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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 00:00
1 LE QUADRILLE DES ASSASSINS d'Hervé JUBERT
Ed Point fantasy/369p


« -Non bien sûr. Le Diable n'existe pas répondit-il avec un sourire d'enfant.
Le Cornu ne s'était pas manifesté depuis tellement longtemps que le Collège des Sorcières avait récemment lancé une enquête pour prouver son existence. Dieu était mort. L'affaire était entendu. Mais le Diable , »
(extrait)

C'est à la lecture de ce passage en librairie que j'ai finalement fait l'acquisition de ce roman, premier volet d'une trilogie qui s'annonce plus que réjouissante. Alors que je n'avais pas du tout accroché à un des précédents romans sf de l'auteur Les aventures de Pierre Pelerin, j'ai été séduite par cette ambiance entre roman d'aventure,  fantasy urbaine et avec un humour à fond dans le délire.

.Donc, dans ce monde ultra technologique, il est possible pour ceux qui le souhaitent de vivre dans Les Villes Historiques, des enclaves qui reproduisent à l'identique Le Londres du XIXème siècle, le Paris du XVIIème siècle par exemple et où on vit, s'habille, mange, se divertit comme à l'époque transposée. Seulement voilà, un assassin rode dans ce Londres reconstitué, un assassin qui ressemble furieusement à un certain Jack L'éventreur et puis on pratique de vraies messes noires avec des sacrifices d'enfant dans le Paris du XVIIème siècle.

Pour mener l'enquête, un duo d'enquêteur de choc :

Roberta Morgenstern, la cinquantaine, vingt ans de métier au service du Bureau des Affaires Criminelles et trois ans d'étude de sorcellerie derrière elle et un petit jeune fraichement sorti de l'école de police, avide de faire ses preuves

Clément Martineau rejeton de la riche et influente famille Martineau, (les Ciments Martineau, une grande industrie et le bras long, très long dans les méandres du gouvernement et des institutions),

Un duo explosif avec qui on ne va pas s'ennuyer une seule seconde. D'un côté une sorcière rousse qui cache sa tendance à l'embonpoint par des gaines Body-Perfect, vit dans un petit appartement avec Belzebuth un chat noir, un mainate et un hérisson télépathe affectueusement baptisé Hans-Friedrich Gustafsson, avec pas mal d'années de métier au compteur et de l'autre un jeune homme fonceur, totalement casse-cou quand il s'agit de conduire des véhicules, rationaliste pur sucre (La sorcellerie n'existe pas), et qui ne jure que par les méthodes modernes d'investigation et les manuels juridiques. Dès les premières pages, on sent que ces deux là vont faire la paire. Le duo fonctionne à plein régime et c'est un vrai plaisir à les suivre. D'autant que le petit Martineau cache quelques surprises de taille de son côté.

« - Vous savez ce que l'on raconte au sujet du Diable Martineau ? Dans quelle catégorie Il excelle ?
- Le chauffagisme ? Essaya t-il en tendant les mains au-dessus de la flambée »
(extrait).

L'auteur réussi l'exploit de concocter une vraie intrigue criminelle sans négliger le côté ésotérique et magique et bien entendu l'humour particulièrement savoureux. Après tout, il est question de pacte avec le Diable et quand on se retrouve à être plus ou moins contraint d'assurer sa défense lors d'un éventuel procès, pas de doute, on est dans un monde de dingue.

« ..Je suppose que le temps imparti est trop court pour monter une défense solide mais je vous demanderai de faire votre possible. Mettez vous au travail sans tarder. Et informez le Diable que vous Lui offrez vos...services
-Dois-je passer par la boîte postale 666 pour Lui envoyer ma proposition ? Demanda la jeune femme tout à coup hésitante.. »
(extrait)

Du coup, je suis partie pour me procurer les deux tomes suivants le plus vite possible.


UN TANGO DU DIABLE d'Hervé JUBERT
Ed Point Fantasy/342p


Trois ans après l'affaire du Quadrille des assassins et le démantèlement des villes historiques, le bureau des Affaires Criminelles de Bâle n'a plus enregistré la moindre affaire. Son responsable le major Grüber va bientôt partir en retraite et ne sera probablement pas remplacé. Il se murmure même que Le bureau vit ses derniers instants. Mais, des morts suspectes vont conduire les rares enquêteurs encore en poste à affronter Le Baron des Brumes. Roberta Morgenstern et son collègue Clément Martineau sont sur le coup.

Et c'est reparti pour des aventures encore plus folles et délirantes. Mais cette fois ci, le récit prend un ton plus sombre et plus dramatique, puisque l'ennemi n'est pas celui que l'on croit et que l'amitié entre le duo de choc n'y résistera pas. La pétillante Roberta et son amour inconditionnel pour la marque des gaines BodyPerfect (Qu'elle soit concernée ou non par ce produit ne changeait rien à l'admiration qu'elle portait à l'entreprise norvégienne implantée dans un fjord au nom imprononçable. A son avis BodyPerfect avait autant fait pour libérer la femme que le droit de vote et la pilule. Extrait), sa folle passion pour le Professeur Rosemonde avec qui elle invoque les esprits en dansant le tango, son poncho multicolore et son ocarina vole la vedette à tout le monde. Et pourtant un sorcier devenu médecin légiste (la séance d'autopsie quel grand art!), ce cher Elzear Strüddle, un ennemi sans scrupule avide de pouvoir et habile politicien, des pirates, des gitans, une petite fille aux origines infernales, cela en fait du monde intéressant à découvrir. Embarquez donc pour cette nouvelle aventure pleine de rebondissements, de tristesse et de joie. Et vive les hérissons télépathes !

 

SABBAT SAMBA d'Hervé JUBERT
Ed Point fantasy/439p

- A attiser le feu sous le chaudron de Banshee.
- Sérieux ? Alors je vous conseille de commencer par changer l'ambiance sonore.
Elle chuchota quelque chose à l'oreille de Grégoire
- Vous n'y pensez pas ! s'exclama t-il
Croyez-moi. Les pays du Nord nous ont apporté plein de bonnes choses dont la gaine Body Perfect (elle se donna une claque vigoureuse sur le ventre) et ABBA. Si avec Gimmie ! Gimmie ! Gimmie ! la température ne se met pas subitement à monter je ne m'appelle plus Roberta Morgenstern.
(extrait)

Troisième et dernier volet des aventures de Roberta Morgenstern. Et ça commence fort avec un raid pour récupérer Lilith la fille du diable créée par Carmilla Banshee qui règne avec Archibald Fould en dictateurs sinistres sur Bâle. Mais Lilith par un défaut de création est en train de mourir. Voilà pourquoi on organise un voyage pour rencontrer les Fondatrices et accessoirement organiser la résistance à l'ambition de Banshee qui souhaite invoquer le Diable et redonner son heure de gloire à la magie noire. Pendant ce temps, Clément Martineau rejoint lui-aussi la résistance à Bâle...

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'il se passe moults choses dans ce livre, un peu trop parfois. Mais avant parlons des choses qui fâchent. Oui enfin, ce n'est pas une faute énorme mais je tiens à signaler une erreur anatomique concernant Victor, le squelette et sa main. Quand on parle des os de la main on parle du carpe et des métacarpes. Les métatarses c'est pour le pied. Ceci dit, cela ne gâche en rien la lecture. Donc à part ça, on est parti pour des passages plus délirant les uns que les autres dont une rencontre avec le docteur Frédérica Gonde, travaillant aux urgences et prenant du repos avec Doug, Benton, Carol, Marc et les autres aux Doc Magoo's (si cela rappelle des souvenirs à quelques uns), qui m'aura bien fait rire, notamment dans la reprise des tics de la série vraiment bien trouvés. J'ai beaucoup aimé le principe du club des lunatiques aussi. Et puis l'identité secrète du diable est enfin révélée et ce ne fut pas une surprise pour moi parce que je m'en doutais depuis le début (j'avais raison, je le savais que cela ne pouvait être que lui héhé !). Mais tout ce déluge de délire magico mythique m'a paru parfois un peu excessif quand même. Et j'ai regretté que le cas Clément Martineau soit réglé en si peu de lignes. Je chipote, je chipote, mais cette série vaut vraiment le détour, donc à recommander.



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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 05:15
TERRE DES MONSTRES :
1-L'ENFANT TROUVE de D.M CORNISH

Ed Milan/436p
Trad : Amélie Sarn


Lanterniers : soldats spécialisés, en majorité au service de l'Empire, bien qu'ils puissent être employés par des cités-Etats. La tâche principale des lanterniers consiste à sortir dès que le soir tombe pour allumer les luminelles qui bordent les routes et les voies de l'Empire et à les éteindre chaque matin. Ils sont assez bien payés, gagnant environ 22 sous par an.(extrait)

Quand on est un garçon avec un prénom de fille, la vie n'est pas forcément toute simple surtout quand on est orphelin et pensionnaire de l''Estimable Société Maritne pour Enfants Trouvés de Madame Opéra. C'est le cas pour Rosemonde, garçon d'une douzaine d'années à qui est offert un emploi comme lanternier sur les routes impériales du demi-continent. Le demi-continent est un vaste territoire bordé d'une mer corrosive comme du vinaigre et où le danger est partout en raison des monstres qui le peuplent. Ces monstres dangereux sont à combattre et tuer d'où la création de corps de métier comme les skolds et lahzars qui s'y emploient. Mais, les monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croit et Rosamonde qui a entrepris le voyage jusqu'à son nouvel emploi va vite s'en rendre compte.

Trouvé en littérature jeunesse, ce premier tome pose les bases d'une histoire qui commence de façon classique, un orphelin qui quitte sa petite vie bien tranquille pour affronter les terribles dangers de son monde, mais qui accroche par l'originalité dudit monde (qui ressemble en partie au XVIIIème siècle européen) et par les mystères autour de Rosamonde (à commencer par son prénom qui apparemment est un facteur important). L'ambiance très dickensienne, les personnages bienveillants ou non, les créatures étranges, les technologies bizarroïdes font partie du charme que l'on ressent à la lecture. Outre une histoire bien intriguante à souhait, le livre se compose de très belles cartes (je ne suis pas une fanatique des cartes, mais celles-ci ne dépareilleraient pas dans un atlas), de belles illustrations crayonnées de Benjamin Lacombe et d'un volumineux Explicarium en fin de volume qui explique les différents vocables rencontrés à, la lecture (et l'auteur est très inventif pour ça), les coutumes et les différents aspects de l'histoire du Demi-Continent. Le livre en lui même est un très bel objet et il ne reste plus qu'à espérer que la suite arrive bientôt pour savoir ce qu'il va advenir de Rosamonde et des autres personnages de l'histoire.

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16 septembre 2008 2 16 /09 /septembre /2008 04:22
PLEINE LUNE A BLANDINGS de P.G WODEHOUSE
Ed La découverte/222p
Trad : Anne-Marie Boulach


C'est la pleine lune à Blandings et Clarence n'arrive pas à dormir. Il faut dire que le neuvième comte Emsworth (dont le Q.I est à 30 points au dessous de celui de la méduse) a bien des soucis à se faire face à une invasion de gens incompréhensibles qui logent chez lui : sa famille. Ils sont venus, ils sont tous là : sa soeur Hermione, son mari le colonel Wedge et leur fille Véronica (belle et incroyablement belle et très idiote), son autre soeur Dora qui traîne dans ses bagages sa fille à elle Prudence que le conseil des tantes a condamné à l'exil à Blandings pour lui ôter de la tête de se marier avec un jeune homme sans titre et fortune, son fils Freddie qui a rapporté lui un certain Tipton Plimsoll richissime héritier américain. Et comble de malheur impossible de mettre la main sur un peintre pour faire le portrait de l'impératrice, sa merveilleuse truie, gagnante à deux reprises du concours du plus gras cochon du comté. Heureusement qu'oncle Galahad (frère cadet de Clarence) alias Gally est là pour arranger les choses...

- Gally ?

-Nul autre, je savais que si quelqu'un pouvait sortir une idée du vide c'était bien lui. Je ne m'étais pas trompé. Moins de deux minutes après avoir entendu les faits, avec l'aide d'un seul whisky soda, pendant que je restais au bout du fil, il a trouvé le joint.
- Dieu le bénisse.al
- Ainsi que nous tous. T'a-t-il déjà raconté qu'ila réussi à marier mon cousin Ronnie Fish avec une chorus girl malgré l'opposition unie d'une phalange de tantes déchainées ?
- Non il a fait ça !
- Il l'a fait en vérité. Il n'y a pratiquement aucune limite aux pouvoirs de ce magicien. Tu as de la chance de l'avoir dans ton camp (extrait)

Encore une bonne occasion de s'offrir quelques moments de rigolade avec ce roman qui en bonne comédie sentimentale enchaîne les situations les plus abracadabrantes pour le plus grand bonheur du lecteur, jusqu'à l'heureux dénouement. C'est du délire complet dans les idées totalement farfelues mises en place par le génialissime Gally pour arranger les futurs mariages de tourtereaux pas plus futés les uns que les autres. Heureusement, que des gens bien intentionnés veillent sur leurs intérêts sentimentaux parce que sinon ce serait un vrai désastre tant ils sont incompétents pour mener leurs affaires. Je suis définitivement conquise par l'humour particulièrement ravageur de P.G Wodehouse.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 07:38
TOUJOURS PRÊT JEEVES ? de P.G WODEHOUSE
Ed La Découverte/209p
Trad : Anne Marie Bouloch


Enfin, un roman qui est sensé être drôle et qui l'est. J'avais toujours eu envie de découvrir l'oeuvre de Wodehouse c'est chose faite et je ne le regrette pas. Du reste j'ai dans la foulée mis dans ma pal un autre de ses romans.

Dans ce roman là, le narrateur Bertie se retrouve dans une situation invraisemblable qui ne s'améliore pas du tout au fur et à mesure que le récit avance. En fait, elle devient de pire en pire jusqu'au dénouement où grâce au flegme, et à l'intelligence de Jeeves l'imperturbable majordome, tout se résout pour la plus grande satisfaction de tous. Entre temps, j'aurai bien ri avec la galerie de personnages loufoques, et légèrement timbrés qui peuplent le roman. De la tante qui organise un cambriolage (raté), à la cousine qui est bien la seule à trouver la nouvelle moustache du narrateur très seyante, en passant par le fiancé éconduit de la cousine qui aimerait bien réduire en charpie son rival, on a le choix dans la liste. On entre par effraction dans une chambre mais pas celle qu'il faudrait, votre tante aime user de la matraque pour assommer des experts en joaillerie, vous tentez de survivre aux menaces à peine voilées de l'ex fiancé de votre cousine qui est persuadée elle que vous l'aimez mais elle se fait beaucoup d'illusion vous concernant notamment sur le mariage, bref on s'amuse comme on peut chez nos amis les riches anglais. J'ai adoré m'amuser moi. Les coups de théâtre sont nombreux et bien conçus et jamais jamais, on ne se prend au sérieux là dedans...à découvrir.

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 03:14
NOUILLES CHINOISES de MA JIAN
Ed Flammarion/228p
Trad : Constance de Saint-Amont


L'écrivain professionnel et son ami le donneur de sang professionnel se rencontrent une fois par semaine autour d'un repas. Si le donneur de sang professionnel a su tirer partie du système pour s'enrichir ce n'est pas le cas de l'écrivain. Celui-ci outre son obsession à entrer dans le Dictionnaire des auteurs chinois est agacé par la commande d'un roman à la gloire du camarade Lei Feng alors qu'il rêve d'écrire un livre sur les gens qu'ils connaît dans la vraie vie et sur leur vraie vie...

Un entrepreneur qui s'occupe de crémation des défunts et sa mère, une actrice qui met en scène publiquement son suicide, un peintre et son chien à trois pattes, un père et sa fille handicapée mentale, un éditeur terrorisée par sa femme, tous font partie du roman que n'écrira jamais l'écrivain bien qu'il ait connu ou croisé ces gens et leur ait inventé une histoire ou romancée la leur. Chacune de ces histoires a son écho dans les autres. Et pourtant ce roman n'a jamais été écrit que dans la tête de l'écrivain et pendant ses conversations avec son ami le donneur de sang. Un livre que j'ai apprécié bien que le début paraisse bizarre du moins jusqu'à ce que l'on comprenne où veut en venir l'auteur. Cela finit par devenir très intriguant, et passionnant. On cherche les références des uns et des autres au cours des récits qui se succèdent et même le camarade Lei Feng est de la partie. Une belle découverte.

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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 05:02
FILS UNIQUE de Stephane AUDEGUY
Ed Folio/322p


Dans la foule venue acclamer le retour des restes de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon, se trouve anonyme François, le frère ainé de celui-ci. Jean-Jacques le pensait mort en Allemagne suite à sa disparition brutale de Genève et se disait fils unique. C'est ainsi que François commence le récit de sa vie et de son parcours qui fut plus ou moins chaotique.

Sans être aussi formidable que La théorie des nuages, ce récit captive par les incroyables vies de ce personnage à qui l'auteur donne une histoire pour le sortir de l'anonymat dans lequel son illustre frère l'avait plongé. Aussi délirante soit ses idées, il parvient quand même à vous faire entrer dans son imaginaire et bizarrement le lecteur suit et reste fasciné par sa lecture pour ne plus la lâcher avant la fin. On découvre donc, une galerie de personnages excentriques, la vie dans le petit monde du libertinage parisien, la Bastille, la révolution française bref l'époque telle que l'a vécu le narrateur. Mis à part, le fait que l'auteur semble s'appesantir parfois un peu trop côté sexualité de l'affaire, j'ai beaucoup aimé. Un auteur à suivre.

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16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 02:29
L'IMPERATRICE LEVE LE MASQUE de Nicolas REMIN
Ed 10/18 349p
Trad (Allemand) : Frédéric Weinmann


A Venise alors sous domination autrichienne, en hiver 1862, un double meurtre met la lagune en émois. Un conseiller de l'Empereur François-Joseph est retrouvé assassiné ainsi qu'une prostituée dans la cabine d'un bateau reliant Trieste à Venise. Le commissaire Alvise Tron, se voit retirer l'enquête par la police militaire autrichienne. Mais, cela ne l'empêche pas de continuer ses investigations et puis une certaine Élisabeth dite Sissi a commencé elle-aussi à jouer au détective de son côté.

Premier volet d'une série policière qui s'annonce prometteuse mais cela devient une habitude chez 10/18. Cette première affaire est suffisamment compliquée pour que l'on cherche et soupçonne sans vraiment voir arriver le coupable de loin. Quant au commissaire Tron, héritier d'une très ancienne famille vénitienne et totalement ruiné vivant dans un palais qui tombe en morceau avec sa mère et un domestique, amoureux d'une belle princesse aux yeux verts, il devient vite sympathique lui et sa petite famille au lecteur mais il se ferait presque voler la vedette par l'autre détective de cette histoire : l'impératrice Elisabeth aussi connue sous le nom de Sissi qui profite de son séjour à Venise pour se déguiser, parler à des « indics », fouiner et chercher un petit peu partout et en profiter pour aller danser à un bal masqué, elle que l'on n'invite jamais nulle part du fait de ce qu'elle est et ce qu'elle représente. Un bon, très bon début, j'attends la suite avec impatience.

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29 mai 2008 4 29 /05 /mai /2008 00:00
L'EQUILIBRE DES ANCRES
Les collèges de magie 1
de Caroline STEVERMER
Ed Les moutons électriques éditeur/417p
Trad : Patrick Marcel
 
Faris Nallanine est l'héritière d'un petit duché d'Europe le Galazon qui en attendant sa majorité est gouverné par son despotique oncle Brinker. Celui-ci n'a rien trouvé de mieux que de l'envoyer en Normandie dans une école pour jeune fille Verteloi. C'est dans cette école que Faris et ses amies sont censées obtenir un diplome de magie. Mais il n'existe aucun cours de magie à Verteloi et pendant ce temps, un grand danger menace l'équilibre du monde.

  On pourrait penser à un livre à la Harry Potter mais l'univers proposé par Caroline Stevermer s'en démarque tout à fait. L'histoire se situe dans une Europe du début du XXème siècle où la magie ne se cache pas vraiment et est plus ou moins admise par tous sans qu’elle soit omniprésente. L'ambiance de l'époque est du reste très bien rendue à quelques détails près mais qui ne gênent pas vraiment le réalisme voulu par l'auteur. Nous sommes dans une Europe qui a évolué différemment c'est tout. Et puis l'écriture est beaucoup moins enfantine. Par exemple, on ne trouve pas le personnage je suis au courant de tout ce qui fait la particularité de ce monde et je m’en vais l’expliquer au héros et par conséquent au lecteur. Les mystères trouvent leur réponse petit à petit tout naturellement au fil de l’évolution de Faris. La magie n’est pas disséquée et apparaît de façon très discrète dans l’histoire. Nous avons donc une héroïne qui est censée sauver le monde (d'où un dialogue à mourir de rire entre Faris et sa meilleure amie Jane"Apparemment il faut que je sauve le monde "Oh ! Bonté divine. Est-ce que tu as reçu une formation appropriée ?" Demanda Jane pince-sans-rire.), plus obsédée par l’idée de sauver Galazon des griffes de son ignoble oncle que d’accomplir sa mission (mais si les deux se rejoignent pourquoi pas) et qui se retrouve plongée dans des intrigues politiques et de cours royales. La partie collège ne durant en effet que le premier tiers du livre, c'est par L'orient express et à travers l'Europe que se joue l'histoire. Bien que ce livre soit le premier volet d'une série, il s'agit d'une histoire complète avec un début, un milieu et une fin. Donc, inutile d'attendre trois cent tomes pour savoir comment cela va se terminer. 

N.B
: J'ignore si j'ai hérité d'un exemplaire défectueux mais j'ai trouvé  à deux ou trois reprises, des phrases qui n'avaient aucun sens soit parce qu'il manquait un verbe soit que les mots n'étaient pas à la bonne place.
 

L'EQUILIBRE DES CHANTS de Caroline STEVERMER
Les collèges de magie 2
 Ed Les moutons électriques/381p

Trad : Patrick Marcel


En Angleterre Glasscastle est une école de magie pour garçons. Les élèves se relaient nuit et jour pour chanter dans une chapelle afin de dresser des barrières de protection magique autour de l'école.. A Glasscastle, les pelouses vous engloutissent si vous marchez dessus sans autorisation. Samuel Lambert est américain, un vrai cow boy engagé pour son adresse au tir dans un projet développé par les professeurs de cette école particulière : Le projet Azincourt dont il sait peu de choses mais qui concerne la défense nationale.

Après Verteloi en France, école de magie réputée pour jeunes filles, place à l'Angleterre et son école calquée sur le modèle oxfordien. On n'y retrouve qu'un seul personnage du premier tome Jane Brailsford la meilleure amie de l'héroïne de L'équilibre des ancres Elle a été chargée de retrouver le nouveau Gardien du Ponant professeur à Glasscastle et de le pousser à accepter sa charge. Or celui-ci rechigne à la tâche. L'autre personnage principal c'est Lambert, pauvre américain perdu dans les méandres des subtilités de la société anglaise. Son contrat l'oblige à ne boire ni alcool, ni café afin de ne pas nuire à ses performances. Il est autorisé à boire du thé seulement et le thé ça n'a jamais été son fort surtout quand Amy Brailsford la charmante belle-soeur de Jane tente constamment de lui lire l'avenir dans les feuilles qu'elle a laissé dans sa tasse (c'est son truc la divination). Cette série a pour cadre le monde au tout début du XXème siècle mais un XXème siècle où la magie est partie intégrante de celui-ci bien qu'agissant de façon très discrète, et où Le Titanic n'a jamais coulé par exemple. Voilà une série fantasy que j'aime beaucoup et qui mérite d'être découverte. Chaque tome est une histoire complète et évite la frustration de devoir attendre le prochain volume pour savoir la suite (bien que moi j'ai quand même attendue impatiemment l'arrivée du tome 2 qui a mis bien longtemps à sortir). En plus, il y a un léger côté humoristique que j'aime beaucoup. L'auteure y développe un univers qui donne envie d'en savoir plus sur ces collèges de magie,comme la différence entre la magie féminine de Verteloi (magie individuelle) et la magie masculine de Glasscastle (magie collective) par exemple. Existe t-il d'autres formes de magie telle celle que pratique Amy en dilettante ? Vivement le troisième tome pour en connaître davantage.



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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 08:13
L'ENIGME DE LA PORTE RASHOMON d'I.J PARKER
Ed Belfond/441p
Trad : Mélanie Blanc-Jouveaux



Au Xième siècle, au Japon, Sugawara Akitada fonctionnaire subalterne au ministère de la Justice a accepté d'aidé un de ses anciens professeurs qui soupçonne une affaire de chantage au sein de l'Université Impériale. Craignant, le scandale, il lui demande de trouver ceux qui sont impliqués en se faisant passer pour un de ses assistants mais très vite les meurtres se succèdent...

Frappée par la malédiction du deuxième tome chère à Yueyin, j'ai donc commencé cette série polar historique sans passer par le premier. En soi, cela ne m'a pas vraiment gênée car l'histoire se comprend très bien même avec les quelques petites allusions aux événements précédents mais ce sont ces petites allusions qui me donnent envie de lire le premier volet ne serait ce que pour voir l'introduction des personnages récurrents et l'évolution d'Akitada. Et comme 10/18 publie les deux premiers, je rattraperai très vite mon erreur.

Donc, on se retrouve plongé dans la civilisation japonaise médiévale que j'avoue mal connaître mais les notes en fin de livre permettent de comprendre le contexte assez vite. Passé le temps d'adaptation on finit par ne plus s'intéresser qu'à l'intrigue qui accroche vraiment très bien. L'enquêteur Akitada et ses serviteurs Tora et Seimei vont devoir résoudre quatre meurtres, celui d'un prince disparu dans un temple, d'une musicienne des quartiers réservés, et de deux professeurs, commis dans un délai assez court. C'est que l'affaire n'est pas simple puisque l'université est sur le fil du rasoir parce que les écoles privées drainent tout : les élèves des classes sociales élevés, les bons professeurs et l'argent (et oui même à cette époque, le corps enseignant pourrait revendiquer pour une hausse d'honoraires) et que le moindre scandale pourrait entraîner sa fermeture définitive. Et en plus notre héros sympathique est amoureux d'une jeune femme qui malheureusement ne veut pas l'épouser.

J'ai beaucoup aimé les personnages, l'intrigue et la fin qui laisse présager d'autres aventures ailleurs tout aussi passionnante. La seule chose qui m'a un peu gênée mais ce n'est pas bien grave, c'est le côté parfois moderne de certains termes employés qui font que l'on sort parfois de l'époque et du contexte. Cela dit, le récit est suffisamment prenant pour qu'on n'y prête plus attention au bout de quelques pages.

L'ENIGME DU DRAGON TEMPÊTE d'I.J PARKER
Ed 10/18 403p
Trad : Mélanie Blanc-Jouveaux


Sugawara Akitada jeune fonctionnaire au ministère de la Justice est envoyé dans la province de Kazusa pour savoir où sont passés les trois derniers convois d'impôts qui ne sont jamais arrivés à la capitale.

Après avoir commencé par le deuxième tome, il me fallait bien continuer par le premier. On y fait donc la connaissance d'Akitada de son vieux serviteur mais néanmoins plein de ressources Seimei et d'un exhubérant « Tigre des montagnes » alias Tora qui entre à son service mais ne s'embarrasse pas du protocole et semble tout ignorer des usages entre maître et serviteur. Une intrigue bien embrouillée avec des morts, des séquestrations, des moines pas «catholiques » heu.. « bouddhistes ? », de la corruption, des caches d'arme, une jeune peintre en danger, de beaux sentiments et heureusement que le cerveau d'Akitada fonctionne bien pour tout débrouiller dans cette affaire. Une série bien intéressante avec des personnages que l'on aime bien suivre dans leur petite vie comme dans leur enquête. Difficile de lâcher le livre avant d'arriver à la fin.


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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 08:24

LA PETITE AMIE IMAGINAIRE de John IRVING
Ed Seuil/175p
Trad : Josée Kamoun




Une autobiographie de moins de deux cent pages c'est possible ? John Irving l'a fait et bien fait lui. On y découvre donc l'auteur depuis ses années collèges et lycée jusqu'à l'époque où il écrit ce livre. Et on apprend plein de choses. Par exemple, sa passion pour la lutte qui l'amènera à devenir entraîneur puis arbitre officiel et ce même quand financièrement ses livres seront rentables. Pour lui la lutte et l'écriture sont intimement liées et il ne conçois pas l'une sans l'autre.

 Le truc intéressant avec les autobiographies d'auteurs c'est de découvrir quelles sont leurs lectures et les auteurs qui les ont marqués et j'ai donc savouré avec beaucoup de bonheur le chapitre sur la question. Irving mérite que je m'attarde sur son oeuvre au vu de sa passion pour Gabriel Garcia Marquez et surtout Robertson Davies qui a été témoin à son premier mariage.

C'est aussi un livre que les aspirants auteurs devraient lire ne serait ce que pour les quelques conseils donnés et qui relève du bon sens. J'ai beaucoup ri quand Irving au tout début de sa carrière d'auteur pense qu'il ne pourra jamais vivre de sa plume et que Kurt Vonnegut lui balance « Tu auras peut-être des surprises,...Quelque chose me dit que le capitalisme ne te fera pas de misères... ».

Accompagnée de photographies autour de la passion sportive de l'auteur pour la lutte, ce livre est à l'image de son auteur, il se lit avec intérêt, sans lassitude et donne envie de se plonger dans le reste de son oeuvre.

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