Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
  • Contact

Archives

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:00

 

mes sacrées tantesMES SACREES TANTES de Bulbul SHARMA

Ed Philippe Picquier

Pages : 232

Trad (anglais, inde) : Mélanie Basnel

Grand format

Genre : littérature indienne (nouvelles)

 

 

 

La colère des aubergines m'avait régalée de bons petits plats indiens assaisonnés d'histoires autour de la cuisine et de la femme en Inde. Je me suis régalée avec cet autre recueil de nouvelles toujours d'un point de vue féminin et portant sur le voyage. Ces dames se déplacent dans Mes sacrées tantes, pour aller à l'étranger voir un fils, pour des funérailles, pour quitter la maison familiale et entrer dans un nouveau foyer à leur mariage, pour un pèlerinage pour des vacances, pour des tas de raisons. Parfois drôle et amusant, toujours tendre envers ces personnages féminins qui perçoivent le monde à leurs manière, ces récits sont tous passionnants à lire. Il est d'ailleurs rares que dans un recueil toutes les nouvelles plaisent au lecteur, c'est le cas avec celles-ci, je n'en ai pas trouvé de moins intéressante que les autres. J'ai une tendresse particulière pour la première Le voyage de Mayadevi, qui vaut le détour par le personnage de Mayadevi matrone indienne irrascible dirigeant ses fils, ses brus, petits enfants et domestiques d'une main de fer en les terrorisant, et décidant de quitter l'Inde pour la première fois pour l'Angleterre où vit un de ses fils (m'est avis que c'est le seul moyen qu'il ait trouvé pour ne pas avoir sa mère sur le dos) et préparant sa visite comme une campagne militaire. Le passage où la vieille dame quitte sa famille pour monter dans l'avion, un grand moment " Un par un malgré leur embonpoint , ses fils se penchèrent pour lui toucher les pieds. Elle les gratifia d'un doux sourire qu'ils ne lui connaissait pas et disparut happée par la porte de la zone de sécurité. Les fils n'étaient pas inquiets pour leur vieille mère. Ils se demandaient seulement si l'Angleterre aurait la force de la supporter » (extrait) J''espère que d'autres titres de Sharma sont traduits par chez nous parce que j'adore son univers et sa façon de raconter des histoires.

 

note41.jpg

Repost 0
30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 07:23

les tudorsLES TUDORS  de Liliane CRÉTÉ

Ed Flammarion

Pages : 291

Grand format

Coll : Au fil de l'histoire

Genre : essai (histoire)

 

 

De Henry VII à Elizabeth Ière, passage en revue de cette drôle de famille régnante : Les Tudors. Avec bien entendu deux personnages qui se taillent la part du lion Henry VIII et Elizabeth Ière. Entre ces deux là, s'intercalent quelques autres règnes plus ou moins marquants. 

 

Idéal pour une initiation à l'histoire de l'Angleterre de cette période et de cette dynastie avec en toile de fond la rupture avec le catholicisme qui sera en quelque sorte le fil rouge des règnes successifs hormis la brève parenthèse du règne de Mary Tudors fille de la première épouse d'Henri VIII qui sera marqué par un retour au catholicisme et à une répression sanglante des idées de la Réforme. Mais, c'est également sous l'impulsion des Tudor que l'Angleterre se dote d'une marine performante, s'enrichit grâce au commerce et devient une puissance politique importante européenne. Le livre se focalise néanmoins sur la biographie deses rois et reines de la dynastie tout en faisant resurgir l'impact de leurs décisions parfois motivées pour des raisons privées et familiales sur le pays et l'histoire. Une lecture instructive sans être pesante, de quoi se cultiver sans s'ennuyer.

 

note41.jpg

 

 

Repost 0
23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 03:26

four and twenty blackbirdsFOUR AND TWENTY BLACKBIRDS de Cherry PRIEST

Ed Tor

Pages : 285

Version originale : anglais

Grand format

Genre : fantastique

 

 

Eden Moore les a toujours vus. Depuis sa naissance, les fantômes de trois femmes veillent sur elle et la protègent. Vivant avec sa tante la soeur de sa défunte mère et son oncle, Eden grandit en se posant mille questions sur ses parents biologiques et sur sa famille. Elle se lance donc dans une enquête sur les secrets familiaux et ceux de sa naissance. Elle est également menacé de mort depuis des années par un homme persuadé qu'elle est la réincarnation d'Avery son arrière grand père un métis vaguement sorcier mais cet assassin n'est rien face à la terrible malédiction qui frappe sa famille et pourrait lui être fatale.

 

Une histoire familiale particulièrement tordue, des secrets tout aussi tordus, et je ne vous parle pas de l'horrible « tatie » alias Tante Eliza, une toquée de première dans le genre fanatique psychopathe. Cela dit le cas du sorcier Avery est pas mal non plus. Au cours de la lecture, j'ai souvent pensé à Anne Rice et sa série sur les sorcières Mayfair. Il y a un peu de ça dans ce roman qui a deux suites à son actif et que je lirai volontiers. Une malédiction qui plane depuis des siècles, des fantômes, un ordre religieux (qui rappelle un peu le Talamasca) qui fait des recherches sur un culte auquel serait mêler le fameux Avery, même la mère internée dans un centre pour adolescents perturbés et enceinte, ainsi que l'ambiance assez lourde et glauque tout rappelle un peu la saga Mayfair. Cela dit, le récit reste prenant et difficile à lâcher. Aucune difficulté particulière à la lecture en v.o, ce qui est plutôt agréable.

 

note41.jpg

 

 

 

 

 

Et hop dans le panier

 

LireEnVo.jpg

Repost 0
21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 01:04

le-jour-de-la-gratitude-au-travailLE JOUR DE LA GRATITUDE AU TRAVAIL d'Akiko ITOYAMA

Ed Picquier poche

Pages : 120

Trad (japonais) : Marie Noëlle Ouvray

Format poche

Genre : littérature japonaise (nouvelles)

 

 

Sous ce titre prometteur, se cachent deux nouvelles dédiées au monde du travail et de la vie en entreprise d'un point de vue féminin.

 

La première nouvelle qui donne son titre au livre met en avant Kyoko, ancienne employée d'une entreprise d'électronique devenue chômeuse et plus ou moins contrainte d'accepter une rencontre arrangée en vue d'un éventuel mariage vue qu'à trente six ans, il ne faut pas faire la fine bouche et prendre ce qui se présente. Le prétendant n'est pas franchement glamour ni même sympathique, du reste la narratrice le laisse en plan très vite. Une bonne occasion de découvrir le point de vue d'une femme japonaise sur le monde de l'entreprise ainsi que les us et coutumes de celle-ci parfois étranges d'un point de vue occidental. J'avoue avoir pas mal rigolé sur l'anecdote de la poupée gonflable Antartica 2 qui apparemment faisait partie du kit de survie des équipes scientifiques japonaises envoyées en Antartique et certains aspects de la vie sociale et professionnelle sont intéressants à découvrir, mais c'est tout ce que j'ai retenu de cette nouvelle dont l'héroïne et narratrice ne m'a pas franchement passionnée.

 

 J'attendrai au large la seconde nouvelle est beaucoup plus intéressante et justifie la lecture de ce petit livre. C'est l'histoire d'une amitié entre deux collègues travaillant pour la même société Oikawa la narratrice et Futo. Mais c'est une amitié un peu spéciale qui les lie puisque lorsque Futo meurt, Oikawa continue de rencontrer son fantôme, car ces deux là se sont fait une promesse un peu particulière. On les suit à leur entrée dans l'entreprise où ils vont probablement passer leurs vies. Après tout dès leurs études, ils ont été formatés par celle-ci pour qu'ils soient bien dans le rang dès qu'ils sortiront de la fac. Et de promotion en crise économique, de mariage en de pot de départ, jusqu'aux condoléances à la veuve de Futo, l'histoire passe en revue toutes les étapes de l'employé modèle à la japonaise. Le récit est très intéressant avec des personnages sympathiques et la découverte des raisons du serment que se font Futo et Oikawa et ce qui va conduire celle-ci à se lancer dans une opération rocambolesque fait tout le sel de l'histoire. J'ai beaucoup aimé.

 

note41.jpg

Repost 0
2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 05:58

terra--.jpgTERRA ! De Stefano BENNI

Ed Mnémos

Pages : 283

Trad (italien) : Roland Stragiati

Grand format

Genre : sf

 

 

 

Essayant d'échapper à la chaleur du désert, une souris s'introduit dans un centre de commande nucléaire et appuie par inadvertance sur le bouton rouge. Et c'est ainsi que la Troisième Guerre mondiale a commencé : trois de plus allait suivre...

 

En 2157, les trois grandes puissances mondiales sont en effervescence. Une possible planète semblable à la Terre aurait été découverte. Alors que le monde ravagé par les conflits nucléaires successifs ne peut plus assurer la survie de l'humanité, une planète riche en énergie, minerai et vierge de toute pollution est une aubaine inespérée. Les premiers arrivés en seront propriétaire. En course pour trouver le trésor : les aramérusses avec leur luxueux vaisseaux le Calalbakrab, l'empire militaire samouraï champions de la miniaturisation même pour les vaisseaux et le Zuikaku et son équipage de souris intelligentes est une pure merveille de technologie militaire et enfin, nos héros représentants les sino européens font avec les moyens du bord vu que leur gouvernement est complètement fauché et font route dans l'espace avec une épave, le Protée Tien, anciennement propriété de l'armée Dysney Company dont le design rappelle très clairement celui d'une célèbre souris, devenue l'emblème de la marque, (et très bien représenté sur la couverture) rafistolé avec du scotch et des rustines. L'équipage du reste est tout aussi hétéroclite et bizarre. Et pendant que la course à la planète s'engage, sur terre une équipe sino européenne entreprend des fouilles sur un ancien site incas où serait localisé une mystérieuse et importante source d'énergie...

 

Joie et bonheur ! Mnémos réédite ce roman de sf qui était introuvable avec lequel j'ai découvert Stefano Benni et son imagination foisonnante à la limite du délire. On peut dire que dans ce livre là, question délire c'est un feu d'artifice. Entre les personnages qui comprend un pilote appelé Cu Chulain, Fang un télépathe 10ème dan, un robot spécialisé dans les mathématiques et la gastronomie, ancien satellite espion ayant déserté pour se vendre au plus offrant, un mécanicien appelé Caruso secondé par Sara une abeille électronique, mais aussi un petit génie d'une dizaine d'année appelé Einstein, Franck de son prénom bien entendu. Et je passe sur les autres. Comme Benni adore raconté une histoire dans l'histoire, il a truffé sa trame principale, de petits récits que les personnages se font les uns aux autres, tel la fabuleuse histoire du capitaine Quichotte Patchwork. C'est dans ce livre que j'ai assisté à une innovante exécution d'une souris accusée de mutinerie par absorption massive de coca cola, rencontré une sorcière astronaute et plein de choses encore plus totalement folles. Quant à la fin...c'est une surprise particulièrement bien préservée.

 

. Le souvenir de ma première lecture était une crise de fou rires toutes les dix pages tant lje trouvais les situations, les dialogues marrants, totalement fous et excentriques. A la relecture, j'ai retrouvé le côté joyeusement foutraque de cet univers, les idées délirantes, les petites histoires annexes et la quête du mystère inca mais même si l'humour est toujours aussi là,  j'ai plus souri que ri. cela dit j'ai passé un délicieux moment à redécouvrir cette histoire dont j'avais quand même oublié pas mal de passages. Je ne regrette pas de l'avoir dans ma bibliothèque.

 

note41.jpg

Repost 0
26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 23:52

la baleine des sablesLA BALEINE DES SABLES de Bruce STERLING

Ed Denoël

Pages : 218

Trad (anglais, états unis) : Bruno Martin

Format poche

Coll : Présence du futur

Genre : sf

 

L'éditeur : C'est un bien étrange équipage que celui de la baleinière Lunglance. Son capitaine Nils Desperandum n'a qu'une idée en tête : savoir quels monstres hantent l'océan de poussière dont est entièrement couverte la planète Nullaqua. Son cuistôt John Maisoneuve ne s'intéresse quant à lui qu'à la baleine des sables, dont l'huike donne une drogue pourvoyeuse de rêves et d'hallucinations. Mais tandis que Desperandum poursuit obstinément sa quête, Maisoneuve tombe sous le coup d'une autre dépendance : celle de sa passion pour la vigie Dalusa, la femme chauve-souris dont l'étrange beauté l'a fait chavirer et qui lui rendrait volontiers son amour..si elle n'était allergique à la peau humaine...

 

Moby Dick vient tout de suite à l'esprit à la lecture de ce roman qui était le premier de l'auteur mais aussi Vingt milles lieues sous les mers ou même Dune. C'est en tout cas une bonne surprise pour moi. D'abord, la planète Nullaqua avec ses baleines, ses requins et ses anémones géantes en plus de toutes une flore et faune adaptés à ce monde sans eau est fascinante et ensuite parce que les personnages hauts en couleur tel le capitaine, la vigie et d'autres marins permettent de garder un intérêt pour l'intrigue. Maisoneuve et Dalusa pourront-ils un jour s'aimer sans danger, le capitaine est-il aussi dérangé qu'on peut le penser au vu des expériences curieuses et parfois dangereuses qu'il mène ? Qu'y a t-il sous les profondeurs de cet océan de poussière ? De quoi s'agiter les neurones tout en profitant d'un récit à la première personne de la part de John Maisoneuve qui ne manque pas d'humour par moment. Un roman d'aventure et d'amour exotiques avec un côté initiatique plutôt agréable.

 

note41.jpg

 

 

 

 

 

 

d-fi-sf.jpg

Repost 0
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 00:52

tristan et yseultTRISTAN ET ISEUT (Les poèmes français, la saga norroise)

Ed Le Livre de Poche

Pages : 664

Bil : ancien français/français moderne

Format poche

Coll : Lettres gothiques

Genre : littérature médiévale

 

RL1220

 

 

 

 

 

Petite mise au point sur la présente édition. La légende de Tristan et Iseut a inspiré pas mal d'œuvres littéraires. Toutes ces œuvres ne sont pas arrivées intactes jusqu'à nos jours et la plupart des manuscrits sont incomplets. Il aurait même exister un roman de Chrétien de Troyes sur les amants légendaires dont il n'existe plus trace et quand on sait combien il désapprouvait les couples adultères, son roman aurait probablement été très différents de la production de ses collègues. Dans ce livre, sont regroupés tous les fragments et écrits sur l'histoire de Tristan et Iseut en français et également la saga norroise, c'est à dire la transcription en langue scandinave, qui elle est complète.

 

On trouve donc :

Le Roman de Tristan de Béroul

Folie Tristan d'Oxford

Folie Tristan de Berne

Le lai du chèvrefeuille de Marie de France

Tristan rossignol, le donnei des amants

Le roman de Tristan de Thomas

La saga de Tristan et Iseut version scandinave

 

Sachant que les romans de Beroul et Thomas ne sont pas complets, si vous ne connaissez pas ou mal l'histoire, je vous conseille de commencer par la fin à savoir la saga de Tristan et Iseut version scandinave en fin de volume qui raconte toute l'affaire depuis la naissance de Tristan jusqu'à la mort des amants.

 

Présentation des faits : A la base c'est une affaire de belle-mère envahissante et de méprise de breuvage qui est cause de tout. Donc le roi Marc de Cornouailles a besoin d'une épouse, il demande à son neveu qu'il considère comme son fils Tristan de partir en Irlande chercher et ramener sa fiancée la princesse Iseut. Après moult péripéties, où Tristan frôle la mort par empoisonnement et est sauvé par les soins d'Iseut, il s'embarque avec la fiancée royale et sa suivante Brangien. Or la maman d'Iseut très inquiète de l'avenir du couple royal a fait fabriqué un philtre d'amour que Brangien devra donner au roi Marc et à son épouse lors du mariage, afin de consolider cette union politique par une authentique passion amoureuse. Mais Brangien commet une erreur et fait boire le breuvage à Tristan et Iseut qui aussitôt tombent amoureux fous l'un de l'autre. Ils sont d'ailleurs tellement épris que se pose un gros problème, la future mariée n'est plus vierge et ça risque de faire désordre. Mais la rusée Iseut persuade sa suivante de prendre sa place dans le lit du roi et ni vu ni connu je t'embrouille. Je ne m'étendrai pas sur la suite qui conduira à la mort quasi simultané des amants ce serait gâché votre plaisir.

 

Commentaires : Au départ, je n'étais pas franchement impressionnée par cette histoire que je croyais connaître mais en me plongeant dans les textes j'ai trouvé que ce n'était pas du tout une affaire de guimauve lénifiante comme je le pensais. Bien au contraire, les héros sont carrément des machiavels purs et durs mettant leurs prodigieuses intelligences au service de leur passion qui n'a rien à voir avec des amours platoniques. Oh non ! Tristan et Iseut font des galipettes ensembles jusque dans le lit royal messieurs, dames.

Ici, point de chevaliers à découper en rondelles, de gros balèzes en armure qui cassent du dragon pour impressionner la galerie. Non tout est dans la finesse et la ruse et la plus douée des deux c'est bien Iseut qui est carrément un génie de l'intrigue, de la manipulation. Elle aurait été une avocate redoutable cette femme. Non seulement elle est belle mais en plus elle a un cerveau qui fonctionne à plein régime.

Le coup du serment est un chef d'oeuvre de rouerie et de jeux sur les mots. Après avoir été pardonné par le roi Marc et revenue auprès de son époux, il lui faut prêter serment sur des reliques sacrées qu'elle n'a jamais eu de relation coupable avec Tristan. Et elle le fait, elle jure qu'aucun homme ne s'est trouvé entre ses cuisses à part son époux et le lépreux qui l'a aidé à traversé le marécage jusqu'au lieu du serment mais eux ne comptent pas. Le fait que le lépreux en question soit Tristan déguisé est un tout petit détail qu'elle passe sous silence. C'est elle qui a tout manigancé depuis le début, son complice a exécuté les ordres et s'est relativement bien amusé. D'ailleurs Tristan aime se déguiser.

Ces deux là sont deux joueurs d'échecs calculant des dizaines de coups d'avance sur leurs adversaires dont les plus acharnés sont trois courtisans et le méchant nain Frocin qui contrairement aux courtisans sait se servir de son intelligence lui. Et n'allez pas croire qu'Iseut est du genre douceur, bonté et gentillesse loin de là. En fait, elle est du genre déterminée, et prête à tout y compris à faire tuer s'il le faut. Il faut la voir dire froidement à son amant d'armer son arc et de tirer sur le méchant courtisan qui les espionne afin de les dénoncer au roi. Lequel s'exécute sans discuter d'ailleurs.

Ces deux là n'arrêtent pas de comploter pour se retrouver et pour se venger de leurs persécuteurs. Finalement, tout cela devait très mal se finir et c'est le cas.

 

Je conseille cette édition là pour l'exaustivité des textes, la préface très intéressante et bref pour tout. Tristan et Iseut ce n'est pas une histoire de guimauve et d'eau de rose où alors il y a beaucoup de sang dedans...

 

Laissons conclure Thomas dans son roman de Tristan :

 

Thomas achève ici son histoire. Il adresse son salut à tous les amants, aux pensifs et aux amoureux, à ceux qui ressentent l'envie et le désir d'aimer, aux voluptueux et même aux pervers, à tous ceux qui entendront ces vers. Tout le monde n'a peut être pas eu son compte mais j'ai fais du mieux que j'ai pu et j'ai dis toute la vérité comme je l'ai promis au début. J'ai rassemblé des contes et des vers. J'ai agi ainsi pour offrir un modèle et pour embellir l'histoire afin qu'elle puisse plaire aux amants et afin qu'ils puissent en certains endroits se souvenir d'eux-mêmes. Puissent-ils y trouver une consolation envers l'inconstance envers le tort, envers la peine, envers la douleur et tous les pièges de l'amour (extrait).

 

note451.jpg

Repost 0
1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 10:16

le secret de lady audleyLE SECRET DE LADY AUDLEY de Mary Elizabeth BRADDON

Ed Joëlle Losfeld

Pages : 474

Trad (anglais) :

Format poche

Genre : littérature anglaise

 

A la surprise générale lord Aduley s'est remarié avec une très jeune femme, anciennement préceptrice. L'histoire d'amour entre ces deux là semble évidente. C'est alors que le neveu de Lord Audley, Robert vient passer quelques jours au manoir en compagnie d'un ami qui ne se remet pas de la mort de son épouse, un certain George Talboys.

 

Franchement, pendant les dix premières pages je me suis demandée si cela valait le coup de continuer à lire et puis petit à petit je me suis retrouvée piégée par le récit qui devient une sorte de grand jeu d'échec mental entre deux esprits acérés dans une atmosphère des plus étouffantes et presque angoissante. Et si j'avais un peu deviné dès l'apparition de Talboys sur la scène de quoi il allait être question, j'ai trouvé que tous les éléments se tenaient, dans cette affaire sinistre et sordide finalement. Mais alors, la fin m'a un peu posé problème avec cette espèce d'épilogue un peu trop rose bonbon que je n'ai pas trouvé adéquat au reste de l'histoire. Visiblement l'auteur avait été tenue de faire cet épilogue un peu trop bisounours dans un récit qui se voulait à la base plutôt sombre, d'où un décalage entre la formidable densité et lourdeur dans l'atmosphère du roman et cette fin qui vient comme un cheveu sur la soupe et qui n'est pas raccord au reste. Mais, ne boudons pas notre plaisir, Le secret de lady Audley est un excellent roman grâce notamment au personnage central de lady Audley exceptionnel de complexité et de facettes différentes. Une lecture passionnante à tenter.

 

note41.jpg

 

 

 

 

 

Et tiens encore un truc pour le challenge

 

EnglishClassicsMaxi-copie-1.jpg

Repost 0
29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 09:51

le shogun de l'ombreLE SHOGUN DE L'OMBRE de Jérôme NOIREZ

Ed Gulf Stream

Pages : 268

Grand format

Genre : littérature jeunesse

 

1490, à Kyoto, l'enquêteur Ryosuke au célèbre marteau de sagesse accompagnés de ses acolytes Sozo, Keiji, Kaoru, trois adolescents difficiles, traque le Shogun de l'ombre, criminel insaisissable qui sème la panique dans une capitale qui se relève doucement des horreurs de la guerre.

 

Il s'en passe des choses dans la vie des trois adjoints turbulents de Ryosuke et celui-ci va avoir du mal à les faire tenir en place. Toujours au présent de l'indicatif, ce qui me gêne un peu pour bien apprécier l'histoire mais cette deuxième aventure est peut-être plus aboutie que la précédente. Là on est impliqué dans ce qui va advenir des personnages qui vont pas mal déguster. L'atmosphère fantastique avec ces spectres faits d'encre selon les témoins est très bien rendue. C'est de la bonne littérature jeunesse dans le genre roman d'enquête dans le japon médiéval avec un soupçon de fantastique mais qui n'en n'est pas vraiment. Les personnages sont attachants au possible. Et l'intrigue est passionnante à suivre. Encore du bon Noirez quoi !

 

note41.jpg

Repost 0
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 07:34
CHAMBRE NUMERO 10 d'Ake EDWARDSON
Ed 10/18 502p
Trad (suédois) : Marie-Hélène Archambeaud

A l'hôtel Revy, hôtel à la réputation sulfureuse, le corps d'une jeune femme Paula Ney a été trouvé dans la chambre numéro 10, pendu. Il ne s'agit pas d'un suicide mais d'un meurtre. Le commissaire Winter fait alors un parallèle avec une de ses premières enquêtes en tant qu'inspecteur, enquête non résolue : la disparition d'une femme qui avait pris une chambre dans cet hôtel, la numéro 10. Encore une affaire qui va s'avérer bien sordide.

Winter le retour ! Et en grande forme puisqu'on suit pas à pas une histoire bien complexe et que tout doucement indice par indice, intuition par intuition, interrogatoire continu des témoins, l'équipe se rapproche de la vérité. On y découvre également un pan du passé d'Erik Winter, sa première rencontre explosive avec Halders son coéquipier, sa première rencontre avec la femme de sa vie et la mère de ses enfants Angela, sa première enquête aussi avec cette disparition dont il soupçonne qu'elle cache un meurtre sans jamais trouver une brèche pour le confirmer. Le récit passe alternativement entre l'enquête actuelle et le passé. J'ai eu un peu de mal à me faire à ces allées et venues dans le temps qui ne sont jamais annoncées mais au final, on voit bien comme certaines choses du passé refont surface dans le présent et pourrait bien donner la clef de l'énigme. Et l'auteur montre aussi l'évolution de la montée de la violence et de la criminalité en vingt ans. Le reste de l'équipe n'est pas négligée bien entendu, dans l'enquête comme dans leur vie personnelle bien que ce soit surtout Halders, Biegersson, et Ringmar qui sont plus présents cette fois-ci. Je suis plutôt satisfaite de cette histoire plus passionnante et intense que la précédente qui m'avait semblé bien verbeuse pour pas grand chose. Là enfin, je me suis bien triturée les méninges pour tenter de deviner le fin mot de l'histoire et c'était bien.

 

Pour les autres titres de la série c'est par


CE DOUX PAYS d'Ake EDWARDSON
Ed 10/18
Pages : 411
Trad (suédois) : Marie-Hélène Archambeaud
Format poche
Coll : domaine policier
Genre polar

De retour de vacance en Andalousie, le commissaire Winter enquête avec son équipe sur le meurtre de trois hommes abattus dans une épicerie. Deux d'entre eux étaient des réfugiés kurdes. Quand les témoins se volatilisent et ne veulent rien dire, il devient très difficile de résoudre l'affaire.

D'abord c'est quoi ce changement de style dans la couverture ? Ce nouvel habillage me plaît moyen. C'est en fait la photo qui me gêne, trop passe partout, et je cherche toujours le rapport avec l'histoire. Visiblement, on a voulu donner un petit côté urbain désespéré à la série mais bof quoi...ça ne m'évoque pas grand chose. Mais l'important n'est pas le flacon mais ce qu'il y a dedans n'est ce pas ? 

C'est reparti pour une septième enquête de ce cher commissaire Erik Winter que l'on sent un peu au bout du rouleau dans cet épisode là. Je me suis bien inquiétée pendant toute ma lecture au vu des symptômes qu'il présentait et je reste angoissée pour la suite des événements. La fine équipe est de nouveau sur un casse-tête quasi insoluble vu le peu d'enthousiasme des témoins à donner des informations. Apparemment, il se passe de trucs pas nets dans les quartiers d'immigrés. Les gens ont peur et tout le monde se tait. Petit à petit des éléments transparaissent et on finit par comprendre de quoi il retourne exactement. Je trouve dommage que le monologue qui apparaît en filigranne tout au long du récit donne trop de détails sur la personne qui raconte et forcément j'ai su de qui il s'agissait et cela m'a amené direct à l'assassin mais je ne vous dirai pas qui c'est na. Entretemps, j'aurai fêté la Saint-Jean à la suédoise, et c'était sympa, vu comment évoluait le couple Halders-Djaneta, ce que deviennent les filles d'Erik et Angela et ça aussi c'état bien. J'attends donc de savoir si mes pires craintes concernant Winter vont se réaliser, si Fredriks et Aneta vont envisager un mariage ou un enfant ou les deux, si en fait plein de choses...

 

 

presque-mort.jpgPRESQUE MORT d'Ake EDWARDSON

Ed 10818

Pages : 573

Trad (suédois) : Marie-Hélène Archambeaud

Format poche

genre : policier

 

 

Une voiture abandonnée sur un pont où un coup de feu a été tiré, la même arme a servi a criblé de balles une maison puis à tuer le propriétaire plus tard dans la voiture d'un politicien connu. Quel lien existe t-il entre tous ces évènements et y a t-il un rapport avec la disparition d'une jeune fille il y a plus de trente ans ?

 

Oh que c'est sombre et désespéré. Amis dépressifs passe ton chemin. Visiblement si le commissaire Winter et son équipe patauge pas mal dans l'histoire c'est que chacun d'eux semble vivre une crise identitaire et/ou de couples, bref ça ne va pas fort dans le commissariat de Göteborg, même Winter se met de la partie en étant victime de crises migraineuses extrêmement douloureuses et que comme tous les mecs, pas question de voir un docteur des fois que cela le soulagerait d'avoir un traitement efficace. L'écriture très elliptique est parfois une gêne pour comprendre le récit car on change de point de vue de façon assez abrupte et assez souvent. Cela dit c'est efficace pour donner une atmosphère pas très joyeuse à l'intrigue.Mais, j'aime assez ce ton crépusculaire d'autant que cela colle bien avec la triste nouvelle pour les fans de Winter : Presque mort est l'avant dernier tome de la série. A part ça, on se doute déjà de qui est l'assassin dès le premier tiers du roman, le plus important est donc de nouer les fils entre eux et de reconstituer le puzzle du comment et pourquoi on en est arrivé là. Le final ne laisse pasWinter au mieux de sa forme physique et psychologique. Pas sure qu'il s'en remette de cette affaire là. 

 

PS: rien à faire, les nouvelles couvertures ne me plaisent pas du tout du tout.  

note41.jpg

Repost 0