beaucoup de pouvoir.

Ces trois petits récits sont des petits contes émouvants, drôles, sans magie excessive, bataille sanglante et épique, grand méchant "méchant" et beaux héros courageux. Très reposant.
.
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 10:33
LE MERVEILLEUX VOYAGE DE NILS HOLGERSSON A TRAVERS LA SUEDE
de Selma LAGERLOF
 
Nils Holgersson en punition de sa méchanceté envers un tomte est transformé lui aussi en un petit lutin. Et c’est sur le dos de Martin jars qu’il rejoint les oies sauvages dans leur migration vers la laponie. Son seul espoir de redevenir humain est de ramener sain et sauf Martin.
 
Voilà un récit plutôt plaisant si ce n’est que parfois certains passages didactiques m’ont un petit peu gêné et empêché de plonger dans l’histoire. On suit néanmoins avec bonheur le parcours de Nils et des oies et leurs démêlés avec Smirre le renard. J’ai par contre tout de suite adhérer à la magie des noms. Il semble évident lorsqu’on lit ce livre qu’une oie sauvage ne peut avoir d’autre nom qu’Akka de Kebnekaïse ou Yksi de Vassijaure ou bien Kaksi de Nuolja. Et bien entendu Bataki est un nom parfait pour un corbeau surtout pour celui-là vu son importance dans l’histoire. En parallèle de l’histoire de Nils, il existe un autre récit celui du voyage que font Asa et son frère Petit Mats (avec qui Nils gardait les oies) à la recherche de leur père. Et plusieurs reprises, ils croiseront sur leur route un drôle de petit lutin qui ressemble étrangement à Nils Holgersson sur le dos d’une oie blanche. Mais, ce livre c’est aussi une compilation de légendes sur les provinces suédoises, des histoires de fantômes, un plaidoyer en faveur de la préservation de la faune etc.… Mention spéciale à l’intervention de Selma Lagerlöf elle-même dans son propre rôle qui est vraiment très réussie
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