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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 02:37
LA MALLOREE
Ed Pocket/Trad : Dominique Haas
Les gardiens du Ponant (438p)
Le roi des Murgos (447p)
Le démon majeur de Karanda (412p)
La sorcière de Darshiva (413p)
La Sibylle de Kell (446p)



« La personnalité de Belgarath le Sorcier n'était pas au-dessus de tout reproche. Il n'avait jamais apprécié l'exercice physique et prisait un peu trop la bière brune. La vérité et les biens d'autrui lui inspiraient une indifférence hautaine, il ne répugnait pas à la compagnie de dames d'une réputation contestable et son langage laissait beaucoup à redire.
Polgara la Sorcière était une femme d'une détermination presque inhumaine. Elle avait passé des milliers d'années à tenter de réformer son aventurier de père et la minceur des résultats ne l'empêchait pas de persévérer. Depuis des siècles, elle menait une vaillante action d'arrière-garde contre ses mauvaises habitudes. Elle avait renoncer à combattre son indolence et son laisser-aller vestimentaire. Elle avait baissé les bras devant sa façon de parler et ses mensonges. Pourtant malgré ses échecs répétés, elle restait intraitable sur le chapitre du chapardage, de la beuverie et de la débauche.
»(extrait)

Ils pensaient en avoir fini avec les quêtes pour sauver le monde et l'univers, profiter enfin de la vie. Grossière erreur. Leurs ennuis ne sont pas finis et le vrai combat entre les ténèbre et la lumière va commencer et il sera l'ultime. Au début donc tout va pour le mieux, Chacun vit sa petite vie tranquille. Certains en profitent pour se marier tel Mandorallen dont les noces sont l'occasion d'unc chapitre hilarant. Rien que pour ça La Mallorée vaut le détour. D'autres se retrouvent papa tel Garion (là aussi chapitre mémorable).

Et puis, les nuages s'accumulent à l'horizon et nos héros se rendent compte qu'il va falloir rempiler vite fait avant que cela ne vire à l'apocalypse. Cela va donc être l'occasion de découvrir un peu mieux l'autre partie du monde dans lequel ils vivent, celui des royaumes Angaraks, ceux de leurs ennemis héréditaires et notamment La Mallorée, un gigantesque empire avec en guise d'empereur Zakath qui va devoir lui aussi jouer un rôle dans la lutte. Si au début les préjugés ont la vie dure des deux côtés de la barrière, la menace qui plane sur tous les fait vite oublier.

Cinq tomes de plus pour conclure cette saga avec toujours cette obsession de tourner les pages pour savoir la suite ou pour retrouver nos personnages préférés. Une relecture qui m'aura fait oublier toutes mes autres lectures en attente. Certes, ce cycle ne va pas renouveler le genre non plus mais encore un fois ça fait du bien un peu de détente et d'aventure sans complexe ni prise de tête.

« Sache Belgarion que nous sommes frères. Quand l'aversion qui nous dresse l'un contre l'autre ébranlerait un jour les cieux, nous demeurerions unis comme des frères pour la tâche qui pèse sur nous. Si tu prends connaissance de ma parole, c'est que tu auras été mon destructeur. Il me faut donc te charger d'une mission. Ce que j'annonce dans ces pages est une abomination. Point ne dois la laisser survenir. Anéantis le monde, anéantis l'univers s'il le faut mais nais ne permet pas à cette infamie de se produire. Tu tiens entre tes mains le sort de tout ce qui est, de tout ce qui gut, de tout ce qui sera jamais. Salut à toi, ô mon frère de haine et adieu. Nous nous sommes rencontrés ou nous nous rencontrerons, dans la Cité de la Nuit sans Fin où notre conflit doit, de toute éternité trouver son issue. Mais une tâche nous attend encore à l'Endroit-qui-n'est-plus. L'un de nous deux s'y rendra pour affronter l'ultime horreur... « (extrait)

 

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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 14:41
LA BELGARIADE de David EDDINGS
Ed Pocket/Trad : Dominique Haas
Le Pion Blanc des présages (348p)
La reine des sortilèges (415p)
Le gambit du magicien (359p)
La tour des maléfices (439p)
La fin de partie de l'enchanteur (413p)


Pardon, pardon, je vous négliges mais voilà je suis depuis plusieurs jours je suis repartie à l'aventure avec un cycle fantasy constitué de deux séries de cinq tomes chacun : La Belgariade et Les chants de Mallorée. Et tout cela pour mon défi relecture. Le problème c'est que j'ai du mal à sortir des pages pour en parler. J'approche du but et j'en suis au dernier tome que j'aurai fini ce soir c'est certain. Cela dit, vu que le premier cycle est lu, je vais pouvoir en dire quelque chose. Alors La Belgariade je l'ai lu pour la première fois, juste après Le Seigneur des anneaux.. N'y connaissant pas grand chose à l'époque, je me suis laissée guidée par quelques avis glanés ça et là et j'ai opté pour cette oeuvre. Et bien m'en a pris puisque j'ai tout de suite adorée cette histoire certes peu originale mais très attachante. Mais surtout, j'ai été séduite par le ton décontracté, humoristique, en contraste total avec le côté parfois pesant et solennel du Seigneur des anneaux (aussi génial qu'il soit, il est vrai qu'on ne rigole pas des masses dedans). J'ai donc relu un certain nombre de fois ce cycle et toujours avec le même bonheur.

Premier constat relecture : mince mes exemplaires ne sont plus de la première jeunesse. Ils ont vécu, des pages commencent à se détacher, le papier n'a plus sa belle couleur d'antan et je ne parle pas de l'état pitoyable des couvertures pour certains.
Deuxième constat : mais attends j'avais pas vu toute ces coquilles avant !
Troisième constat : d'accord je connais l'histoire quasiment par coeur mais qu'est ce que je m'amuse à suivre les trépidantes aventures de Garion et ses comparses.

L'histoire est plutôt classique. Le bien contre le mal, La Lumière contre Les Ténèbres. Pas vraiment de suspens, on sait bien que les gentils vont gagner à la fin.

Alors pour faire un résumé mais vraiment résumé. Il existe deux prophéties : une prophétie de Lumière et une des Ténèbres. Les deux sont aussi valables l'une que l'autre. Elles agissent et s'affrontent depuis le début des temps par le truchement d'instruments humains ou non, un Enfant de Lumière et un Enfant des Ténèbres qui doivent déterminer laquelle des prophétie sera la seule réalité du monde et de l'univers tout entier. A partir de là, on suit le parcours de L'Elu de la prophétie de Lumière : Garion, un jeune garçon, vivant dans une ferme, qui évidemment sera guidé par un vieux sorcier et sa fille, tous deux immortels Polgara et Belgarath et aidé par tout un tas de bons compagnons aux talents divers et variés. En face, l'Enfant des Ténèbres n'est rien d'autre que Torak, le dieu dragon des Angaraks, un type mégalo et pas sympa du tout, du tout. Ses prêtres passent leur temps à affuter leurs couteaux sacrificiels et à lui offrir des coeurs humains qu'ils arrachent à leur victime encore en vie. Ils sont aussi un peu sorciers sur les bords et cherchent à faire obstacle à la prophétie de Lumière pour faire triompher l'autre.

Rien de bien original donc mais ce cycle a sur moi un aspect addictif. Impossible de relire un tome sans relire la totalité. C'est probablement parce que l'on s'attache aux personnages, aux dialogues bourrés d'humour second degré et au côté trépidant des aventures que vivent les personnages. Ces personnages ne sont pas à distance du lecteur, mais ont un côté familier et sympathique qui donnent envie de les suivre partout tel Belgarath le sorcier, une sorte de Gandalf qui serait porté sur le tonneau de bière et les filles des tavernes ce que déplore sa fille Polgara [« Le temps que j'y ai passé je l'ai employé toujours mieux employé que toi, père, observa tante Pol d'un ton acide. Pour autant que je m'en souvienne, pendant toutes ces années-là, toi tu menais une vie de bâton de chaise dans les bouges du front de mer à Camaar. Après quoi, il y a eu cette période de grande élévation que tu as consacré à t'ébaudir avec les ribaudes de Maragor. Je suis sure que ces expériences ont ineffablement contribué à élargir ton sens de l'éthique. » (extrait)]. C'est de la littérature de divertissement qui s'assume. Il vaut mieux ne pas y chercher de profondeur psychologique ou d'originalité dans les situations. On vit à cent à l'heure dans ce récit et on s'y amuse beaucoup.

Petites infos :

David Eddings a toujours écrit en collaboration avec sa femme Leigh (décédée depuis quelques années) et dans les rééditions leurs noms sont associés ce qui n'est que justice.
La Belgariade forme un cycle complet. Sa suite Les chants de Mallorées n'est pas indispensable à sa compréhension. Elle prolonge juste un peu le plaisir de retrouver les personnages que l'on a bien connu avant. Je finis cette suite et je vous en reparle.

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15 avril 2008 2 15 /04 /avril /2008 04:10
QUI A TUE GLENN ? de Léonie SWANN
Ed Le Livre de Poche/376p
Trad (allemand) : Frédéric Weinmann


A Glenkill en Irlande, George Glen est un berger qui lit des livres à ses moutons (ils gardent un souvenir terrifiant d'un traité sur les maladies ovines), leur donne des noms de baptême et rêve de les emmener en voyage en Europe. Seulement voilà George est un berger mort maintenant une bêche plantée dans le corps. Il a été découvert par son troupeau qui estime devoir retrouver son assassin pour honorer sa mémoire. C'est donc Miss Maple la brebis la plus intelligente du troupeau, voire du village et peut-être du monde qui mène l'enquête, secondée par Othello un bélier à quatre corne au passé très mystérieux, Zora une brebis qui philosophe perchée sur un rocher au dessus de la mer, Mopple la baleine dont la mémoire est sans défaut, de Sir Ritchfield le doyen du troupeau, de Cloud, Maisie, et les autres...Mais pour savoir qui a tué leur berger, il leur faut comprendre les humains et ce sont vraiment des créatures très étranges...


Alors ce roman plutôt original est d'après ce qu'on en lit au dos tenu d'être drôle puisque on nous garantis que l'on va rire. Bon, j'avoue ne pas m'être esclaffée des masses quand je l'ai lu. Par contre, j'ai été très vite sous le charme des personnalités très attachantes de ces moutons qui font de leur mieux pour appréhender le monde humain sans réellement y parvenir en arrivant à des conclusions un peu à côté de la plaque mais tellement imaginatives et pleines de poésie pour certaines. Très vite, on est pris dans l'angoisse du devenir pas très joyeux du troupeau sans berger à la merci d'un boucher associé à un autre berger peu scrupuleux. L'enquête n'est pas franchement passionnante mais ce n'est pas vraiment important dans le fond. On comprend juste que Glenn était mêlé à une histoire pas très nette, que bien des villageois se livraient à des trafics pas clairs, bref, que personne n'a intérêt à retrouver son assassin et qu'il est plus important de savoir s'il avait laissé des choses compromettantes pour certains dans sa roulotte. L'important est ailleurs dans le monde vu façon ovine et l'évolution des personnages à quatre pattes pour lesquels on ne peut qu'avoir beaucoup de tendresse.

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14 avril 2008 1 14 /04 /avril /2008 04:29
SANS PARLER DU CHIEN de Connie WILLIS
(Ou comment nous retrouvâmes la potiche de l'évêque)

Ed J'ai Lu/574p
Trad : Jean-Pierre Pugi


Soit la possibilité de voyager, dans le temps avec le fait que l'on ne peut rien rapporter de l'époque que l'on visite hormis de la poussière. Alors pourquoi et comment, une jeune scientifique en mission dans l'Angleterre de la fin du 19ème siècle a t-elle pu ramener par accident un chat ? Et cet accident va t-il causer une rupture dans l'espace temps et détruire la réalité ? Ned Henry se voit donc confier la mission de ramener la bestiole à son époque. Mais, ce pauvre Ned est épuisé par sa recherche de « La potiche de l'évêque » une relique de la cathédrale de Coventry détruite pendant un raid allemand durant la seconde guerre mondiale (il est également terrifié par Lady Schrapnel qui n'a jamais porté aussi bien son nom à qui il doit sa mission à Coventry) et il n'a pas très bien compris ce que l'on attendait de lui.

Fashion Victim en avait parlé et en bien. Et comme j'avais lu Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien) de J.K.Jérôme, je me suis dis que c'était la suite logique du mouvement. En réalité je ne saurai trop vous conseiller de lire le livre de J.K.Jérôme afin de savourer les constantes références aux épisodes de ce récit dans le roman de Connie Willis. C'est beaucoup plus drôle quand on comprend au quart de tour l'allusion même s'il est possible de bien se marrer sans l'avoir lu. En réalité l'auteur multiplie les allusions à d'autres genres littéraires notamment les romans policiers à la Agatha Christie entre autres. Oui car je me suis vraiment beaucoup amusée à la lecture. L'histoire se déroule pour la plus grande partie à la fin du XIXème siècle et Ned et sa collègue Verity sont donc chargés de ramener un chat, et faire en sorte que les bonnes personnes se rencontrent et se marient dans les temps sous peine de voir leur monde disparaître. Nos braves scientifiques voyageurs temporels ne sont pas vraiment aidés dans leur mission. Les individus dont ils doivent absolument modifier le cours de leur vie refusent de coopérer, arrivent à des conclusions erronées ou sont carrément ingérables. Et quand en même temps, on recherche des indices sur la fameuse potiche ce n'est pas gagné du tout. Qui pourrait croire, qu'un chat, un simple chat serait cause d'autant de problèmes ? D'autant que notre pauvre Ned Henry n'y connait vraiment rien en matière de félins ceux ci ayant disparu à son époque. Ses tentatives pour dresser la bestiole sont toujours à côté de la plaque et forcément hilarantes. Bref, un gros roman, avec des personnages un brin loufoques, et une aventure délirante. Manifestement l'auteur sait comment entraîner ses lecteurs dans ce genre d'histoire et on se laisse faire avec beaucoup de plaisir.

Pour ceux que les histoires de voyage dans le temps intéressent, vous pouvez aussi vous pencher sur les deux tomes de la série de Kage Baker : Le jardin d'Iden et Coyote Céleste.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 05:18
LE CERCLE DU KARMA de Kunzan CHODEN
Ed Actes Sud/426p
Trad (anglais, Bhoutan) : Sophie Bastide-Foltz


Tsomo est l'aînée des filles d'une famille paysanne plutôt pauvre du Bhoutan. Parce que c'est une fille, son père refuse de lui apprendre à lire et écrire. C'est une frustration qu'elle gardera toute sa vie. Quittant, sa famille pour accomplir son devoir religieux d'un pèlerinage pour l'anniversaire de la mort de sa mère, elle va alors entreprendre un long voyage jusqu'en Inde, en passant par des sites religieux...

Le Bhoutan est un pays mystérieux et fermé et en découvrir ses coutumes et ses traditions est un des aspects intéressants du livre. L'autre aspect étant, la condition féminine qui comme dans d'autres pays n'est malheureusement pas merveilleuse surtout dans les milieux pauvres et paysans d'où est issue l'héroïne où le poids des traditions se fait sentir chaque jour pour tous. A côté de cela, il y a Tsomo qui d'une certaine manière va rompre avec la coutume, en étant en continuel mouvement : d'un mariage malheureux, à sa rencontre avec son maître spirituel tibétain qui la consacrera nonne, elle ne cessera jamais de bouger, d'être curieuse de la vie et relèvera tous les défis pour sa survie en s'assumant toute seule. A plus de quatre-vingt dix ans, elle entreprendra pour la quatrième fois un long pèlerinage à pied, pour voir le Dalaï lama.

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 06:32
L'ESPACE DE LA REVELATION d'Alastair REYNOLDS
Ed Pocket/^893p
Trad : Dominique Haas


Une très ancienne cité d'une civilisation non humaine (Les « Amarantins ») est découverte sur Resurgam berceau de celle-ci. Un archéologue Dan Sylveste tente de découvrir pourquoi et comment cette civilisation a été détruite. Parallèlement, l'équipage d'un vaisseau cherche à mettre la main sur Sylveste dans l'espoir que son père devenu une simulation électronique pourra guérir leur capitaine atteint d'une forme de peste, la Pourriture Fondante. Mais les membres de l'équipage ont chacun des intentions cachées concernant Sylveste et sa découverte archéologique.

Un énorme roman avec fort heureusement une intrigue qui se révèle de plus en plus passionnante à suivre bien que les cent premières pages soient un peu indigestes. Je doute qu'un parfait novice en sf soit séduit par ce livre qui brasse des descriptions et explications scientifiques que je n'ai probablement pas entièrement comprises vu mon faible niveau de compréhension en la matière. Néanmoins voici quelques bons points qui peuvent faire aimer cette histoire :

Le monde futur décrit par Reynolds verse plutôt dans la pluralité culturelle, des langues différentes, des civilisations différentes, des humaines étranges qui ont choisi de modifier leur génome comme les ultras, de vivre après leur mort sur des supports numériques, de fuir la Pourriture Fondante en se faisant Hermétiques (des gens qui vivent dans une boîte en gros), des noms à consonance russes, asiatiques, françaises (et non tout le monde ne s'appelle pas John Smith)etc...

L'intrigue se tient très bien et ce n'est pas évident sur un aussi grand nombre de pages. Quel rapport entre un capitaine de vaisseau atteint par une forme de peste particulièrement horrible, un archéologue et son père, une civilisation disparue et ses mythes ? Et bien il y a en a un. Chaque chapitre est finalement une pièce d'un gigantesque puzzle à reconstituer : la révélation finale étant pour le mo pins captivante.

Chaque personnage a une motivation, une histoire qui s'imbrique facilement dans l'intrigue principale et chose rare, les femmes ont la meilleure part.

Dans le genre space opera, ce roman qui est le premier d'un cycle en quatre tomes actuellement, est assez réussi dans l'ensemble. L'imagination et la rigueur scientifique de l'auteur se marient plutôt bien dans ce livre à recommander plus pour les lecteurs qui connaissent déjà un peu la littérature sf. Un néophyte aura bien du mal à digérer le côté science dure du début sachant que cet aspect s'estompe au fur et à mesure que l'on avance dans le récit.

 

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13 mars 2008 4 13 /03 /mars /2008 02:46

LE PAPYRUS DE VENISE de François DARNAUDET

Ed Nestiveqnen/223p

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Coup de coeur pour ce roman fantastique qui mêle beaucoup de choses. Pour faire court on trouve : des chasseurs de squelettes de dinosaures du XIXème siècle, le poète Lautréamont, le général Custer et le massacre de Little Big Horn, le disque de Phaïstos, un mystérieux papyrus caché dans Venise, des descendants de l'Atlantide, de mystérieux Hommes en Noir, un trafiquant de livres rares, on mélange le tout et cela donne une aventure trépidante avec plein de bonnes choses dedans.


Le récit est en fait toute une série de petits fascicules mensuels puisque l'auteur donne dans le format feuilleton, mais un feuilleton où les rebondissements ne manquent pas. On découvre toute une histoire parallèle à la notre, du reste sachez que l'histoire telle qu'on la connaît est fausse et manipulée en grand majorité par Les Hommes en Noir qui non ne s'occupent pas vraiment de soucoupes volantes et d'extraterrestres mais bien d'empêcher les malheureux mortels d'accéder au savoir, de découvrir des sciences qui pourraient leur apporter l'immortalité par exemple dont ils bénéficient eux. Dans le camps adverse, les atlantes sont décidés eux à mettre à la portée de tous ces connaissances tout en se protégeant des Hommes en Noir qui veulent les détruire. Du coup, les plus grandes découvertes de nos civilisations sont dues à des victoires des atlantes sur leurs ennemis qui eux même n'hésitent pas à employer les grands moyens pour escamoter les indices qui pourraient mener l'humanité à découvrir d'autres réalités que celles à laquelle on les a préparé à croire.


J'ai vraiment aimé le style et l'ambiance, et je vais certainement me procurer Les Dieux de Cluny autre livre de cet auteur puisqu'il fait allusion à celui-ci par le biais d'une société secrète un peu bizarre Les Gardiens des Fissures alliés des atlantes et que cela m'a donné envie d'en savoir plus sur eux.


Cerise sur le gâteau, l'auteur nous gratifie d'une autobiographie fantastique, vrai ou fausse lui-même laisser planer le doute, mais très sympathique à découvrir ainsi que quelques petites nouvelles que j'ai beaucoup aimé.


Un investissement bien rentabilisé et une belle découverte pour ce challenge abc.


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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 00:00
FASCINATION de Stephenie MEYER
Ed Hachette Jeunesse/524p
Trad : Luc Rigoureau

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Bella 16 ans a décidé de revenir vivre à Forks chez son père afin de permettre à sa mère de refaire sa vie avec un autre homme. Forks où les jours de soleil se comptent sur les doigts d’une main, une petite ville provinciale où elle n’y sera jamais heureuse. Mais c’est sans compter sa rencontre avec Edward Cullen et sa famille un peu bizarre. Ils sont beaux, charismatiques, ils ne se mélangent pas aux autres. Ils sont mystérieux et ont apparemment bien des secrets. Appartiennent-ils à l’espèce humaine ?
 
Intriguée par la critique faite par Allie de ce livre, j’ai donc lu Fascination et bien m’en a pris finalement. Sans aller directement dans l’outrancier, juste à petite touche, le récit parvient à transmettre qu’il se passe des choses pas très normales autour de la famille Cullen et que le surnaturel n’est pas loin avec eux. Plus que tout, c’est l’histoire d’amour entre Edward et Bella qui s’impose. Une histoire qui peut à tout moment basculer dans le drame et la mort pour elle car il est difficile pour un vampire de résister à la tentation de la soif même si on ne se nourrit plus que du sang d’animaux depuis des siècles. Edward passe son temps à vouloir protéger Bella qu’il juge inapte à la survie de tous les dangers qui rodent autour d’elle y compris de lui-même ce qui donne lieu à des dialogues parfois très drôle. Il est vrai qu’elle attire toujours les catastrophes comme un aimant mais habituée à la situation, elle prend les choses avec beaucoup de distance et d’humour. Se jugeant banale et peu séduisante, elle n’arrive pas à comprendre qu’elle ait pu faire tourner la tête d’un être aussi séduisant qu’Edward. Fascinée par lui, sa famille et leur mode de vie très pacifique, Bella finit par s’intégrer dans le clan Cullen. L’originalité du roman est de débarrasser les vampires du folklore qui les entourent. Ici pas de cercueil, d’ail, il y a un très beau crucifix en bois du XVIIème siècle dans la maison Cullen, et tout le clan circule de jour sauf quand on annonce du beau temps et ce n’est pas souvent dans la région. Comme l’héroïne on est fasciné par cette étrange famille et leur intégration très réussie parmi les humains. Mais bien sûr, la grande question est de savoir comment l’histoire entre Bella et Edward va se terminer. Je sens qu’on va verser beaucoup de larmes à la fin.
 

                                    TENTATION de Stephenie MEYER

Ed Hachette jeunesse/571p
                                              Trad : Luc Rigoureau

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Et voilà Edward l'a quittée. Il a suivi la famille Cullen pour son bien à elle. Mais Bella a décidé pour sortir de son apathie dépressive de se lancer dans des sports casse-cous et quand on connaît la propension de celle-ci à trébucher même sur un terrain plat et lisse, autant dire que faire de la moto ou sauter d'une falaise c'est carrément suicidaire. Et puis, elle noue des liens d'amitié avec Jacob. Seulement voilà, lui aussi a un terrible secret...


Bella et Edward le retour des amours impossibles avec un nouveau venu dans la balance Jacob qui va très sérieusement se mettre en concurrence avec le beau vampire. On peut faire l'impasse sur les états d'âmes de l'héroïne qui tente de se remettre du départ de l'homme de sa vie et se concentrer sur toutes les informations concernant les vampires, les loups garous et leurs guéguerres depuis la nuit des temps, ou alors s'intéresser aux deux. L'auteure développe son univers dans des directions bien plus personnelles qui détournent souvent les codes du genre. Le plus important c'est que je grille d'envie de connaître la suite car il semble à peu près certain que Bella se fera vampiriser (d'ailleurs j'ai adoré la négociation qui m'a fait penser au classique « passes ton bac d'abord » que les parents opposent à leurs bambins ). Je vais attendre que la suite fasse son apparition à la bibliothèque vu que même si je trouve les livres très beaux je n'ai pas envie d'investir dans cette série aussi addictive soit-elle.

HESITATION de Stephenie MEYER
Ed Hachette Jeunesse/611p
Trad : Luc Rigoureau

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Dans le précédent épisode, Bella avait négocié sa future transformation en vampire par la famille Cullen à la condition qu'elle obtienne son diplôme de fin d'étude. Le moment est presque venu mais voilà, les choses se sont compliquées car il semblerait qu'elle ait également des sentiments pour Jacob, l'indien quileute et loup-garou. Or entre vampire et loup-garou c'est la haine viscérale. Bella ne pourra pas concilier l'inconciliable et pour compliquer les choses, dans l'ombre un ennemi prépare toute une armée de buveur de sang pour la tuer...décidément elle a vraiment une poisse cosmique cette fille.


Déjà, je trouve que le nombre des pages est en constante augmentation depuis le premier tome. Je n'ose même pas imaginer l'épaisseur du quatrième. Mais je ne vais pas m'en plaindre, d'autant que les pages se lisent très très vite, trop vite. J'ai fais des efforts désespérés pour retarder l'arrivée à la dernière page mais en vain, voilà c'est fini et il ne me reste plus qu'à attendre avec impatience la suite. Car oui, on nous laisse sur un suspens quasi insoutenable et ce n'est pas juste. Je trouve qu'il s'agit probablement du meilleur volume de la série jusqu'à présent. On quitte un peu l'ambiance scolaire des débuts, le côté guimauve aussi pour s'intéresser au trio Bella, Edward, Jacob qui vit un drame et l'on sent bien que quelqu'un va souffrir intensément à la fin, que tout ne va pas forcément bien finir pour tout le monde, qu'un sacrifice va devoir être fait. D'où une certaine tristesse des dernières pages pour le lecteur ainsi que les foules de question sur que va t-il se passer ensuite ? L'univers créé s'étoffe un peu plus avec la découverte des légendes sur les loups-garous qui courent dans la tribu de Jacob et le côté politique et historique des vampires. Cela devient passionnant avec toujours bien sûr le danger permanent que court Bella. J'ai particulièrement beaucoup ri sur l'évocation de la malchance chronique dont souffre l'héroïne quand après avoir affirmer à son petit ami qu'elle aurait pu parfaitement prendre l'avion toute seule sans lui, il lui répond « avec toi dans l'avion, même la boîte noire n'aurait pas survécu » Faut reconnaître que ce n'est pas entièrement faux. Alors, Bella est-elle réellement prête à quitter le monde humain pour celui des vampires ? Je suppose qu'on le saura dans le prochain épisode. Il me tarde !



 

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 20:53

LE MYSTERE DE LA CHAMBRE OBSCURE de Guillaume PREVOST

Ed 10/18 318p

Le-myst-re-de-la-chambre-obscure.jpg


Paris 15 août 185, le journaliste Félix de Montagnon et son ami Jules Verne jeune auteur pas encore à succès, assistent à une séance de spiritisme. A la fin de la soirée, le médium Gordon est assassiné d'une balle dans chaque oeil. On retrouve près du corps une serviette pleine de faux billets et un objectif photographique. Jules Verne va se lancer dans une enquête où les morts ne vont pas tarder à s'accumuler sur la piste qu'il suit.


Autant le dire, l'auteur Jules Verne ne m'inspire pas. J'ai encore de travers son Vingt milles lieues sous les mers et son chapitre de plus de dix pages répertoriant des.....poissons et autres crustacés. Le seul livre que j'ai aimé c'est un petit roman Le rayon vert qui se trouve être un vrai petit bijou d'humour corrosif. Bref, autant l'auteur n'est pas ma tasse de thé autant le personnage en détective est plutôt bien sympathique, plein de ressources, intelligent, et on voit d'où lui sont venus ses inspirations pour son oeuvre littéraire qui le rendra célèbre. Pour l'instant il vivote en écrivant pour le théâtre et en collaborant avec le journal de son ami Félix comme journaliste occasionnel. L'histoire est bien menée et on ne s'ennuie jamais. On suit avec plaisir les péripéties aventureuses du détective amateur tout en découvrant le Paris du Second Empire et les prémisses des sciences et technologies du XX ème siècle. Seul petit bémol, ou bien je suis devenue un génie de la déduction ou bien l'assassin est un peu trop visible, car j'ai quand même soupçonné avec raison un des personnages vers le dernier tiers du roman mais comme j'avais passé un bon moment avec l'intrigue finalement ce n'est pas bien grave.

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 00:00
LA JUSTICE DE L’INCONSCIENT
 de Franck TALLIS
Ed 10/18 443p
Trad (anglais) : Michèle Valencia
 
 
Vienne en Autriche, début XXème siècle Max Lieberman psychiatre et pianiste amateur apporte son aide à son ami Oskar Reinhardt inspecteur et chanteur lyrique lui aussi amateur. Or Oskar est sur une étrange affaire. Une médium a été assassinée chez elle, avec une arme à feu, dans une pièce close. L’arme du crime a disparu et la balle dans le corps n’a pas été retrouvée.
 
Voici donc le premier tome d’une toute nouvelle série qui s’annonce intéressante. On fait connaissance avec Max qui est un partisan de cette toute nouvelle science : la psychanalyse et a de fréquents entretiens avec Freud et de son ami Oskar qui ne comprend pas l’engouement de son ami pour l’art moderne mais est bien content d’avoir un peu d’aide de temps en temps pour des expertises entre autres. Et les voilà donc lancés dans une enquête très tordue, avec un joli lot de suspects et un crime dont ils se demandent comment il a pu être commis tant les circonstances de la mort semblent appartenir au surnaturel. Une bonne intrigue, de bons personnages le tout sur fond des débuts de la psychanalyse dans un siècle tout jeune, voilà de bonnes raisons pour découvrir la série. D’autant que l’auteur semble avoir laissé quelques idées scénaristiques pour la suite concernant son héros qui ne demandent qu’à être développées telles que ses fiançailles avec une jeune fille de bonne famille, très jolie et charmante et son incertitude à avoir fait le bon choix marital car dans le cadre de son travail il a fait connaissance avecune autre jeune femme. Alors qui va t-il choisir la fiancée immature et plutôt creuse ou l’énigmatique anglaise à l’intellect très développé mais à la personnalité trouble voire un rien inquiétante et peu conventionnelle ?
 

DU SANG SUR VIENNE de Franck TALLIS

Ed 10/18 444p

Trad (anglais) : Michèle Valencia

 

 

1902, Vienne, une vague de meurtres particulièrement sanglants avec mutilations et symboles ésotériques s’abat sur la capitale et Oskar Reinhardt est sur l’affaire avec son ami Max Lieberman. L’enquête va les mener au cœur des sociétés secrètes.

 

Dans ce deuxième volet, on retrouve notre sympathique duo d’enquêteurs à la poursuite d’un tueur en série dont le mobile et le comportement semblent totalement incohérents bien qu’il y ait une réelle logique (macabre certes) dans ses agissements. Comme toujours, il est question des théories freudiennes et des débuts de la psychanalyse mais il y a également l’aspect scientifique qui entre en jeu, puisque Amelia Lydgate, personnage important du premier tome apporte son concours d’étudiante en médecine (elle s’intéresse aux maladies du sang) en effectuant des analyses pour Max et Oskar. Elle est en quelque sorte intégrée à l’enquête pour tout ce qui concerne l’analyse des preuves et indices laissés par l’assassin. L’auteur a la particularité de décrire les agissements et pensées de chaque suspect possible et de rendre leurs actes ou paroles si ambigus que le lecteur est toujours persuadé de la probable culpabilité du personnage et donc finit par soupçonné tout le monde. Il montre que l’antisémitisme de l’époque déjà présent dans le premier volet semble monter d’un cran puisque se profilent à travers certaines sociétés secrètes, les prémices de l’idéologie nazie ou du moins son fondement mythologique. Et bien entendu, concernant la vie privée de notre héros psychiatre, ce qui était suggéré dans le premier tome se concrétise dans celui-ci : ses sentiments amoureux vis à vis de sa  fiancée semblent bien émoussés.  

LES MENSONGES DE L'ESPRIT de Frank TALLIS

Ed 10/18 405p
Trad : Michèle Valencia

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L'inspecteur Rheinhardt est appelé d'urgence à l'école militaire de Saint-Florian où un élève d'une quinzaine d'années vient d'être trouvé mort. Apparemment, le décès paraît d'origine naturelle mais, Reinharhdt est persuadé qu'il se passe des choses pas très claire dans cet établissement. Avec l'aide Max, il va découvrir bien des secrets sordides...


Encore une enquête rondement menée, avec une belle intrigue criminelle passionnante à suivre avec plein de suspects, des élèves et des professeurs aux tendances sadiques, une épouse qui s'ennuie dans son mariage et plein d'autres choses qui compliquent encore plus la tâche de notre sympathique duo d'enquêteur notamment une chasse à l'espion pas très fructueuse. Alors que Max finit par admettre avoir des sentiments pour son ex patiente la charmante anglaise Amélia Lydgate, un événement contrariant va le conduire tout droit dans les filets d'une violoniste hongroise qui entretient le mystère et la séduction avec beaucoup de talent. La chasse au crime se poursuit entre deux valses viennoises, un café, quelques pâtisseries succulentes, des entretiens avec Sigmund Freud, un soupçon d'espionnage et les inquiétantes interprétations de l'oeuvre de Nietzche qui vont amener à une idéologie terrifiante. J'aime toujours autant parce qu'il faut bien reconnaître que l'auteur sait très bien manoeuvrer pour qu'on ne trouve pas trop vite l'assassin tout en offrant un côté feuilleton intéressant comme le couple Max-Amelia, la famille Reinhardt, et la vie à Vienne au tout début du XXème siècle.



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