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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 19:12

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De quoi ça parle ?

Peter Grant agent de police encore en probation se retrouve à monter la garde près d’une scène de crime où un homme a été retrouvé décapité. C’est alors que se présente à lui un témoin qui se trouve être………….un fantôme. Sa carrière prend alors une toute autre tournure quand il est recruté par Thomas Nightingale, un sorcier, le seul représentant d’une brigade spéciale chargée des enquêtes sur le surnaturel au sein de la Police Métropolitaine de Londres, dont il devient l’apprenti.

Pourquoi ce livre ?

Les échos étaient positifs. J’avais vu une interview de l’auteur qui m’a paru sympathique et a très bien vendu son concept. L’idée de base me plaisait.

Est-ce que c’est bien ?

Alors que je me trouvais au cours d’une longue traversée du désert (comprenez que j’étais en panne de lecture), ce livre m’a remise sur les rails en quelques pages. Je l’ai lu d’une traite et me suis beaucoup amusé à suivre les premiers pas de Peter dans le monde de la magie, du surnaturel. C’est d’autant plus marrant que le héros narrateur est doté d’un esprit scientifique qui le pousse à savoir comment ça marche et de ne pas se satisfaire des réponses de son maitre (on s’en fout c’est magique !) quitte à faire exploser leur laboratoire suite à une expérience hasardeuse.

L’humour ne fait pas oublier l’histoire qui s’avère intéressante et pour une fois pas trop tirée par les cheveux donc « crédible ». J’aime bien l’univers développé. On y croise des génies des lieux humains qui personnifient les rivières (la guéguerre entre Mère Tamise et Père Tamise met bien l’ambiance dans une intrigue déjà explosive), la magie a été codifiée par Newton (un type visiblement touche à tout), il y a des trolls qui vivent sous les ponts, le surnaturel est caché aux yeux de tous d’où les explications officielles qui sont parfois vraiment limites mais forcément drôles. L’auteur offre surtout l’occasion de se balader dans Londres, ses rues, quartiers et son histoire. On voit qu’il connait à fond son sujet donc sans plan et sans boussole j’ai suivi en toute confiance.

Un extrait ?

« Et c’est là que vous me dites qu’il existe une brigade secrète de la Métro dont la mission est de s’en prendre aux fantômes, aux goules, aux fées, aux démons, aux sorcières et aux sorciers, aux elfes, aux farfadets… ? Vous pouvez m’arrêter avant que je sois à court de créatures surnaturelles.

- Vous n’êtes pas au bout de vos surprises.

- Les extraterrestres aussi ? me sentis-je obligé de demander.

- Pas encore.

-Et la brigade secrète de la Métro ?

- Il n’y a que moi, j’en ai peur »

Il y a une suite ?

Oui, il y en a une que je veux bien sûr.

Quelle note ?

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 00:00

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De quoi ça parle ?

Sophronia Temmininck, 14 ans, fait le désespoir de sa mère. Plus préoccupée par des études scientifiques, l’escalade et la fraternisation avec les classes inférieures, que de correspondre à l’image de la parfaite jeune fille de bonne famille, Sophronia est un cas désespéré pour Mrs Temmininck dont le seul espoir est de faire admettre sa fille dans la prestigieuse école de Mademoiselle Géraldine où elle recevra l’éducation qui convient à une fille de sa classe sociale. Mais, chez Mademoiselle Géraldine, entre deux cours de maintien et de danse, les élèves sont surtout formées à l’art délicat de l’espionnage et de l’assassinat.

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Pourquoi ce livre ?

Non mais est-il besoin de poser la question ? C’est un roman qui se passe dans l’univers du Protectorat de l’ombrelle, mais 25 ans avant, rien que ce fait justifie la lecture. Autrement l’idée d’une école située à bord d’un immense dirigeable flottant au-dessus du Dartmoor n’est-elle pas une raison suffisante ?

Est-ce que c’est bien ?

Si vous cherchez une ambiance proche du Protectorat de l’Ombrelle, vous risquez d’être un peu déçu, mais si vous voulez vous faire une autre idée de ce monde, c’est l’idéal. Certes l’héroïne a quelques caractéristiques proches d’Alexia (notamment son intérêt pour les nouvelles technologies) mais elle est plus jeune et l’ambiance est nettement plus histoire de collège ou de lycée (avec la peste de service par exemple).

Le surnaturel est à peine évoqué et mis à part un loup garou et un vampire, histoire de rappeler qu’ils ont une existence légale, le contexte est beaucoup plus orienter steampunk. Notamment avec ces domestiques mécaniques dont on ne nous parle absolument pas dans les aventures d’Alexia et que j’ai trouvé pour certains limites inquiétants.

De sortes que si vous n’avez pas lu Le Protectorat de l’Ombrelle, vous pouvez lire Finishing School sans avoir l’impression de manquer d’information. Par contre, pour les autres, l’auteur a fait le lien en introduisant plusieurs personnages secondaires des folles aventures d’Alexia (je vous les laisserai découvrir). En tout cas, question patronymes surprenants et pittoresques c’est assez bien fourni, le genre de chose dont je suis assez friande (mais inutile de me demander la prononciation pour certains) de Mrs Barnaclegoose à la meilleure amie Dimity Plumley-Teignmotts et son frère Pillover, c’est à croire, que trouver le maximum de noms exotiques so british faisait partie du cahier des charges de l’auteur.

Bref, j’ai adoré revenir dans l’univers d’Alexia et d’en découvrir d’autres aspects. J’ai adoré cette idée d’école dirigeable survolant l’Angleterre où la seule personne à ignorer que l’on y enseigne l’art de l’espionnage, du chantage et de l’assassinat par tous les moyens est la directrice de l’établissement elle-même. Je me suis beaucoup amusé avec les aventures rocambolesques de Sophronia et ses amis qui décidemment n’en ratent pas une pour se mettre dans le pétrin et s’en sortir avec brio ou de façon fort peu orthodoxe parfois.

Bien que n’ayant pas eu le coup de foudre comme pour la série précédente, c’est quand même un bon moment à passer et la suite je l’espère permettra de répondre à quelques interrogations qui me trottent dans la tête. Ah et mention spéciale à Bumbersnoot, le petit chien mécanique le plus craquant et mignon jamais croisé. Je veux le même (en plus il fait bouillote, c’est trop pratique !).

Un extrait ?

« Excellent. Ignorance is most undervalued in a pupil. And have you kill anyone recently ? »

Sophronia blinked “Pardon ?”

“Oh you know, a knife to the neck or perhaps a clevery noosed cravat ?”

Sophronia said only “Not my preferred diversion.”

Oh dear, how disappointing. Well don’t you fret. We shall soon find you some useful hobby. »

C'est en VO mais c'est facile à lire ?

Sans avoir beaucoup de difficulté, j’ai quand même dû faire des progrès sur les termes vestimentaires (c’est fou le nombre de trucs que peut porter une fille en ce temps-là) mais il n’y a pas de réel problème de compréhension du récit.

Il y a une suite ?

Ah ben oui. Curtsies & Conspiracies le second tome est prévu pour novembre. Je serai sur les rangs.

Quelle note ?

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:27

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De quoi ça parle ?

Du genre horrifique sous toutes ses formes, films, livres (le second tome Pages Noires, est axé sur la littérature), B.D, séries télé, et de considération sur le genre.

Pourquoi ce livre ?

Aparté autobiographique : Alors que je tentais de me motiver à faire baisser ma P.A.L (Pile à Lire), plantée devant la dite pile, mon œil a été attiré sur les deux tomes d’Anatomie de l’horreur par Stephen King, alignés bien sagement sur leur étagère. Et j’ai eu l’envie irrésistible de les relire. Mais non, non, j’étais partie pour choisir une lecture de ma P.A.L, je n’allais pas craquer pour un livre déjà lu. Non pas moi, j’allais résister à la tentation et tenir ma résolution. Deux minutes plus tard, toute résolution bue, sans honte et sans regret, je me plongeais avec délice dans les premières pages d’Anatomie de l’horreur (non ce n’est pas un roman).

Est-ce que c’est bien ?

Je dois vous avouer un truc. J’adore les préfaces ou postfaces de Stephen King. Je les lis toutes sans exception alors que c’est rarement vrai pour d’autres auteurs. Il a LE truc pour vous rendre passionnant les inspirations de ses histoires, leurs constructions ou parfois sa petite notule autobiographique. Du coup, deux tomes de sa plume de réflexion sur le fantastique et l’horreur, c’est le bonheur.

D’abord, comme il le dit lui-même, ceci n’est pas une thèse ou une somme de connaissance absolue et incontestable. Le fantastique, le genre horrifique, avant d’en écrire, Stephen King en a d’abord consommé et sous toutes ses formes. C’est en amateur et professionnel du genre qu’il tente d’établir un panorama aussi complet que possible de ce qu’il a à offrir, mais aussi d’expliquer pourquoi on aime se faire peur, sans oublier la case autobiographique (très sympathique au demeurant).

Vous avez envie de faire exploser votre liste de films ou de livres ? Vous voulez savoir ce que donnaient les feuilletons radiophoniques dans le domaine ? Vous tenez à avoir quelques histoires résumées de films ou d’épisodes de séries télé à vous faire dresser les cheveux sur la tête ou à vous retourner l’estomac, voire les deux ? Je ne saurai trop vous conseiller cette petite bible personnelle de l’auteur qui contient une bibliographie impressionnante si vous avez envie d’aller plus loin.

Un extrait ?

La Couronne de cuivre [de Ira Levin] est un excellent suspens raconté avec vigueur ce qui est déjà rare, mais ce qui est encore plus rare c’est que ce bouquin (…) contient des surprises authentiquement surprenantes…et qu’il est invulnérable aux agissements d’un type de lecteur particulièrement lamentable, LE LECTEUR QUI REGARDE LES TROIS DERNIERES PAGES POUR VOIR COMMENT ÇA FINIT.

Vous êtes-vous déjà rendu coupable de ce crime ? Oui vous ! C’est à vous que je parle ! Ne cherchez pas à vous défiler ! Avouez ! (…) Si oui, mon sens du devoir m’impose de vous dire trois mots (…) : HONTE SUR VOUS ! C’est déjà bien lamentable d’écorner la page d’un bouquin pour la marquer, mais REGARDER LES DERNIERES PAGES POUR VOIS COMMENT ÇA FINIT C’est encore plus bas. Si jamais vous avez cette manie, je vous ordonne d’en guérir et tout de suite.* (extrait)

*J’ai toujours rêvé de publier un roman où il manquerait les trente dernières pages. Pour les obtenir, le lecteur serait obligé d’envoyer à l’éditeur un résumé détaillé du livre jusqu’au point où sa lecture s’est arrêtée. Voilà qui règlerait une bonne fois pour toutes, le cas de ces gens qui REGARDENT LES DERNIERES PAGES POUR VOIR COMMENT ÇA FINIT (extrait)

 

Quelle note ?

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 13:18

 

rudyard-kipling1LE LIVRE DE LA JUNGLE de Rudyard KIPLING

Pages : 135

Format livre numérique

Genre : littérature anglaise

 


 

 

 

 

Dans la série, dépoussiérage des classiques, Le livre de la jungle est un exemple parfait de ces histoires que l'on croit connaître sur le bout des doigts mais en fait non pas du tout.

 

L'histoier de Mowgli est assez connu grâce à Disney et son adaptation "gentillette" du Livre de la jungle mais ce récit ne constitue que trois nouvelles du livre. Il y est aussi question de l'histoire d'un phoque blanc à la recherched'une terre sans homme pour son peuple, d'éléphant, d'une mangouste tueuse de serpent, et autres histoires...et Mowgli, Baghera, Baloo, Shere kan sont les personnages d'une histoire beaucoup plus sombre que ce que l'on peut voir dans le dessin animé. Chaque récit commence et se conclut par un poème.  Des histoires proche du conte ou de la légende avec une athmosphère particulière, à chaque récit que j'ai moi beaucoup apprécié sauf peut-être le dernier du recueill qui ne me parle pas beaucoup.  Une belle redécouverte d'un classique que l'on ne connait pas si bien que cela. Bien entendu, je ne tarderai pas à relire Le second livre de la jungle qui aura été une de mes lectures préférées dans ma jeuness. 

 

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Une prise de plus pour le

 

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Rudyard Kipling (1865-1933) : Décédé des suites d'une hémorragie causée par un ulcère. Du reste sa mort fut annoncé prématurément par une revue à laquelle il écrivit : Je viens de lire que j'étais décédé. N'oubliez pas de me rayer de la listes des abonnés »

 

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De quoi ça parle ?

 Deuxième série de nouvelles et contes autour de Mowgli mais pas seulement.

 

Pourquoi ce livre ?

Parce que j’ai lu le premier ? Oui mais surtout parce que dans mes souvenirs de lecture c’est avec ce second livre de la jungle que j’ai découvert Mowgli et sa bande.

Est-ce que c’est bien ?

De mon point de vue, c’est même bien meilleur que le premier. On y retrouve un Mowgli plus adulte mais aussi des personnages fascinants au sein de la faune. Il y a du suspens, de l’aventure, des contes et légendes entrecoupés de poèmes qui concluent chaque histoire. J’aime beaucoup l’histoire du Mugen par exemple et le dialogue entre lui, le chacal et la grue est particulièrement drôle mais aussi dramatique dans ses sous-entendus, sans compter la conclusion de l’histoire. Les rapports entre la nature et le monde des hommes sont plus tendus également. Le départ définitif du petit d’homme de la jungle clôt le tout. C’est loin de l’image enfantine et bisounouresque de l’adaptation Dysney et en un sens plus profond et plus marquant.

Quelle note ?

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 00:00

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De quoi ça parle ?

Heu…Il y a vraiment besoin de résumer ? Bon, bon ça va, je vais le faire. Alors c’est l’histoire d’un certain Henry Jekyll brillant scientifique qui décide de se créer grâce à l’absorption d’une décoction de son cru, un double Mr Hyde son antithèse physique et morale afin de s’adonner à ses pulsions inavouables tout en conservant les apparences d’un homme vertueux et respectable. (On appelle ça de l’hypocrisie mais soit, passons). Et disons que comme dans toute histoire de savant maboul, les choses vont déraper…mais vraiment déraper.

 

Pourquoi ce livre ?

C’est typiquement le genre de classique que l’on croit connaître à fond sans l’avoir lu. J’ai voulu confronter mon idée de l’histoire au texte original.

 

Est-ce que c’est bien ?

Le texte est court et dense. La découverte progressive des liens entre Jekyll et Hyde monte en puissance jusqu’à la révélation finale. Le seul hic, c’est que connaissant l’histoire, il n’y avait pas vraiment de surprise. Mais par contre, l’écriture est très efficace. Pas de temps mort ni de superflu dans les détails, presque des faits cliniques ce qui fait probablement que la mayonnaise prend. Comme quoi, c’est possible d’installer une ambiance fantastique légèrement angoissante sans en faire des tonnes niveau pages. L’économie de moyens a parfois du bon. Bon dans ma liste de classiques du fantastique à découvrir je peux rayer celui-ci et le mettre avec le Dracula de Bram Stoker dans la case bonne pioche.

 

Quelle note ?

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 00:00

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De quoi ça parle ?

De monstres et de séries télé. Je suis super explicite aujourd’hui.

Pourquoi ce livre ?

Il était dans ma lettre au Père Noël car le thème me plaisait et je l’ai donc trouvé sous mon sapin.

Est-ce que c’est bien ?

Lu d’une traite et avec enthousiasme. Du fantôme au zombie en passant par le vampire, le loup-garou, les créatures mythologiques, les robots, les extraterrestres, et même le monstre à visage humain, rien n’est oublié de leurs évolutions et la façon dont ils sont représentés dans les fictions télévisées. J’aime d’autant cette lecture, qu’il y a quasiment une référence à Buffy environ tous les chapitres. Tant et si bien, que j’ai été tentée pendant toute ma lecture de me jeter sur mon intégrale de la série pour me faire un marathon intensif. Je me suis retenue mais ce fut difficile. Agrémenté d’iconographies en rapport accompagnées de légendes souvent marrantes, (j’aime beaucoup la réflexion posée sur cette photo du livre Hamlet de Shakespeare traduit en Klingon) ce livre est comme d’habitude dans cette collection des éditions Les Moutons Electriques à la fois un bel objet et un texte vraiment intéressant et instructif donnant matière à réflexion en tout cas. A tenter si vous êtes sériephiles.

Un extrait ?

Les monstres ne vivent plus au fond d’un placard dans une chambre d’enfant. S’ils ont depuis longtemps investi les studios d’Hollywood, ils n’ont pas pour autant déserté nos foyers : depuis l’avènement de la télévision commerciale, au milieu du siècle dernier, ces créatures de tout poil squattent le petit écran et suscitent des réactions contradictoires mais rarement indifférentes. Car le monstre est avant tout cet être qui s’écarte de la « norme », qui fait rire ou nous inquiète, qui nous fascine et nous terrorise, menace l’humanité, révèle sa fragilité. Le monstre nous fait homme et trimballe avec lui son propre regard sur nos contradictions, nos erreurs et nos zones d’ombre, nous poussant à redéfinir sans cesse ce qui finalement nous distingue de lui. (extrait)

 

Quelle note ?

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:23

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De quoi ça parle ?

 D’un cambriolage. Plus de 300000 francs qui se volatilisent d’un coffre d’une banque. La serrure n’a pas été forcée et seules deux personnes en possédaient la clef et la combinaison : le banquier Fauvel et son caissier principal Prosper Bertomy qui est aussitôt accusé (à tort bien évidemment). Mais ce vol ne cacherait-il pas un crime bien plus grave ?

Pourquoi ce livre ?

Parce que, j’aime beaucoup Emile Gaboriau depuis L’affaire Lerouge. Son détective, l’agent de la Sureté Monsieur Lecoq véritable caméléon, redoutable d’intelligence qu’il met au service de la justice est un personnage qui ne s’oublie pas et sera précurseur de beaucoup d’autres y compris outre-manche.

Est-ce que c’est bien ?

Ben oui, ça l’est. D’abord, on nous sert une intrigue des plus savoureuses et des plus compliqués avec des personnages embourbés dans un sacré sac de nœuds. Certes, j’ai eu de gros soupçons sur un certain personnage qui se sont avérés exacts mais je n’avais absolument pas prévu la machination crapuleuse et criminelle qui était bien cachée par ce coupable somme toute évident. Mes neurones ont pas mal chauffés avec les indices laissés ici et là et la révélation de toute l’affaire est vraiment passionnante. Malgré quelques dialogues un peu datés, l’écriture passe très bien et le récit aurait même pu être écrit de nos jours, il n’aurait pas démérité. Je ne me suis pas ennuyée une seconde. Les secrets de famille sont tout de même de bons ingrédients pour concocter des énigmes policières des plus tordues et fascinantes

Un extrait ?

– Est-ce possible ! murmurait le caissier dont toutes les idées étaient bouleversées, est-ce possible !

– Quoi ?

– Tout ce que vous venez de m’apprendre.

M. Verduret bondit en homme peu habitué à voir ses auditeurs douter de la sûreté de ses informations.

– Si c’est possible ! s’écria-t-il, mais c’est la vérité même, la vérité prise sur le fait et exposée toute palpitante.

– Quoi ! de telles choses peuvent se passer à Paris, au milieu de nous, sans que…

– Parbleu ! interrompit le gros homme, vous êtes jeune, mon camarade ! il s’en passe bien d’autres… et vous ne vous en doutez guère. Vous ne croyez, vous, qu’aux horreurs de la cour d’assises. Peuh ! on ne voit au grand jour de la Gazette des Tribunaux que les mélodrames sanglants de la vie, et les acteurs, d’immondes scélérats, sont lâches comme le couteau ou bêtes comme le poison qu’ils emploient. C’est dans l’ombre des familles, souvent à l’abri du code que s’agite le drame vrai, le drame poignant de notre époque ; les traîtres y ont des gants, les coquins s’y drapent de considération, et les victimes meurent désespérées, le sourire aux lèvres… Mais c’est banal, ce que je vous dis là, et vous vous étonnez…

Il y a une suite ?

D’autres enquêtes de Lecoq existent et je compte bien en lire le maximum.

Quelle note ?

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:22

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De quoi ça parle ?

Le monde appartient aux humains le jour et aux démons la nuit. La nuit si tu n’es pas barricadé entre quatre murs et portes closes, eux-mêmes gravés de runes de protection, tu es mort ! Vivant dans une terreur quasi permanente, les humains survivent comme ils peuvent en attendant un hypothétique Libérateur. Trois destins pourront peut-être changer la donne, celui d’Arlen, Leesha et Rojer.

Pourquoi ce livre ?

Par curiosité car le peu que j’en savais par les retours que j’ai pu lire m’a suffisamment intriguée et donné envie de découvrir par moi-même.

Est-ce que c’est bien ?

Je crois bien que c’est au bout de trois cents pages que j’ai réalisé que j’étais en train de lire un roman qui contenait tout ce qui commence à me hérisser sérieusement en fantasy à savoir en vrac : la prophétie sur l’élu qui va sauver le monde, l’arme magique de la mort qui tue, les héros dotés de talents exceptionnels et hors du commun dès le départ, la quête, et bizarrement, je ne m’en suis pas rendue compte du tout et j’ai tout lu d’une traite sans m’arrêter. Tout est passé sans que je tique une seule fois, tellement j’étais prise dans le récit, l’univers cohérent et bien pensé, et les personnages dont l’histoire s’avère passionnante ainsi que leurs évolutions personnelles et auxquels je me suis beaucoup attachée.

 Oui, je peux dire que c’est bien, c’est même prenant.

Le roman pose également entre autres la question de faut-il attendre le Sauveur sans rien faire pour changer les choses ou tenter à son modeste niveau de rendre le monde meilleurs ? Chacun des personnages principaux ou non y répond en fonction de leurs caractères (très bien fouillés par ailleurs) et de leurs passifs.

En soi, ce premier tome réussi l’exploit de présenter un univers riche et bien décrit mais également de ne pas s’enliser dans le travers des premiers tomes à savoir, faire de l’introduction de personnages, de contextes et d’intrigues et seulement de l’introduction laissant au 2ème tome le loisir d’entrer véritablement dans l’histoire.

Une bonne très, très bonne surprise pour ma part.

Il y a une suite ?

A la base c’était une trilogie mais qui finalement comptera 6-7 tomes. Le tome 2 est traduit, le 3ème vient de paraître en V.O et les autres ne sont pas encore écrits. J’ai vraiment envie de savoir ce qui va se passer après donc, le tome 2 est dans ma PAL.

 

Quelle note ?

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 00:00

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Arsène Lupin ! Non mais qui ne connaît pas ce personnage mythique créé par Maurice Leblanc, ce génial cambrioleur roi du déguisement, aux exploits plus incroyables les uns que les autres, suscitant l’effroi et l’admiration, ayant toujours un coup d’avance sur la police, mythique je vous dis voire légendaire (les fans d’How I met your mother, savent de quoi je parle).

 

Arsène Lupin, gentleman cambrioleur présente le personnage et regroupe quelques nouvelles racontant les aventures et exploits de ce voleur hors du commun. Rien que la première histoire racontant l’arrestation et l’évasion d’Arsène Lupin est un vrai petit bijou où l’on est de toute façon du côté du voleur aux dépens du gendarme et où il est impossible de ne pas jubiler devant les coups tordus imaginé par ce cher Arsène qui va même jusqu’à organiser un cambriolage de haut vol depuis sa cellule. C’est drôle, avec un sens du suspens et du retournement de situation, et j’ai adoré. Les récits suivants sont plus ou moins aussi aboutis, mais tout aussi intéressant et la dernière nouvelle boucle la boucle puisqu’elle renvoie au début.

 

La relecture a été une très bonne surprise dans le sens, où la première découverte remonte à loin dans le passé et où ne me souvenant plus de tous les détails j’avais l’impression de lire de l’inédit. Et puis le style n’a pas pris une ride, sauf pour quelques dialogues qui font un peu datés, ce qui rend la lecture encore plus agréable.

 

Donc, là je suis remontée à bloc pour les lire les autres aventures du gentleman cambrioleur. Si vous ne connaissez pas, foncez sans hésitation.  

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 18:29

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 En plein hiver, un petit garçon d’origine thaïlandaise est retrouvé mort poignardé près de l’immeuble où il vivait avec sa mère et son frère aîné. Crime lié au racisme, à un possible trafic de drogue, ou autre ? Erlendur parallèlement enquête aussi sur la disparition d’une femme signalée par son mari.

 

J’adore Indridason. Vraiment. Mais je ne le conseillerai pas à un dépressif. Ce livre-là, c'est du bon…voire même du très bon. Ce n’est donc pas un livre d’une franche gaîté mais une enquête qui s’annonce difficile vu le peu d’indices dont dispose la police. Les pistes se multiplient : racisme, drogue, pédophilie, autres ? Mais ces pistes construisent un récit puzzle passionnant notamment sur la question de l’immigration en pays scandinave. Et puis en parallèle, cette femme disparue qui ramène Erlendur à sa propre histoire. L’auteur laisse en effet planer un doute sur Bergur et sa mystérieuse disparition qui forcément titille mon imagination. En résumé, j’ai adoré revenir dans l’univers d’Indridason alors que je déteste le froid, la neige et tout ce qui va avec.

 

N.B : J’ai dit que l’on ne respirait pas forcément la joie de vivre dans les romans d’Indridason, mais voici le seul passage à tendance humoristique (mais est-ce volontaire ?) que j'ai beaucoup apprécié :

« Vous avez un insigne de flic ? demanda le gamin. Je peux le voir ?

Je ne possède pas d’insigne, précisa Erlendur. Je suppose que tu veux parler de cette chose que portent les flics dans les films. Ils n’ont rien de véritables policiers. Ce ne sont que des acteurs ratés » (extrait)


Dans les épisodes précédents

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