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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 09:40
QUAND LES DIEUX BUVAIENT 1
BLANCHE NEIGE ET LES LANCE-MISSILES de Catherine DUFOUR

Ed J'ai lu/598p


De toute façon les contes de fées, c'est rien que des bêtises. D'abord Blanche-Neige en fait, elle était une tyrannique impératrice, chez elle c'était une dictature horrible et elle n'a jamais foutu les pieds dans le cercueil de verre. Par contre c'est Cendrillon qui a fini sous la cloche a fromage pendant des années et même que le prince n'est jamais venu. Et Aurore Dubois-Dormant et sa copine Peau-d'Ane ont viré leur marraine fée à grand coup de tatanes dans le derrière, marre de moisir dans des cabanes en bois en faisant de la pâtisserie pour au final ne point voir un seul prince charmant. Tout ça n'aurait jamais dû arriver si Dieu et son homologue Infernal n'avaient pas sombré dans l'alcoolisme tous les deux, laissant leurs troupes désoeuvrés et n'ayant rien d'autre à faire que mettre le souk dans les combines des fées et autres créatures magiques. Et puis Bille Guette a fait exploser le Paradis et l'Enfer et du coup ben c'était un peu l'apocalypse. En ce temps là, la terre était plate.

Au commencement, il y avait un cycle de fantasy burlesque et très drôle Quand les dieux buvaient publié en quatre tomes devenu introuvable faute d'épuisement des stocks. Et voici que revient en poche, une réédition des deux premiers tomes soit Blanche Neige et les Lance-missiles et L'ivresse des providers : six cent pages de joyeux délires. On y croise des fées, des elfes, des lutins, des gragons, des sirènes, un mage au chapeau pointu qui fait une fixation sur un insecticide l'Antiblator, des Ucklers, des démons, des anges, d'anciens Dieux,, bref plein de bonnes choses. Pas de grande quête pour sauver le monde, de toute façon il est déjà foutu mais un beau bordel pas organisé. Plus jamais, vous ne penserez à vos personnages de conte de fées préférés de la même manière. Seul regret, j'ai un peu plus ramé avec L'ivresse des providers qui si l'histoire démarre vraiment bien, m'a semblé un poil longuette vers la fin, j'ai décroché un peu même si les idées mêlant le monde virtuel et celui des spectres m'a beaucoup intéressé. J'attends donc la suite à savoir Merlin l'ange-chanteur et L'immortalité moins six minutes vu que je veux quand même savoir si on peut faire encore plus déjanté dans le genre.


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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 14:16
COMME DES FANTÔMES
(Histoires sauvées du feu)
de Fabrice COLIN

Ed Les moutons électriques/364p
Collection : La Bibliothèque Voltaïque

Fabrice Colin est mort dans l'incendie de son appartement, et on publie les quelques textes qui auraient échapper au brasier. Des amis auteurs, ou appartenant au monde de l'édition lui rendent un dernier hommage dans ce recueil, bien que sa mort soit juste un parti pris artistique n'est ce pas.

J'ai pas mal ri dans ma lecture. Il faut quand même reconnaître que les hommages de la profession valent le détour, avec ses réflexions venimeuses et perfides sous prétextes d'encenser un auteur : « Colin était une sangsue psychique qui vous avait à l'usure » (Xavier Maumejean dans une note de bas de page hilarante), Il a fallu que Fabrice Colin meure pour que je m'intéresse un peu à ce qu'il écrivait, (Claro en préface) .Non vraiment éditeur est un métier sérieux, J'ai bien peur que Fabrice ne l'ait jamais compris (.encore une note de bas de page.) Avant le coup de fil de Ruaud, je n'avais jamais entendu parlé de Colin. Ruaud m'a dit Colin est mort. (David Calvo son complice et coauteur de Sunk), les notes biographiques et les réflexions de l'auteur sont aussi bien marrantes de temps en temps mais je crois que j'ai adoré la lecture d'un texte, raturé dans tous les sens, où était écrit en majuscule en travers du texte MOI VIVANT CE PUTAIN DE TEXTE NE SERA JAMAIS PUBLIE AH AH!.

Entre ces différents témoignages, éléments biographiques (réels ou totalement inventés ?), interviennent les nouvelles, fantastiques, ou fantasy. J'ai un faible pour la première Naufrage mode d'emploi vu les nombreuses occasions que ce texte m'aura donné de rire., c'est l'histoire de ce pauvre auteur de fantasy que son agent littéraire pousse à abandonné les trolls, les nains et les dragons pour faire dans le sérieux, pourquoi pas le roman historique. Mais d'autres ont eu ma petite préférence, Arnarstapi, avec une vieille dame Alice Liddell et son chat qui laisse traîner des sourire partout dans une maison en Islande, Le coup du lapin, où vont les lapins après le tour de magie du magicien, un détective qui voyage dans le monde des fantômes, Dyonisos dieu grec à la recherche de sa maman, et les autres. Certaines n'étaient pas vraiment à mon goût mais c'est toujours pareil dans un recueil de nouvelles, il est difficile de tout aimer l'important c'est de trouver son bonheur dans le panel proposé et en l'occurrence c'est le cas avec ce livre.

Et puis, il faut bien dire, que l'objet en lui-même est très beau. Mais j'aime beaucoup l'esthétique des livres de cette maison d'édition qui se démarque bien par son originalité.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 06:45
LE TROU DANS LE MUR de Michel TREMBLAY
Ed Actes Sud/240p

François Laplante au cours d'une promenade aperçoit un trou dans le mur du Monument-National, un trou qu'il semble être le seul à voir. Il franchi le passage pour se retrouver sous le bâtiment, dans une taverne étrange où se trouvent toute une foule de fantômes. Il va écouter la confession de cinq d'entre eux, anciens personnages marquants ou non de La Main, le quartier chaud de Montréal.

J'ai dégusté chaque petite histoire avec beaucoup de plaisir, notamment parce que les personnages ne m'étaient pas tous inconnus, vu qu'ils apparaissent ailleurs dans les livres précédent de l'auteur, Jean le décollé, Maurice, Tooth-Pick, Fine Dumas, et quelques autres. J'y ai retrouvé également la faune excentrique et marginale de La Main, le monde de la nuit, celui des guidounes et travestis et de la pègre locale. Enfin, cette vie après la mort développée dans le livre pour certains personnages, ce purgatoire, où il faut attendre qu'une âme extérieure veuille bien vous écouter pour accéder au paradis soit le Monument-National qui est apparemment bien rempli par toute une gang de fantômes m'a beaucoup plu, foin des petits anges harpistes sur des nuages, place au théâtre ! Bon, encore une fois Michel Tremblay m'a fait entrer sans problème et avec plaisir dans son univers et j'en redemande.

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 07:22
TERREMER d'Ursula K. LEGUIN
Ed Pocket

« Ceci est une pierre , tolk en Vrai Langage », déclara t-il en tournant vers Ged un regard bienveillant. « Une parcelle de la pierre dont est faite l'Ile de Roke, une infime parcelle de la terre ferme sur laquelle vivent les hommes. Cette pierre est elle-même. Elle est une partie du monde. Par l'Illusion-Changement, tu peux lui donner l'apparence d'un diamant- d'une fleur, d'une mouche, d'un oeil ou d'une flamme..; » (...) « Mais ce n'est apparence. L'illusion trompe les sens du témoin : elle lui fait voir, entendre et sentir que l'objet s'est transformé. Mais elle ne transforme pas l'objet. Pour changer cette pierre en joyau, il faut que tu changes son vrai nom. Et faire cela mon fils, même s'il s'agit d'une parcelle aussi dérisoire du monde, c'est changer le monde » (extrait)

Terremer est un ensemble d'îles plus ou moins grande, réparties sur un immense océan. Pas de continent. On y croise des dragons, d'anciens pouvoirs pas toujours bienveillants. La magie est présente et la plus grande école de magie se situe sur l'île de Roke où sont formés les mages et sorciers. Les femmes n'ont pas accès à ces études mais certaines d'entre elles détiennent de grands pouvoirs. La magie est axée sur le vrai nom des choses et des êtres, c'est pour cette raison que les gens gardent pour eux et quelques proches leur vrai nom et ont un nom usuel. Connaître le vrai nom d'une personne c'est avoir tout pouvoir sur elle d'où le fait que pour un mage, il est important de bien cacher son nom.

J'ai tout de suite été séduite par le monde de Terremer qui s'éloigne radicalement de ce que l'on peut connaître en fantasy. Ici, on ne ressent pas l'ambiance pseudo médiévale, la féodalité, la séparation entre les trois fonctions (prêtres, guerriers, paysans). Les guerres sont sporadiques et ne semblent pas être courantes dans ce monde là, on se déplace plus en bateau et à pied qu'à cheval, et la magie fait partie intégrante de la vie courante sans être agressive. C'est un endroit que l'on visiterait volontiers et où il ferait peut-être bon d'y passer ses vacances.

Mais venons-en au principal : Le sorcier de Terremer (la jeunesse), Les tombeaux d'Atuan (la maturité), L'ultime rivage (la vieillesse), racontent en trois étapes, la vie d'un des plus grands Archimage de l'Archipel. Chaque histoire est indépendante et a un début, un milieu, une fin.

Au commencement :
LE SORCIER DE TERREMER/220p
Trad : Phulippe R; Hupp/Michel Lee Landa

« Maints Gontois, en effet, ont quitté les bourgs de ses hautes vallées et, les ports de ses sombres baies resserrées pour servir les Seigneurs de l'Archipel en leurs villes, comme mages ou sorciers ; ou bien en quête d'aventure s'en sont allés d'île en île produire leur magie d'un bout à l'autre de Terremer.
Certains disent que parmi eux, le plus grand et sans nul doute le plus intrépide voyageur, était un homme du nom d'Epervier, qui en son époque était devenu à la fois maître des dragons et Archimage. La geste de Ged et plus d'un autre chant content sa vie ; mais l'histoire que voici remonte aux jours où il ignorait la gloire, avant que les chants fusses créés. 
»(extrait)

Epervier est un jeune garçon qui garde les chèvres de sa tante un peu sorcière qui lui enseigne quelques uns de ses tours. C'est grâce à l'un d'eux qu'il sauve son village d'une bande de pillards kargades et retient l'attention d'Ogion le silencieux, un mage qui l'envoie étudier à Roke. Et c'est au cours de ses études que par orgueil il va libérer une ombre maléfique qu'il devra affronter.

Raconté sous la forme d'une légende, le récit pose les bases de cet étrange monde, avec ses peuples, ses coutumes, ses mythes, sa magie des noms si singulière. Pas de grande bataille, de duels de magie à coup de boules de feu gigantesques et autres super pouvoirs dans cette histoire. Si vous voulez de l'épique, de l'action à cent à l'heure, vous allez être déçu. Terremer vaut davantage pour l'exotisme de sa culture, les principes d'équilibre de la magie et les mystères que l'on ressent sur certaines anciennes puissances, certains peuples aussi. On y trouve certes des dragons mais ce sont des créatures magiques qui connaissaient la parole bien avant les humains et qui parlent toujours dans le Vrai Langage celui qui a façonné le monde. Ils n'en sont pas moins dangereux. Ce premier tome se voit plus comme une quête initiatique mais une quête plus intérieure pour Epervier.

Le temps des exploits
LES TOMBEAUX D'ATUAN/158p
Trad : Françoise Maillet/Michel Lee Land
a

« Que les innommables voient l'enfant qui leur est donnée, celle là même qui soit jamais née sans nom. Qu'ils acceptent en offrande sa vie et les années de sa vie jusqu'à sa mort qui leur appartient aussi. Que cette offrande leur soit agréable. Qu'elle soit dévorée ! » (extrait)

Caché dans le labyrinthe des tombeaux d'Atuan, un fragment de l'anneau d'Erreth-Akbe, anneau qui porte la rune de Paix a été l'objet de bien des tentatives pour le récupérer de la part des autres peuples de Terremer, mais Arha la prêtresse des innommables veille sur ces tombeaux.

Changement de point de vue dans ce deuxième volet. C'est par le regard de Ténar devenue Arha la dévorée, prêtresse des innommables que le plus grand exploit d'Epervier est raconté. Parti seul en terre Kargade récupérer un anneau qui contient une rune de grand pouvoir qui garantissait la paix pour toutes les îles de l'Archipel. Le peuple kargade se différencie des autres peuples de Terremer d'abord physiquement puisqu'ils ont la peau blanche contrairement aux autres ethnies qui oscillent entre le cuivré (Epervier en bon gontois, a la peau cuivré et les cheveux gris, difficile de passer inaperçu dans une société à la peau claire). et le noir avec entre ces deux couleurs toute une gamme de peaux brunes. Ils n'adorent pas les mêmes divinités. Ils sont volontiers plus conquérants et guerriers et sont hostiles à la magie et donc aux mages et sorciers. C'est surtout le personnage de Ténar qui est intéressant à suivre dans son évolution et son refus de renoncer à sa personnalité profonde pour endosser celle d'une prêtresse censée immortelle mais indifférente au sort des autres et à la vie.

Entre être et agir
L'ULTIME RIVAGE/219p
Trad : Françoise Maillet/Michel Lee Landa

« Même si je venais à oublier ou regretter tout ce que j'ai accompli, je me rappellerai avoir vu une fois, les dragons haut dans le vent au soleil couchant, au dessus des îles occidentales ; et je serai content » (extrait)

Une brèche a été ouverte par laquelle la magie s'engouffre pour ne plus revenir. La rune de paix est de retour mais où est le roi qui garantira cette paix ? Un vieil homme Epervier l'Archimage de Roke et le jeune prince des Enlades Arren partent pour un long voyage aux origines de ce mal étrange.

Epervier a bien vieilli et il sent qu'il est temps pour lui de renoncer à agir pour enfin être. Mais une dernière mission doit être accomplie avant le retrait, mettre un terme au déséquilibre dû à une magie néfaste. Cette fois la quête initiatique c'est le jeune Arren qui la poursuit guidé par la sagesse d'un vieux mage. On y fait la connaissance des Enfants de la Mer, ces peuples qui vivent toute leur existence sur l'eau des océans, et on rencontre les dragons, des créatures fascinantes et impressionnantes. Ici il est question d'une prophétie et en fantasy les prophéties c'est un sujet bateau, sauf que bien entendu, il ne s'agit pas de sauver le monde l'épée à la main mieux vaut le sauver en affrontant ses démons intérieurs et son moi égoïste et partir vers un voyage plus spirituel dans l'autre monde.

Le cycle de Terremer vous transporte dans un autre monde, aux modes de vie très différents de ce que l'on a l'habitude de rencontrer dans ce genre et vaut parfaitement le détour. Je sais qu'il existe une suite à ces trois tomes mais j'ai toujours estimé qu'ils se suffisaient largement à eux mêmes.


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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 02:27
DE PLUME ET D'EPEE d'Hubert MONTEILHET
Ed Le Livre de Poche/476p

Sous le règne de Louis XIII, Arnaud d'Espalungue, jeune homme pauvre, de mère protestante et très autoritaire, fuit le domaine familial situé dans le Béarn pour faire fortune à Paris. Il entre alors au service de Richelieu et du Père Joseph et se retrouve au coeur des intrigues politiques et de Cour...

Ce roman faisait parti du colis swap de Cape et d'Epée lancé par Arsène Lupin et Praline, et que m'avait envoyé Andromède (encore merci). Et j'ai beaucoup aimé. On y croise des figures connues des romans de cape et d'épée, les trois mousquetaires qui étaient quatre, Le Masque de fer, il est vaguement question de Milady, des personnages historiques comme Richelieu, Anne d'Autriche, Louis XIII et au milieu de tout ce petit monde le héros qui plus souvent grâce à de bonnes relations, de l'audace, et pas mal d'usage dans le mensonge et les machinations finit par se sortir de pas mal de pétrins, et ils sont nombreux. Le roman est aussi très drôle dans les situations qu'il présente. Au fond la grande affaire qui occupent les agents de Richelieu et d'autres, c'est qu'un héritier soit engendré et pour ça, il faut convaincre le roi d'entrer dans le lit de la reine et ce n'est pas gagné, vu qu'il la déteste positivement, que ses inclinaisons vont plus vers les jeunes hommes et que franchement, le sexe ça ne vaut pas une partie de chasse quoi ! Et il faut voir tous les coups tordus imaginés même les plus délirants pour y parvenir. Le tout baigne dans une ambiance d'époque bien rendue il me semble. Pendant ce temps, Arnaud d'Espalungue va tenter de surnager comme il peut entre tous les complots des uns et des autres tout en espérant échapper à la vindicte meurtrière d'une baronne dont il a tué le fils et dont il espère épouser la fille. Oui sa vie personnelle n'est pas plus simple que sa vie professionnelle sinon, où serait l'intérêt de lire ce livre ? Une bonne pioche que ce roman.

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3 octobre 2008 5 03 /10 /octobre /2008 13:39
LA SYMPHONIE DES SIECLES de Elisabeht HAYDON
RHAPSODY 1 et 2

Ed J'ai Lu/474p et 503p
Trad : Marie de Prémonville


Voilà une série que je ne pensais pas lire un jour en raison du caractère un peu « nunuche » de l'héroïne que l'on m'avait décrit. Et puis, la tentation est passée par là et je me suis offert les deux tomes en VF qui correspondent au premier en VO. Et je suis sous le charme. D'abord parce que l'écriture est fluide, on lit et on peut difficilement lâcher l'affaire et ensuite parce que le côté rose bonbon du personnage principal n'est pas si dramatique que cela, je dirai même que cela lui donne un charme particulier.

A Easton, sur l'île de Serendair, Rhapsody une ancienne prostituée s'est reconvertie en tant que barde. Mais elle est poursuivie par les assiduités d'un caïd local, Michael. Un soir alors que les sbires de ce triste individu la poursuivent, elle est sauvée par deux individus très étrangers et doit fuir avec eux. Après une longue traversée sous un arbre immortel et magique, à travers ses Racines, ils émergent dans un monde nouveau. Quatorze siècles ce sont écoulés depuis leur départ, et Serendair a été détruite par un cataclysme il y a plusieurs siècles.

Que d'aventures, de mystères à résoudre. Que s'est-il réellement passé sur Serendair ? Le démon qui poursuivaient les nouveaux amis de Rhapsody est-il mort là-bas où bien a t-il survécu ? Qu'est ce que cette étrange prophétie qui circule dans ce monde ? On tourne les pages avec avidité pour savoir où découvrir de nouvelles interrogations. Dans ce nouveau monde nos héros doivent se faire une place et c'est dans les terres des bolgs, peuples dont sont issus Achmed et Grunthor qu'ils feront halte en compagnie du quatrième membre de la bande, une certaine Jo, voleuse et très douée avec les couteaux. Et qu'en est-il du côté nunuche et coeur d'artichaut de la belle Rhapsody (c'est de cette façon qu'elle est qualifiée parfois par Achmed ou Grunthor) ? Et bien, on se retrouve vite séduit. Rhapsody pense que mentir c'est mal et tuer aussi, qu'il faut être gentil avec les gens et surtout avec les enfants. Du reste, à la fin de ces deux tomes, elle aura par adoption, une petite soeur Jo, un frère Achmed, et seize petits enfants. Oui car Rhapsody a la manie de l'adoption. Si elle le pouvait elle adopterait tous les chiens perdus sans collier du monde. Fort heureusement, ses deux comparses atténuent le côté guimauve du personnage par leurs réflexions sarcastiques, un rien cynique et pas mal d'humour. La palme revient à Grunthor qui sous ses dehors de brute épaisse cache beaucoup d'intelligence et d'humour et ses réparties valent vraiment le détour. Du coup, j'attend la sortie poche des autres tomes pour savoir ce qui va se passer ensuite parce que que voulez-vous moi-aussi j'ai été adoptée par Rhapsody.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 13:34
CROSS GAME de Mitsuru ADACHI
Ed Tonkam

Les Kitamura sont propriétaires d'un magazin d'articles de sport. Juste en face, se trouve un batting center et le Clover coffee tenus par la famille Tsukishima. Les Kitamura ont un fils unique Kou, 11 ans, pas très intéressé par le base-ball mais qui s'est plus ou moins fait enrôlé de force par l'équipe de l'école dont il a convaincu ses membres de la créer dans le seul et unique but de leur faire acheter leur équipement dans le magazin de ses parents. Monsieur Tsukishima est veuf et père de quatre filles, Ishioh, Wakaba, Aoba et Momiji. Ils ont aussi un chat Momo. Wakaba et Kou sont nés le même jour, la même année, dans le même hôpital et quasiment à la même heure. Inséparables ces deux là et faits l'un pour l'autre. C'est ce que tout le monde pense autour d'eux. Et pourtant, un jour l'impensable arrive...

Totalement prise par le charme narratif du premier tome, j'en suis au sixième et le septième sera bientôt dans mes mimines. Les petits détails de la vie quotidienne, de l'humour, des personnages attachants, c'est tendre et drôle à la fois et puis dans les dernières pages du premier tome, on sent comme une boule dans la gorge et des picotements dans les yeux. Non c'est pas juste ce qui arrive. Je ne vous en dirai pas plus mais cette tragédie va déclencher beaucoup de choses dans les tomes suivants. La série est toujours en cours au Japon et le septième tome vient de sortir en France.

Bon que les choses soient claires, je ne comprend rien au base-ball et même si j'en suis à 6 tomes, je n'en comprend toujours pas les règles. Mais je m'en fiche pas mal vu que apparemment les personnages savent de quoi ils parlent et tant mieux pour eux. Du reste le sport n'est pas le thème principal de la série mais plutôt les relations entre les divers protagonistes. Et là, c'est du grand art. Ici, on ne fait pas dans les crises de larmes hystériques (sauf pour apporter un élément comique), les gens ne sont pas atteints de logorrhée mais c'est fou toutes les émotions et toutes la compréhension du récit on peut voir dans un regard, un geste à peine esquissé, quelques planches de décors vides de personnages. Une casquette qui flotte sur une rivière et notre coeur rate un battement comme celui de Kou qui observe la scène et pas la peine de le montrer, on le sait.

Une belle découverte donc.

Pour en savoir plus sur l'auteur
Un site consacré à Mitsuru Adachi et ses oeuvres.

PS : je suis fan du chat des Tsukishima, il a une trogne irrésistible.

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 02:57
MAISIE DOBBS de Jacqueline WINSPEAR
Ed J'ai Lu/380p
Trad : Jean Christophe Napias


A Londres, en 1929, Maisie Dobbs vient de monter sa propre agence de détective privée. Cette ancienne domestique qui est parvenue à intégrer le Girton Collge de Cambridge avant de partir en France comme infirmière pendant la première guerre mondiale, se voit confier une première affaire somme toute banale : un homme suspecte sa femme d'une liaison extra conjugale. Mais, ce que découvre Maisie n'a rien à voir avec l'adultère...

Cela faisait un petit moment que ce polar me tentait beaucoup, et j'ai finit par craquer pour l'ajouter à ma PAL ce que je ne regrette pas du tout. On y croise un personnage au tout début énigmatique, Maisie Dobbs. Elle a appris le métier grâce à un étrange personnage Maurice Blanche dont elle a repris la clientèle. Elle a toujours ses entrées chez son ancienne patronne et bienfaitrice Lady Rowan Compton. Elle semble avoir été marquée par la guerre et les horreurs qu'elle a pu voir en tant qu'infirmière. Et justement, cette première affaire semble avoir un rapport avec la guerre ou plutôt les séquelles physiques et mentales qu'elles ont laissé chez les survivants. Ce polar ne se contente pas d'être une simple enquête, et c'est probablement ce qui fait que je l'ai lu d'une traite sans pouvoir m'arrêter. Alors que le mystère plane encore et que l'on commence à avoir des soupçons sur une mystérieuse ferme appelée La Retraite, le récit prend une autre tournure, puisqu'il fait une digression en décrivant l'histoire d'une certaine Maisie Dobbs et son long apprentissage. On pourrait croire que cela n'a aucun rapport mais en fait si. Cette histoire est en elle-même passionnante à suivre, un roman à elle seule, et permet de mieux comprendre le personnage et d'avoir une vraie empathie avec elle. D'autant que cette « digression » s'arrête en plein suspens pour que le fil de l'enquête suive à nouveau son cours. D'où l'intérêt des dernières pages où se trouve dévoiler la vérité sur un douloureux secret, vérité que je n'avais pas vu venir et qui aura humidifié mes petits yeux. Je vais très certainement me trouver le deuxième tome des aventures de Maisie Dobbs (Les demoiselles de la plume blanche) une détective psychologue très attachante.

LES DEMOISELLES DE LA PLUME BLANCHE

de Jacqueline WINSPEAR
Ed J'ai lu/409p
Trad : Jean-Christophe Napias


Maisie Dobbs et son assistant Billy Beale sont engagés par un riche homme d'affaire pour retrouver sa fille Charlotte qui a disparu. Au cours de l'enquête, Maisie Dobbs fait le rapprochement avec deux meurtres de femmes qui étaient des connaissances de Charlotte...

Voilà, on entre de nouveau avec plaisir dans la vie de Maisie Dobbs et de son monde. Une femme atypique qui vit encore avec les séquelles de la première guerre mondiale comme ses contemporains et qui cherche cependant à aller de l'avant. C'est de nouveau, en puisant dans les souvenirs de la guerre qu'elle va résoudre cette affaire bien compliquée. On peut lire cette série comme du polar mais aussi comme une saga sur le personnage principal, sa famille, ses amis, ses futures amours (?) peut-être, son passé, ses blessures, son évolution tout au long des pages. Même si l'histoire criminelle est intéressante, le principal n'est pas vraiment là. Une série étonnante et facilement addictive je dirai. Vivement la suite.

 

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 02:06
CHANUR de Caroline J. CHERRYH
Ed J'ai lu/318p

Rien de tel que de fouiller au rayon sf d'une bouquinerie pour tomber sur un auteur quelque peu oublié par chez nous avec un titre peu évocateur et une illustration de couverture totalement...euh...hors sujet une fois qu'on a lu le livre ce que manifestement l'illustrateur n'a pas fait lui. Chanur est donc le premier volet d'un cycle dont je n'avais lu que L'héritage de Chanur il y a bien longtemps. L'occasion était trop belle de commencer par le commencement.

De nombreuses espèces intelligentes peuplent l'espace. Certaines d'entre elles ont tissé des liens commerciaux plus ou moins fragiles et la moindre perturbation dans ces échanges peut créer de gros problème au sein de la Communauté des espèces spatio-pérégrine. Parmi ces races, on trouve notamment les hani des bipèdes se rapprochant des félins et plus particulièrement des lions, les mahendo'sat, les stshoss et les détestables kifs qui confondent souvent commerce avec piraterie. D'ailleurs, ce sont eux qui ont découvert une toute nouvelle espèce pensante qui contrôle un vaste territoire spatial et dont le seul représentant s'est réfugié à bord de L'orgueil, le vaisseau commandé par Pyanfar Chanur une hani pas commode du tout. Chez ce peuple pour des raisons obscures les mâles ne quittent pas le monde natal et ce sont les femelles qui en clan familiaux sillonnent l'espace pour vendre ou acheter et assurer de confortables bénéfices à leurs clans. Pyanfar a donc pris sous sa protection Tully, un étrange bipède d'une race inconnue : les humains.

A partir de là, les ennuis vont commencer pour elle et son équipage. Bien que le sujet soit la rencontre avec l'autre, c'est de façon inversée que l'histoire est racontée. Ce n'est pas le point de vue humain qui compte, c'est le point de vue des autres espèces non humaines. Le brave Tully ne jouera qu'un rôle mineur dans tout le roman. Par contre, on aura le temps de découvrir, les hani, les coutumes commerciales et diplomatiques, entre espèces pensantes. Au fond ces humains dont on ne sait rien ne sont qu'une race parmi tant d'autres avec qui il sera possible de faire des affaires un jour mais il n'y a pas de quoi les trouver renversants et uniques en leur genre. C'est plus le personnage de Pyanfar et ses démêlés avec des clans rivaux et les kifs qui ressort du récit et on finit par avoir plus d'intérêt pour elle finalement.

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24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 01:34
LES POUBELLES PLEURENT AUSSI de Guillaume SUZANNE
Ed Griffe d'encre/74p

Oui j'ai craqué ! La faute à qui ? A elle bien sûr ! Mais je n'ai aucun regret (de toute façon j'aurai craqué quand même), car j'ai adoré ce livre. Comment se réjouir de la fin de l'humanité en moins de 75 pages. Je plaisante, la fin un peu amère m'a vraiment beaucoup émue mais entre temps j'aurai bien rigolé.

Donc, le contact avec le troisième type a eu lieu et cocorico en France s'il vous plaît ! Il n'y a pas de raison que les américains aient toujours le privilège de servir de lieu de villégiature aux E.T quand même ! Les Nods de la planète Nodule ont débarqué chez nous et ont décidé de nous aider à nettoyer notre planète puis de nous aider tout court. Des poubelles organiques et pensantes importées de Nodule se trouvent dans tous les foyers, le tabac à disparu, la pollution est combattue par tous les moyens, bref ce pourrait être le bonheur sauf qu'une vague de morts par explosion céphalique vient faire un peu tâche dans le tableau. Le début de la fin vous croyez ?

A partir de là, on suit les évènements menant à la tragédie bien connue de la fin de notre espèce grâce à des personnages aussi hauts en couleur qu'une poubelle organique appelée Betsy, de son propriétaire, un anti Nods prêt à commettre un attentat spectaculaire, d'un président de la république qui est en fait un acteur engagé pour jouer le rôle d'un président pendant que le, premier ministre tient fermement les rênes du pouvoir et bien sûr de ces êtres supérieurs et omnipotent jusqu'ou ? Vachement loin selon leurs dires. Encore une bonne histoire sortie de la collection Novella des éditions Griffe d'encre.

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