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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 08:17

 

ascensionASCENSION de Kara DALKEY

Ed Perfect Bound

Pages : 251

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : fantasy (mythe arthurien)

 

 

Le temps sera bientôt venu pour Nia d'être choisie pour participer aux épreuves afin de passer l'Ascension et devenir un des dix Avatars du conseil d'Atlantis. Mais contre toute attente c'est son cousin Garun qui est élu afin de représenter le clan familial. Pourquoi ? Et que signifie le  comportement étrange de sa famille ? Quels sombres secrets se cachent en Atlantis ?

Mêler le mythe Atlantis et celui arthurien, cela a déjà été fait. Mais ici, l'auteur se concentre sur un personnage des plus énigmatique : Niniane ou Viviane, la Dame du Lac. Et si elle était réellement une créature marine proche des sirènes. Car depuis sa chute, Atlantis est désormais un monde sous-marin qui semble avoir fait alliance avec des créatures venues d'un autre monde doté du don de visions du futur et télépathes. Les mondes de la surface, les humains, sont loin des préoccupations des mermyds.

Ce premier tome se passant exclusivement dans un milieu aquatique, l'auteur a développé des idées originales pour décrire un univers sirénien avec son architecture, son infrastructure de traitement de l'eau, ses lois et coutumes. C'est parfois difficile de s'imprégner de l'ambiance tant elle est étrange et peu conforme à ce que l'on connait. En soi, c'est déjà une réussite de sortir le lecteur de sa routine et de lui offrir quelque chose de différent.

Ce sont donc les jeunes années d'une Niniane qui va peu à peu quitter le royaume enchanté de l'enfance et se confronter à l'âge adulte, et bientôt aux circonstances dramatiques qui vont la mener à fouler le sol terrien et entrer dans la légende.

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 00:00

 

trafic de reliquesTRAFIC DE RELIQUES d'Ellis PETER

Ed 10/18

Pages : 242

Trad (anglais) : Nicolas Gilles

Format poche

Genre : policier historique

 

 

Suite à ma lecture sur Le roman policier historique, j’ai eu envie de relire et de vous parler de ce qui a été mon premier pas dans le genre, à savoir le mythique Frère Cadfael créé par Ellis Peter. C’est avec Trafic de reliques que j’ai adopté cette série. Et en plus c’est un des premiers livres achetés avec mon premier salaire ce qui en fait un titre un peu à part dans mon histoire de lectrice.

 

Cadfael est un moine bénédictin du XIIème siècle de l’abbaye de Shrewsbury en Angleterre, un gallois, ancien soldat, revenu des croisades, il est entré tard dans les ordres ce qui le rend un peu atypique au sein de sa communauté où il est responsable de l’herborium de l’abbaye, grâce à ses connaissances des plantes médicinales (il a même rapporté de ses voyages des plantes jusqu’alors inconnues comme le pavot).

 

L’histoire de Trafic de reliques est basée sur un fait véritable. Il y a bien eu une sorte de guéguerre entre moines autour des reliques d’une sainte. C’est ainsi qu’après d’improbables visions d’un jeune moine exalté, tout une délégation de moines se rend au Pays de Galles afin de récupérer les ossements d’une sainte galloise, Winifred et de la ramener à Shrewsbury. Mais, un propriétaire terrien de la région, s’oppose à l’extraction de la sainte. Et lorsqu’il est retrouvé mort, une flèche dans la poitrine, les ennuis commencent…

 

Ellis Peter présente des personnages assez typés mais néanmoins savoureux. On y trouve le peu compatissant et aristocratique frère Robert le prieur de l’abbaye, son assistant zélé et servile, un moine frappé de « visions » mais surtout très ambitieux, mais aussi la fille de la victime en quête de vengeance, et tout une galerie de personnages hauts en couleur qu’on prend plaisir à découvrir et entendre. L’intrigue est suffisamment complexe pour tenir en haleine et le final ne manque pas finesse et est bien amené.

 

Comme, l’action se passe en Pays de Galle, et hors de l’abbaye, on échappe un peu aux rituels des prières et à la monotonie de la vie monacale. Et l’auteur en profite pour nous présenter les coutumes galloises de l’époque avec un Cadfael qui retrouve une part de ses racines et qui se sent comme un poisson dans l’eau au milieu de tout cela.

 

Une très bonne entrée en matière pour découvrir la série même si ce n’est pas le premier tome.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 00:00

 

a moment of silenceA MOMENT OF SILENCE d'Anna DEAN

Ed Allison and Busby

Pages: 206

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : policier historique

 

 

Pourquoi le fiancé de Catherine a-t-il rompu ses fiançailles si soudainement, le soir même de leurs officialisations lors d’un bal ? C’est ce dont Catherine charge sa tante Dido Kent de découvrir. Mais une femme inconnue retrouvée morte dans les buissons de la propriété du père du fiancé va compliquer l’affaire. Y aurait-il un rapport entre ces deux faits ?

 

Dido est une fine observatrice dont l’intelligence pour débrouiller le sac de nœud que représentent un meurtre et un fiancé volatilisé force le respect et l’admiration. Peu à peu, les secrets qui cachent d’autres secrets sont mis à jour et je me suis prise au jeu, ravie de participer au jeu de piste et de suivre les différentes étapes du raisonnement de l’héroïne dont l’auteur nous fait profiter en alternant judicieusement les lettres qu’elle écrit à sa sœur Eliza et l’action en elle-même. Petit à petit, indice par indice Miss Dido Kent parvient à la vérité.

 

Le début du roman m’avait laissée perplexe mais le développement inattendu du récit m’a finalement séduite. L’atmosphère proche des romans austeniens (du moins dans l’époque, 1809 et le cadre de la campagne anglaise) ainsi que l’écriture fluide et élégante, très agréable sont également un plus non négligeable. Il y a par moment de la grâce dans certains passages notamment tous les non-dits entre Dido et William Loomax par exemple.

 

Cette chère Dido, est irremplaçable pour ses frères et sœurs qui ont toujours besoin d’une tante célibataire pour veiller sur les intérêts de leurs rejetons et nul doute que la prochaine étape chez l’un ou l’autre des membres de la famille de cette détective peu commune l’amènera à d’autres enquêtes tout aussi passionnantes.

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 00:00

 

le chauffe eauHISTOIRE DE L’HUMANITE Fragment I :

LE CHAUFFE-EAU (EPOPEE) d'Antoine MARTIN

Ed Au Diable Vauvert

Pages : 65

Format livre numérique

Genre : littérature française

 

 

Au détour d’un vagabondage du côté d’une librairie numérique, je suis tombée sur ce titre  et j’ai craqué. Et j’ai bien fait. Car mine de rien ce petit texte (oui c’est très court) est une source inépuisable d’humours, de vérités ô combien pertinentes sur la nature humaine face à l’adversité d’une machinerie perverse capable de l’imagination la plus débridée quand il s’agit de vous pourrir la vie.

 

Le postulat de départ est simple. Un chauffe-eau en panne d’un côté, un père de famille avec sa boîte à outils très succincte et son inaptitude au bricolage de l’autre et en avant la galère ! Le tout raconté avec l’emphase d’une grande saga épique et ponctué de la série de cataclysmes attendus avec jubilation par le lecteur (certaines chutes se voient venir de loin mais on serait déçu, si elles n’étaient pas au rendez-vous). Vous pouvez vous laisser tenter sans problème.

 

Les plus sûres parmi celles de ses connaissances qui étaient notoirement compétentes pour régler l’incident en trois brossées de cuillère à pot furent diligemment consultées. Aucune ne s’offrit pour un coup de main (les rats !), mais les diagnostics qu’elles rendirent furent unanimes. (extrait)

 

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 00:00

 

le roman policier historiqueLE ROMAN POLICIER HISTORIQUE

de Jean-Christophe SARROT et Laurent BROCHE

Ed Nouveau Monde

Pages : 495

Grand format

Genre : essai

 

 

Quand j’ai vu le livre sur le rayon consacré aux policiers à la bibliothèque, je m’en suis saisie rapidement. Un essai sur un de mes genres de prédilection, pensez donc ! Impossible de laisser passer ça. Et j’ai eu raison. Parce que j’ai dévoré l’ouvrage en très peu de temps et je songe même à me l’offrir (peut-être s’il sort en version poche).

 

La première partie aborde le genre proprement dit : qui en écrit et pourquoi, comment le genre est-il perçu, quels sont les points communs de ces nouveaux détectives, quels sont les secrets de fabrication d’un polar historique et d’autres questions passionnantes avec les réponses d’auteurs, de critiques, de lecteurs lambdas, ou de directeurs de collections.

 

La seconde partie se centre sur le genre par rapport à la discipline historique. A quel point ces romans sont-ils justes par rapport aux époques traitées, pourquoi faire sciemment des anachronismes, quels points communs peuvent avoir l’historien et le détective ?

 

Si on ajoute à cela une liste non exhaustive de 125 titres histoire de plomber encore plus sa petite liste à lire, des adresses de sites à consulter, plus d’autres ouvrages bibliographiques, le tout est donc très complet et m’a donné envie de redonner leurs chances à quelques séries dont je n’étais pas forcément convaincue de leurs intérêts.

 

Seul truc qui gêne, les révélations de certaines fins de ces romans notamment les noms des coupables ou des révélations sur le héros qui vont forcément gâcher la lecture de celui qui n’a pas lu les livres concernés (Maisie Dobbs, L’aliéniste et l’Ange des ténèbres notamment). Sans doute, les auteurs ont-ils pensés que leurs lecteurs avaient lu l’intégralité de la production avant de les lire eux. C’est dommage mais cela ne gâche pas pour autant le travail vraiment bien pensé et passionnant à lire.

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 00:00

 

her-royal-spyness.jpgHER ROYAL SPYNESS de Rhys BOWEN

Ed Berkley

Pages : 324

Version originale : anglais

Format poche

Genre : policier

 

 

 

1932, Lady Victoria Georgiana Charlotte Eugénie fille de feu le duc de Glen Garry et Rannoch, Georgie pour les intimes est une jeune aristocrate qui décide qu'épouser le prince choisi par sa famille et qu'elle a rebaptisé Fishface ne lui convient pas.

Elle fugue donc à Londres mais parfois être de sang royal, sans qualification professionnelle et totalement fauchée n'aide pas beaucoup. Après avoir été renvoyée au bout de quelques heures de travail au rayon parfumerie d'une grande enseigne, la voici qui s'improvise service de nettoyage de maison et appartement, le tout sous un faux nom bien sûr (on ne peut tout de même pas déchoir à ce point). Elle est ensuite recrutée par la reine pour une mission d'espion : s'assurer que le prince De Galles ne se soit pas entiché d'une femme mariée et américaine (horreur) une certaine Mrs Simpson au point de causer un scandale sans précédent.

Et pour couronner le tout de sa vie trépidante de jeune femme indépendante et toujours aussi raide question finance, voilà qu'elle trouve un homme mort dans sa baignoire. Vraiment quel total manque de savoir vivre ! Il va donc falloir mener l'enquête et découvrir qui a bien pu l'assassiner sous peine que son  spineless dedemi-frère l'actuel duc ne soit condamné pour meurtre...

 

Que voilà, le premier tome d'une série policière des plus réjouissant avec un personnage attachant qui semble tout comme une certaine Stephanie Plum avoir le chic pour se prendre les pieds dans le tapis même quand il n'y en a pas. Heureuseemnt que Georgie peut compter sur son amie Belinda fantasque et excentrique créatrice de mode et du beau et séduisant irlandais Darcy O'Mara (ça ne s'improvise pas tout de même) sympathique aristocrate tout aussi sans le sous qu'elle pour l'aider à coincer un assassin retors qui semble vouloir l'éliminer elle-aussi. J'avais beaucoup apprécié de l'auteur le premier tome des enquêtes de Molly Murphy, et je suis sous le charme de cette nouvelle série également. Il va donc falloiçr que je lise les deux bien entendu. Ah pas facile, de maitriser une PAL quand on y pense. Donc une très chouette intrigue avec des personnagses haut en couleurs et un assassin plutôt bien trouvé. Je recommande

 

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a royal painA ROYAL PAIN de Rhys BOWEN

Ed Berkeley Prime crime

Pages : 256

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : policier

 

 

Georgie toujours aussi fauchée, n’est décidemment pas aidée. La reine lui a demandé un service qu’elle n’a pas pu refuser et pourtant, elle aurait peut-être dû. Toujours dans l’optique de décrocher son fils, l’héritier, le prince de Galles des griffes de l’infâme Mrs Simpson, Sa Majesté a conçu un plan diabolique et imparable. Faire venir d’une contrée germanique, une jeune et belle princesse, tout juste sortie du couvent et organiser une rencontre fortuite entre les deux. Pour que la jeune fille ne se sente pas trop seule, elle charge donc lady Georgiana de l’accueillir chez elle et de lui faire connaître la vie londonienne (comprenez shopping de luxe et restaurants assortis). Donc comment Georgie va-t-elle pouvoir loger et nourrir une princesse, son chaperon et sa femme de chambre alors qu’elle n’a pas de serviteur et pas d’argent pour en embaucher ou pour remplir le garde-manger ? A cela s’ajoute que les cadavres commencent à pleuvoir autour d’elle, encore une fois…

 

Le seul petit bémol dans l’histoire, c’est que l’identité de l’assassin soit si euh prévisible. Mais ça ne gâche absolument pas l’ambiance délirante, les personnages toujours aussi attachants (rhaa ! le mystérieux lord Darcy O’Mara) et en plus c’est drôle. On peut s’étonner que l’héroïne ne percute pas aussi vite face à certaines évidences mais bon, limite si l’histoire ne se passerait pas de l’intrigue criminelle. Quant à la petite chose fragile et timide sortie de son couvent que recueille Georgie, c’est en fait une très jolie jeune fille, pas timide du tout, qui a appris l’anglais en regardant des films de gangsters américains (d’où des expressions argotiques du plus bel effet) et qui visiblement n’a pas froid aux yeux quand il s’agit de séduire (et plus si affinité) tous les hommes séduisants qu’elle peut croiser. La pauvre Georgiana a du souci à se faire.

 

Une très sympathique petite série policière, légère et pétillante, à suivre.

 

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 00:00

 

la grande mêléeLA GRANDE MÊLEE de Michel TREMBLAY

Ed Actes Sud

Pages : 273

Grand format

Genre : littérature québécoise

 

 

 

 

1922, Nana et Gabriel vont se marier. Et Maria la mère de Rhéauna s’angoisse, comment payer les frais de cette noce qu’elle veut grandiose pour sa fille aînée ? Tout le monde sera là. Les tantes Bebette, Regina-Coelis, Tititte et Teena, l’oncle Ernest, et même la scandaleuse cousine Ti-Lou la louve d’Ottawa. L’oncle Josaphat viendra jouer du violon lui qui a retrouvé Florence et ses filles, ses curieuses dames fantômes tricoteuses qu’il est le seul à voir. Ce sera un beau mariage même si l’avenir semble incertain pour le jeune couple.

 

C’est amusant de découvrir les personnages encore enfants que sont Edouard ou Albertine, de voir comment vont se nouer le destin des deux familles et ce qui va advenir aux uns et autres. Et puis on a droit à quelques morceaux de bravoure, le choix de la robe de mariée, la recherche du financement du mariage, les angoisses des plus jeunes qui vont être privés de leur seconde mère. Et au milieu de ce chaos ambiant Rheauna qui irradie de joie et de bonheur rejaillissant sur chacun des personnages.

 

Une noce des plus réussie.

 

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 00:00

 

rebeccaREBECCA de Daphné DU MAURIER

Ed Le Livre de Poche

Pages : 444

Trad (anglais) : Denise Van Moppès

Format poche

Genre : littérature anglaise

 

 

 

 

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« J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley. » (extrait).

 

Cette première phrase m’aura hantée longtemps après la lecture de ce roman, je m’en souvenais encore lorsque j’ai entrepris cette relecture. Dans le genre angoissant, on ne pouvait pas faire mieux et pourtant ce n’est qu’une petite phrase de rien du tout mais c’est celle que l’on retient pour traduire tout le malaise et l’angoisse qui pèse sur le récit.

 

La narratrice fait la connaissance de Maxim De Winter. Ils se marient et s’installent à Manderley. Mais la jeune épouse timide et maladroite se sent déplacée dans ce nouvel environnement et la terrifiante gouvernante Mrs Danvers qui a été en adoration pour Rebecca la précédente épouse de Maxim semble décidée à lui pourrir l’existence. L’ombre de Rebecca plane sur tout le domaine et les circonstances de sa mort sont pour le moins mystérieuses. Au fur et à mesure que l’on tourne les pages, l’angoisse s’installe et les secrets longtemps enfouis remontent à la surface. Autant dire, que la tension monte jusqu’au paroxysme des dernières pages qui ramène le lecteur à cette première phrase « J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley. » (extrait).

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 00:00

 

the seven fold spellTHE SEVENFOLD SPELL de Tia NEVITT

Ed Carina Press

Pages 77

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : fantasy

 

 

Ce roman basé sur le conte La Belle au bois dormant repose sur deux idées. 1 : toutes les jeunes filles n’ont pas forcément de bonne marraine-fée pour leur porter secours quand ça va mal. 2 : Vous êtes-vous jamais demandé ce qui arrivait aux personnes ordinaires dans les contes, ce peuple anonyme dont on fait peu de cas finalement ?

 

Sur ce point La Belle au bois dormant est un cas d’école. Suite à la malédiction lancée sur sa fille Aurore qui veut qu’elle se piquera le doigt à une quenouille et sera plongée dans un profond sommeil jusqu’à ce qu’un prince la réveille, le roi décide de faire détruire tous les rouets du royaume condamnant par la même occasion à la misère, les femmes qui n’avaient que ce seul moyen de subsistance. C’est le cas de Talia et sa mère. La jeune fille voit ses chances de mariage ruinées puisque faute de dot suffisante, le père du promis ne veut pas en entendre parler et envoie son fils se faire moine. Les choses se présentent mal jusqu’à ce que les deux femmes décident de fabriquer un nouveau rouet pour reprendre leurs activités clandestinement et c’est ainsi que le destin est mis en marche.

 

La Belle au bois dormant vu du côté du menu peuple c’est une histoire d’oppression des pauvres pour des motifs purement égoïstes et personnels par les puissants. De quoi, réveillez l’ardeur syndicaliste des moins motivés. L’auteur joue avec les éléments traditionnels du conte les mêlant astucieusement à l’histoire de la narratrice de façon imaginative et très crédible. Quant à la façon dont se résout la malédiction, je dirai que comme il est rappelé dans le récit, dans certaines versions de la Belle au bois dormant, la princesse s’appelle Talia et qu’entre la légende et la réalité, il y a parfois tout un monde qui les sépare. En tout cas, sa mère a une façon magistrale de réduire au silence une méchante fée, j’en ris encore.

 

J’ai beaucoup aimé la recherche personnelle du bonheur de l’héroïne malgré les difficultés pour réaliser son vœu le plus cher bien que son attitude soit parfois surprenante mais après tout, c’est probablement sa façon à elle de se venger de l’injustice qui la condamne à rester vieille fille. Car oui, bien que l’histoire soit basé sur un conte, elle n’est décidément par pour les enfants vu les nombreuses galipettes que l’héroïne pratique avec divers hommes et ce sans le moindre complexe ce qui lui vaut par ailleurs une réputation peu flatteuse dans la ville mais de ça aussi, elle s’en moque totalement.

 

Une petite pépite à découvrir, le texte est court et relativement facile à lire. L’auteur aimerait adapter à sa sauce d’autres contes, je suis curieuse de voir ce qu’elle peut faire avec.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:00

 

stardoc1 : STARDOC de S.L VIEHL

Ed Roc Book

Pages : 312

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : sf

 

 

 

 

My charge nurse's four eyes rolled wildly toward me, and I saw she had shoked out her report-the business end of a pulse riffle was pressed tightly against her larynx. Terror had mottled her smooth vermillon hide with dark splotches. On the other end of the weapon was a monster. A big ugly green monster. (extrait)

 

Cherijo Grey Veil est médecin et même un génie de la chirurgie. Seulement voilà dans ce futur où les humains colonisent l'espace, et rencontrent d'autres espèces intelligentes, Cherijo a un papa ultra possessif et qui a des squelettes dans ses placards pas jolis, jolis. Une seule solution maintenant qu'elle sait tout des sinistres actions paternelles et avant qu'il ne la fasse tuer, fuir sur une lointaine colonie existante à des années lumières de la terre et se faire engager comme médecin dans la clinique locale. Mais, il y a quand même un problème de taille : aussi géniale qu'elle soit Cherijo n'a jamais soigné d'aliens, lesquels ont une morphologie et une aantomie des plus étranges pour la plupart. 

 

Ah là là, une série space opera médicale avec de vrais morceaux d'aliens dedans, une grande histoire d'amour entre la jolie docteur et un sexy alien bleu, les démélés avec le directeur de la clinique, les collègues pas tous humains et enfin la grosse intrigue qui va tout changer dans la vie de l'héroïne et l'entraîner dans une folle aventure : j'en rêvais et S.L Viehl l'a fait avec une saga de près de dix tomes et rien que ce premier vaut le coup de l'investissement (d'ailleurs le deux est déjà téléchargé).

J'ai adoré l'ambiance, les personnages, le contexte dans lequel se passe l'histoire avec notamment ce sale type qu'est le papa de Cherijo, le grand et tout puissant Docteur Josef Grey Veil, un homme sans éthique et parfaitement capable de faire les pires horreurs sans sourciller le moins du monde que voilà un grand méchant qui va bien entendu pourrir la vie de l'héroïne sur une bonne partie de la saga.

Si ce premier tome pose les bases; la suite promet d'être explosive car il s'en passe des choses dans cette première partie, en un peu plus de trois cent pages, on voit passer une prise d'otage, une épidémie qui menace la vie de la colonie, un conflit entre la Ligue humaine et la race dont est issu le grand amour de l'héroïne, et enfin des révélations sur celle-ci qui donne envie de voir ce que l'auteur va en faire par la suite sans compter les quelques mystères qu'il reste encore à résoudre.

 

Donc rendez vous au prochain épisode.

 

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beySTARDOC II : BEYOND VARALLAN de S.L VIEHL

Ed Roc Book

Pages : 356

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : sf

 

 

 

 

Je me faisais une joie de retrouver ma chirurgienne de l’espace préférée toujours poursuivie par la méchante Ligue Humaine menée par son mégalo psychopathe de « père », mais j’ai un peu déchanté.

 

Je trouve que ce second tome où on découvre en vrac : les joies de la vie à bord d’un vaisseau joranien, les obligations du médecin de bord, quelques meurtres, une nouvelle culture à appréhender, un peu longuet limite ennuyeux. Dommage car il y avait des pistes intéressantes. Autant dans le premier tome, il se passait toujours quelque chose de palpitant (en moins de 100 pages l’auteur avait cumulé une épidémie, une prise d’otage, une histoire d’amour humaine/alien,des aliens en pagaille et de toutes les formes, un mystère autour de l’héroïne, ) et ce jusqu’à la fin, autant là les événements marquants sont dilués dans le train-train quotidien et manquent de ressort. Un délayage qui ralentit le rythme et l’intérêt. En gros après un sprint foudroyant lors du volet précédent, là j’ai ressenti une baisse de régime.

 

Cependant l’histoire avance et continue d’intriguer suffisamment pour ne pas lâcher l’affaire en route mais ce n'est plus aussi prenant que précédemment.

 

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