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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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28 mars 2007 3 28 /03 /mars /2007 02:46
LE MENTEUR D’OMBRIE de Bjarne REUTER
Ed Gaïa/485p
Trad (danois) : Monique Christiansen
 
En Italie au XIVème siècle, Giuseppe Emanuele Pagamino vieil herboriste, médecin ambulant et pilleur de tombeaux à l’occasion aime à embellir la réalité en mentant. Le voici donc, en quête d’un ingrédient pour une potion d’immortalité : une rognure de l’ongle du Malin.
 
Tiraillé entre sa bonne et sa mauvaise conscience Seppe et Rinaldo avec qui il entreprend des dialogues délirants, Giuseppe traverse ses aventures sans cesser de mentir, de se donner le beau rôle, d’arranger la vérité pour échapper à ses ennemis, de s’inventer des vies nouvelles pour impressionner ou séduire. C’est certain ce drôle de bonhomme ne manque pas d’imagination et semble bénéficier d’une chance incroyable pour échapper au sinistre évêque inquisiteur Agostino. Roman foisonnant, personnages tous un peu en marge de la société de l’époque, intrigue bien construite à essayer si on aime les personnages et les ambiances baroques. Je ne suis pas sûre que la réalité historique soit bien respectée pour autant mais l’important c’est que l’écriture soit agréable et le récit intéressant à suivre
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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 03:06
LES MAITRES CHANTEURS d’Orson Scot CARD
Ed Présence du Futur/406p
Trad : Jean Bonnefoy
 
Sur la planète Tew, le Palais des Chants forme les meilleurs chanteurs de l’empire. Et parmi eux, les Oiseaux-Chanteurs sont les plus prisés car accordés spirituellement à leur maître. Quand l’empereur Mikal, guerrier et conquérant fait la requête d’un Oiseau-Chanteur pour lui-même celui-ci se doit d’être exceptionnel, quelqu’un comme le jeune Annsset par exemple…
 
Les jeux du pouvoir, la manipulation d’un enfant pour la sauvegarde de l’humanité, le prix à payer pour cela, les sacrifices à accomplir, on retrouve bien des thèmes qui seront exploités dans d’autres œuvres de l’auteur dans ce roman où la voix devient une arme politique ou meurtrière. Ansset, jeune prodige du chant qui servira d’instrument à son insu est un personnage attachant dans ses relations avec Mikal et son successeur et dans les conséquences de ses actes. Le Palais des Chants et ses coutumes sont également fascinants à découvrir et contribue à nous faire voyager dans un lointain futur bien exotique.
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 07:16
EXTREMEMENT FORT INCROYABLEMENT PRES
de Jonathan Safran FOER
Ed de L’olivier/425p
Trad : Jacqueline Huet et Jean Pierre Carasso
 
Le père d’Oskar est mort pendant les attentats du 11 septembre. Un jour, il trouve une clef dans une enveloppe sur laquelle est inscrit le mot : Black. Très vite le petit garçon n’a qu’une obsession trouver la serrure qui va avec la clef. Il lui faut donc rencontrer tous les gens dont le nom de famille est Black de la ville afin de découvrir la vérité sur son père.
 
 
Ce livre est original dans sa forme puisqu’on y trouve des photos, des dessins, des textes ayant subi une correction orthographique, le tout s’inscrivant dans le récit puisque adapté à ce qui est raconté. J’aime beaucoup le personnage d’Oskar qui en gamin légèrement déconnecté de certaines réalités découvre le monde et va au devant des gens avec beaucoup de candeur mais aussi d’espoir pour découvrir le mystère de la clef et savoir quelle porte elle est sensée ouvrir. Je ne dirai rien de l’aboutissement de cette quête pour ne pas gâcher la lecture. Voilà un livre dont la forme s’adapte au fond et qui est à recommander à ceux qui n’ont pas peur de sortir des schémas habituels du récit.
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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 02:50
LA FIN DU CHANT de Galsan TSCHINAG
Ed L’esprit des péninsules/178o
Trad (Allemand) : Dominique Petit et Françoise Toraille
 
 
Pendant qu’une jument ayant perdu son petit refuse de s’occuper d’un autre poulain orphelin, un veuf et ses trois enfants doivent faire leur deuil de l’épouse et de la mère.
 
Les plaines de Mongolie, les histoires des plaines, les gens, les familles et les histoires d’amour, c’est ce qui se trouve dans ce petit livre tout simple et avec une belle écriture. La nature et les hommes évoqués dans le même chant celui de la fille aînée du veuf qui incite à chercher la vie et la joie plutôt que la mort et le chagrin. Il suffit de peu de pages pour être transporter ailleurs le temps d’un livre, c’est là la réussite de ce livre là.
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 02:49
LE SIEGE DE L’EGLISE SAINT-SAUVEUR
 de Goran PETROVIC
Ed Seuil/375p
Trad (Serbe) Gojko Lukic
 
Au XIIIème siècle, le doge de Venise qui convoite un manteau de plume dans le trésor des empereurs de Byzance détourne la croisade sur Constantinople et organise le pillage. Des années plus tard, un monastère serbe dont quatre fenêtres sont des portes sur le temps passé, présent, avenir, est assiégé par des bulgares dont le chef désire plus que tout mettre la main sur une plume sensée être celle d’un ange que porte  le supérieur du monastère dans sa barbe. A la fin du Xxème siècle dans une Serbie en plein conflit vit un jeune ornithologue fasciné par les plumes des oiseaux.
 
Il faut bien le dire ce roman avait tout pour me plaire, plusieurs intrigues entrecroisées dans le temps, un mystère peut-être surnaturel, et puis c’est écrit par l’auteur de Soixante-neuf tiroirs que j’avais beaucoup aimé. Et effectivement, le style et l’écriture très imaginative me plaisent. On se croirait dans une sorte de conte ou de légende avec une église qui vole dans le ciel, des plumes magiques, un tsar qui connaît les langages des vents, on accouche dans les rêves ou on peut les voler, bref tout un imaginaire pour lequel j’ai des affinités, et pour cet aspect là, ce livre est une vraie réussite. Mais, je me suis retrouvée un peu perdue dans ce délire exubérant et c’est un fait rare pour ce genre de chose. J’aurai aimé moins d’effet et plus d’ancrage dans disons « le monde réel » pour pouvoir suivre les intrigue. Je ne suis pas vraiment certaine d’avoir lu une histoire passionnante même si en faisant abstraction de ce détail j’ai adoré l’ambiance poétique du récit. Dubitative donc. A tenter pour l’ambiance surprenante et fascinante du roman.
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 06:34
L’ETE-MACHINE de John CROWLEY
Ed Les moutons électriques/218p
Trad : Rémi Oliska
 
Ils s’appellent Roseau Qui Parle, Rien Qu’une Fois, Rouge Peinte ou Sept Mains. Ils vivent de la cueillette et de la chasse aux énigmes du lointain passé. Celui d’avant la Tempête où vivaient les Anges, des humains à la civilisation technologique très avancée dont ils se racontent les légendes et dont ils cherchent les traces dans les débris de ce qui reste de l’ancien temps. Un jour Roseau Qui Parle, part à la découverte du monde.
 
A ceux qui pensent que la fantasy ou la sf sont des littératures faciles et simplistes, lisez donc du John Crowley et accrochez-vous comme vous pourrez. La lecture de ses romans exige que vous laissiez travailler votre imagination pour comprendre ce qui n’est pas dit ou ce qui est simplement suggéré dans le texte, d’avoir votre propre interprétation des événements sous jacents au récit. L’Eté-Machine c’est du John Crowley. Et sans que l’histoire soit obscure et incompréhensible, c’est aux lecteurs d’avoir le soin de remplir eux-mêmes les vides du récit et d’imaginer ce qui est resté volontairement dans l’ombre. D’où la sensation d’étrangeté de ce nouveau monde qui a émergé des ruines d’une civilisation humaine si avancée qu’elle s’est totalement détruite. Nous sommes au même niveau que Roseau et les autres humains de cette époque, nous cherchons avec eux à reconstituer un passé dont nous n’aurons jamais tous les éléments pour en saisir la totalité et en même temps, il nous faut interpréter les nouveaux codes de cette toute nouvelle humanité qui a réinventé son rapport au monde qui l’entoure.
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 08:11
FANTÔMES de Toby LITT
Ed du Panama/236p
Trad : Aline Azoulay
 
Un couple, Paddy et Agatha, qui attend leur second enfant achète une maison. Trois mois plus tard, les travaux finis, ils peuvent emménager mais bien des choses ont changé et un événement dramatique est sur le point de les séparer.
 
Une femme qui a perdu son bébé s’enferme dans sa maison et refuse de sortir et de s’occuper de son premier enfant. Elle entend la maison respirer et croit percevoir des bruits. Y aurait-il un fantôme dans la maison ? Rien de surnaturel ou de fantastique dans ce roman. Il s’agit d’une plongée dans l’univers mental d’une femme qui voudrait se reconstruire après la tragédie de la perte de ce qui n’a pas vécu mais aussi de la tentative de sauver un mariage à la dérive. Le récit commence par un autre récit plus étrange dont on peut se demander l’utilité mais qui a un certain charme dans le genre bizarre. Une narration tout en non dit sur un thème difficile. 
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21 février 2007 3 21 /02 /février /2007 00:04
LE MAGICIEN de César AIRA
Ed Christian Bourgeois Editeur/150p
Trad (espagnol Argentine) : Michel Lafon
 
Hans Chans exerce la profession de magicien à la différence prêt qu’il n’a pas de truc puisqu’il possède un authentique don surnaturel. Il se rend à Panama pour un congrès d’illusionnistes, pour être enfin reconnu comme le plus grand magicien du monde.
 
Un petit roman avec un personnage de magicien qui vit très mal sa situation professionnelle pour laquelle il n’a que peu d’intérêt et sa vie tout court parce que sa magie est si aléatoire qu’il a bien du mal à démêlé ce qui est réel de ce qui est une manifestation surnaturelle de son talent et qu’il ne sait pas quoi faire réellement de son « don ». Voilà un homme qui a tous les pouvoirs et qui n’ose pas s’en servir pour ne pas se faire remarquer, pour ne pas altérer la réalité…Une pointe d’ironie dans les situations parfois invraisemblables dans lesquelles se retrouvent ce pauvre magicien qui décidemment n’a pas une vie facile et une remise en question personnelle. Sans compter que les dernières pages où le magicien se trouve une vocation sont plutôt bien vues dans le choix de cette nouvelle orientation professionnelle qui relève un peu de la magie elle aussi.
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10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 05:16
LES OISEAUX de Tarjei VESAAS
Ed Plein Chant/266p
Trad (norvégien) : Régis Boyer
 
Mattis vit avec Hege sa sœur. Mattis ne trouve jamais de travail parce que personne ne veut en donner à un simple d’esprit. Alors, il parle aux oiseaux, leur écrivant des messages dans la boue, voit des signes du destin partout, il vit dans un monde bien à lui. Un jour, il ramène à la maison Jörgen un bûcheron et tout va changer.
 
Bien qu’employant la même langue que les autres personnages, Mattis ne donne pas le même sens aux mots d’où une incompréhensions réciproque entre lui et le monde. Il sent bien confusément qu’il est une charge pour sa sœur, qu’il n’est pas vraiment comme les autres mais c’est une donnée vite oubliée quand on peut lire les messages que laissent les oiseaux avec leurs pattes sur le sol meuble et que l’on sait y répondre. Un roman, sur un simple qui va devoir prendre une décision importante pour que sa sœur soit heureuse avec cet homme qu’il a ramené un soir où il faisait le passeur sur le lac.
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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 03:12
COMMENT J’AI VIDE LA MAISON DE MES PARENTS
de Lydia FLEM
Ed La librairie du XXIe siècle/Seuil 152p
 
L’héritage n’est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l’on ne vous a pas données ?
 
Ce petit livre traite du travail du deuil que l’on est ou sera amené un jour à faire lorsqu’il faut gérer les objets matériels que laissent les parents défunts à leurs enfants, quand il faut vider la maison : que faire des papiers, quoi garder ou jeter ? des meubles ? des vêtements ? Et des souvenirs qui y sont liés. Lydia Flem y raconte son expérience lorsqu’elle est s’est retrouvée dans cette situation à la mort de sa mère. Le temps d’un inventaire, elle redécouvre ses parents, les blessures de la déportation qu’ils ont tous les deux vécue et qu’ils n’ont jamais voulu lui raconter, l’occasion de faire la paix avec eux et avec soi aussi. Un livre qui nous concerne aussi parce que : A tout âge on devient orphelin. 
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