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  • : A Livre Ouvert...
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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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5 janvier 2007 5 05 /01 /janvier /2007 02:33
LA MOSAÏQUE SARANCE de Guy Gavriel KAY
1 Le chemin de Sarance/600p
2 Le Seigneur des empereurs/701p
Ed J’ai lu/Trad : Elisabeth Vonarburg
 
Crispin mosaïste réputé a été appelé par Valerius II l’empereur afin d’exercer son art à Sarance, pour l’élaboration d’un immense et prestigieux lieu de culte. Il s’est mis en route en compagnie d’un serviteur et d’un étrange cadeau d’un alchimiste : un oiseau mécanique qui pense et qui parle.
 
Voici donc le début d’une fresque historique immense sauf qu’il s’agit d’un pays et de peuples imaginaires. Mais tout l’art de Kay est de vous y faire croire le temps de votre lecture. L’ambiance rappelle un peu l’antiquité et les débuts de l’empire byzantin avec un soupçon mais infime de magie. Du reste les personnages doutent régulièrement avoir été témoin d’un événement surnaturel ou divin. Chaque personnage même le plus secondaire est détaillé avec minutie et devient un être vivant que l’on suit le temps d’un chapitre ou tout le long du récit mais il est un élément important que l’on ne peut pas éliminer de la trame de l’intrigue et à eux tous et leurs actions, ils forment une immense mosaïque : l’histoire de Sarance. De l’empereur à l’esclave affranchi en passant par les artistes, les fonctionnaires de l’Etat, les artisans, les prostituées et danseuses, chacun d’eux font Sarance et entretienne l’illusion que l’histoire est réelle. Sans avoir la force et la beauté de Tigane, La mosaïque Sarance est un grand roman historique dans le monde de la fantasy.
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24 décembre 2006 7 24 /12 /décembre /2006 00:06
LE PERE PORCHER de Terry Pratchett
Ed L’Atalante/397p
Trad : Patrick Couton
 
La nuit du Porcher, une fête attendue avec impatience par les enfants, où le Père Porcher dans son traîneau tiré par quatre cochons, dans son habit rouge passe par les cheminées et dépose les cadeaux tant attendus en les sortant de sa hotte, malheureusement cette année, le Père Porcher est mort ou en passe de l’être. Et oui, de mystérieuses entités ont engagé via la guilde des Assassins, Monsieur Lheureduthé (prononcez Le Re-Dou-té) pour en finir une bonne fois pour toutes avec le vieux bonhomme jovial. Heureusement, La Mort a repris le flambeau a revêtu l’habit rouge et a commencé sa tournée de distribution. Pendant ce temps, sa petite fille Suzanne flanquée d’un Oh bon dieu d’la gueule de bois enquête sur la disparition de la fée des dents qui a certainement un lien avec la menace qui plane sur le Père Porcher. Et puis il se passe des choses bizarres ou du moins plus bizarres que d’habitude dans les murs de l’Université Invisible où les mages se préparent au pantagruélique réveillon de la nuit du Porcher. 
 
 
Encore un opus plutôt réussi des annales du disque-monde. Une fois de plus la Mort personnage si cher à cet univers est extraordinaire dans sa tentative de comprendre les mortels. Il était ouvrier agricole dans Le Faucheur, ici il est le Père Porcher et il prend goût au jeu. Flanqué de son majordome Albert déguisé en lutin, il œuvre à perpétuer la croyance au Père Porcher. Il faut quand même se représenter ce squelette de deux mètres de haut, parlant EN MAJUSCULE TOUT LE TEMPS avec un costume rouge, un coussin pour simuler un gros ventre sous sa veste et s’adressant aux enfants TU AS ETE SAGE CETTE ANNEE ? et concluant ses phrases par le célèbre HO ! HO ! HO ! de sa voix la plus lugubre. Il est fabuleux ce personnage qui cherche à comprendre l’être humain en expérimentant les choses qu’ils font mais en faisant toujours tout de travers. Autour de lui (car la Mort est un mâle, un mâle nécessaire dans le disque-monde) gravitent donc des mages qui tentent de comprendre pourquoi les choses semblent aller de travers mais vu leur manque d’organisation c’est pas gagné. Et quand on pense que la jeune génération songe sérieusement à remplacer la magie par la science. De toute façon quand l’archichancelier Ridculle Munstrum est plus intéressé par la construction d’une salle de bain privée (il a même fait défoncer une porte condamnée avec le panneau A NE JAMAIS OUVRIR cloué dessus) que par la résolution d’une énigme pouvant amener à la destruction du monde, il est évident qu’ils ne sont pas prêts de trouver. On trouve également Suzanne duchesse de Sto Helit et accessoirement gouvernante chez de riches bourgeois et petite fille de la Mort qui remplace grand papa de temps en temps dans son rôle bien que son rêve soit d’être normale. On croise quelques gars du Guet des Orfèvres, de vieilles connaissances également. Et on rit. C’est un joli conte de Porcher, à découvrir mais je vous recommande de lire quelques autres livres des annales avant de vous lancer dans celui-ci histoire de vous familiariser avec l’ambiance particulière de cet univers si vous ne connaissez pas encore cette série de Terry Pratchett.
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 00:19
EN ATTENDANT MINUIT
 de Claude MICHELET
Ed Pocket/202p
 
20 décembre 1916, 22 heure, Marthe à la ferme des Combettes ne peut pas dormir, elle pense à Jean son mari là-bas au front depuis deux ans déjà. Lui aussi ne dort pas, il est de garde et attend la relève à minuit. Il pense à Marthe.
 
 
Alternant le point de vue de Marthe et celui de Jean, ce roman se concentre sur ces deux heures de la nuit où chacun évoque l’autre et son absence, la vie dans les tranchées et la nécessité pour les  femmes de remplacer les hommes de la famille aux champs et dans les autres travaux nécessaire à la survie des leurs. Entre souvenirs d’enfance, hostilité de la belle-mère, absurdité des décisions du haut commandement militaire, l’angoisse des nouvelles des décès, retour des mutilés, on perçoit, le côté civil et militaire de cette boucherie que fut la première guerre mondiale. Un beau roman à découvrir
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17 décembre 2006 7 17 /12 /décembre /2006 07:39
SUR LE SEUIL de Patrick SENECAL
Ed Alire/429p
 
Thomas Roy le célèbre écrivain d’horreur du Québec a été interné dans un hôpital psychiatrique de Montréal suite à une crise où il s’est mutilé chez lui. Paul Lacasse le psychiatre en charge de ce patient va petit à petit découvrir le terrifiant secret derrière cet acte d’automutilation.
 
C’est le genre de roman qu’on ne peut pas lâcher avant la fin tout en redoutant ce que l’on va découvrir à la page suivante. C’est parfois limite gore (le coup du crayon franchement rien que d’y penser j’en ai des frissons), mais c’est tellement bien écrit qu’on ne peut pas s’empêcher de tourner les pages. Ce livre n’épargne pas ses personnages et ils ne sortiront pas indemne de ce cauchemar concocté par l’auteur. Du fantastique qui fait vraiment peur, des personnages embourbés dans une situation inextricables et la fin est loin d’être un modèle d’optimisme.
 
Il est à noter que les éditions Bragelonne ont réédité ce roman récemment en grand format.
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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 06:25
LE LIVRE DES CHEVALIERS de Yves MEYNARD
Ed Alire/320p
 
Adelrune est un enfant trouvé. Il est élevé sans amour par un couple aux principes rigides et qui suivent avec zèle les préceptes, de la Règle. C’est alors que dans le grenier de la maison familiale, il trouve Le Livre des Chevaliers. Un jour, lui aussi en sera un…
 
Un roman initiatique avec de la magie, des peuples bizarres, un grand voyage autour du monde, de l’amitié, de l’amour, de la haine et une révélation à soi-même dans les dernières pages. Il est intéressant que le premier pas d’Adelrune pour devenir chevalier soit l’apprentissage de la lecture qui lui permettra de comprendre le livre et de suivre les instructions pour trouver celui qui lui enseignera les principes de chevalerie. Il règne dans le récit une ambiance de conte, on ne cherche pas à vous trouver une explication du monde dans lequel évoluent les personnages, ni les pouvoirs et les créatures magiques, ils sont là c’est tout et c’est normal. La quête d’Adelrune pour l’obtention de son titre de chevalier est passionnante à suivre avec une résolution finale qui donne tout son sens au titre.
 
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 03:23
LA NUIT DES GROENLANDAIS de Jane Smiley
Ed Robert Laffont/575p
 
Au XIVème siècle, au Groenland, une colonie viking établie par Erik Le Rouge après une période faste finira décimée par le climat, les famines et les épidémies, oubliée de l’Europe ravagée par la peste.
 
Chroniques d’un crépuscule. L’auteure met en lumière   un épisode très peu connu de l’histoire. Sous forme d’une chronique familiale, le lecteur est invité   à connaître les coutumes et la vie de ces colons qui finiront par se replier sur eux-mêmes et par disparaître mais aussi les légendes qui courent parmi eux, les paysages magiques du Groenland et les personnages qui hantent le récit. C’est que l’on finit par s’attacher à eux, leur caractère, leurs amours, et leurs destins. Et puis il y a la langue, l’écriture qui fait que l’on est dans le récit. La  très grande richesse du vocabulaire  donne une authenticité d’époque au roman. Même les allergiques aux mots comme se ramentever ou bienveigner peuvent trouver leur bonheur dans ce livre. A découvrir.
 
 
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:48
LA SEPARATION de Christopher PRIEST
Ed Denoël/455p
Trad : Michelle Charrier
 
Que s'est-il réellement passé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941, cette nuit où Rudolf Hess s'est envolé d'Allemagne pour négocier la paix avec la Grande-Bretagne ? Son avion a t-il été abattu par la Luftwaffe ? Hess a t-il réussi sa mission sans en informer Adolf Hitler ? Et pourquoi dans certains documents d'archives, la guerre semble t-elle s'être prolongée jusqu'en 1945 ? C'est à toutes ces questions que va tenter de répondre l'historien Stuart Gratton : notamment en s'intéressant au destin exception de deux frères jumeaux, Joe et Jack Sawyer qui ont rencontré Hess en 1936 aux Jeux Olympiques de Berlin.
 
La séparation est une uchronie. L'auteur part du principe que la seconde guerre mondiale a pris fin en 1941 peu de temps après qu'un accord de paix a été trouvé entre l'Angleterre et l'Allemagne.
Sauf que bien entendu, tout va se compliquer avec les jumeaux Sawyer qui ont chacun d'eux une version différente de cette guerre. Pour l'un elle s'est déroulée de 1939 à 1945 et pour l'autre elle s'est arrêtée en 1941. Mais existe t-il réellement des jumeaux ou bien s’agit-il d'un seul individu souffrant de dédoublement de personnalité ? Et si ils sont deux, il semblerait que la ligne temporelle dans laquelle nous sommes a impliqué la mort de l'un d'eux et inversement. Et si l'un ou l'autre avait réellement basculé dans la nuit du 10 au 11 mai 1941 dans une autre réalité temporelle ?
Le roman se scinde en deux versions, celle de Jack le pilote de la RAF et celle de Joe objecteur de conscience et ambulancier de la Croix Rouge. Elles diffèrent l'une de l'autre à un tout petit détail près que je ne dévoilerais pas. Quant à Rudolf Hess, ce personnage semble jouer un jeu trouble dans les deux versions de l'histoire.
Ce roman est fait pour se lancer dans d'intenses réflexions une fois la dernière ligne lue. Le récit est servi par  une construction narrative très précise, et un style agréable qui permet d'accrocher dès les premières pages.
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5 décembre 2006 2 05 /12 /décembre /2006 06:28
LE CAHIER BLEU de Michel TREMBLAY
Ed Actes Sud/314p
 
Céline la rédactrice des cahiers a repris son travail de serveuse au Select après la fermeture du Boudoir où elle était hôtesse, Que lui reste t-il à raconter dans ce cahier bleu qu’elle vient d’acheter ? Une histoire d’amour ? C’est ainsi que Gilbert entre dans la vie de Céline …
 
Voici donc le cahier bleu, celui des sentiments amoureux. Il clôt pour l’instant le parcours de Céline, un personnage très attachant en lui faisant découvrir ce qu’elle pensait ne jamais trouver. Mais, la part d’ombre de Gilbert pourrait bien détruire leur relation et Céline a un choix difficile à faire. L’auteur offre une fin ouverte à l’histoire de son héroïne et la possibilité que d’autres cahiers un jour, viennent nous raconter ce qui est arrivé dans la vie de ce personnage. Ce cahier est à la hauteur des deux précédents. On y croise Réjean Ducharme entre autres. Et le petit univers de Céline est toujours aussi agréable à visiter.
 
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22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 01:06
LA LUNE SEULE LE SAIT
de Johan HELIOT
ed Folio sf/366 p (édition révisée par l'auteur)
1889, un vaisseau hybride de chair et de métal fait son apparition dans le ciel parisien comme pour conclure l'exposition universelle. L'humanité fait ainsi connaissance avec les extraterrestres Ishkiss. Grâce à la technologie extraterrestre les sciences terriennes prennent un essor phénoménal. 10 ans plus tard, l'Europe s'est transformée et vit sous la dictature d'un empereur dément, qui a transformé la lune en bagne. Mais la résistance s'est organisée, menée par les écrivains et les artistes exilés en Amérique. Qui sont réellement les Ishkiss ? Que se passe t-il dans les ateliers industriels de la lune ? La résistance a perdu le contact avec l'une des leurs vivant sur la lune. Un homme un écrivain qui avait enthousiasmé ses lecteurs avec son voyage vers la lune est alors envoyé la bas afin de savoir ce qui lui est arrivé.
Intelligent, rempli de références littéraires et politiques du 19ème siècle et début du 20ème siècle et écrit parfois comme un roman de Jules Verne, d'ailleurs certains passages seraient parfaitement à leur aise dans son œuvre, ce roman vous embarque dès la première page et le pire c'est qu'on y croît tellement les descriptions sont purement visuelles. On ne lit pas, on voit ce qui se passe. L'intrigue en elle-même est riche en évènements et actions et est menée sans temps mort. Elle promet des réflexions fort intéressantes sur l'utopie. Une suite a été écrite à ce roman intitulée La lune n'est pas pour nous. Je n'avais pas lu un roman sf francophone qui plus est aussi enthousiasmant depuis très longtemps. Du coup, il m'a mise en appétit pour renouer avec le genre. Et quelle bonne idée, d'avoir pris comme héros non un jeune homme mais un écrivain de près de 70 ans, se sentant un peu dépassé par ce monde qui est allé plus loin que ses inventions romanesques.
"Alors, si vous le voulez bien, stoppons là nos tergiversations et partageons le rêve de ceux qui ont voulu décrocher la Lune et l'ont fait" (extrait)
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21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 09:01
L’ŒUVRE DE DIEU, LA PART DU DIABLE
de John IRVING
Ed Point Seuil/724p
Trad : Françoise et Guy Casaril
 
A Saint Cloud’s, un orphelinat du Maine, le Docteur Larch accouche les femmes qui vont y laisser leurs enfants non désirés. Il pratique aussi en toute illégalité des avortements. Mais à Saint Cloud’s, un des orphelins Homer Wells pose problème, réfractaire à l’adoption, il se sent chez lui à l’orphelinat. Homer Wells suivra t-il la même voie que celui-ci ?
 
J’aurais du commencer par ce livre pour bien débuter avec John Irving. J’ai beaucoup aimé le récit dense à souhait et les personnages, surtout les personnages qui ont tous une histoire et une personnalité très intéressante. Même les petits rôles sont soignés. On se passionne pour tout ce petit monde et on aimerait bien savoir ce qu’ils sont devenus après la dernière page. Sur les deux romans lus d’Irving, il semblerait que les hommes dans ses récits aient du mal à assumer leur paternité. Bogus dans L’épopée du buveur d’eau, ne veut pas d’un deuxième enfant et son premier est élevé par un autre père. Ici, Larch n’a jamais voulu fonder une famille, Homer a un fils qu’il dit avoir adopté, et il est beaucoup question d’avortement parce que le père n’a pas voulu de l’enfant, intéressant comme thème. Donc, un très bon roman avec une histoire passionnante, des rebondissements parfois tordus mais j’aime bien ce genre de chose donc c’est tout bon, des personnages qui vous accrochent bien, à conseiller.
 
NB : il y a une chose qui me chiffonne un peu mais c’est du pinaillage en règle. C’est du côté de la traduction. Le titre L’œuvre dieu (l’accouchement), la part du diable (l’avortement) est suffisamment clair à comprendre quand on entre dans l’histoire. Le problème c’est que l’expression la part du diable n’est jamais employé ailleurs que dans ce titre. Il est toujours question de l’œuvre de dieu, et de l’œuvre du diable dans le récit jamais de la part (je vous l’avais dit que je pinaillais sur un détail). A croire que la traduction du titre n’a pas été faite par les mêmes personnes. Je suis un peu perplexe…mais c’est un bon roman quand même.
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