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  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 04:05

L'ETRANGE VIE DE NOBODY OWENS de Neil GAIMAN
Ed Albin Michel (Wiz)
Pages : 305
Trad (anglais) : Valérie Le Plouhinec
Grand format
Genre : littérature jeunesse (fantastique)


 
Monsieur et Madame Owens, couple respectable résidant au cimetière, bien considérés par leurs voisins de pierre tombale, ont adopté un petit garçon dont toute la famille a été assassinée par un mystérieux individu appelé Jack. L'enfant bien que n'étant pas mort comme les autres résidents est devenu un libre citoyen du cimetière ce qui lui confère quelques privilèges particuliers. Il reçoit une bonne éducation de la part de ses parents adoptifs, de son tuteur Silas et des autres membres de la communauté des morts. Mais l'assassin rode toujours.

Rien de tel que des morts pour vous apprendre la vie. Encore qu'il n'y a pas que des défunts dans un cimetière. On y trouve aussi des Chiens de Dieu, une créature mythologique un rien obsessionnelle vis à vis de son trésor et de son Maître, ainsi que des goules, pas sympa les goules. Tous les cimetières ont une tombe pour les goules. A la description qui en est faite, j'ai réalisé qu'effectivement le petit cimetière de ma ville natale en possède une, même que la grande attraction du coin pour les enfants pendant une période c'était d'y aller après la pluie pour voir le cercueil flotter à travers la fissure du caveau. A part ça, ce cimetière est vraiment très laid (je jalouse férocement les cimetières anglais avec leurs espaces verts) et il est hors de question que j'y passe le restant de l'éternité. On répandra mes cendres dans un jardin pour que je contribue à la croissance des arbres et des plantes. C'est une idée plus réjouissante à mon goût et au moins je ne souffrirai pas de claustrophobie. Fin d'aparté. 

Comme le personnage principal le petit Nobody, on découvre peu à peu ce curieux microcosme avec ses habitants (définis par leurs dates de naissance, de mort et leurs épitaphes) et ses coutumes. Par petite touche, on entre dans une ambiance burtonienne avec beaucoup de poésie (j'ai adoré le chapitre sur la danse macabre). On y trouve aussi l'influence du Livre de la jungle, (le livre pas le film d'animation)l'auteur en parle dans la postface  avec justement ce côté mondes des hommes plus cruel que la jungle et en l'occurence dans L'étrange vie de Nobody Owens l'extérieur du cimetière est rempli de dangers pour le héros toujours recherché par l'assassin de sa famille mais aussi l'inéluctable rupture avec ce monde étrange pour retourner parmi les hommes au fur et à mesure que l'enfant grandi et devient adulte.

Un récit initiatique merveilleux mais je suis de parti pris vu que j'aime beaucoup beaucoup Neil Gaiman donc forcément j'étais conditionnée à aimer.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 12:27

LE CADAVRE DU METROPOLITAIN de Lee JACKSON
Ed 10/18
Pages : 283
Trad (anglais) : Alexis Champon
Format poche
Coll : Grands détectives
Genre : polar historique


Fin du XIXème siècle à Londres, sur la première ligne du métropolitain, une jeune femme a été retrouvé morte étranglée. L'inspecteur Decimus Webb est chargé de mener l'enquête. Un suspect s'est enfui du lieu du crime. La directrice d'une maison pour femmes repenties a constaté la disparition d'une de ses pensionnaires. Une autre pensionnaire dont la fille travaille comme domestique dans la maison d'un des bienfaiteurs de l'association, disparaît peu après.

Passant d'un personnage à un autre, et bien que tous soit liés d'une certaine manière au crime du métropolitain, l'auteur donne un portrait assez saisissant du Londres de la fin du XIXème siècle. L'enquête n'est pas oubliée pour autant mais j'ai trouvé l'inspecteur Webb peu présent sur cette affaire et l'on sait peu de choses sur lui à part sa passion pour ce tout nouvel engin :  le vélocipède. L'histoire est quand même bien prenante car il est difficile de lacher avant la fin. Un bon premier tome dans l'ensemble et j'attend de lire la suite

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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 00:00

LE FLEAU DE CHALION de Loïs Mc McMASTER BUJOLD

Ed Bragelonne/395p 

Après avoir été soldat, courtisan et galérien, Cazaril est un homme grandement diminué physiquement et mentalement. A 35 ans, il a l'apparence d'un vieillard. Tout ce qu'il souhaite, c'est un petit emploi de subalterne chez la provincara de Valenda où il a été page dans sa jeunesse. Il trouve bien un emploi mais en tant que secrétaire personnel et précepteur de la royesse Iselle. Pire, le voilà à la cour royale où ses ennemis qui l'avaient envoyé aux galères sont aujourd'hui au pouvoir. Or la famille royale est touchée par une malédiction mortelle. Seule solution pour s'en sortir : la magie. Problème : l'utiliser vous condamne à mort.

 

Pour une fois que l'on sort de l'image du héros beau, grand et fort, découpant ses ennemis en morceaux à grand coups d'épée, on ne va pas se plaindre. L'histoire est basée sur les intrigues politiques, les jeux de pouvoir auxquels on se livre dans les coulisses et où avoir une cervelle en état de marche est plus important que savoir se servir d'une épée.

Le monde décrit est fort bien conçu et original, surtout la théologie (qui est très cohérente et avec des idées intéressantes) et dans le fait qu'utiliser la magie (c'est à dire un charme de mort) condamne à la fois la victime et l'assassin (ça doit en faire réfléchir plus d'un).

L'atmosphère hispanique dans les noms de villes, pays, personnages change un peu de l'aspect parfois celtique ou nordique du genre.

Grâce à ses personnages qui sortent un peu des sentiers battus, le récit est accrocheur et il devient de plus en plus difficile de lâcher le livre avant la fin.

PALADIN DES ÂMES de Loïs MCMASTER BUJOLD

 

 

Ed J'ai Lu/542p
Trad : Mélanie Fazi

paladin-des-ames.jpg
 
La royina Ista, mère présumée folle de la royesse Iselle a décidé après le décès de sa mère de quitter Valenda où elle est surveillée et maternée en permanence. Elle prétexte un pèlerinage pour la naissance d'un petit fils vers un temple. En réalité seul compte le fait de se retrouver sur la route sans sa cohorte de dames de compagnie et de gardiens en tout genre. Mais, il semble que les dieux ait encore besoin d'elle et après l'avoir rendu presque folle pendant des années en lui offrant un don de double vue, voilà qu'ils la guident vers Porfiros une forteresse où il se passe des choses très étranges.

Ista était un personnage secondaire du premier volume. Et c'est elle qui devient le centre de l'histoire, une femme d'une quarantaine d'années, veuve, ayant eu deux enfants dont l'un est mort très jeune, enfermée et surveillée en permanence à cause de ses délires dûs à ce qu'elle était une sainte, c'est à dire qu'elle avait été touché par la déesse La Mère Eté qui lui avait offert un don de double-vue. Persuadée que sa vie est maintenant derrière elle, c'est pourtant à l'instant où elle part sur les routes qu'elle va vraiment commencer. Plus on avance dans le récit et plus on se prend d'intérêt pour l'intrigue qui combine machination politique, guerre et sorcellerie, et de sympathie pour cette héroïne qui sort elle aussi des modèles du genre. Ce n'est pas une jeune fille sans aucune expérience de la vie, belle et cherchant l'aventure. C'est une femme ordinaire qui se retrouve au centre d'un vaste complot et qui va s'avérer jouer un rôle crucial en redevenant l'instrument d'un dieu. Tout au long du roman, elle ne cesse d'évoluer pour enfin s'affirmer et prendre son destin extraordinaire en main. Autour d'elle gravitent un certain nombres de personnages tout aussi intéressants à suivre et qui auront un rôle à jouer dans l'aventure. On en apprend un peu plus sur les dieux, la magie, les conflits entre nations de ce monde créé avec beaucoup de minutie. 


 LA CHASSE SACREE de Loïs McMASTER BUJOLD
Ed Bragelonne/366p
Trad : Mélanie Fazi

Le prince Boleso est mort. Ingrey au service du Seigneur Hewet est chargé le corps du prince et sa meurtrière la demoiselle Ijada l'un jusqu'à sa dernière demeure, l'autre jusqu'à ses juges. Mais très vite, il prend conscience qu'Ijada possède un esprit animal tout comme lui, résidu d'une antique magie jugée hérétique...



Cette fois ci, le récit se passe hors de Chalion, dans une région appelée La Sylve, marquée par une croisade religieuse sanglante en vue de détruire l'ancienne magie pratiquée par les habitants de la Sylve.

Aujourd'hui la Sylve est convertie à la religion quinternienne. Exit donc, les personnages des épisodes précédents et son ambiance hispanique également. Mais l'histoire devient vite prenante et on comprend très bien que comme d'habitude : quand les dieux s'intéressent à vous ne serait-ce que pour vous demander un service, vous allez en baver et de façon sévère.

Avec sa religion et sa magie très particulière, l'univers de Chalion se démarque des mondes fantasy plus conventionnel et puis surtout, les personnages sont toujours intéressants à découvrir. Ce dernier tome est donc une conclusion pas forcément définitive (il y aurait possibilité de développer encore cet univers), d'une série fantasy qui mérite le détour, ne serait ce que par son premier tome car chaque volume est indépendant des autres et peut se lire comme une histoire complète.

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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 13:27

LA COLERE DES AUBERGINES de Bulbul SHARMA
Récits gastronomiques
Ed Philippe Picquier
Pages : 195
Trad (anglais, Inde) : Dominique Vitalyos
Format poche
Genre : Nouvelles (littérature indienne)



          Chaîne de livres 2009


Typiquement le genre de livre à ne lire qu'en sortant de table, sous peine d'être atteint d'une fringale épouvantable. Je peux vous dire que j'ai salivé pas mal à la lecture de certaines recettes présentées avec chaque nouvelle.


Un recueil de récits gourmands qui vous met en appétit, c'est délicieux, charmant, drôle ou triste. Lu d'une traite, en regrettant être une si piètre cuisinière tant certains petits plats mitonnés semblaient appétissant. J'ai beaucoup aimé toutes ces petites histoires ayant comme lien la cuisine. Cela faisait pas mal de temps que ce titre était noté sur mon petit carnet et aujourd'hui grâce à Armande et la chaîne des livres, je suis ravie d'ajouter un autre auteur à lire dans ma liste. Dès l'avant propos qui donne le ton du recueil, on est rapidement embarqué dans de délicieuses petites histoires du quotidien avec des détails intéressants sur certains aspects comme les pratiques du jeune rituel, les mariages, le deuil, etc...

Une lecture qui donne faim.


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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 05:24
MORT D'UNE GARCE de Colin DEXTER
Ed 10/18
Pages : 246
Format : poche
Trad (anglais) : François Mazin
Coll : « Grands détectives »
Genre : policier


Jusqu'à présent je ne connaissais l'inspecteur Morse que par la série télé (j'ai un faible disons très grand, pour les séries policières britanniques). Bien que je savais qu'il était d'abord un personnage de romans policiers, je n'avais pas eu l'envie de lire les romans de Colin Dexter.


Morse est inspecteur de police dans la ville d'Oxford. Passionné de littérature et d'opéras Wagnériens, il résout des enquêtes criminelles secondé par le Sergent Lewis. Morse est d'une intelligence supérieure, la preuve il remplit les grilles de mots croisés du Times en moins de dix minutes car c'est un cruviverbiste acharné. Morse est aussi un célibataire endurci, ce n'est pas qu'il tienne tant à sa liberté c'est surtout que régulièrement dans la série, ses tentatives de rapprochement avec le sexe opposé finit toujours dans une impasse. On ne connaît pas son prénom et quand on le lui demande sa réponse est toujours la même : « On m'appelle Morse ».

 


J'ai donc finalement décidé de m'attaquer à la version papier avec Mort d'une garce (titre bien évocateur) et je ne m'attendais pas du tout à dévorer les pages avec autant de plaisir, car pour ce titre là du moins, j'y ai trouvé quelque chose de peu présent dans la série : de l'humour !

 


Morse se retrouve donc hospitalisé à cause d'un ulcère à l'estomac. Et comme il n'a rien à faire d'autre, il lit. Car grâce à la prévoyance du sergent Lewis, il s'est constitué une mini PAL (Morse est un peu comme nous les LCA et ça le rend bien sympathique) de deux livres, un essai intitulé : Etude comparée des crimes et de leurs peines dans le comté de Shropshire 1842-1852, et également un roman à classer dans la section « galipettes » le Billet bleu (il faut bien se détendre un peu). Et puis un troisième ouvrage s'ajoute à la pile, offert par une vieille dame un peu sénile, un livre publié à compte d'auteur relatant une affaire criminelle de 1859. Morse se passionne pour ce récit d'autant qu'à la lecture il a de sérieux doutes sur la culpabilité des accusés et pense qu'on a pendu deux innocents. Et comme il n'a rien de mieux à faire, il décide de reprendre l'enquête depuis son lit d'hôpital avec l'aide d'une charmante bibliothécaire rendant visite à son papa et du fidèle Lewis.

 


D'abord, ce livre est fait pour ceux qui aiment lire car toute l'affaire repose sur la lecture entre les lignes du récit d'un fait divers et d'une bonne analyse de texte. En bon lecteur qui aime les mots, Morse prend le temps de décortiquer ses lectures et d'en donner un avis subjectif (si si même le roman sur les galipettes y a droit), sur le style, le talent ou l'absence de talent de l'auteur, les influences que l'on ressent à la lecture et il regrette l'absence de son dictionnaire bien aimé pour vérifier l'exactitude de l'orthographe de certains mots. (je vous dis que Morse devrait tenir un blog lecture lui-aussi.) En outre chaque chapitre se voit précéder d'un extrait d'oeuvres et de citations littéraires dont celle-ci que j'adore et que j'ai fièrement affiché tout en haut de mon blog pour ce mois-ci :

 


« La première chose indispensable dans une bibliothèque, c'est une étagère. De temps en temps on peut y mettre de la littérature. Mais l'étagère est essentielle (Finley Peter Dunne, Mr Dooley Says) » (extrait)

 


Quant à l'intrigue criminelle, l'enquête est menée de main de maître, bien qu'il soit impossible de rétablir la vérité sur cette affaire, Morse met un point d'honneur à aller jusqu'au bout de ce qu'il est possible de faire juste pour le principe et parce que ça l'embête de laisser quelque chose d'inachevée. La révélation finale ne fait que confirmer les soupçons de l'inspecteur qui pourra alors reprendre des enquêtes plus classiques. Ce premier essai est une découverte d'un auteur que j'ai boudé à tort et que je vais m'empresser de lire pour me faire pardonner. Je vous recommande chaudement et les livres et la série (pour ceux qui ne connaissent pas).










BIJOUX DE FAMILLE de Colin DEXTER
Ed 10/18
Pages : 319
Trad (anglais) : Hélène Macliar
Format poche
Coll : « Grands détectives »
Genre : polar


A Oxford, un groupe de touristes américains s'installe à l'hôtel. Une femme du groupe est retrouvée morte dans sa chambre apparemment suite à un infarctus mais son sac à main a disparu. Or, un bijou d'une valeur inestimable d'un point de vue archéologique et qui devait être remis au musée d'Ashmolean se trouvait dans ce sac. Quelques temps plus tard, l'universitaire qui devait recevoir officiellement le bijou au nom du musée est retrouvé mort assassiné.


Entre les vrais et faux alibis de chacun, les mobiles des uns et des autres, l'inspecteur Morse chargé des deux affaires et son fidèle adjoint Lewis vont avoir du mal à démêler le sac de nœud et trouver le lien entre le vol et le meurtre. Deuxième titre de la série de lu et je ne suis pas déçue. J'y ai retrouvé avec joie les citations en début de chaque chapitre et l'humour pince-sans-rire de Morse notamment dans les échanges entre lui et Lewis.


L'intrigue est bien complexe et difficile de savoir qui est le coupable avant la fin où Morse fait une véritable conférence devant des touristes et une conférencière ébahis. Entre temps, les fausses pistes s'enchaînent au grand plaisir du lecteur plutôt soulagé de savoir que même une intelligence supérieure comme Morse peut se tromper.


Ce deuxième tome confirme tout le bien que je pensais de la série lors de la lecture du premier.



 

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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 12:06
LE RAPPORT STEIN de José Carlos LLOP
Ed Jacqueline Chambon
Pages : 101
Trad (espagnol) : Edmond Raillard
Genre : littérature espagnole


En Espagne dans les années 60, un nouvel élève fait irruption dans le quotidien un peu morne d'un collège religieux. Il s'appelle Stein, il ne ressemble pas aux autres élèves dans son habillement, son comportement. Il est extravagant et mystérieux. Il fait l'objet d'une attention particulière de la part de ses camarades de classe et tout particulièrement le narrateur qui vit chez ses grands parents et ne connaît ses parents que par les cartes postales qu'ils lui envoient de tous les pays qu'ils visitent.


Petit à petit, par couches successives qui se dévoilent, le narrateur va trouver réponse à bien des mystères concernant ses parents, le silence réprobateur de sa grand-mère au nom de Stein, et les secrets de famille qui pèsent lourd. J'ai beaucoup aimé le style d'écriture dans ce petit roman. Tout est vu au travers du prisme de l'adolescence vivant un peu en marge des adultes. Les bribes d'informations que l'on parvient à arracher à ce monde des adultes sont des petits joyaux à polir et à analyser jusqu'au plus petit détail.

 


Guillermo Stein est arrivé au collège au beau milieu de l'année scolaire, à bicyclette. Aucun d'entre nous n'allait au collège à bicyclette. La bicyclette de Guillermo Stein était une bicyclette italienne noire , très grande. On ne le voyait presque pas , le nouveau, Stein, sur sa bicyclette, n'eut été cet imperméable rouge qu'il portait sur les épaules, une pèlerine en plastique nouée autour du cou, sur laquelle la pluie dégoulinait jusqu'au sol....Sous la rangée de parapluies nous vîmes son dos recouvert de l'imperméable rouge et à côté du catadioptre du garde-boue arrière, une plaque ovale avec deux lettres noires sur fond blanc-C.D-et un blason avec une devise en latin, des licornes et des fleurs de lis. Guillermo Stein venait au collège avec une bicyclette qui appartenait au corps diplomatique d'une nation dont le drapeau ne figurait pas dans l'Atlas universel (extrait)

 


 


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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 13:38
LA HAUT VERS LE NORD de Joseph BOYDEN
Ed Albin Michel
Pages : 276
Trad (anglais, Canada) : Hugues Leroy
Grand Format
Coll : Terres d'Amérique
Genre : nouvelles (littérature canadienne)

Joseph Boyden c'est l'auteur du Chemin des âmes, roman formidable qui était dans mon top 3 2007  et sorti en poche pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu. Donc, vous pensez bien qu'un recueil de nouvelles avec son nom dessus, je n'allais pas laisser passe l'occasion de le lire.

Découpé en quatre points cardinaux (est, sud, ouest, nord), chaque histoire est une tranche de vie d'un personnage, indien ou métis, homme, femme. Seul le dernier quart est un ensemble de petites histoires autour d'un événement unique : le suicide d'une jeune femme et ses obsèques. Ce sont les personnages et leur vie qui prédominent : une jeune fille amoureuse d'un loup, un homme que l'on soupçonne de pouvoir se changer en animal, un petit garçon fasciné par le monde du catch, une femme qui quitte mari et enfants..



Un beau moment de lecture, des petits morceaux d'existence à lire tranquillement pour découvrir un auteur et un imaginaire très riche. Je le disais, c'est un futur grand, je le pense encore.



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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 10:10

L'HOMME QUI TUA GETULIO VARGAS de Jô SOARES
Ed Pocket
Pages : 332
Trad (portugais, Brésil) : François Rosso
Format poche
Genre : littérature brésilienne


Dimitri Borja Korozec, Dimo pour les intimes, né d'une mère brésilienne contorsionniste et d'un père bosniaque typographe anarchiste, s'est donné pour mission d'assassiner tous les tyrans et dictateurs de la planète. Sorti premier d'une école d'assassins, Dimo avec son index surnuméraire à chaque main et son unique testicule gauche, est un vrai prince de la gaffe et de la maladresse. Raison pour laquelle, il se plante régulièrement à chaque tentative d'assassinat. Cela a commencé avec l'archiduc d'Autriche en 1914 qui sera finalement tué quelqu'un d'autre. Cet assassinat manqué va l'obliger à quitter son pays et voyager en Europe, jusqu'aux Etats Unis et enfin au Brésil le pays de sa mère où son obsession sera de tuer le Président Getulio Vargas, son oncle présumé.

A l'aide de gravures, plans, photos d'époque, Jo Soares retrace la fausse biographie de son terroriste prince de la gaffe qui a toujours "Le Bon Plan" pour éliminer sa cible mais se vautre lamentablement suite à de malheureux concours de circonstance.

 On y croise également un improbable inspecteur Javert petit fils de l'autre Javert et qui finit exactement comme lui d'ailleurs, mais aussi, Motilah le nain, dernier détenteur des secrets de la secte des assassins Thug. Ce brave Motilah voue une haine farouche envers Dimitri mais lui aussi semble victime d'une malchance cosmique qui fait échouer ses projets d'assassinats par des coups du sort inattendus et souvent fort drôle. D'ailleurs, l'un des grands plaisirs à la lecture c'est d'attendre la réapparition du personnage dans les situations les plus incongrues.

Le début du XXème siècle, jusque dans les années 40 vu à la sauce Soares (auteur également d'Elémentaire ma chère Sarah, où Sarah Bernard prête main forte à Sherlock Holmes pour résoudre une enquête au Brésil, c'est dire le côté délirant de son univers) avec des personnages loufoques et sympathiques, voilà une lecture très chouette pour les jours de déprime.

Ce livre trainait dans ma PAL depuis des années, comme quoi vider ses étagères pour des photos permet d'alléger la pile.

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 07:04
LA DERNIERE LARME de Stefano BENNI
Ed Actes Sud
Pages : 235
Trad (italien) : Marguerite Pozzoli
Format : grand format
Genre : Nouvelles (littérature italienne)

Rien de tel qu'un recueil de nouvelles de Stefano Benni pour être bien. On ne sait jamais à quoi s'attendre exactement quand il vous embarque dans son histoire. La dernière larme est un ensemble de vingt sept textes courts, parfois drôle, tendre, triste aussi, un regard sur notre monde moderne avec ses dérives. Et ça commence très fort avec Papa passe à la télé, une histoire sur fond de télé-réalité, plutôt comique mais qui en devient tragique lorsque l'on comprend ce qui se passe réellement dans l'écran de la télé.



Tous les textes ne sont pas forcément à mon goût mais c'est toujours ainsi avec les nouvelles, certaines nous parlent moins que d'autres. Il suffit de faire le tri. J'ai beaucoup aimé cette jolie histoire de drague entre deux dinosaures au moment où la fameuse comète va s'écraser, c'est mignon , drôle, et très tendre. J'ai ri comme une malade sur cette histoire de commercial de l'espace parti vendre sa camelote à des extraterrestre dont il ignore à quoi ils peuvent ressembler, il va finir par le savoir pour son plus grand malheur. Et plein d'autres aussi.



Si vous ne connaissez pas encore Stefano Benni et son univers décalé, souvent humoristique, son regard critique sur nos travers humains et notre époque, je vous suggère de le découvrir dans ses nouvelles. Je les trouve très réussies. Entrez dans son monde un peu délirant sur les bords, vous n'allez pas le regretter.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 06:59
LE PALAIS DES MIRAGES d'Hervé JUBERT
Ed Albin Michel Wizz
Pages : 359
Format : Grand format
Genre : littérature jeunesse


1900 lors de l'Exposition Universelle, Clara Charpentier joue le rôle de la fée dans le Palais des Mirages une illusion optique créée par son père. Mais, un accident manque la tuer. Sauvée in extremis par Lukas un jeune suédois, Clara va découvrir que son accident était un attentat raté. Car dans l'ombre de l'exposition, un petit groupe de riches industriels aidés d'une bande d'illuminés russes cherchent à faire fortune en faisant basculer le siècle dans la guerre.



Un roman jeunesse à recommander aux adolescents et à ceux qui n'ont pas peur des fins plutôt amères sans être forcément désespérées. C'est sur fond de mythologie nordique avec ses dieux et sa magie que se déroule finalement cette fameuse exposition car les conspirateurs à l'origine de l'accident de Clara tentent de ramener le dieu Loki (pas un gentil, gentil le Loki) et déchaîner la discorde et la guerre afin de s'enrichir grâce à la vente d'armes et autres ustensiles nécessaires aux armées. Lukas lui cherche à empêcher le drame. Quant à Clara, et bien, Clara va réserver quelques petites surprises étonnantes car il ne faut pas oublier que les fées (et Clara est considérée comme telle) ne sont pas forcément de gentilles dadames bienfaitrices, qu'elles ont aussi un côté moins doucereux. J'ai beaucoup aimé ce livre d'abord parce qu'alors que l'on s'attend à une romance entre les deux jeunes héros, et bien en fait, ce n'est pas si évident que cela, ensuite l'usage de la mythologie est vraiment très bien inséré dans le contexte avec des trouvailles vraiment très intéressantes, et l'auteur au moins n'épargne pas les personnages sous prétexte qu'ils sont les héros, qu'ils doivent forcément gagner à la fin (et bien ce n'est pas tout à fait exact). Un récit qui surprend parce qu'il va là où on ne l'attendait pas et ça j'aime bien. 



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