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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 00:00

 

 

Les cent milles royaumes1 - LES CENT MILLE ROYAUMES de N.K JEMISIN

Ed Orbit

Pages : 324

Trad (anglais, états unis) : Alexandra Maillard

Grand format

Genre : fantasy

 

 

 

 

 

Les cent milles royaumes vivent dans une paix toute relative grâce à la domination des Arameri, une famille royale qui règne depuis Ciel, le palais sur tous les peuples. Si les Arameri sont devenus si puissant c'est suite à une guerre des dieux qui s'est achevé sur la victoire d'un seul et que celui-ci a enfermé les vaincus dans des corps de mortels pour qu'ils soient les esclaves des Arameri qui les utilise comme des armes pour assoir leur pouvoir. Il y a des années de cela, la fille préféré de l'empereur régnant, a épousé un homme du peuple Dare contre l'ordre de son père et a donc été exilée et déchue. Sa fille Yeine est un jour appelée à se présenter devant son grand père à Ciel, un endroit dont on ne revient pas.

 

 

Au premier abord, j'étais plutôt dubitative. Les premières pages assez obscures n'aident pas beaucoup à se projeter dans le livre. Cela est dû au fait que l'auteur a choisi de plonger directement le lecteur dans un monde imaginaire très exotique, et en faisant parler à la première personne son héroïne la jeune Yeine. Mais petit à petit, le charme a opèré. J'ai fini par m'attacher à cette jeune adolescente avec les responsabilités d'une adulte qui va partir en quête des secrets de sa famille et surtout de sa mère morte assassinée. Sans compter, cette sensation de compte à rebours permanent qui finit par rythmer les pages. Elle court contre la montre la petite Yeine, elle a si peu de temps pour apprendre et comprendre ce que le destin lui réserve.

 

Outre une histoire passionnante, le roman cumule plusieurs bonnes surprises à commencer par le cadre vraiment très singulier et qui change des sempiternels mondes moyenâgeux souvent évoqué en fantasy. Le palais de Ciel recèle des idées étonnantes de décors et de technologies. Ensuite, cette idée des dieux présents parmi les hommes, surpuissants mais néanmoins limités du fait d'être dans des corps de mortels et considérés comme des armes par les humains, cette mythologie qui se distille doucement dans le récit et que l'on découvre pas à pas, laisse entrevoir un monde d'une grande richesse et très bien pensé. L'auteur s'éloigne du classicisme en fantasy en proposant des noms à consonance africaine par exemple, en montrant des ascenseurs dans le palais, en créant une magie pas très recommandable pratiquée par les scribes e. J'ai donc été dépaysée et ravie de l'être

 

Ce premier tome raconte une histoire qui se suffit à elle-même, mais même si le récit connaît une fin, la suite entrevue dans les dernières pages donne vraiment envie d'en savoir plus. Je suis très curieuse de savoir comment ces fameux cent milles royaumes vont évoluer après le final du premier tome qui bouleverse complètement la donne. Une très bonne surprise et un roman à recommander. 

 

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Enfin, j’ai pu lire le deuxième tome de la Trilogie de l’Héritage. Et comme, le premier était quand même loin dans ma mémoire de poisson rouge, le démarrage a été un peu long (note à moi-même : ne pas avoir un temps de latence aussi long qu’un an pour le troisième tome). Il faut dire que l’écriture elliptique n’aide pas non plus. Il m’a fallu du temps pour raccrocher les wagons et me souvenir de qui était qui.

J’ai l’air de ne pas avoir aimé ce livre mais en fait non, j’ai adoré, peut-être même plus que le premier.

Comme précédemment, il s’agit d’une histoire complète qui prend place dix ans après la fin des événements du volet précédent mais avec un changement de narratrice. Cette fois ci, c’est Orie qui nous raconte son histoire. Orie vit à Ombre la cité qui vit entre les racines de l’arbre géant et sous son ombre. A Ombre humains et dieux se côtoient. Orie est aveugle mais peut voir les génitures ces enfants des dieux et la magie. L’histoire commence avec l’assassinat d’une géniture déesse de guérison et qui officiait comme rebouteuse dans un des quartiers de la ville. Ce meurtre va entraîner Orie dans les méandres de sombres complots dont elle devient l’objet de convoitise principal. Pourquoi ? Qui est Brillant cet homme qui n’est pas un dieu mais a en les pouvoirs qu’elle a recueilli ? Les réponses

L’auteur nous plonge directement au cœur de son récit et de son univers sans rien en dire de précis, sans réel repère. Puis par petites touches, elle distille les informations et peu à peu le motif se révèle. Elle enrichi encore plus son univers et sa mythologie (c’est le cas de le dire) en approfondissant les thèmes déjà évoqués et en ajoutant de nouveaux. Elle a une manière bien à elle pour vous accrocher au récit à laquelle j’adhère totalement. Une fois passé, les soucis de remettre les pièces précédentes dans l’ordre, il m’a été impossible de lâcher le livre avant la fin (et quelle fin si douce-amère, mon petit cœur en est encore tout ému et mes yeux mouillés).

Là c’est obligé, le dernier tome ne trainera pas si longtemps sur ma table de chevet.

Et puis vous qui passez par-là, n’hésitez pas, le premier tome vient de sortir en poche.  

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 00:00

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Touthmosis II de retour à Thèbes meurt dans des circonstances mystérieuses, apparemment mordu par une vipère. Sa veuve Hatchepsout demande au juge Amerotkê d’enquêter. Y a-t-il un rapport avec les récents viols de sépultures? Et qui est le mystérieux maître-chanteur qui menace Hatchepsout ? Quand d’autres morts suspectes autour de l’entourage de la reine surviennent, il est temps de mettre les bouchées doubles pour démêler ce sac de nœuds…

 

Je poursuis dans le policier historique et après une halte au XIIème siècle, je retourne dans l’Egypte antique, avec un nouveau personnage : le sage Amerotkê qui décidément n’a pas la tâche la plus facile du monde. D’entrée, le récit est passionnant ne serait-ce que par les luttes de pouvoir autour du trône vacant et les différentes stratégies politiques des prétendants à la régence tiennent bien en haleine et se remettent bien dans l’ambiance. Et puis l’intrigue criminelle est suffisamment alambiquée pour que le coupable ne soit pas évident dès le premier tiers du récit. Par contre, un certain nombre d’ellipses dans le récit m’ont un peu perturbées et j’ai eu l’impression d’avoir manqué quelques paragraphes, notamment avec la réapparition d’un personnage dont on ne nous explique pas comment ni pourquoi il reprend contact avec Amerotkê. Mis à part ce petit détail, le livre est une bonne surprise et les suites sont désormais dans mon carnet.  

 

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 00:00

 entcritmarseille1198

Note de l’éditeur :

1198. Enlevé par des inconnus, Roncelin vicomte de Marseille a disparu. Sept compagnons partent à sa recherche. Parmi eux, Hugues de Fer ancien croisé, le médecin Averroes (de son vrai nom Ibn Rushd), un frère et une sœur saltimbanques romains et le meilleur archer d’Angleterre Robert de Locksley… A leur tête Guilhem d’Ussel joueur de vielle et fine lame. Mais dans cette équipée, certains semblent être animés de toute autres desseins…Quelles sont les véritables raisons de leur venue à Marseille ? Quel est le rôle des consuls de la ville ? Pourquoi ces écorcheurs qui rôdent dans les campagnes ? La riche ville phocéenne attire bien des convoitises, à commencer par celle du pape Innocent III…

 

Dans une ambiance du contexte médiéval de l’époque très bien rendu, l’histoire parvient à rester captivante. On suit avec plaisir les actions des personnages, et leurs motivations parfois conflictuelles les unes envers les autres. Car tout le monde ou presque a des choses à cacher à ses compagnons de route. Qui sont réellement ces jongleurs romains ? Que vient réellement faire Guilhem d’Ussel dans cette affaire ? Y a-t-il des traîtres parmi eux ?

De fait, la tension monte et plus le plan d’évasion d’origine semble compromis et amène à en improviser d’autres pas toujours heureux, plus j’ai vite tourné les pages pour savoir. Il y a plusieurs énigmes policières dans ce roman ce qui ajoute du potentiel dans la liste des coupables, mais même si mes suspects personnels étaient les bons au final, j’ai passé un bon moment grâce aux doubles jeux des personnages, leurs personnalités et les retournements de situation qui s’enchaînent sans temps mort. Du coup, ma curiosité est piquée et je me lancerai avec plaisir les routes avec Guilhem singulier personnage dont j’apprécie le sens pragmatique et l’esprit affuté.

Seul petit bémol, ma lecture a été gênée par la répétition des mêmes informations sur les personnages ou sur les événements qui conduisent à cette expédition de secours. Au tout début, on nous présente les personnages : qui ils sont, d’où ils viennent, quels secrets ils cachent ou pas et puis ces mêmes informations sont ressortis à chaque fois que les dits héros se rencontrent les uns, les autres, une fois, deux fois, trois fois, pareil pour le récit de l’enlèvement et des meurtres qui l’ont accompagné. C’est énervant et ça alourdit inutilement le récit. Mais passé outre ces détails, je suis entrée de plein pied dans un univers très bien décrit et documenté et une histoire passionnante à suivre.

L’auteur a eu la bonne idée de démêler le fictionnel du réel dans une petite postface ce qui se révèle une bonne idée pour se donner envie de découvrir un peu mieux cette période de l’histoire.

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 00:00

 

entêtecrivorace

La richissime et très puissante famille des Wildenstern a des règles de succession vraiment curieuses. Etant donné la grande longévité de ses membres, le meurtre est admis sous certaines conditions pour monter d’un cran dans la hiérarchie familiale et accéder peut-être au rang suprême de Patriarche. Or le jour du retour d’Afrique de Nathaniel, son frère ainé et héritier meurt dans un accident suspect. Le voici soupçonné de meurtre. Il décide de mener l’enquête afin de se disculper.

Dans ce monde alternatif où on côtoie des animaux mécaniques dont certains semblent avoir des fonctions telles que tondeuse, grille-pain ou vélocycle, les Wildenstern sont peut-être encore plus bizarres que ça. L’excentricité semble être de mise, la férocité une qualité et quand on n’entre pas dans ces normes, votre longévité peut être sérieusement compromise.

Ce premier tome nous met en présence des protagonistes principaux en particulier Nathaniel mais aussi le cousin Gerald passionnée de sciences biologiques (un darwiniste des plus enthousiastes) et de médecine, le frère Thomas et sa femme Daisy (de son vrai nom Melancolia), ainsi que d’événements comme des ancêtres morts qui reviennent à la vie (quand je vous disais que la famille Wildenstern était étrange), un complot contre la famille, le meurtre du fils héritier, bref ça déménage dès le début et cela laisse présager des choses intéressantes pour la suite. Il y a toujours une surprise au détour d’une page, les trahisons semblent légions. On ne sait plus qui manipule qui et même le manoir familial et ses passages secrets et pièces encore plus secrètes recèle bien des mystères même pour les membres de la famille.

J’ai ma petite idée sur la véritable nature des Wildenstern mais j’attends de voir si j’ai vu juste ou non, ou si l’auteur gardera le mystère sur ce sujet. De toute façon, la suite sera certainement aussi explosive et pleine de rebondissements que le premier tome donc forcément addictive. Même s’il s’agit d’une publication jeunesse (comprenez adolescents), le ton, les thèmes, les personnages et l’écriture peuvent aussi plaire à un lectorat plus adulte qui y prendra autant de plaisir.  

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 00:00

entêtecrit9

 

On va s'écraser. Je t'aime. Fais ce que tu veux. Papa.

C’est le dernier message que reçoit Julie, juste avant que l’avion où se trouvaient ses parents et son frère ne s’écrase quelque part en Afrique. Depuis, sur les conseils de docteur dingo (ce n’est pas son vrai nom), elle écrit un journal intime et n’a qu’une obsession réussir un suicide spectaculaire.

 

C’est à travers ce journal intime que nous suivons les rocambolesques aventures de Julie qui après sa très remarquée tentative de suicide ratée (une pendaison pendant la représentation d’une pièce de théâtre de son lycée) a comme première pensée d’aller injurier le vendeur qui lui a vendu une corde élastique haute montagne au lieu d’une corde classique. On n’est pas aidé de nos jours, je vous jure.

 

Erlend Loe est un auteur qui me fait rire, mais vraiment. Il a toujours des idées assez tordues, des personnages légèrement branques sur les bords dont les actions ont parfois des conséquences complètement loufoques et inattendues. J’ai quand même mis plus de dix minutes à me remettre du passage où son héroïne raconte comment en pleine psychose de la grippe aviaire, elle s’est clandestinement introduite dans un poulailler au fin fond de la campagne roumaine pour passer la nuit avec les poulets en espérant être contaminée (peine perdue bien entendu).

 

Donc Julie est en colère, elle en veut à la terre entière même à ceux qui l’aiment et voudraient l’aider. Prête à se lancer dans des projets démentiels, elle n’hésite jamais et n’est jamais à court de ressources. Elle nous raconte donc son odyssée chaotique, ses rencontres, et ses humeurs avec un sens de l’humour noir particulièrement réjouissant.

 

Moi, j’ai passé un bon moment avec cette histoire où finalement et on s’en doutait, l’héroïne n’ira pas jusqu’au bout de son projet de non vie mais parviendra à faire son deuil (comment je vous le laisse découvrir) et à se trouver une nouvelle raison de vivre, mais en attendant quelle histoire délirante et délicieuse !

 

Sauf que voilà, je n'ai pas disparu, je suis là, toujours aussi furieuse et l'autre crétin des Alpes de la Montagne Scandinave, cet abruti qui m'a vendu cette corde de merde, il va m'entendre.

 

Hier matin, j'ai sauté par la fenêtre. Ici à l'hôpital. Mais j'avais la tête dans le coltard et je n'ai pas fais gaffe que pour une raison débile, ils m'avaient transférée au cours de la nuit du sixième au premier étage. Conséquence : j'ai atterri comme une plume sur le tas de neige le plus grand du monde..(extrait)

 

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 00:00

 

entêtecrit4

 

Magie et sorcellerie sont choses parfaitement inconvenantes pour la bonne société en général et les jeunes filles de bonne famille en particulier mais Kat Stephenson, quatorze ans, ne semble pas vraiment s’en soucier d’autant que si on veut la sermonner à ce sujet, elle pourra toujours dire que c’est sa grande sœur Angelina qui a commencé la première en bidouillant un sortilège d’amour aux conséquences très embarrassantes. Et puis sauver son autre sœur ainée d’un mariage avec un Sir Neville, riche vieil homme soupçonné du meurtre de sa première femme est bien plus important, n’est-ce pas ?

 

Dans une ambiance régence avec un soupçon de magie, ce petit roman se déguste avec jubilation tant les personnages sont attachants au possible. Du reste, je vais certainement me jeter sur les deux autres livres de la série. C’est drôle, pétillant et très enlevé. La petite dernière des Stephenson semble enchaîner les catastrophes avec bonheur mais toujours pour la bonne cause et même qu’elle parvient à bien s’en dépatouiller quand même. Même la belle-mère que l’on aurait pu détester fini par devenir sympathique dans sa loyauté touchante pour sa famille et ses belles-filles qui lui en font voir de toutes les couleurs, il faut bien le reconnaître. J’ai bien envie de savoir comment les affaires de la famille vont bien pouvoir évoluer après ce premier tome et dans quels autres ennuis Kat va pouvoir foncer avec insouciance pour mon plus grand bonheur.

 

P.S : j’ai préféré vous laisser la couverture papier, celle numérique ne me plait pas du tout.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:00
LA CHAMBRE MORTUAIRE de Jean-Luc BIZIEN
Ed 10/18
Pages : 432
Format poche
Coll : « Grands détectives »
Genre : polar


A la fin du XIXème siècle, Sarah Engelwood, jeune anglaise échouée à Paris est engagée comme gouvernante chez Simon Bloomberg, un aliéniste aux méthodes de travail contestées par ses confrères. Celui-ci vit et consulte dans une maison à l'architecture démentielle voulue par son épouse Elzbitia, une égyptologue. Tandis qu'une vague de morts mystérieuses fait son apparition, Sarah Engelwood se pose des questions sur son énigmatique employeur. Où se trouve son épouse Elzbitia soit disant partie en voyage pour des fouilles mais dont on n'a aucune nouvelle? Qu'y a t-il dans cette chambre fermée à clef où il est interdit d'entrer ?

Page par page, et lentement, le doute s'insinue dans l'esprit du lecteur. Et si, le docteur Bloomberg avait assassiné son épouse pour hériter de sa fortune (et cela représente beaucoup d'argent) ? Car il faut bien le reconnaître, il se passe des choses curieuses dans la maison du docteur et son attitude plus qu'ambiguë n'est pas faite pour dissiper les soupçons qui viennent à l'esprit de la jeune gouvernante. Et que penser de ces morts suspectes de personnes ayant pour point commun l'extravagante Elzbitia Bloomberg ?

Quand on ne peut pas lâcher son livre avant d'en connaître la fin, c'est toujours bon signe. J'ai apprécié l'ambiance oppressante du récit qui fait surgir le paranoïaque qui est en vous. L'ambiguité du personnage de Bloomberg dans ses propos comme dans ses actions ne permet jamais de savoir s'il a des choses à se reprocher ou non et plus on avance plus le mystère s'épaissi. Sur fond de spiritisme, de maladies mentales, l'enquête n'est pas simple du tout pour la police comme pour Sarah bien déterminée à découvrir quels secrets se cachent dans l'invraisemblable demeure des Bloomberg. La solution de l'énigme ne se devine pas aisément. Je ne vous raconterai donc pas la fin pour ne pas vous gâcher la lecture. A recommander sans réserve.





LA MAIN DE GLOIRE de Jean-Luc BIZIEN
Ed 10/18
Pages : 253
Format poche
Coll : "Grands Détectives"
Genre : polar historique

En pleine exposition universelle, les inspecteurs Desnoyer et Mesnard tombent sur une affaire peu banale. D'abord, on retrouve une main de femme momifiée, puis un homme est retrouvé mutilé et assassiné avec une main coupée. Pour ce genre de "dinguerie" autant faire appel à Simon Bloomberg l'aliéniste qui se remet doucement des évènements de La chambre mortuaire.

L'aliéniste et sa gouvernante la charmante Sarah Engelwood reprennent du service afin de traquer un tueur dangereux qui semble décidé à éliminer de manière sauvage et barbare une bande de voleurs puisque les victimes sont des cambrioleurs bien connus des services de la police.  Pourquoi l'assassin tranche la main de ses victimes mais jamais de la même manière ? Quel rapport avec cette main de femme momifiée ? Un vrai casse-tête cette affaire d'autant que pour éviter toute mauvaise publicité pendant l'exposition, elle doit être menée de façon discrète. Une enquête plutôt courte par rapport au premier tome mais cela ne nuit pas au récit qui évite ainsi les longueurs sans intérêt. Le côté trouble et légèrement paranoïaque du premier tome n'est pas présent ici mais le propos ne s'y prête pas non plus. Une fois de plus le coupable est bien caché et c'est tant mieux. Donc pourquoi se priver de cette suite ?
 

 

entêtecrit5

 

 

Rien ne va plus à la Cour des miracles, le lieu de travail et domicile du Docteur Bloom. Chacun, semble s’enfoncer dans sa névrose personnelle jusqu’aux limites de la dépression. Simon Bloom s’occupe d’un cas complexe d’un mari et d’une femme venus consulter séparément et qui touche à la violence domestique mais lequel des deux patients lui ment.

 

Chacun des personnages est aux prises avec ses démons personnels et il règne une ambiance pas franchement joyeuse au fil des pages. Cela aurait pu donner un récit angoissant avec la tension qui monte de page en page mais en fait…….non. D’abord parce que j’avais compris avant le bon docteur qui de ses deux patients lui montait un bobard et pourquoi. Ensuite, parce que justement, je n’ai trouvé aucun intérêt dans l’intrigue criminelle comme dans l’évolution des personnages. Bref, si les deux premiers tomes tenaient toutes leurs promesses, le soufflé vient de retomber avec celui-ci. Ce n’est pas non plus pénible à lire, mais je n’ai pas eu la petite excitation des livres précédents. Et la fin en queue de poisson sur la question de la relation Sarah/Simon n’aide pas beaucoup.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 00:00

      entêtecrit1a

Wisconsin, 1907 : Ralph Truitt attend sur le quai de la gare Catherine Land, la femme qui a répondu à son annonce matrimoniale par ces mots : Je suis une femme simple et honnête. Mais les choses ne sont jamais simples et encore moins honnêtes car tout le monde a des secrets plus ou moins inavouables.

 

Le titre m’avait plu. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai lu ce livre d’une traite sans pouvoir m’arrêter, je voulais savoir comment cela allait se finir. Tous les ingrédients du drame étaient bien réunis mais la recette n’était pas celle à laquelle je m’attendais. Le plat final fut disons inattendu. Une écriture qui sait capter le lecteur, des personnages dont celui de Catherine très fouillés, complexes et avec des secrets bien enfouis. Au fond, il suffit de peu de choses pour faire une bonne histoire. Toute cette histoire ci tourne autour de trois personnages à la façon d’un triangle amoureux malsain : le mari, la femme, le fils et amant…plus l’arsenic. Mais, l’auteur parvient à instiller une grande tension dans le récit au point que je n’ai pas voulu lâcher l’affaire avant la fin. C'est prenant et bien ficelé. 

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 00:00

 

le mystère sherlockLE MYSTERE SHERLOCK de J.M ERRE

Ed Buchet Chastel

Pages : 328

Grand format

Genre : littérature francophone

 

 

L’hôtel Baker Street à Meiringen en Suisse a été coupé du monde pendant quatre jours suite à une avalanche. Mais lorsque les secours parviennent enfin à dégager l’établissement, c’est pour trouver onze cadavres ceux d’holmésiens en compétition pour le poste de la première chaire d’holmesologie de la Sorbonne. Qu’est-il arrivé pendant ces quatre jours ? Pourquoi un tel carnage ? Heureusement, le commissaire Lestrade lui aussi grand amateur de Sherlock Holmes est là et grâce aux divers journaux, lettres et post-its laissés par les victimes il parviendra peut-être à faire la lumière sur ce mystère.

 

L’auteur je le connais depuis Prenez soin du chien qui m’aura valu les plus belles rigolades de ma vie de lectrice. Donc forcément, je savais que cela allait être drôle voire hilarant. Et je ne fus pas déçue car hilare je l’ai été à plusieurs reprises. J’ai ri comme jamais devant l’énormité de certains passages, les personnages tous plus dérangés du bocal les uns que les autres, et les morts frisant le n’importequoiesque avec une joie et un enthousiasme qui font plaisir à lire.

 

Entrecoupés par des extraits de Sherlock Holmes pour les nuls qui permet de raccrocher les wagons si on ne connait pas bien l’œuvre de Conan Doyle et en même temps de s’en payer une bonne tranche grâce à l’humour décapant distillé dans ces notes, les divers récits ne sont pas en reste question bonne humeur et dégommage au sens propre comme figuré de son prochain dans l’allégresse. Certes, il y a des cadavres qui pleuvent un peu partout mais cela n’empêche pas de savourer son plaisir (mention spéciale à la marmotte). Le petit hic, c’est que très vite, il m’est venu à l’esprit une idée sur l’assassin et je ne m’étais pas trompée mais l’important n’est pas là. L’important c’est le côté débridé, dans l’écriture de J.M Erre qui nous offre une bonne leçon d’humour noir terriblement ravageur.

 

Les nombreuses références au roman policier sont bien trouvées avec un personnage qui s’appelle Lecoq (cf. les romans de Gaboriau), la situation qui n’est pas sans rappeler Dix petits nègres d’Agatha Christie, les crimes en chambre close (grand classique s’il en est) et autres. Mais inutile de bien s’y connaître pour apprécier le roman qui plaira aux néophytes du détective comme aux connaisseurs. A recommander si vous avez envie de rire, beaucoup, même de la mort.

 

Cf. Karine à proposer unbillet enthousiaste sur ce livre.

 

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 00:00

 

 

les-maitres-de-lombreNIGHTRUNNER : 1 LES MAÏTRES DE L'OMBRE

de Lynn FLEWELLING

Ed Bragelonne

Pages : 525

Trad (anglais, états unis) : Agnès Boclet-Richter

Format livre numérique

Genre : fantasy

 

 

 

Avant d'écrire le Royaume de Tobin, Lynn Flewelling avait écrit toute une série se passant dans le même univers mais quelques siècles plus tard avec pour héros, Seregil et Alec. Inutile, d'avoir lu Le royaume de Tobin avant, les deux séries peuvent se lire indépendamment.

 

Lorsque Alec est sauvé de sa sinistre géole par Seregil, il ne pensait pas qu'un jour il serait amener à devenir un Veilleur, sorte de super espion au service du royaume de Skala. Déjouer des complots contre la famille royale implique forcément d'apprendre à jouer les cambrioleurs, devenir plusieurs personnages, mentir, voler, et s'attirer des problèmes sans fin.

 

C'est avec plaisir que l'on suit les aventures de ce duo très doué pour se retrouver dans des situations pas possibles et pour s'en sortir parfois in extremis (ils ne remercieront jamais assez leur ami magicien pour ça). Avec en toile de fond, une possible future guerre avec le royaume ennemi par excellence : Plennimar , et une menace peut-être plus terrible, ce premier tome met surtout en place les héros qui restent somme toute attachants et sympathiques. D'autant, qu'ils se mettent vraiment en quatre pour accomplir leurs missions pour notre plus grand bonheur. le moins que l'on puisse dire c'est que l'on ne s'ennuit jamais avec eux. Une bonne entrée en matière avec du potentiel intéressant pour la suite.

 

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Les traqueurs de la nuitLES TRAQUEURS DE LA NUIT de Lynn FLEWELLING

Ed Bragelonne

Pages : 581 

Trad (anglais, états unis) : Leslie Damant-Jeandel 

Format livre numérique

Genre: fantasy

 

 

 

 

 

 

 

 

La routine a repris son cours pour les deux espions et voleurs que sont Seregil et Alec, toujours prêts à servir la reine de Skala. Mais la guerre avec Plennimar l’ennemi héréditaire se profile et de sombres forces sont à l’œuvre au cœur même de la capitale, avec à la clef une prophétie dont ils sont deux éléments importants…

 

Les choses sérieuses commencent et pas seulement parce que le péril est proche et que du coup de l'action, il y en a enfin, mais aussi parce que il y a, une avance considérable dans la romance entre nos deux héros, chose attendue depuis le premier tome. Un second tome plus prenant que le premier qui mettait en place les personnages, la menace future qui est affrontée ici et le contexte de l'histoire. Ici, comme dans le précédent volet, l'histoire est auto conclusive ce qui fait que l'on peut très bien s'arrêter à ce second tome pour avoir l'histoire complète. Mais, comme j'ai envie de savoir ce qui va se passer entre les deux tourtereaux et qu'ils vont forcément vivre d'autres aventures trépidantes je lirai forcément les suites.  

 

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