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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 03:38

UN CANTIQUE POUR LEIBOWITZ de Walter M.MILLER
Ed Denoël
Pages : 347
Trad (anglais) : Claude Saunier
Format poche
Coll : Présence du futur
Genre : sf


Challenge ABC 2009 : Lettre M

Après une catastrophe nucléaire qui éradiquent toutes les civilisations humaines, Leibowitz un savant devenu moine fonde un ordre monastique chargé de récupérer et sauvegarder le savoir humain pour les futures générations. Les siècles passent et les moines de l'ordre de Saint Leibowitz continuent à préserver les reliques du passé patiemment accumulées au fil des siècles sans toujours comprendre réellement ce qu'elles représentent. Mais les nouvelles civilisations qui renaissent ne semblent pas avoir compris les leçons du passé. 

On ne peut pas dire que Miller soit un optimiste puisqu'en trois époques il retrace la reconstruction de civilisation humaine, sa redécouverte des sciences et sa fin inélectubable et probablement définitive du moins pour la Terre. Pendant ce temps le petit monastère de Saint Leibowitz perdu dans le désert subi lui aussi des transformations et les générations qui s'y succèdent tentent sans succès d'empêcher que l'humanité se détruise à nouveau tout en continuant de veiller sur ce qu'ils ont préservés des siècles durant. Mise à part cette obsession de faire de la religion et plus particulièrement de l'Eglise catholique la  seule solution à tous les maux que notre espèce est capable de s'infliger qui m'aura un peu fait tiquer mais après tout ce n'est peut-être qu'un point de vue romanesque de la part de l'auteur, le récit est passionant à suivre, une fois passée l'étrange ambiance des premières pages où il faut un temps d'adaptation pour comprendre ce qui se passe. Au fond ces moines qui se sont fait contrebandier de livres sont bien sympathiques dans leur quête d'une plus juste et pacifique utilisation des sciences. 

  

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 03:53
LA FILLE DU TEMPS de Josephine TEY
Ed 10/18
Pages : 218
Trad (anglais) : Michel Duchein
Format poche
Coll : "Les grands détectives"
Genre : polar historique

L'inspecteur Grant immobilisé sur un lit à l'hôpital s'ennuie. Il se décide à scruter de son oeil de policier une série de portraits de personnages historiques. Parmi eux, le portrait d'un homme qui lui semble très sympathique mais qui s'avère être Richard III, roi d'Angleterre qui aurait fait assassiner ses deux neveux encore enfantss, fils de son frère le roi Edouard et héritiers de la couronne. Ayant des doutes sur cette réalité historique au vu des documents douteux dont est tirée cette affaire, il relève le défi de résoudre ce crime et peut-être d'innocenter ce personnage.

L'inspecteur de police qui se retrouve hospitalisé et n'a rien d'autre à faire que résoudre une enquête criminelle du passé, est apparemment une chose courante dans le milieu littéraire puisque j'ai découvert la version littéraire de l'inspecteur Morse dans une intrigue similaire. Les deux inspecteurs ont même une PAL, sont aidés par un ou une assistante travaillant dans le milieu de la recherche historique, bref l'accroche est la même mais le crime lui ne l'est pas. C'est quand même un sacré défi que celui relevé par Josephine Tey, aller a contrario de l'opinion publique bien établie et des manuels scolaires. Mais, il faut reconnaître que l'argumentaire du récit est très troublant et donne à réfléchir sur la fiabilité relative des manuels d'histoire. Et puis l'enquête est passionnante à suivre et on apprend pas mal de choses sur l'histoire de l'Angleterre que l'on ne connaît pas si bien que cela finalement.




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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 14:51

1 LES HOMMES QUI N'AIMAIENT PAS LES FEMMES
de Stieg LARSSON

Ed Actes Sud
Pages : 575
Trad (suédois) : Lena Grumbach et Marc de Gouvenain
Grand format
Coll : Actes noirs
Genre : polar

Mickael Blomkvist journaliste fondateur de la revue économique Millenium se retrouve dans une situation inconfortable suite à un procès en diffamation qu'il a perdu. C'est alors qu'il reçoit une proposition de travail curieuse de la part d'un riche industriel à la retraite Henrik Vanger qui lui demande de retrouver qui parmi les membres de la famille Vanger a assassiné sa nièce disparue sans laisser de trace dans les années 60. Son enquête l'amène à faire équipe avec  Lisbeth Salander au look anorexique gothico punk, véritable génie du piratage informatique.

 

Je m'étais inscrite au Défi blog-o-trésors parce que je m'étais dis que ce ne serait pas difficile à lire un livre par saison et voilà qu'on est presque en été et que ce roman est le premier de ma liste à être fini. Je vais devoir mettre les bouchées doubles si je veux boucler l'affaire avant décembre. Fin de parenthèse.

Est ce que j'ai aimé cette première enquête de ce couple improbable ? Oh que oui ! Il faut bien reconnaître que passé les cents premières pages où l'on se demande un peu où l'auteur veut nous emmener, on reste scotché sur la suite jusqu'à la fin sans vouloir une seule seconde reposer le livre. Ce serait criminel de tout raconter à ceux qui n'ont pas encore lu et aimerait le faire les multiples ramifications de l'enquête, les indices qui se mettent soudain à parler, les suspects, la famille de dingues limite psychopathes que sont les Vanger, tout ce qui fait que votre adrénaline va grimper d'un cran face à certains événements ou révélations inattendus. L'histoire est déjà bien prenante avec côté très fouillé sur les informations économiques, les techniques de piratage informatique. On sent le journaliste derrière l'auteur. On cite des marques, des livres et leurs auteurs, cela donne un aspect très ancré dans le réel au récit et le rend quasiment palpable. C'est probablement pour cela qu'il me fut diffficile de laisser tomber la lecture avant la fin.

Il se trouve que deux de mes collègues de travail lisaient ce livre en même temps que moi et que nous sommes arrivées à la conclusion de convaincre notre patron heureux propriétaire du premier tome et qu'il avait généreusement prêté à l'une d'entre nous de faire circuler le deuxième tome parce qu'on veut la suite.
 




 

 
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 18:59
GARDNER DOZOIS ET JONATHAN STRAHAN PRESENTENT /
N.S.O : LE NOUVEAU SPACE OPERA
19 NOUVEAUX RECITS D'AVENTURES DANS L'ESPACE

Ed Bragelonne
Pages : 667
Grand format
Coll : Bragelonne sf
Genre : anthologie sf

Avec dans l'ordre de parution : Gwynneth Jones, Ian McDonald, Robert Reed, Paul J.McCauley, Greg Egan, Kage Baker, Peter F. Hamilton, Ken McLeod, Tony Daniel, James Patrick Kelly, Alastair Reynolds, Mary Rosenblum, Stephen Baxter, Robert Silverberg, Gregory Benford, Walter Jon Williams, Nancy Kress, Dan Simmons

Sur ces dix neux auteurs, j'en connaissais huit dont j'avais déjà lu quelques livres, trois de noms seulement et et les autres m'étaient inconnus. Que retenir de cette anthologie ? Qu'il est difficile de rendre l'ampleur d'une intrigue galactique comme le veut le genre sur une seule nouvelle même si celle-ci atteint un nombre de pages conséquents mais que certains s'en sortent mieux que d'autres à ce petit jeu là. Si j'ai eu beaucoup de mal à m'intéresser à certaines histoires, dans l'ensemble, j'ai eu de bonnes surprises sur bien des récits. Alastair Reynolds est toujours aussi doué pour proposer une vraie histoire souvent très originale mais avec un fond scientifique très rigoureux, Ian McDonald confirme tout le bien que je pense de lui. Quel dommage que Kage Baker ne soit plus éditée car j'aurai beaucoup aimé avoir la suite de sa série sur les agents de la Compagnie Zeus Inc et puis j'ai beaucoup ri sur les déboires de cet homme qui veut monter une troupe de théâtre sur Mars. C'était très drôle et rien que le fait d'avoir réussi à caser deux références à un certain Docteur couplé à une référence à Mr Darcy, cela valait le coup de la lire. Par contre, je n'ai pas accroché du tout à Gwynneth Jones, Robert Reed m'a tellement ennuyée que j'ai fais l'impasse. Paul J.McCauley est un auteur dont je tenterai bien la lecture.

Bilan plutôt positif en ce qui me concerne. La lecture risque d'être très rapidement pesante si on tente de tout lire d'un coup par contre, il vaut mieux lire un texte de temps en temps entre deux autres lectures par exemple. Par contre, je ne suis pas certaine que cette anthologie donne envie aux néophytes de tenter l'aventure de cet aspect de la sf.





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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 14:15
THE SAFE-KEEPER'S SECRET de Sharon SHINN
Ed Firebird
Pages : 222
Version originale (anglais)
Format poche
Genre : fantasy

Il en existe au moins un ou une dans chaque ville ou village, quelqu'un dont le travail est d'écouter et de garder les secrets qu'on lui confie. Damiana est une de ces gardiennes dans le village de Tambleham de même que sa soeur Angeline qui vit dans un autre village. Une nuit, un cavalier vient frapper à la porte de Damiana qui est sur le point d'accoucher avec l'aide de sa soeur Angeline. Celle-ci reçoit le cavalier et son secret : un bébé...

Une lecture en anglais, encore une et avec un temps record, puisqu'en trois jours j'avais tout lu alors qu'en principe il me faut au minimum un mois vu ma lenteur à lire dans la langue de Shakespeare. Mais, là emportée par l'histoire, j'ai difficilement eu du mal à décoller de ce livre. C'est de la fantasy, puisque le récit se passe dans un monde légèrement différent du notre. Et pourtant, il n'y a pas de grandes batailles cataclysmiques, pas de créatures fantastiques, pas de réel méchant, pas de magie non plus ou alors si peu qu'elle est invisible, pas de quête, de voyages périlleux, d'aventures, rien de tout cela. Tout le charme du roman vient du fait qu'on lit une chronique de village en quelque sorte qui commence à l'enfance de Fiona et Reed, les deux enfants de Damiana jusqu'à l'âge adulte et enfin la révélation du secret (que j'avais deviné avant la fin mais qui ne change rien à mon plaisir de lecture) concernant l'origine d'un des deux enfants. Autour de ces deux jeunes adolescents gravitent tout une série de personnages comme la tante Angeline, un marchand et son épouse, Isadora qui a un don unique dans le pays : faire que les rêves et désirs secrets des gens deviennent réalité, Thomas, pas très aimé parce que son don l'empêche de mentir et de toujours dire la vérité même la plus dérangeante ou pénible. Des fêtes de saisons aux anniversaires, les enfants de Damiana grandissent et cherchent leur place en ce monde. Parallèlement, le contexte politique est abordé puisqu'on a un roi qui veut un fils comme héritier du trône et qui néglige sa fille pourtant compétente pour lui succéder et qui attend
désespérement que son père se souvienne de son existence. Cette toile de fond rejoint l'histoire en un final qui fait un peu conte de fée. Un beau roman initiatique en quelque sorte. L'auteure a écrit plusieurs histoires se déroulant dans le même univers et je ne pense pas pouvoir résister au plaisir de replonger dedans.


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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:59
1 LE T'SANK d'Alexis FLAMAND
Ed L'Olibrius Céleste
Pages : 364
Grand format
Genre : fantasy


Challenge ABC 2009 : lettre F


A l'époque où Ker-Fresnel n'était qu'un petit trois pièces salon-cuisine-salle de torture, Le roi Embru IV vint y séjourner. Le meublé exposé au sud était adossé à un vieux massif pierreux, carcasse arrachée au temps qui avait donné son nom au royaume de Kung-Bohr. La vue était agréable et permettait au monarque d'oublier pour un moment les intrigues de la cour. (extrait du Guide de bienvenue à Ker-Fresnel)

D'un côté, Jonas Alamänder un magicien questeur menzohtain (qui enquête sur des crimes liés à la magie) reçoit un jour un avis d'expulsion du roi de Kung-Bohr puisqu'il se trouve que sa maison se situe sur un terrain cédé à ce royaume suite à un mariage. Et comme il n'a pas l'intention de se laisser dépouiller, il décide de se rendre à Ker-Fresnel la capitale du Kung-Bohr pour plaider sa cause au roi Ernst XXX. De l'autre,  le jeune Maek quitte son village et entreprend un périlleux voyage à la recherche de la célèbre école des assassins T'Sank.

Voilà une exposition succinte de ce premier tome d'un cycle qui promet beaucoup. Alamänder est un monde riche en surprise et nos deux voyageurs chacun de leur côté font des rencontres surprenantes avec la faune et la flore et ses habitants, le fin du fin restant à mon avis la traversée des champs de blés carnivores (depuis j'ai un autre regard sur mes biscottes le matin). Un monde hors normes mais totalement cohérent ce qui en soit n'est pas un défaut en ce qui me concerne bien au contraire et comme le sujet semble bien maîtrisé c'est un régal à suivre. J'avais un peu peur des références à Jack Vance, vu mon allergie à l'auteur (que les fans me pardonnent) mais finalement l'auteur semble avoir puisé son inspiration plutôt dans le monde de Cugel l'astucieux le seul roman de Vance que j'ai réussi à finir et que j'ai aimé. D'autres références au fantastique et à la sf sont habilement insérées dans le récit (personnellement le Thêta Klarke et son Rendez-vous avec Rama m'auront beaucoup fait rire) et certaines que je n'ai probablement pas vu passer. C'est surprenant, inventif, jamais lassant et surtout on sent que l'auteur sait où il va dans son histoire car il ne se perd jamais dans ses délires. La postface sorte de débriefing entre l'auteur et ses personnages sur les événements est une super bonne idée d'autant que les quelques petites allusions au tome 2 font envie. Je ne me pose qu'une seule question : et la suite c'est quand est ce prévu pour ?


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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 04:47

SAVEURS ASSASSINES de Kalpana SWAMINANTHAN
Ed Point
Pages : 357
Trad (anglais, Inde) : Edith Ochs
Format poche
Genre : polar


En une journée, la narratrice perd son travail (qu'elle déteste), son petit ami et sa bibliothèque (le petit ami a embarqué la totalité de ses livres). Elle a trouvé refuge chez sa tante Lalli qui a longtemps travaillé dans la police de Bombay et a pris sa retraite bien qu'elle soit régulièrement consultée pour des affaires par ses anciens collègues qui l'ont surnommée D.R (Dernier Recours). Un jour Lillah une amie des deux femmes leur apprend qu'elle a reçu un héritage conséquent de la part de son oncle. C'est dans sa nouvelle propriété qu'elle décide d'organiser un week end gastronomique et a invité un certains nombres de gens venus d'horizon différents ainsi que Lalli et sa nièce. Or au cours du séjour, un meurtre est commis...

Un achat un peu impulsif, je ne connaissais absolument pas cette série, son héroïne, et l'auteure. Première rencontre et certainement pas la dernière avec une détective indienne aussi fine que Miss Marple dans son jugement sur la nature humaine  Vous allez en entendre parler pendant un bon moment de cette série de polars vu que j'ai eu le coup de foudre à la lecture de cette première aventure. Petit à petit tous les éléments sont réunis pour que le drame arrive. Il est vrai qu'il faut attendre le dernier tiers du récit pour que l'enquête démarre mais fort heureusement, les deux tiers précédents ont été un vrai feu d'artifice avec la mise en place de chaque petit détail qui aura son importance, des personnages totalement excentriques détestables ou sympathiques, et une vision de l'Inde moderne décapante. Sans compter qu'il est question de cuisine indienne ou européenne et encore une fois c'est dans un roman indien que je suis atteinte de fringale à la lecture, quoique la lecture du menu spécial 3000 ans de tradition culinaire m'a carrément rassassiée. Je n'avais pas fini les dernières pages que je voulais absolument enchaîner avec d'autres enquêtes et d'autres livres de cette auteure ce qui prouve que le charme a agit immédiatement. Encore une belle prise et une mauvaise nouvelle pour ma PAL qui rêvait de régime.


 

 

 

 

 

 

LA CHANSON DU JARDINIER de Kalpana SWAMINATHAN
Ed Points
Pages : 312
Trad (anglais, Inde) : Edith Ochs
Genre : polar

 

A sept heures tapante, la mort réquisitionna Mr Rao. En fait elle aurait pu le rappeler un peu avant ou un peu après sept heurse, mais Utkrusha n'entendait pas lui accorder cela.

- Le Building considère en général qu'on doit préciser l'heure exacte du décès, remarqua Paterphaker tandis qu'il concoctait l'avis de décès.

Utkrusha alias le Building est un maniaque pour ce genre de détails. Dans la vie Mr Rao était un homme pointilleux, il était donc juste que la mort lui rende la politesse. (extrait)

 

C'est dans la résidence de la narratrice et de sa tante Miss Lalli que l'odieux Mr Rao unanimenent détesté par ses voisins, en raison de son obstination à se mêler de ce qui ne le regarde pas pour pouvoir mieux répandre le venin de la calomnie là où cela fera le plus mal, meurt assassiné. Les suspects ne manquent pas, tout le monde a un mobile suffisant pour vouloir sa mort.

 

Deuxième enquête de Miss Lalli qui va une fois de plus faire preuve de beaucoup de flair pour réunir tous les fils bien complexes de l'intrigue et faire la lumière sur les évènements. L'histoire fait un retour  sur les événements curieux qui ont conduit au meurtre puis on repasse à l'enquête proprement dite. J'aime décidement beaucoup la galerie de personnages décrits, les petits événéments du quotidien, le gouffre qui sépare la culture européenne à cette multiplicité de cultures qu'est l'Inde notamment à travers  deux hollandaises , des clichés plein la tête sur le pays confrontées à la réalité quotidienne qui n'a rien à voir. Il y a aussi beaucoup d'humour et de dynamisme qui se dégage dans les pages (l'inénarrable épisode sur la transfusion sanguine vaut le détour). Cela dit, on ne néglige pas le côté intrigue policière et elle est corsée quand même. Une série à noter sur ses tablettes.

 


 


 

 


 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 01:11
LA DOUBLE DISPARITION de Nancy SPRINGER
Ed Nathan
Pages :250
Trad (anglais) : Rose-Marie Vassalo
Grand Format
Genre : littérature jeunesse (polar)

Lorsque la mère du grand détective Sherlock Holmes et de son frère Mycroft disparaît du domaine familial, nos deux grands brillants cerveaux se retrouvent un peu désemparés face à leur petite soeur Enola dont ils ne savent pas trop quoi faire en attendant de retrouver la disparue. Mycroft opte pour un pensionnat pour jeune fille afin de parfaire son éducation de jeune fille et de lui trouver un beau parti ensuite, Sherlock déçu par la petite capacité crânienne de sa benjamine préfère retourner à Londres. Mais Enola a de qui tenir et décide de son destin toute seule en organisant sa propre disparition. C'est dans la ville de Londres qu'elle va résoudre sa première affaire tout en échappant à ses limiers de frères...


Une première aventure de la petite soeur de Sherlock Holmes avec son lot de déguisements, retournements de situation, manipulations, enlèvements, énigmes à résoudre  et des tas d'autres choses toutes aussi sympathiques. Y est évoqué la condition féminine au XIXème siècle qui n'est pas spécialement brillante. C'est donc dans l'univers très masculin des détectives qu'Enola cherche à se faire une place et elle arrive à des résultats surprenants il faut bien le dire. Donc en dehors des efforts de l'héroïne pour échapper à ses frères et retrouver sa mère, l'histoire tourne autour de la disparition d'un jeune garçon aristocrate que l'on a peut-être enlevé. Bien entendu, bon sang ne saurait mentir et Enola se lance sur sa piste. J'ai adoré l'idée de confronter aux deux frères Holmes, mysogines et pas mal bourrés des préjugés concernant la nature féminine qui courent à leur époque, une petite futée qui c'est certain va probablement les faire tourner en bourrique dans les prochains tomes. Et j'attend avec plaisir de voir comment.



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9 avril 2009 4 09 /04 /avril /2009 04:49

CRIMES A L'AFFICHE de Nicola UPSON
Ed 10/18
Pages : 406
Trad (anglais) : Pascale Haas
Format poche
Coll : « Grands détectives »
Genre : polar

La pièce de théâtre Richard de Bordeaux, fait un triomphe à Londres, son auteur Josephine Tey aussi connue pour ses romans policiers a quitté Inverness en Ecosse pour assister à la dernière représentation. C'est dans le train qu'elle rencontre Elspeth une admiratrice et fan de la pièce. Or celle-ci est assassinée dans le compartiment du train en gare de Londres. Scotland Yard est sur l'affaire et c'est l'inspecteur Archie Penrose un ami de Josephine qui prend l'enquête en main. Très vite, il devient évident que Josephine pourrait être la prochaine victime.

Une enquête dans le milieu théâtral des années 30 avec un personnage principal qui n'est pas de fiction puisque Josephine Tey est un auteur de théâtre et de romans policiers qui a connu un immense succès. Du reste les éditions 10/18 publie en même temps un de ses romans La fille du temps que je lirai volontier car j'avaisbien apprécié Le plus beau des anges. Mais c'est surtout Archie qui mène l'enquête et quelle enquête, on a droit à une intrigue très complexe, où le traumatisme de la première guerre mondiale joue un grand rôle dans ce complot machiavélique dont je ne parlerai pas pour vous laisser la surprise. Un bon polar qui donne à penser que les suivants seront aussi intéressants à suivre. D'autant que je n'ai pas trouvé l'assassin avant l'inspecteur et Josephine et si on ne devine pas tout dès les premières pages c'est que l'intrigue est solide et que l'on va bien gamberger pendant 400 pages au moins.


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 04:44
LA SORCIERE DE SALEM d'Elizabeth GASKELL
Ed Corti
Pages : 210
Trad (anglais) :Roger Kann et Berrtand Fillaudeau
Collection Romantique n°73
Genre : littérature anglaise


  




1691 Loïs Barclay suite à la mort de ses parents est venue dans le Nouveau monde chercher un nouveau foyer chez son oncle vivant à Salem où s'est établi une petite communauté puritaine très stricte. Très vite, les soupçons puis l'hystérie gagne toute la population persuadée que des sorcières faisant commerce avec le diable vivent parmi eux. Loïs fait partie des malheureuses qui subiront cette folie collective.

4ème choix de la chaîne des livres et une déception alors que les précédents avis étaient plutôt enthouasiastes. Non mais attendez, revenez, je rigole ! Vous ne l'avez pas cru quand même ? Bien sûr que j'ai aimé ce livre. Comment ne pas être sous le charme d'une belle écriture, d'un personnage vibrant  de dignité jusqu'au bout. C'est un drame qui évite le pathos larmoyant et reste dans le ton juste et humain. J'espère que les autres maillons de la chaîne trouveront leur bonheur avec ce livre et moi je vais mettre Elizabeth Gaskell dans ma liste d'auteurs à lire.


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