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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 08:17
Le guide du voyageur galactiqueLE GUIDE DU VOYAGEUR GALACTIQUE de Douglas ADAMS
Ed Folio sf
Pages : 274
Trad (anglais) :Jea, Bonnefoy
Format poche
Genre : sf

"Peuples de la Terre, je réclame votre attention ! (...)Ici Prostetnic Vogon Jeltz du Conseil de planification de l'hyperespace galactique(...) Comme vous le savez sans doute, le plan de développement des régions périphériques de la Galaxie requièrent la construction d'une voie express hyperspatiale à travers votre système solaire et, malencontreusement, votre planète fait partie de celles que l'on va devoir démolir. L'opération va prendre un peu moins de deux de vos  minutes. Merci. "(extrait)

Et voilà comment la Terre fut éliminer une bonne fois pour toute. Mais l'histoire ne fait que commencer puisque Arthur Dent humain lambda est sauvé in extremis de l'extinction par un sympathique extra terrestre, enquêteur itinérant pour le fabuleux ouvrage le Guide du voyageur galactique Ford Prefect ou comment découvrir les merveilles de l'univers avec moins de trente dollars altaïrien par jour et une serviette (hyper important la serviette quand on fait du stop galactique). A partir de là, c'est parti pour une virée à travers la galaxie totalement folle et réjouissante. On y apprend du reste que l'homme est la troisième espèce la plus intelligente sur Terre après les souris qui dominent largement et les dauphins bien entendu et que les robots peuvent faire une dépression nerveuse grave tel Marvin fortement tenté par le suicide ou fortement tenté de vous pousser au suicide parce que la dépression ça peut devenir dangereux et en parlant de danger : la poesie vogonne est un danger mortel permanent ! Je ne pense pas me tromper en disant que ce livre est assez en phase avec ma conception de l'humour. C'est vraiment drôle, étonnant, et déjanté au possible. J'en redemande encore.


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Alors ce titre fait doublon pour le

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et pour la catégorie space op du crazy

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 04:39
LA MALEDICTION DES PHARAONS d'Elizabeth PETERS
Ed Le Livre de Poche
Pages :382
Trad (anglais) : Gérard De Chergé
Format poche
Genre : polar archéologique

Sir Henry Baskerville organise des fouilles en Egypte. La découverte d'un tombeau dans La vallée des Rois ayant échappé au pillage pourrait être le sommet de sa carrière. Seulement Sir Henry meurt et son associé disparaît. Il n'en faut pas plus pour que les rumeurs d'une malédiction autour du tombeau se propagent. La veuve de Sir Henry demande alors à l'éminent Radcliff Emerson de reprendre le chantier des fouilles en compagnie de sa dynamique épouse Amelia...

Quelques années après Un crocodile sur un banc de sable On retrouve donc le couple explosif Amelia et Radcliff maintenant mari et femme et parents. Ils pourraient s'encroûter dans la routine de la vie en Angleterre mais joie : une offre inattendue avec des possibilités infinies dans le domaine du danger, des meurtres, et des enquêtes tout va faire le bonheur de ces deux là, surtout celui d'Amelia en fait. Entouré d'une floppée d'excentriques, chacun pouvant être l'assassin de Sir Henry, les Emerson auront fort à faire pour terminer les fouilles, protéger le chantier et démasquer le criminel. De l'action, de l'humour, des antiquités égyptiennes, rien de tel pour souder un couple. Donc, ce deuxième tome confirme que la série est à suivre avec intérêt.










Le-myst-re-du-sarcophage.jpgLE MYSTERE DU SARCOPHAGE d'Elizabeth PETERS

Ed Le Livre de Poche
Pages : 348
Trad (anglais) : Marie-Caroline Aubert
Format poche
Genre : polar archéologique

Encore une saison de fouilles en Egypte pour la famille Emerson. Et ça commence mal Radcliff n'a pas obtenu le site qu'il voulait, Amelia soupçonne une affaire criminelle louche depuis la mort suspecte d'un marchand d'antiquité et Ramsès le fils surdoué et générateur de catastrophes accompagne ses parents, ce qui va compliquer encore plus la tâche du couple Emerson.

Bon, le duo Radcliff et Amelia fonctionne toujours aussi bien. L'intrigue m'a paru un peu fouillie, j'ai eu du mal à comprendre qui fait quoi mais dans l'ensemble j'ai passé un bon moment à me trifouiller les neurones pour soupçonner tout le monde et au final me planter dans l'identité du meurtrier. On a toujours de l'humour et de l'action à en revendre. Le seul truc qui m'aura horripilée pendant ma lecture c'est l'insupportable gamin qu'est Ramsès, lui je ne peux pas tout simplement, il m'énerve prodigieusement. Il n'a même pas l'excuse d'être drôle dans sa suffisance ou sympathique dans sa tendance à provoquer les désastres les plus improbables. J'espère sincèrement que le personnage devient un peu moins lourd dans les suites de la série parce qu'autrement ça va être dur  de faire abstraction de sa présence. Enfin, j'ai pris sur moi et j'ai quand même passé un bon moment avec Amelia tiraillée entre sa passion des pyramides et son envie irrésistible de mener une enquête criminelle.

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 07:35
DES BIBLIOTHEQUES PLEINES DE FANTÔMES de Jacques BONNET
Ed Denoël
Pages : 139
Format semi poche
Genre : essai (littérature)


Votre PAL vous fait peur ? Vous ne savez plus où ranger vos centaines voire milliers d'ouvrages et vous maudissez votre faiblesse à accumuler les volumes au fil des jours ? Je vous ai trouvé Le Livre qui va vous déculpabilisé à fond.

Ce petit essai passe en revue pas mal d'angoisses de lecteurs compulsifs. En plus, je me suis rendue compte que je n'étais pas si envahie que ça car l'auteur s'intéresse aux bibliothèques dépassant les 10000 ouvrages en rayon (lus ou pas encore lus) alors vous pensez que je suis loin du compte et que finalement je ne m'en sors pas si mal.

Comment vivre avec tous ses livres ? Comment les classer ? Où les stocker ? Est-il moralement acceptable de mettre côte à côte deux oeuvres de deux auteurs qui se sont détestés toute leur vie durant ? S'appuyant sur des témoignages d'auteurs apparemment détenteurs de bibliothèques imposantes et d'exemples personnels avec des petites anecdotes amusantes (j'ai pour ma part appris qu'un certain grand couturier, d'une maison de haute couture bien connue dont les initiales sont CC, possédait près 300000 ouvrages répartis dans cinq demeures), répond à toutes ces questions et d'autres. C'est un excellent anxyolithique  ce petit livre, et moins nocif que certains cachets pharmaceutiques.

"Nous possédions tous deux une bibliothèque monstrueuse de plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages. Non pas une de ces bibliothèques de bibliophile aux ouvrages si précieux que leur propriétaire ne les ouvre jamais de crainte de les abîmer mais une bibliothèque de travail où l'on n'hésite pas à écrire dans les livres, à les lire dans son bain, et où l'on conserve tout ce que l'on a lu - livres de poches compris et les multiples éditions éventuelles d'un même ouvrage- ou que l'on a l'intention de lire plus tard. Une bibliothèque non spécialisée ou plutôt spécialisée dans tellement de domaines qu'elle en devient généraliste. Nous dissertâmes tout au long du repas sur le bonheur et la malédiction pesant sur notre sort : les livres sont coûteux à l'achat, ne valent rien à la revente, sont hors de prix lorsqu'il faut les retrouver une fois épuisés, sont lourds à porter, prennent la poussière, craignent l'humidité et les souris, sont à partir d'une certaine quantité quasi impossibles à déménager, nécessitent un classement précis pour pouvoir être utilisés et, surtout dévorent l'espace (...) Il n'y a que le mur de ma chambre surmontant mon lit qui a toujours été épargné en raison d'un traumatisme ancien : la découverte il y a bien longtemps des circonstances de la mort du compositeur Charles-Valentin Alkan surnommé "le Berlioz du piano" retrouvé chez lui le 30 mars 1888 écrasé par sa bibliothèque ! Chaque corporation ayant son saint martyre, Alkan l'aîné, ce pianiste virtuose admiré de Liszt et qui hérita des élèves de Chopin à sa mort est assuremment celui des fous de bibliothèques" (extrait)

 
C'est vrai que le stockage et le classement sont un problème où chaque lecteur a sa méthode personnelle, certaines très exotiques d'ailleurs j'ai ri de bon coeur à ce passage :
"Christian Galantaris cite ce règlement d'une bibliothèque anglaise de 1863 : " La parfaite maîtresse de maison veillera à ce que les oeuvres des auteurs hommes et femmes soient décemment dissociées et placées sur des rayons séparés . Leur proximité sauf à être mariés ne pouvant être tolérée" (extrait).
Tout simplement génial, il fallait y penser.

Didactique sans être pesant et posant enfin des questions existentielles pour bon nombre de lecteurs acharnés, une lecture à offrir à vos proches inquiets de l'accumulation de livres chez vous, ils seront très certainement rassurés de savoir qu'il y a pire que vous dans ce domaine là.





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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 08:21
LES SENTINELLES DES BLES de CHI LI
Ed Actes Sud
Pages : 151
Trad (chinois) : Angel Pino et Shao Baoqing
Grand format
Genre : littérature chinoise

Parce que cela fait trois mois que sa fille adoptive Rongrong ne donne plus de nouvelle depuis son départ pour Pékin, Yi Ming décide d'abandonner mari, travail et obligation pour la retrouver. Elle y fera des rencontres et en découvrira une autre fille que celle qu'elle croyait connaître...

Depuis Soleil Levant, je suis de plus en plus fan de Chi Li.  Quel plaisir de découvrir ses personnages, schacun d'entre eux, ce qu'ils sont, ce qu'ils aiment, leurs souvenirs, leurs enfances, leurs imaginaires ou leurs déceptions, souvent en décalage par rapport à leur époque ou  à leur milieu. Bref, ce ne sont jamais des gens  qui ont tout compris au système.  Ses romans ne s'étalent pas sur des centaines de pages et pourtant, j'en sors avec l'impression d'avoir voyagé longtemps dans son univers.

Ici, une mère, une épouse plutôt traditionnelle dans le sens qu'elle est assez soumise à son mari même si elle le juge ridicule et suffisant par moment, qui  rompt avec ses habitudes quotidiennes pour partir à Pékin et quise trouve confrontée à des personnages faisant partie du monde des affaires et de la mode. En contradiction avec ce nouveau monde dans lequel sa fille semble avoir réussi à s'intégrer avant de se volatiliser, Yi Ming présente son univers intérieur, comment elle est devenue la mère adoptive de Rongrong, la folie de sa meilleure amie et mère biologique de l'enfant, ses parents et surtout son père qui lui a laissé cet amour des champs de blés...Emouvant et touchant.

J'avais aussi beaucoup aimé Tu es une rivière


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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 08:02
L'AFFAIRE DE ROAD HILL HOUSE de Kate SUMMESCALE
Ed 10/18
Pages : 520
trad (anglais) : Eric Chedaille
Format poche
Coll : Domaine étranger
Genre : littérature anglaise (essai)

1860, en Angleterre, un fait divers met le pays en émoi, le meurtre du jeune Saville Kent, 3 ans. Un détective de Scotland Yard Jack Whicher est envoyé sur place pour reprendre l'enquête après l'échec de la police locale.

C'est de A à Z qu'est présentée cette histoire avec force plans des lieux, détails de journaux, rapports de police,  photos et gravures, la famille au complet, les commérages sur le maître de maison et sa supposée liaison avec la nourrice, les rapports familiaux, les indices, les soupçons des uns et des autres etc..

Au milieu de cet imbroglio, l'image du Détective en la personne de Jack Whicher devient une nouvelle figure littéraire. avec l'émergence du roman policier En mettant en parallèle des exemples littéraires puisés chez Dickens, Collins et autres auteurs contemporains, inspirés visiblement par ce fait divers, on comprend mieux l'impact qu'a pu avoir ce crime et ses conséquences. Par contre, il vaut mieux avoir lu les romans que l'auteur cite en exemple ou ne pas avoir l'intention de les lire vu qu'elle donne toujours la solution de l'énigme et que forcément ça ne donne pas envie car on sait déjà qui est l'assassin.

Le  côté exhaustif du livre est un peu étouffant dans la mesure où au bout d'un moment je me suis perdue dans les noms, les dates mais j'ai fini par m'y retrouver et puis j'ai beaucoup aimé la troisième partie concernant le devenir des protagonistes et ce qui leur est arrivé après.  J'ai beaucoup apprécié le travail de recherche, la description des membres de la famille, les domestiques, le fonctionnement de la justice anglaise de l'époque, la nouveauté que représentait l'inspecteur de police en civil avec la création de ce tout nouveau service qui aura un grand avenir : Scotland Yard. Je trouve que cela explique pas mal pourquoi ce corps de métier est mal considéré dans les romans policiers visitant l'époque victorienne (comme les séries d'Ann Perry par exemple). Une lecture instructive et  intéressante.
 



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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 05:29

LE GRAND DIAMANT DES HOGGARTY de W.M.THACKERAY
Ed Climats
Pages : 177
Trad (anglais) : Paul Choleau
Grand Format
Coll : Bibliothèque ombres
Genre : littérature anglaise

Samuel Titchart espérait un don en espèce de la part de sa tante Lady Hoggarty mais celle-ci lui offre une épingle en diamant ayant appartenu à feu son époux. D'abord déçu, Samuel ne tarde pas à découvrir que ce simple petit objet est en train de lui ouvrir toutes grandes les portes de la réussite financière et sociale....

En attendant de pouvoir lire La foire aux vanités qui apparemment a beaucoup de succès en bibliothèque pour être constamment réservé, j'ai commencé à me faire une idée de l'auteur avec ce titre ci. Dans l'ensemble, je ne suis pas déçue. Profitant d'un concours de circonstances dû à la possession d'un petit diamant monté en épingle, un jeune homme grimpe l'échelle sociale, mais grisé par l'idée de gagner encore plus d'argent, il finit par se retrouver ruiné. La fièvre de la spéculation qui peut s'emparer de n'importe qui est assez bien rendue et l'auteur a quand même une bonne plume pour croquer les vieilles dames excentriques limite timbrées je trouve. Une bonne entrée en matière qui laisse augurer du bon pour le reste de son oeuvre.


 



Et encore un titre pour les :


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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 05:19

AU PAYS DU FOU RIRE de P.G WODEHOUSE
Ed La Découverte
Pages : 250
Trad (anglais): Anne-Marie Bouloch
Format poche
Coll : Culte fiction
Genre : littérature anglaise

Lady Clara est soucieuse, son fils Egremont alcoolisé au dernier degré, a fait une fugue a Hollywood et vient de se  fiancer avec allez donc savoir qui. L'avocat de la famille charge Reggie actuel Comte de Haveshot d'aller voir ce qu'il en est et si possible de ramener à la raison son imbibé de cousin. Mais sur place, il tombe sous le charme de la séduisante star April June bien décidée à devenir comtesse. Il retrouve également son ex fiancée Ann...

Grace au titre, nous voilà prévenu. Et je dois reconnaître avoir effectivement été prise d'un fou rire géant à la lecture du "délire hallucinatoire" d'Eggie le cousin alcoolisé, mais à ne plus pouvoir m'arrêter. C'est extrêmement douloureux quand même de rire de cette façon là. Une bonne mouture encore que ce roman où les quiproquos s'enchaînent dans le monde totalement schizophrène d'Hollywood où même les kidnappeurs veulent devenir des stars de cinéma. Reggie raconte donc son incroyable aventure ou plutôt la série de mésaventures totalement rocambolesques qui lui est arrivée en voulant sauver son cousin de griffes du mariage non convenable. Et effectivement, il lui en arrive de belles. C'est comme toujours une succession de catastrophes annoncées qui va crescendo et qui finit par se résoudre dans la bonne humeur. J'ai passé un bon moment et Wodehouse devient définitivement une valeur sûre pour vérifier la fonctionnalité des zygomatiques.   


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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 05:09
ELIZABETH ET SON JARDIN ALLEMAND d'Elizabeth VON ARNIM
Ed 10/18
Pages : 174
Trad (anglais) : François Dupuigrenet-Desrousilles
Coll : Domaine Etranger
Genre : littérature anglaise

La famille Von Arnim aménage dans la campagne allemande à Nassemheim. Le jardin est à l'abandon depuis des années et Eizabeth décide de s'atteler à la tâche avec l'aide de jardiniers qui s'obstinent à ne pas comprendre ses directives et n'en font qu'à leur tête, surtout que la dame ne connaît rien aux jardinage et s'obstine à leurs lire les manuels pour leur bien leur expliquer comment planter des fleurs .


C'est sous la forme d'un journal qu'elle raconte son amour  des plantes, des fleurs et son regret en tant que dame de qualité de ne pas pouvoir s'occuper elle-même des plantations. On comprend comment les descriptions des merveilleux jardins du roman Avril enchanté et surtout celui des fleurs sont si vivantes en lisant cette petite chronique. Et puis, elle parle aussi des livres, une passion qu'elle cache un peu aux femmes de bonne famille qu'elle fréquente attendu que la lecture est une affaire d'homme. Elle fait d'ailleurs une très jolie description de la bibliothèque de la demeure familiale.

L'Homme de Colère ne fréquente guère la bibliothèque. Pour lui ce n'est qu'un lieu neutre où nous nous tenons chaque soir pendant une heure avant qu'il se retire dans ses appartements enfumés de l'aile sud-est. Elle a je le crains l'air bien trop gai pour être une bibliothèque authentique. Son joli décor jaune et blanc a quelque chose de primesautier et presque de frivole. Des rayonnages blancs couvrent les murs, il y a une grande cheminée et quatre fenêtres au midi qui donnent sur la partie de mon jardin qui m'est la plus chère, celle qui entoure le quadrant solaire ; si bien qu'avec toute cette couleur, ces flambées et ce soleil qui rentre à flots l'air y est parfaitement sain en dépit des vénérables volumes qui peuplent ses rayonnages. En fait j'imagine que ceux-ci pourraient fort bien abandonner leurs stalles, relever leur pages et se mettre à danser (extrait)


En dehors de cet aspect anecdotique, on découvre la vie et les moeurs de l'époque dans les famille nobles et bourgeoises de l'allemagne de la fin du XIXème siècle, et j'avoue avoir pas mal tiqué sur certains points notamment sur les classes dites "inférieures", la condition féminine, sur certains de ces points j'ignore si l'auteur fait du second degré où pense réellement ce qu'elle dit ou si elle est en accord avec les propos de son mari entre autres. C'est un peu flou par moment. Mais c'est quand même agréable à lire à condition de se mettre dans le contexte de l'époque. On a par exemple, l'art et la manière de faire une vie d'enfer à une invitée imposée sous couvert de lui être agréable, comment pique niquer en plein hiver et  comment manger avec des moufles...etc..

Elle démontre aussi qu'il est possible de conjuguer la lecture et le jardin de façon agréable.

 

 

Je lisais une vie de Luther que m'avait prêtée notre pasteur lorsque je ne me contentais pas de regarder autour de moi et de me laisser aller à mon bonheur. Un jour, il était venu me trouver avec son livre et il m'avait supplié de le lire après avoir découvert que mon intérêt pour Luther n'était pas aussi ardent qu'il aurait dû l'être. Aussi l'avais je emporté avec moi au jardin sachant d'expérience que les livres les plus moroses peuvent acquérir des grâces inconnues pourvu qu'on les lise dehors..(extrait)







 Et donc ce livre ayant été publié en 1898, il entre dans le cadre des

 
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 08:07

MORT D'UNE DUCHESSE d'Elizabeth EYRE
Ed 10/18
Pages : 319
Trad (anglais) : Gilles Berton
Format poche
Coll : Grands Détectives
Genre : polar historique

Challenge ABC 2009 : lettre E

En pleine période Renaissance italienne, le Duc de Rocca a bien du souci avec les querelles incessantes entre les deux riches et puissantes familles les Bandini et les Di Torre qui mettent en péril la situation politique et l'économie de Rocca. Un mariage entre les enfants Leandro Bandini et Cosima Di Torre est ordonné par le duc. Mais, Cosima a semble t-il été enlevée à son domicile et on soupçonne les Bandini du forfait. Pour couronner le tout, l'épouse du duc est retrouvée morte poignardée lors des festivités pour le mariage de sa dame d'atour. Sigismondo au service du duc va mener l'enquête

Quelqu'un de mystérieux ce Sigismondo. Pour les uns c'est un prêtre, pour les autres un ancien bourreau, il semble avoir plusieurs identités et être un ancien mercenaire. Il est aussi l'homme de toutes les situations, capable de se déguiser en veuve traumatisée pour infiltrer un couvent, comme en homme d'Eglise, de faire s'évader des gens de prison, d'en découdre avec des brigands ou obtenir des information, et donc de dénouer le sac de noeuds qui se présente à nos yeux. J'ai quand même eu des soupçons sur un personnage qui se sont avérés exacts mais il faut reconnaître que c'est quand même un bon début avec beaucoup de rebondissements, de l'action, des énigmes, des personnages somme toute intéressants à suivre. et un récit qui vous tient en haleine jusqu'au bout. Une belle découverte encore, je prend note pour les suites.

 


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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:19

LES EVEILLEURS LIVRE 1 : SALICANDE
de Pauline ALPHEN

Ed Hachette
Pages : 519
Grand format
Genre : littérature jeunesse (sf)

Le Vrai Lecteur écrit le livre en le lisant 
Le Vrai Lecteur est à la fois l'auteur, les personnages et l'histoire.
Le Vrai lecteur est le livre. 
La Guilde se trompe
Le Vrai Lecteur n'est pas celui qui comprend ce que l'auteur a voulu dire.
Le Vrai Lecteur est celui qui en lisant réinvente le livre.
Et s'il lit autre chose que ce qu'a écrit l'auteur alors celui-ci a gagné son pari, il a fait son travail 
Le Vrai Lecteur court tous les risques.
Celui de savoir ce que les personnages ne savent pas
Celui de ne pas savoir ce que savent les personnages.
Celui de comprendre autre chose que ce que voulait l'auteur.
Le Vrai Lecteur s'en fiche, il voyage... 
Carnet de Sierra extraits in Archives apocryphes de la Guilde des Nomades de l'Ecriture (extrait)

Les jumeaux Jad et Claris vivent à Salicande une vallée isolée où se dresse un ancien phare transformé en une tour des livres. Leur mère Sierra a mystérieusement disparu le jour de leur trois ans mais Jad est convaincu qu'elle est toujours en vie quelque part. Claris rêve d'aventures épiques comme on en trouve dans les livres, son frère malade du coeur se passionne pour les bonzaï et la méditation que lui fait pratiquer Blaise leur précepteur. Mais des changements importants s'annoncent dans la vie des jumeaux et de leur petit monde...

 

Ce premier tome est une longue et fascinante introduction à l'histoire avec une présentation des personnages, de leur époque et les mystères intriguants qui  amènent à se poser plein de questions. Nous sommes dans un futur où la technologie, la science, mais aussi les pouvoirs psychiques appartiennent au Temps d'Avant qui aura fini de détruire l'écosystème tout entier à cause de l'inconséquence humaine. Les personnages vivent dans un monde où la diversité de la faune et de la flore s'est appauvrie et où toutes les espèces végétales voire animales ont été créées en laboratoire. Après une grande catastrophe, la caste des Nantis a quitté la planète laissant le reste de l'humanité dans un chaos d'où émergent des communautés telle celle de Salicande avec ses lois restrictives ayant pour conséquence que plus personne ne se souvient du passé.

C'est un univers très dense et riche avec des personnages très travaillés, attachants, intriguants, aux multiples facettes, qui se dévoile peu à peu et il en devient fascinant à découvrir et surtout il intrigue suffisamment pour me faire attendre le tome deux avec impatience notamment avec la fin qui appelle une suite de toute urgence.  J'espère qu'on apprendra plus sur la mystérieuse Guilde, les Nomades de l'Ecriture, les Gardiens, les mondes parallèle, les élémentaux, le Temps d'Avant, les pouvoirs psy, bref tout ce que l'auteur à mis en place pour nous faire saliver.

Les livres sont à l'honneur également,ainsi que la culture populaire avec les multiples références à StarWars, Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, et d'autres. Les références à la littérature sont multiples. On fait la connaissance par exemple d'un certain Borges bouquiniste aveugle et de sa charmante et turbulente famille. C'est un vrai plaisir de découvrir la petite allusion à un livre, des personnages, des situations romanesques dans le récit.   

Une très belle introduction qui augure du bon pour la suite.

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