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  • : A Livre Ouvert...
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 13:34
LA CHAMBRE MORTUAIRE de Jean-Luc BIZIEN
Ed 10/18
Pages : 432
Format poche
Coll : « Grands détectives »
Genre : polar


A la fin du XIXème siècle, Sarah Engelwood, jeune anglaise échouée à Paris est engagée comme gouvernante chez Simon Bloomberg, un aliéniste aux méthodes de travail contestées par ses confrères. Celui-ci vit et consulte dans une maison à l'architecture démentielle voulue par son épouse Elzbitia, une égyptologue. Tandis qu'une vague de morts mystérieuses fait son apparition, Sarah Engelwood se pose des questions sur son énigmatique employeur. Où se trouve son épouse Elzbitia soit disant partie en voyage pour des fouilles mais dont on n'a aucune nouvelle? Qu'y a t-il dans cette chambre fermée à clef où il est interdit d'entrer ?

Page par page, et lentement, le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur. Et si, le docteur Bloomberg avait assassiné son épouse pour hériter de sa fortune (et cela représente beaucoup d'argent) ? Car il faut bien le reconnaître, il se passe des choses curieuses dans la maison du docteur et son attitude plus qu'ambiguë n'est pas faite pour dissiper les soupçons qui viennent à l'esprit de la jeune gouvernante. Et que penser de ces morts suspectes de personnes ayant pour point commun l'extravagante Elzbitia Bloomberg ?

Quand on ne peut pas lâcher son livre avant d'en connaître la fin, c'est toujours bon signe. J'ai apprécié l'ambiance oppressante du récit qui fait surgir le paranoïaque qui est en vous. L'ambiguité du personnage de Bloomberg dans ses propos comme dans ses actions ne permet jamais de savoir s'il a des choses à se reprocher ou non et plus on avance plus le mystère s'épaissi. Sur fond de spiritisme, de maladies mentales, l'enquête n'est pas simple du tout pour la police comme pour Sarah bien déterminée à découvrir quels secrets se cachent dans l'invraisemblable demeure des Bloomberg. La solution de l'énigme ne se devine pas aisément. Je ne vous raconterai donc pas la fin pour ne pas vous gâcher la lecture. A recommander sans réserve.





LA MAIN DE GLOIRE de Jean-Luc BIZIEN
Ed 10/18
Pages : 253
Format poche
Coll : "Grands Détectives"
Genre : polar historique

En pleine exposition universelle, les inspecteurs Desnoyer et Mesnard tombent sur une affaire peu banale. D'abord, on retrouve une main de femme momifiée, puis un homme est retrouvé mutilé et assassiné avec une main coupée. Pour ce genre de "dinguerie" autant faire appel à Simon Bloomberg l'aliéniste qui se remet doucement des évènements de La chambre mortuaire.

L'aliéniste et sa gouvernante la charmante Sarah Engelwood reprennent du service afin de traquer un tueur dangereux qui semble décidé à éliminer de manière sauvage et barbare une bande de voleurs puisque les victimes sont des cambrioleurs bien connus des services de la police.  Pourquoi l'assassin tranche la main de ses victimes mais jamais de la même manière ? Quel rapport avec cette main de femme momifiée ? Un vrai casse-tête cette affaire d'autant que pour éviter toute mauvaise publicité pendant l'exposition, elle doit être menée de façon discrète. Une enquête plutôt courte par rapport au premier tome mais cela ne nuit pas au récit qui évite ainsi les longueurs sans intérêt. Le côté trouble et légèrement paranoïaque du premier tome n'est pas présent ici mais le propos ne s'y prête pas non plus. Une fois de plus le coupable est bien caché et c'est tant mieux. Donc pourquoi se priver de cette suite ?
 


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 00:00
LE MAHABHARATA de Jean Claude CARRIERE
Ed Pocket
Pages : 316
Format poche
Genre : épopée indienne


Le Mahabharata c'est un peu l'Iliade et l'Odyssée de l'Inde. C'est une vaste épopéequi retrace le conflit entre les cinq frères Pandavas et leurs cousins Kauravas et c'est un monument de la littérature indienne.

Je ne vais pas raconter toute l'histoire parce que c'est long, très long. Au tout début il y a un vieil ermite qui a composé l'histoire qui va suivre mais il a besoin de quelqu'un pour la retranscrire. Ganesha le dieu à tête d'éléphant des écrivains se propose d'être son secrétaire et d'écrire sous sa dictée. Ces deux personnages sont accompagnés d'un jeune garçon qui écoute le récit que fait Vyasa le vieux sage. Au fur et à mesure que l'histoire avance, ces trois personnages se retrouvent mêlées aux personnages du poème et la fiction et le réel se rejoignent.

Bon tout le récit originiel n'est pas là. Mais ce sont des détails. Le talent de Jean Claude Carrière s'est de nous rendre vivante et passionnante cette vaste épopée dont certains concepts religieux nous sont totalement étrangers. Et ça marche. Enfin, pour moi ça marche. L'histoire ne faiblit pas un instant. Les personnages sont passionnants à suivre même les plus bizarres, ou les plus méchants. Les intrigues, les complots, la magie, des dieux et des brahmanes,  les batailles, il y a tout cela et c'est bien. Une bonne entrée en matière pour étudier la mythologie indienne et les fondements de l'hindouisme.

"La matière est changeante mais je suis tout ce que tu dis, tout ce que tu penses. Tout repose sur moi comme des perles sur un fil. Je suis le parfum de la terre et je suis la chaleur du feu. Je suis l'apparition et la disparition, je suis le serpent cosmique infini, je suis le chef des musiciens célestes, je suis la science de l'être, je suis la vie de chaque créature, je suis le jeu des trompeurs, je suis l'éclat de ce qui brille. Je suis le temps devenu vieux. Tous les êtres tombent dans la nuit et tous les êtres sont ramenés au jour. Tous ces guerriers que tu vois autour de nous, je les ai déjà vaincus mais celui qu'il croit qu'il peut tuer et celui qui croit qu'il peut être tué, tout deux se trompent. Les armes ne peuvent pas percer cette vie qui t'anime, ni le feu la brûler, ni les eaux la mouiller, ni le vent la sécher. N'aie aucune crainte et relèves toi car je t'aime
(extrait)."


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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:02
STREET MAGIC de Caitlin KITTREDGE
Ed St Martin's Paperbacks
Pages : 326
Version originale : anglais
Format poche
Genre : fantastique

Pete Caldecott avait seize ans lorsque sa vie a croisé celle de Jack Winter un séduisant mage dont elle était tombée amoureuse au point de le suivre une nuit dans un cimetierre et de participer à un rituel d'invocation. Or quelque chose a mal tourné cette nuit là et Jack a apparemment été tué. Douze ans plus tard, devenue inspecteur,  Pete enquête sur la disparition d'une petite fille et retrouve par hasard Jack bien vivant en apparence L'ancien mage n'est plus que l'ombre de lui-même car dépendant à la drogue, mais il sait néanmoins où retrouver la petite fille. Car il a accès à un autre Londres, un monde sombre et magique où les feys, les sorciers et autres créatures vivent en parallèle du monde réel. Et c'est dans cet autre monde que se trouve la clef de la disparition d'enfants et de ce qui est arrivé à Jack.

C'est un univers plutôt sombre et violent dans lequel ce premier tome nous fais entrer. C'est que le monde de la magie n'est pas fait pour les faibles. On y meurt de mort violente, on n'hésite pas à invoquer des démons pas très ragoutants, les rites magiques sont à base d'ossements humains, de sang et de temps en temps un petit sacrifice (ça ne peut pas faire de mal), on consomme des produits douteux bref, rien à voir avec le monde enchanteur de la magie blanche. Ce n'est pas pour rien si cet autre univers s'appelle The Black. Pete en parfaite néophyte commence à découvrir les us et coutumes du coin via Jack Winter, personnage de mage accro à l'héroïne et qui cache de sombres secrets (on découvrira lequel dans le deuxième tome), d'ailleurs, il semble avoir gardé une rancune tenace envers Pete depuis la fatidique nuit d'il y a douze ans. Pete c'est un drôle de nom pour une fille c'est surtout le diminutif d'un prénom un peu ridicule, mais quand on a une grande soeur qui s'appelle Morning Glory, on peut s'estimer heureuse de s'appeler Petunia croyez moi ! Elle a quand même bien du mal à faire coexister son travail d'inspecteur et ce qu'elle découvre sur elle-même au fur et à mesure qu'elle explore The Black sans compter que gérer le caractériel et néanmoins très "gorgeous and bigger-than-life" magicien Jack Winter peut vous mettre facilement sur les rotules. Quant à celui-ci même du temps où il était clean, il n'était pas le genre que l'on peut présenter à ses parents alors maintenant qu'il a plus ou moins pactisé avec le diable (on en saura plus la dessus dans le second tome là encore), vous pensez bien que cela ne lui a pas arranger le caractère qu'il a volontier volcanique. Obligés de collaborer pour mettre fin à l'enlèvement et mutilation d'enfants, le duo mène une enquête périlleuse à grands coups d'invocation de démons, et les tentatives d'éradication sur leurs personnes pleuvent à n'en plus finir. Pas le temps de s'ennuyer avec ces deux là. On y trouve aussi une petite pincée d'humour qui vient adoucir le côté très dur et sombre du roman et qui est plutôt la bienvenue. Pete au départ ignore tout de la magie car elle a refoulé la plupart de ces souvenirs suite au traumatisme vécu mais elle se découvre un don spécial. C'est donc Jack qui est hypercalé en magie de toutes sortes. Il n'empêche que sa partenaire sait se faire respecter sans avoir recours à un enchantement. Du coup, on a un duo plutôt homogène, assez rentre dedans à leur façon, et qui donne envie d'en savoir plus sur eux. Une bonne petite découverte en ce qui me concerne et comme je suis très curieuse de savoir ce que ces deux énergumènes vont devenir, je me lancerai volontier dans le deuxième tome.



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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 05:18
LE FILS DE NULLE PART de Sean STEWART
Ed Mnemos
Pages : 270
Trad (anglais) : Célia Chazel/Sandra Kazourian
Grand format
Genre :  fantasy

Sean Stewart est un auteur dont j'avais bien aimé L'oiseau moqueur. Ici, c'est plus de fantasy qu'il s'agit mais de la fantasy qui lorgne vers le conte de fées.


Dans le royaume, il existe un endroit maudit où de puissants et maléfiques sortilèges sont à l'oeuvre : Le Bois des Spectres. Il y a bien longtemps, un des souverains avait promis d'offrir à celui qui lèverait la malédiction, tout ce qu'il désirerait. Bien des nobles chevaliers et puissant guerriers ont tenté l'aventure et n'en sont jamais revenu. C'est alors que Mark Bouclier, un homme du peuple issu de nulle part, parvient lui à briser la malédiction et c'est bien malgré lui que le roi (il l'a un peu mauvaise de voir un paysan de rien du tout réussir là où la noblesse, à échouer) lui accorde la main de sa troisième fille Gail ainsi qu'un duché.


Ainsi commence ce roman qui reprend là où s'arrête les contes. Que se passe t-il réellement quand le héros a vaincu tous les obstacles et obtient la main de la princesse. Est-ce qu'il vit réellement heureux jusqu'à la fin de ses jour ? Mark va faire l'amère expérience que vaincre un sortilège maléfique n'est rien face à la perfidie qui règne dans les sourires hypocrites des courtisans et les manoeuvres sournoises de la noblesse pour se débarrasser de lui. Heureusement il peut compter sur des amis, Val un jeune noble érudit, Lissa la dame de compagnie de la princesse Gail et la princesse elle-même franchement ravie de se voir épargner le destin ordinaire des princesses celui d'être marier à vieux barbon à pedigree acceptable pour le roi et mourir jeune en couche. Car oui être princesse c'est barbant et porter des robes encombrantes aussi. C'est un récit qui oscille entre un ton très humoristique (le passage sur le déballage des cadeaux de mariage est excellent) avec des dialogues souvent très drôles entre les personnages, et une forme de mélancolie et de constat amer sur le fait que le bonheur n'est pas une garantie même quand on est un héros et que vivre une vie heureuse jusqu'à la fin de ses jours cela n'existe pas. Il est nécessaire de passer par certaines douleurs, certains deuils pour devenir adulte.


« Je les ai sentis. Les souvenirs. Exactement comme elle l'a dit. Toute ma vie j'ai regardé dans une seule direction : le Bois des Spectres à trois lieux de chez moi. Après cela devait être, vous savez... »il adressa un sourire à Gail. « Le bonheur jusqu'à la fin de mes jours.. » (extrait)


Dans le domaine de la fantasy où il est de bon ton de s''étaler sur plusieurs tomes à plus de cinq cent pages chacun, tomber sur un très bon roman de moins de trois cent pages qui se suffit à lui même avec un récit empruntant certains aspects du conte, des personnages attachants, de l'humour et une réflexion sur la condition humaine, c'est rare donc ne passez pas à côté.


« Il avait demandé l'amour et avait récolté le chagrin, il avait désiré le pouvoir et n'avait obtenu que les responsabilités. Quelque chose avait mal tourné, terriblement mal tourné » (extrait)

 


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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 08:22
L'ETRANGLEUR DE CATER STREET d'Anne PERRY
Ed 10/18 382p
Trad : Annie Hamel et Roxane Azimi
Coll : Grands détectives
Genre : littérature policière
ISBN : 978-2-264-03512-7

J'avais oublié combien les romans d'Anne Perry pouvaient être dangereux. On peut difficilement s'arrêter en cours de lecture et pire, on veut la suite le plus vite possible. N'ayant jamais lu les enquêtes du couple Pitt, je m'étais procuré le premier tome de la série pour combler cette lacune. Et bien entendu après avoir lu le premier, il me fallait les autres tout de suite là maintenant.

 


Le quartier de Cater Street est un quartier plutôt bourgeois, et respectable. La famille Ellison y vit confortablement. Mais, plusieurs jeunes femmes sont retrouvées mortes étranglées et mutilées dans Cater Street et la peur s'installe progressivement dans les foyers. Entre en scène l'inspecteur Thomas Pitt qui rencontre donc Charlotte une des filles Ellison, jugée trop franche et trop embarrassante pour pouvoir être mariée correctement, elle a un avenir de vieille fille tout tracé selon ses parents et ses soeurs. Et c'est vrai que la jeune fille supporte difficilement les contraintes imposées aux femmes dans la rigide société victorienne. Mais l'inspecteur Pitt, lui trouve du charme, de l'intelligence et aimerait bien l'épouser. Cela dit, il faudrait peut-être mettre la main sur le tueur avant.

 


Je me suis plongée avec délice dans ce roman où finalement les personnages ne manquent pas de caractère, où l'intrigue devient rapidement oppressante car bientôt le soupçon s'insinue dans toutes les familles de Cater street, l'assassin peut être votre voisin ou pire vous le cotoyez tous les jours dans votre propre famille. Les Ellison n'échappent pas à cette ambiance suspicieuse. Et il est vrai que le suspens est bien entretenu là dessus. Bon, j'avais dès le départ en tête un coupable qui me paraissait crédible mais même si je m'étais trompée, je n'étais quand même pas passé loin, ce qui flatte avantageusement mon égo. L'intérêt est aussi de savoir quand Thomas Pitt déclarera sa flamme et comment la très respectable famille Ellison va t'elle prendre cette mésalliance ? Et bien sûr le personnage de Charlotte par qui est vue l'ensemble de l'histoire est suffisamment intéressant et développé pour susciter l'attachement du lecteur. C'est que la jeune fille jusque là plutôt protégée, découvre tout un univers au delà des apparences confortables de son milieu et bizarrement, elle trouve cela passionnant, parfois horrible mais passionnant quand même. L'intérêt tient à ce que le reste de la famille soit moins caricatural qu'on pourrait le penser au premier abord et que certains personnages comme le père qui apparaît au début parfaitement antipathique devient plus complexe au cours du récit.

Donc me voilà totalement accro à une longue série policière. J'ai donc très vite emprunté le deuxième tome lu d'une traite lui aussi.

 


 

 

 

 

 


LE MYSTERE DE CALLANDER SQUARE d'Anne PERRY
Ed 10/18 383p
Trad : Roxane Azimi
Coll : Grands détectives
Genre: littérature policière
ISBN : 2-264-03524-2

 


Dans le respectable quartier résidentiel de Callander Square, les corps de deux bébés probablement morts nés et malformés ont été retrouvés par des jardiniers creusant pour planter un arbuste. L'inspecteur Pitt est chargé de l'enquête. Mais son épouse Charlotte et sa soeur Emily devenue Lady Ashley décident de s'en mêler aussi afin de découvrir la mère de ces enfants. Alors qu'au départ, on recherche une servante tombée enceinte et qui aurait paniqué à l'idée d'être renvoyée, il semblerait que finalement, il faudra chercher la mère parmi les femmes et jeunes filles de bonne famille de Callander Square.

 


Dans un monde où finalement le paraître et l'apparence sont ce qu'il y a de plus important, tout doit rester cacher et rien ne doit être publiquement dévoilé même si tout le monde est au courant. C'est qu'il s'en passe des belles derrière le voile de la respectabilité de tous ces respectables et riches citoyens. C'est même tout un festival d'hallucinantes situations que vont découvrir les soeurs Charlotte et Emily. J'ai adoré cette suite. Les personnages là encore deviennent soudain plus complexes qu'on ne le pensait au départ et certains en deviennent même très sympathique comme l'honorable Lady Augusta qui vaut le détour par sa détermination à faire en sorte que les choses se passent comme elle les avaient prévus. Les hommes découvrent parfois totalement dépassés que loin d'être les maîtres chez eux comme ils le pensaient, ils sont loin très loin derrière la force de caractère de leurs épouses. Bref, je me suis beaucoup amusée à découvrir la gallerie de portraits de toutes ces familles cherchant à tout prix à cacher « leur cadavre personnel » à la police et aux autres. Je me demandais s'il existait une adaptation en film de cette série qui je trouve se prêterait très bien à cet exercice.

Bien entendu, je vais devoir me procurer très vite la suite des aventures du couple Thomas et Charlotte Pitt. Vous n'avez donc pas fini d'en entendre parler.

 


 

 

 

 

 

 


LE CRIME DE PARAGON WALK d'Anne PERRY
Ed 10/18
Pages : 316
Trad : Roxane Azimi
Coll : Grands détectives
Genre : littérature policière
ISBN : 2-264-02346-5

 


L'inspecteur Pitt est chargé d'une enquête à Paragon Walk où le meurtre d'une jeune fille a été commis. Emily la soeur de Charlotte vit dans ce quartier avec son mari Lord Ashworth c'est donc tout naturellement que les deux soeurs vont enquêter au milieu des très respectables habitants de Paragon Walk qui ont bien des secrets à cacher.

 


C'est reparti pour une troisième aventure pour le couple Pitt et la dynamique Lady Ashworth. On y croise également l'excentrique tante Vespasia qui n'a pas la langue dans sa poche et n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat quand il le faut. Décidemment, il s'en passe de belles dans la bonne société victorienne de Londres, et les deux soeurs vont soulever bien des lièvres pour le compte de ce cher inspecteur. Le trio fonctionne à plein régime et de façon efficace et la solution de l'énigme n'est pas si évidente que cela. Encore une bonne enquête donc. Dommage que cela soit si agréable à lire, je vais avoir d'énormes difficultés à décrocher de la série.

 


 

 

 

 

 

RESURRECTION ROW d'Anne PERRY
Ed 10/18
Pages : 314
Trad (anglais) : Anne-Marie Carrière
Format poche
Coll : « Grands détectives »
Genre : polar historique

Une sombre affaire de profanation de sépulture fait scandale dans un quartier huppée de Londres et l'histoire aboutie à un meurtre. L'inspecteur Pitt va donc devoir louvoyer dans l'hypocrisie ambiante de la bonne société et avec l'aide de Tante Vespasia et son épouse Charlotte, il lui faudra faire tomber les masques pour trouver un assassin.

Quatrième enquête du couple Pitt même si cette fois ci c'est plus Thomas et Lady Vespasia qui sont à l'honneur. On y retrouve les mêmes ingrédients que les précédents et on s'y délecte tout autant de découvrir les abîmes d'hypocrisie qui règnent en maître dans la bonne société londonienne. Le personnage de Vespasia en riche et excentrique lady qui joue au détective avec beaucoup de naturel y est pour beaucoup. Moins prenant que les trois premiers tomes je pense mais tout aussi agréable à lire. Je trouve que l'identité de l'assassin tombe un peu à plat sans doute parce qu'il est trop effacé dans l'intrigue au milieu des autres suspects plus présents et plus affirmés dans leur personnalité. Cela reste quand même un petit polar bien sympathique à lire et n'enlève rien à mon envie de lire la suite de la série.

 


 

 

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 04:38
1 LE MAGE DU PRINCE de Karen MILLER
Ed Fleuve Noir
Pages : 546
Trad (anglais, Australie) : Cédric Perdereau/Jean Claude Mallé
Grand format
Genre : fantasy

Le royaume de Lur est protégé par un mur construit par la magie des maléfices du puissant sorcier Morgan qui n'a jamais pu franchir cette barrière protectrice derrière laquelle vivent les deux peuples du royaumes Les Doranen qui ont conquis Lur il y a des siècles et seuls à pratiquer la magie et les Olken les premiers habitants du royaume qui sont interdits de magie sous peine de mort. A Lur, la famille royale pratique la climagie qui permet d'épargner aux pays les ravages des ouragans, les rigueurs d'un hiver trop froid, ou la famine due à une sécheresse dévastatrice pour les récoltes. Asher est un olken, un pécheux, qui a quitté le monde de la mer pour aller faire fortune à la capitale. Il se retrouve très vite embauché dans les écuries du prince Gar qui va lui faire une autre proposition d'emploi. Mais, l'ascension d'Asher est très mal vu par certaines personnalités de la cour. Et dans l'ombre un petit groupe d'individus sont prêts à lui venir en aide car Asher l'ignore mais il est le mage « innocent » annoncé par une prophétie très ancienne.


Il n'y a pas à dire on trouve des éléments très classiques en fantasy, une prophétie, un méchant sorcier, de la magie, un héros sorti tout droit de sa campagne (ici de son port de pêche) promis à un grand destin, bref des trucs vus et revus qui devrait devenir très lassant...mais bizarrement la sauce prend.


D'abord en raison de la personnalité d'Asher qui est comment dire...brut de décoffrage. Voilà un personnage dont on adore suivre l'histoire car il n'a pas la langue dans sa poche notre héros, pas le genre à se laisser marcher sur les pieds par qui que ce soit et qui se fout du rang social de son interlocuteur. Il appelle un chat un chat et est d'une franchise rafraichissante. Bref, même si son côté grande gueule est parfois porté à outrance, il est sympathique ce garçon.


Sans compter que certaines de ses réparties m'auront beaucoup fait rire notamment ses engueulades homériques avec le prince Gar. Tiens en voilà un autre personnage sympathique et aussi très charismatique, Gar vit son appartenance au peuple doranen comme une malédiction car il est dépourvu du don de la magie ce qui fait qu'on le considère comme un handicapé. Il souffre beaucoup de cette infirmité tout en faisant son possible afin d'aider son père à gouverner et notamment à veiller à l'entente entre Olken et Doranen ce qui n'est pas évident vu le mépris dans lequel sont tenus les Olkens par certains Doranens tout imbus de la supposée supériorité de leur race.


Ce premier tome prend le temps de construire la relation de confiance et d'amitié entre Gar et Asher et par mettre en place tous les éléments qui devraient amener à la catastrophe et à la réalisation de cette mystérieuse prophétie où Asher aura un rôle à jouer. De quoi attiser la curiosité pour connaître la suite. Le récit devient prenant avec des , personnages intéressants et plutôt bien vus dans leur utilisation. Une bonne pioche dans le domaine fantasy, pas d'une folle originalité certes, mais une bonne histoire et un héros attachant que demander de plus.

 


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 00:00
NOUS ETIONS LES MULVANEY de Joyce Carole OATES
Ed Stock
Pages : 597
Trad (anglais) : Claude Seban
Grand format
Coll : Nouveau Cabinet Cosmopolite
Genre : Littérature américaine









Dans une ferme vit la famille Mulvaney, le papa, la maman, les fils et la flle Marianne; Tout ce petit monde vit heureux jusqu'au drame de la saint valentin 1976, où Marianne victime d'un viol, revient à la maison et devient le levier qui va tout faire basculer...

Depuis quelques temps, les lectures communes c'était plus de la déception qu'autre chose et je me suis dis ouhlà, un pavé cette lecture ! près de 600 pages, j'espère que c'est du bon pavé. Et miracle, il est plus que bon. En fait j'ai quasiment tout lu d'une traite et il y avait longtemps que je n'avais pas été aussi captivée. L'histoire racontée par Judd le petit dernier des Mulvaney de l'implosion de sa famille qui se désagrège suite au drame, et de la déchéance du père entraînant la famille dans une ruine sociale et financière catastrophique, est passionnante de bout en bout. On s'attache aux personnages, on pleure, on s'indigne des comportements de certains vis à vis de celle qui finalement de victime deviendra coupable, on espère aussi que finalement les choses iront vers le mieux. On y trouve une analyse fine de la psychologie de chacun, de leur réaction, de comment ils vivent la tragédie et la fin de la famille parfaite qu'ils incarnaient. Bref, c'est un sans faute. Un beau coup de coeur vraiment pour cette chronique familiale et merci au blogoclub sans qui je n'aurai peut-être pas pensé à lire ce livre.





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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 02:28
LA TRILOGIE DES JOYAUX de David EDDINGS
LE TRÔNE DE DIAMANT
LE CHEVALIER DE RUBIS
LA ROSE DE SAPHIR

Ed Pocket
Pages : 1368
Trad (anglais) : E.C.L Meistermann
Format poche
Genre : fantasy

Cette trilogie est centrée sur le personnage d'Emouchet un chevalier pandion (un des quatre ordres combattants de l'Eglise) qui a des années d'expérience derrière lui, pas mal de cicatrices et un nez cassé avec le foutu caractère qui va avec. Outre ses fonctions au service de l'Eglise, il est également le Champion de la Couronne d'Elénie, et se doit d'assurer la sécurité de son roi et de se battre pour lui. Or l'Elénie a cette fois ci une reine Ehlana qui lui a été confiée quand elle était enfant pour qu'il s'occupe de son éducation.

Mais, l'infâme Primat Annias désireux de faire main basse sur le Trésor du royaume afin de se faire élire à la tête de l'Eglise a fait exiler Emouchet pendant plus de dix ans. Quand il revient d'exil, c'est pour apprendre que sa reine est atteinte d'un mal mystérieux et mortel. Pour retarder l'issue fatale et avoir du temps pour trouver un moyen de guérison la styrique Séphrénia qui enseigne les secrets du Styricum aux chevaliers pandions (comprenez la magie) a usé d'un sortilège qui a enchâssé la reine dans un cristal qui la maintient en vie.

Commence alors la quête d'un remède magique, un puissant artefact appelé Bhelliom, façonné par le troll Gwerig sous la forme d'une rose de saphir et qui contiendrait tous les pouvoirs des dieux des trolls.

Encore et toujours des compagnons, une quête, un puissant objet magique et cela marche encore tout aussi  bien. Ici, le héros n'est pas un petit jeunot qui ne connaît rien à rien comme dans la Belgariade, mais un homme d'âge mûr et cela fait sans doute la différence par rapport à la Belgariade, aucun risque qu'Emouchet nous fasse une crise d'adolescence. Par contre, ses doutes concernant le mariage seront sacrément mis à mal.

On trouve autour de lui, une puissante magicienne , un jeune voleur surdoué de fidèles camarades prêts à le seconder. Les personnages sont tout de suite attachants, et sympathiques. Même si certaines figures sont un peu des redites.

En tant que pur divertissement, cette trilogie tient parfaitement la route. On suit avec plaisir toute la bande, on découvre ce nouveau monde avec ces peuples, ces mythes et religions, ces coutumes et on est ravi de la promenade. Bien entendu les gentils vont gagner à la fin, cela on le sait depuis le début mais entretemps, on aura vu du pays et on se se sera bien amusé.

Il existe une suite à cette trilogie : La trilogie des périls.

 

 

 

 

 


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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 01:53
SPACE OPERA !  d'A.F RUAUD/V.AMALRI
L'IMAGINAIRE SPATIAL AVANT 1977

Ed Les moutons électriques
Pages : 407
Grand format
Coll : Bibliothèque des miroirs
Genre : essai sf

Un excellent investissement cet essai qui retrace l'histoire d'un sous genre de la sf, un peu décrié voire un brin méprisé : le space opera depuis les origines jusqu'à 1977 date charnière puisque c'est l'année de la sortie de StarWars qui marque une vraie rupture dans l'évolution du genre.

Il est question d'une suite qui reprendrait l'étude de Starwars à nos jours et j'espère pouvoir lire ce livre là car j'ai adoré cet essai. Didactique, simple et facile d'accès même pour les néophytes, il a le mérite de présenter des auteurs un peu oubliés et d'ouvrir des pistes de futures lectures intéressantes. Il n'y a pas que la littérature qui est étudié, la bande dessinée, le cinéma, les séries télés sont aussi évoqués et cerise sur le gâteau, un chapitre tout entier est consacré à notre dandy spatio temporel préféré : Le Docteur et son TARDIS avec ses origines, son évolution dans la série bref je me suis régalée. On trouve également une iconographie abondante qui illustre agréablement les chapitres.

Vous voulez en savoir plus sur le space opera qui est en quelque sorte du cape et d'épée dans l'espace avec des vaisseaux spatiaux, découvrir des auteurs méconnus, tout savoir sur Docteur Who, Star Trek ou le phénomène Perry Rhodan, ce livre là devrait faire l'affaire. En plus comme d'habitude avec cette maison d'édition, l'objet est beau.




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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 00:36
LE CERCLE LITTERAIRE DES AMATEURS
D'EPLUCHURES DE PATATES de Mary Ann SHAFFER & Annie BARROWS

Ed NIL
Pages :391
Trad (anglais) : Aline Azoulay
Grand format
Genre : littérature américaine

L'histoire est apparemment bien connue vu le nombre de gens à l'avoir lu dans la blogoboule, je ne vais pas m'étendre beaucoup dessus.

On a donc affaire à un roman épistolaire se déroulant peu après la fin de la seconde guerre mondiale. Juliet auteur à succès cherche une nouvelle inspiration pour un autre livre. C'est alors qu'elle reçoit une lettre d'un habitant de Guernesey, membre du Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates de Guernesey. Débute alors une correspondance assidue entre l'auteur et les différents membres de ce cercle...


Il faut reconnaître que c'est un livre efficace, du genre difficile à lâcher ce que je n'ai pas pu faire avant la fin. J'ai adoré les personnages, la vie de cette petite communauté isolée sur sa petite île et soudée par l'expérience de l'occupation allemande qui est quasiment le sujet principal du roman en fait. On parle peu, on survole ce fameux cercle, ce qui intéresse Juliet ce sont plutôt les gens qui vivent là, ce qu'ils ont à dire sur le comment ils ont vécu et survécu pendant ces années de guerre, les petits destins individuels de chacun. Dommage que toute l'intrigue soit si prévisible, un peu moins de convenu et plus de surprise aurait pu rajouter plus de plaisir à la lecture. Mais tel quel ce roman est déjà bien fichue avec ces personnages sympathiques et puis on a l'occasion de s'instruire sur l'histoire peu connue de cette occupation dans les îles anglo normandes pendant la guerre.



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