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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 15:19

LES ANGES DES TENEBRES d'Anne PERRY
Ed 10/18
Pages :
Trad (anglais)
Format poche
Coll : Grands Détectives
Genre : polar historique

1916, Joseph Reavley blessé est en convalescence à St Giles dans la maison familiale où sa soeur Hanna a aménager avec sa famille. Mais alors qu'il se remet doucement, un meurtre est commis. Un scientifique travaillant sur un projet qui pourrait donner l'avantage à la Marine britanique et peut-être changer le cours de la guerre est tué d'un coup de fourche dans son jardin. Joseph doit mener l'enquête. Pendant ce temps Matthiew l'autre frère Reavley traque toujours le Pacificateur instigateur du meurtre dde leurs parents

Troisième volet de la saga familiale des Reavley pendant la première guerre mondiale avec en fil rouge la traque dun traitre meurtrier de leurs parents, par les deux frères et leur plus jeune soeur Juditth et à chaque tome un crime est à résoudre.

On quitte les tranchées dans ce récit avec cependant une petite incursion dans une bataille maritime vers la fin, avec cette fois-ci le quotidien de ceux qui sont restés les femmes, les enfants notamment qui est plus mis en avant dans la personne d'Hanna, la soeur aînée, épouse et mère plutôt traditionnelle qui a bien du mal à s'adapter aux changements qui bouleversent son petit monde. L'arrivée des femmes dans certains domaines professionnels pour pallier à l'absence des hommes est une chose qui la trouble profondémen par exemple.

C'est aussi l'occasion de parler du fossé d'incompréhension qui sépare ceux qui connaissent l'horreur des combats et qui ne parviennent pas à trouver les mots pour décrire ce qu'ils ont vécu de ceux qui n'ayant rien vécu de semblable ne pourraient de toute façon pas les comprendre. On suit les hésitations de Joseph à retourner au front ou rester en tant que pasteur dans son village comme il en aurait le droit. Pendant ce temps Matthiew lui est en train de jouer un jeu dangereux avec une séduisante agent double, irlandaise détestant l'Angleterre.

Quant à l'intrigue criminelle, j'ai compris qui était l'assassin seulement quand Joseph a commencé à tout comprendre, donc on peut dire que c'est une réussite. Le mobille est plutôt bien vu. On alterne un suspens stressant entre la résolution de l'énigme et la conclusion de la bataille navale meurtrière dans laquelle sont engagés Matthiew et Archie le mari d'Hanna, ce qui oblige à tourner les pages pour savoir.

Il rme reste deux tomes à lire pour conclure cette série plutôt réussie dans son thème et son contexte historique. 
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Les premiers tomes de la séries

 

Les-tranchees-de-la-haine.jpgLES TRANCHEES DE LA HAINE d'Anne PERRY

Ed 10/18

Pages : 414

Trad (anglais) : Luc Baranger

Format poche

Genre : policier

 

1917, le major Northrup détestés par beaucoup pour son incompétence et ses ordres absurdes ayant conduit à la mort inutile ou à la mutilation de soldats est retrouvé mort. Mais il s'agit d'une mort suspecte. Douze hommes sont arrêtés soupçonnés de son meurtre. Le capitaine et aumonier Joseph Reavley va devoir manoeuvrer pour retrouver le vrai coupable. La situation est d'autant plus compliqué que sa soeur Judith ambulancière a aidé à l'évasion des accusés. Pendant ce temps à Londres Mathiew est sur la piste d'un complot politique qui pourrait mener au Pacificateur l'assassin des leurs parents.

 

Un quatrième tome très dense dans lequel l'identité du coupable est somme toute moins importante que la mise en échec d'une subtile manoeuvre visant à mener les troupes anglaises à une mutinerie massive et donc à faire perdre la guerre. Les frères Reavley et leur soeur Judith en sont bien conscients. Le récit donne l'occasion de tourner les pages encore et encore jusqu'à un final où la tension est à son comble et où tout repose sur la force de persuasion de la plaidoirie de Joseph Reavley improvisé avocat de la défense dans un procès militaire dont il ne part pas gagnant à la base, loin de là. Encore un tome et j'espère que je saurai enfin qui est le grand manipulateur dans l'ombre et ce serait atroce qu'il ne soit jamais démasqué. Mais en attendant, celui-ci est passionnant à lire tant pour le côté descriptif de la boucherie que fut cette guerre que pour l'intrigue. Le personnage de Joseph prend encore de l'ampleur et devient le pilier central de la saga Reavley. Vivement la conclusion donc.

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 07:00

Le-chevalier-au-lion.jpgLE CHEVALIER AU LION de Chrétien DE TROYES

Ed Garnier Flammarion

Pages :361

Version bilingue : (ancien français/français moderne) : Michel Rousse

Format poche

Genre : littérature arthurienne

 

 

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Donc, on connait la formule. Tout commence par une grande soirée dansante bien arrosée chez notre copain Arthur. Celui-ci du reste a un peu trop picolé et il est allé s'allonger un peu dans sa chambre. La reine et quelques chevaliers dans une pièce à côté sont eux aussi bien éméchés enfin surtout ces messieurs qui se racontent leurs dernières aventures, notamment Calogrenant qui a récolté une méchante raclée dans la forêt de Brocéliande auprès d'une fontaine qui déclenche un violent orage chaque fois que l'on répand de son eau sur le sol. Aussitôt un chevalier apparaît en armure et attaque l'importun. Yvain, le cousin de Calogrenant aimerait bien tenter le coup histoire de venger son parent. Mais bien évidemment, l'indéboulonnable et borné Sénéchal Keu en rajoute une couche en matière de méchanceté gratuite. Du coup, tout le monde s'engueule et forcément ça réveille le roi qui aimerait bien qu'on lui donne la raison de ce raffut. Après avoir écouté cette histoire merveilleuse de fontaine, il décide que la Cour s'y rendra et que l'un de ses chevaliers fera l'expérience. Mais bien sût ça ne plaît pas à Yvain parce qu'il sait que ce sera Keu qui sera désigné. Donc, il court-circuite tout le monde en se tirant en douce. Plus chanceux que Calogrenant, il réussit l'exploit de blesser mortellement le chevalier et il le poursuit jusqu'à son château où il se retrouve pris au piège et bien embêté parce que la veuve du chevalier le fait rechercher pour passer ses nerfs sur lui (dangereux, les veuves vengeresses, très dangereux). 

 

Heureusement, Yvain a de la chance, la suivante de la veuve éplorée qui s'appelle Lunete, le trouve trop mignon pour mourir. Et comme, c'est une bonne copine de Sauron, elle a récupéré l'Unique, l'anneau qui rend invisible et le lui donne (là je m'avance un peu dans la filiation de la suivante, si ça se trouve, elle l'a trouvé par terre son anneau). Alors, Lunete, c'est un peu la soubrette maligne comme pas deux, qu'on retrouve chez Molière, intelligente, vive, et sachant très bien manoeuvrer pour faire le bonheur amoureux de sa maîtresse. lEle déploie des trésors d'ingéniosité pour persuader la veuve d'épouser l'assassin de son mari et même qu'ils tombent fous amoureux l'un de l'autre. Bref, sans elle, Yvain serait bien dans la panade. Et il le sait et n'hésitera pas à tout risquer pour lui venir en aide, alors qu'elle se trouve dans une situation périlleuse. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, si Yvain parti faire une tournée de tournois avec ses potes, n'oubliait pas sa promesse de revenir auprès de Laudine son épouse un an jour pour jour après son départ. Et Laudine, elle a mauvais caractère quand on la contrarie. Répudié, le pauvre Yvain vire complètement fou et s'en va vivre dans la forêt sans plus aucune raison humaine. 

 

Heureusement que les femmes l'aiment ce brave chevalier et d'une certaine façon, il le leur rend bien. Yvain, est donc ramené à, la civilisation par ces dames. A partir de là, le chevalier se taille une sacrée réputation. Certes, il défend la veuve et l'orphelin comme les autres collègues, mais lui, il s'est taillé un petit créneau dans la branche de la chevalerie : venir en aide aux femmes en détresse. Vous êtes spoliée de votre héritage par votre propre soeur, il vous faut un chevalier pour combattre vos accusateurs et ne pas finir sur un bûcher, vous êtes des travailleuses émigrées clandestines séquestrées et maltraitées dans un château à créer de riches tissus sans aucun espoir de rentrer chez vous faire le riche mariage promis, Yvain est là et il vient vous sauver. Yvain, il est le serviteur dévoué de ces dames et il fait du bon boulot faut bien le reconnaître. Certes son business n'est pas très étendu mais, les affaires marchent bien.

 

Entre temps, il a fait ami ami avec un lion. Et ce qu'on peut dire, c'est que visiblement l'auteur n'a jamais croisé de vrais lions ni même étudié la bestiole d'un point de vue scientifique. A l'en croire, c'est juste un gros chat tout nounours à qui il ne manque que la parole. Mieux vaut faire l'impasse sur le réalisme dans cette lecture de toute façon.Déjà, le coup du cheval coupé en deux par une herse je trouvais le cas limite mais passons.

 

Le chevalier au lion, c'est de l'aventure avec un grand A de l'amour aussi, un héros vraiment attachant qui fait tout son possible pour racheter sa faute et revenir près de la femme qu'il aime et qu'il ne trompera jamais malgré toutes ces dames qui seraient tenter de le récompenser en nature de ses bons services. Il est beau, courageux, c'est un ami des bêtes. Il ne prend pas les femmes pour des imbéciles et il sait rester humble. C'est du reste grâce à Lunete, encore elle, qu'il retrouve l'amour. En se livrant à un petit chantage météorologique qui pousse Laudine à le reprendre sous peine que son domaine ne finisse complètement ravagé par la foudre, le vent et la flotte. Et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours.

 

Et moi, j'ai beaucoup aimé relire ce roman là qui doit être mon préféré avec Le conte du graal. Il ne se perd pas en digressions sur d'autres personnages au point de perdre de vue l'intrigue principale. C'est un récit très bien construit et bien mené de bout en bout et dynamique avec des personnages  notamment féminins forts et complexes dans leur ensemble, principalement Lunete qui a ma préférence et de vrais enjeux pour le héros. S'il n'a pas la même intensité émotionnelle que Le conte du Graal, c'est du cape et d'épée avant l'heure et je me suis régalée sans complexe avec ce livre. 

 

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Et parce qu'il n'y a pas de raison que lui aussi n'ait pas son quart d'heure d'humour :

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 06:49

La-planete-aux-vents-de-folie.jpgLA PLANETE AUX VENTS DE FOLIE de Marion Zimmer BRADLEY

Ed Pocket

Pages : 253

Trad (anglais) : Annette Vincent

Format poche

Genre : science fantasy

 

Un vaisseau terrien en direction d'une colonie spatiale s'écrase sur une planète inconnue et il n'est pas sûr qu'il sera possible de faire les réparations nécessaires pour repartir. Les survivants du crash parviendront-ils à survivre dans un environnement aussi étrange où les vents propagent des crises de folie hallucinatoire collective ?

 

Voici donc les origines de cette immense saga qu'est La romance de Ténébreuse, immense en terme de tomes répartis en plusieurs sous cycles, et  de personnages qui apparaissent au gré de ces cycles,. Si la plupart d'entre eux peuvent se lire indépendamment, la lecture chronologique permet de suivre la lente évolution des civilisations, la reprise de contact avec la civilisation terrienne ultra technologique et le choc des cultures qui s'ensuit, les destinées des familles et des personnages. Bien qu'il ne soit pas le premier à avoir été écrit, ce tome ci introduit les origines de la civilisation ténébrane, ses langues, ses cultures diverses, ses pouvoirs psy, les mystérieux chieris,et les autres espèces non humaines que la planète Ténébreuse et son soleil sanglant accueille, le climat rigoureux, les vents fantômes, les mythes, les noms des familles importantes de la saga, des lieux, etc.. 

 

Une introduction à une longue série qui aura fait mon bonheur il y a quelques années et dont je me retenterai bien la relecture intégrale.

 

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Un site pour en savoir plus : Cottman IV

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 07:51

Le conte du graalLE CONTE DU GRAAL OU LE ROMAN DE PERCEVAL de Chrétien DE TROYES

Ed Le livre de Poche

Pages :637

Bilingue : ancien français/français moderne : Charles Méla

Format poche

Coll : Les lettres gothiques

Genre : littérature arthurienne

 

 

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Là il s’agit d’une relecture et définitivement, je suis pro Perceval plutôt que Lancelotienne. A mon sens ce roman bien qu’inachevé m’a paru bien mieux construit que Le chevalier à la charrette sauf au moment où on se perd dans les digressions avec Gauvain mais la mayonnaise a mieux pris que pour le Lancelot.

 

Présentation des faits : Perceval vit dans une forêt du pays de Galle avec sa mère. Celle-ci qui a perdu son mari et ses deux fils tous chevaliers a décidé que son petit dernier serait élevé loin du monde de la chevalerie et de ses usages. Mais, le destin a voulu que Perceval croise la route de deux chevaliers en armure en route vers Carduel où siège la Cour d’Arthur. Lui aussi, il sera chevalier. Il va se lancer dans des aventures passionnantes qui le conduiront vers le château du Roi Pêcheur...

 

Commentaires : Alors déjà, on reconnaît bien le schéma habituel à savoir que :

1°/ Arthur est toujours en pleine fiesta avec sa cour quand les choses se corsent et comme d’habitude, il y a un empêcheur de tourner en rond qui vient semer le chaos et le désespoir. En l’occurrence, il s’agit d’un chevalier qui a volé une coupe en or sous la barbe fleurie (pardon je me trompe de personnage) du roi qui en a gros sur la patate mais ça ne semble pas vraiment émouvoir le reste de la cour. Ce qui confirme ce que je pensais, n’importe qui peut entrer et faire n’importe quoi dans un palais arthurien y compris chouraver de la vaisselle sans que personne ne songe à s’interposer, c’est merveilleux ! Donc moralité, amis parasites, pique-assiettes professionnels ou adeptes de la cambriole, si vous voulez crêchez gratos ou vous faire un plan fauche facile, rendez vous chez Arthur.

2°/ le sénéchal Keu est réellement un crétin borné, et en plus méchant et violent avec les femmes. Tout le monde le déteste à la Cour et moi aussi je le déteste, mais quel abruti fini je vous jure. Pourquoi Arthur s'accroche à ce boulet ça me dépasse.

 

Bon cela dit, revenons au principal. Est ce que c'était bien. ? Oui, c'est même plus que bien. Pourquoi ? Parce que Perceval est un vrai personnage, un qui commence tout petit, au bas de l'échelle et qui mûrit  au fur et à mesure que le récit progresse. Au départ, le petit Perceval, il ne comprend rien à rien,  et commet bourde sur bourde. Les deux chevaliers qu'il croise au début du récit mettront cela sur le compte de sonn origine galloise, vu que ce sont là gens limités du point de vue intelligence. Mais, je soupçonne les personnages de la légende arthurienne de ne pas connaître la fine équipe de Torchwood, ou ils auraient réviser leur opinion c'est sûr.

 

Cependant, il faut bien reconnaître que Percy, il a du mal à faire les choses dans le bon ordre. Ce qui nous vaut des passages très marrants quand il suit les conseils de sa mère que visiblement il n'ra pas réussi à assimier correctement. C'est d'ailleurs à sa capacité à ne pas faire ce qu'il convient dans les circonstances, exceptionnelles qui lui vaut de se vouer à une quête désespérée : le graal.  Et là, on touche du doigt à la grandeur du personnage. Perceval sait qu'il  s'est planté, méchamment au château du Roi Pêcheur en ne posant pas de question sur la lance qui saigne et la jeune fille au graal,  qu'il n'a quasiment aucune chance de revoir le Roi Pëcheur et de poser enfin la question qui aurait permis de le guérir et de guérir son royaume, parce que cette occasion ne se présente qu'une seule fois dans une vie, mais il va quand même tenter l'impossible.

 

Le texte est vraiment très onirique et recèle des passages merveilleux (j'en profite pour conseiller, la collection Les lettres gothiques pour découvrir les textes de Chrétien de Troyes, c'est  du pur bonheur à lire). Du merveilleux qui rappelle le Il était une fois, du conte de fée en lui emprutant bien des ingrédients, (le jeune héros naïf pas forcément le plus intelligent du monde, la forêt où tout peut arriver, les mentors qui s'occupent de dégrossir et d'élever le héros à sa destinée, les épreuves, etc) Dommage que ce soit une oeuvre inachevée, et qu'il y ait cette immense digression avec les aventures de Gauvain alors que l'on aurait tellement préféré suivre le très attachant Perceval. Mais tel quel, Le conte du graal est un vrai régal de lecture.

 

Extrait : J'ai choisi le tout début du roman, parce qu'il commence comme un conte de fée 


Ce fu au tans qu'arbre florissent,

Foiellent, bochaische, pré verdisent,

Et cil loisel an lor latin,

Docement chante au matin

Et tot riens de joie enflame,

 

C'était au temps où les arbres fleurissent

les bois se feuillent, les arbres verdissent

où les oiseaux dans leur latin

avec douceur chantent au matin,

et où toute chose s'enflamment de joie:

 

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  Et parce que je suis fan de cette réplique cultissime, et que je ne pouvais décidément pas passer à côté :

 

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 05:29

soullessTHE PARASOL PROTECTORATE  :1 SOULLESS de Gail CARRIGER
Ed Orbit
Pages : 357
Version originale : anglais
Format poche
Genre : urban fantasy avec du steampunk dedans



Dans ce Londres victorien, Alexia Tarabotti se traîne pas mal de handicaps sociaux (ce qui la voue d'office à la fonction de vieille fille ce dont elle s'accommode fort bien) : 1 Son père était italien et lui a laissé un physique peu conforme aux canons de la beauté anglaise, 2 elle a un cerveau en état de marche contrairement au reste de sa famille, 3 et surtout elle est née sans âme. Ce qui fait d'elle quelqu'un qui annule le surnaturel. Auprès d'elle, les vampires perdent leurs canines très longues et parfois leur vie (après tout les sans âmes étaient traditionnellement des chasseurs de vampires), et les loups garous leurs fourrures et leurs crocs même pendant la pleine lune.

Dans cet univers là, vampires, loups-garous, fantômes sont très bien intégrés dans la bonne société anglaise et surtout londonienne. Les vampires ont leur propre banque de sang personnelle en la personne de serviteurs volontaires pour se faire ponctionner de l'hémoglobine,. Et oui un vampire bien élevé demande la permission avant de se nourrir et n'attaque pas les gens, et surtout pas les jeunes ladies bien élevées. Aussi Alexia est-elle assez choquée par l'agression d'un vampire lors d'une réception alors qu'elle s'était réfugiée comme à son habitude dans la bibliothèque. Mais son don particulier lui a permis de venir à bout du mal élevé et de le tuer avec classe grâce à son irremplaçable ombrelle et une épingle à cheveux. Elle a cependant attiré l'attention du BUR (Bureau of Unnatural Registry) en la personne du grand patron lui-même : Lord Maccon, très séduisant loup-garou au service de Sa Majesté la Reine Victoria.

A partir de cet événement plus rien ne sera comme avant pour Alexia qui se trouve au centre d'une affaire bizarre : la disparition de vampires et de loups-garous, l'apparition de mystérieuses créatures inconnues, un club Hypocras à vocation scientifique, des savants légèrement siphonnés, de quoi vivre une grande aventure et pourquoi pas rencontrer l'amour dans les bras du sexy garou écossais chef du BUR (oui en plus il est écossais) Lord Connal Maccon. Bien entendu, elle peut compter sur le soutien de Lord Akeldama, un vampire d'une exquise courtoisie adorant affublé l'héroïne de petits noms sucrés (je suis fan du « little marshmallow » pour ma part) et qui visiblement en pince lui aussi pour Lord Maccon.

Autour de cette histoire menée sans temps mort, avec une héroïne attachante, drôle, maligne et plutôt libérée dans sa façon de faire fi de certaines convenances sociales, il y a cette société victorienne mais qui aurait connue des avancées technologiques comme on les trouve dans les univers steampunks, des dirigeables, des machines curieuses fonctionnant à la vapeur ou à l'électricité, et la science joue un grand rôle dans cette histoire.

Sur son site (allez donc le visiter, il est très chouette l'auteur semble y faire une fixation sur les ombrelles, les pieuvres, le steampunk, et pleins de trucs sympas), la présentation du livre se résume à quel serait le résultat si Jane Austen et P.G Wodehouse écrivaient ensemble un roman d'urban fantasy à la sauce steampunk ? Et bien voci la réponse : Soulless. C'est dire qu'avec ces références j'allais forcément craquer. J'ai adoré l'ambiance, les personnages, l'histoire, bref tout. J'ai découvert que les ombrelles peuvent venir à bout d'un vampire de manière très distinguée et même que Buffy n'y a jamais pensé. Il y a plein de choses fascinantes évoquées dans le livre qui ne demandent qu'à être développés dans la suite et dès sa parution en poche (très prochainement), je serai sur les rangs. Je veux la suite des aventures d'Alexia Tarabotti et son ombrelle.

 

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4ème titre pour le défi

 

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changelessTHE PARASOL PROTECTORATE: 2 CHANGELESS de Gail CARRIGER

Ed Orbit

Pages : 374

Version originale : anglais

Format poche

Genre : urban fantasy avec du steampunk dedans

 

 

Alexia Tarabotti le retour ! Enfin maintenant c'est Lady Alexia Maccon, puisqu'elle s'est mariée avec le sexy garou écossais de ses rêves. Désormais Alexia travaille pour la reine Victoria dans son conseil secret touchant aux affaires du surnaturel. Et une affaire en particulier s'avère très étrange. Une vague de normalité frappe les créatures surnaturelles. Les loups garous ne peuvent plus se changer, les vampires perdent leurs canines, et pour les fantômes c'est bien plus dramatiques puisqu'ils sont définitivement exorcisés. Bien sûr, on soupçonne Alexia et son absence d'âme d'y être pour quelque chose. Son mari décide de partir régler cette affaire dans son écosse natale elle aussi frappée du même mal. Alors pourquoi ne pas prendre un dirigeable et partir le rejoindre pour mener l'enquête ensemble. 

 

 Un deuxième tome qui tient ses promesses et qui finit sur un suspens épouvantable d'où mon envie irrépressible de lire la suite mais voilà je me suis jurée de ne pas acheter de livres jusqu'à la fin de l'année. A moins de mettre le troisième tome dans la catégorie des "ne compte pas" chère à Karine.  A méditer, à méditer donc.

Cette suite des aventures d’Alexia est toujours aussi délirante dans l’inventivité de son univers, délirant mais cohérent. J’adore le concept cet univers victorien avec des vampires, loups garous et fantômes très bien intégrés dans la société, des machines typiquement steampunk dans le concept, des sociétés de savants dont le symbole est une adorable petite pieuvre que l’on retrouve en tatouage chez ses membres.

 

Quant à Alexia, elle ne se sépare plus de sa fantastique ombrelle customisée par des tas de gadgets dignes d’un James Bond grâce aux bons soins de Madame Lefoux. Et ça n’est pas plus mal au vu de tous les ennuis qui lui tombent dessus. J’ai aussi eu droit à quelques délicieux passages avec Lord Akeldama, le vampire le plus fashion de la littérature du genre. Ayant toujours bon goût en matière d’hommes (il est encore sous le charme du très sexy mari de son adorable little tea biscuit d’Alexia), il se révèle également de très bon conseils. Et comme la majeure partie du récit se passe en Ecosse, il y a également quelques sexy garous en kilt histoire de faire couleur locale et ça c’est bien. L’auteur arrive même à caser des momies si ça n’est pas un argument de plus en faveur de cette série, je me demande ce qu’il vous faut. Et donc, la fin a mis  mes nerfs à rude épreuve. La pauvre Alexia va en voir de toutes les couleurs et je veux savoir lesquelles.

 

Pour les réfractaires à l’anglais, je suis ravie de vous annoncer que les aventures d’Alexia Tarabotti vont être traduites et paraîtront vraisemblablement en 2011 aux éditions Orbit France. Vous n’aurez donc plus aucune excuse pour ne pas adopter cet univers original et ses personnages attachants.

 

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Et encore un pour le défi

 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 08:20

 

L'affaire des poisonsL'AFFAIRE DES POISONS de Jean-Christian PETITFILS

Ed Perrin

Pages : 369

Grand format

Genre : essai (histoire)

 

 

 

 

En 1679, le roi Louis XIX est à l’apogée de son règne. C’est alors qu’éclate l’affaire des poisons, une affaire criminelle qui va mobiliser une machine judiciaire impressionnante et mettre en cause quelques grands personnages du royaume. Et même l’entourage immédiat du roi n'est pas épargné puisque des soupçons sérieux convergent vers l’ancienne favorite du roi Madame De Montespan.  

 

Même si on nous promet dans le quatrième de couverture des révélations fracassantes sur la culpabilité ou l’innocence de la favorite du roi, son cas est traité sur les deux derniers chapitres du livre. C’est un peu comme tous ces livres sur la vraie identité de Jack l’éventreur, qui promettent monts et merveilles avec des tas de théories et d'explications. En règle générale, l'intérêt réside plus dans le descriptif minutieux de l'époque, de l'enquête et la présentation des protagonistes.

 

Ce livre ne déroge pas à la règle. Il faut même reconnaître qu'il a le mérite d'être très exhaustif et facile d'accès. C'est qu'il y a de quoi faire, entre les empoisonnements, la sorcellerie, les messes noires et autres joyeusetés, le tableau du crime dans le Paris du XVIIème siècle, siècle des lumières remet en question cette appelation. Au moins, dans tout cet embrouillamini de noms, de date, de faits, on finit par se retrouver et comprendre qui est qui et qui a fait quoi. On comprend également pourquoi cette vaste épopée judiciaire a occupé le terrain et les esprits pendant tout le siècle et est quasiment partout à chaque fois  que  l'on se penche sur cette période de l'Histoire. Même Racine ne sera pas épargné par la rumeur qui affirme qu'il serait pour quelque chose dans la mort de sa maîtresse. Pour ce qui est de Madame  De Montespan, la solution proposée par l'auteur est intéressante et plutôt vraisemblable.

 

A lire, pour pouvoir briller sur le sujet ou pour se renseigner sur les mixtures franchement dégoutantes fabriquées pour empoisonner son prochain, ou découvrir pourquoi il vaut mieux quand on est coupable avoir un titre, de la fortune, des appuis hauts placés pour s'en sortir et encore des fois ça ne suffit pas (cf la Marquise de Brinvillier).

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 10:11

 

Titus d'enfer1 TITUS D’ENFER de Mervyn PEAKE

Ed Points Seuil

Pages : 592

Trad (anglais) : Patrick Reumaux

Format poche

Genre : fantasy

 

 

Au château de Gormenghast, la vie est rythmée par des rites immuables devenus vides de sens auxquels tout le monde se plie depuis des siècles même Lord Tombal et Lady Gertrude comte et comtesse D’Enfer, n’y échappent pas. La naissance de leur fils et futur héritier du titre Titus va fortement perturber la routine quotidienne.


Alors attention : monument dans la littérature, le genre qu'on ne peut pas oublier après les dernières lignes de lues !Les premières pages sont un peu ardues mais dès le départ, elles vous plongent dans une ambiance curieuse, étouffante, avec ces personnages bizarres qui apparemment n'ont pas d'autre avenir que de vivre et mourir dans leurs fonctions et dans les murs du château. Car tout laisse à penser que l'extérieur est sans intérêt et qu'il n'existe que pour permettre au château de se situer dans un espace.

Ce qui est sur c'est que l'on ne rigole pas tous les jours dans cette impressionnant bâtisse, même la famille régnante, les D'Enfer y est prisonnière des rites et coutumes journaliers à accomplir sans que ceux ci est le moindre sens. Du reste la famille a l'air aussi excentrique, bizarre et dysfonctionnelle que leurs serviteurs. Vous pensez bien qu'un bébé dans cette atmosphère si inquiétante mettrait en alerte tous les services sociaux de l'enfance.

Mais cette simple naissance va servir de catalyseur pour beaucoup de monde, en servant les ambitions démesurées d'un intriguant comme Finelame, en exacerbant la jalousie des soeurs du comte envers leur belle-soeur, en mettant en évidence la rivalité quasi meurtrière entre deux serviteurs aussi opposés dans leurs physiques et leurs personnalités que sont le chef des cuisines et le premier serviteur de Lord Tombal.

 

Peu à peu, le texte parvient à captiver dans son étrangeté. Et de l'étrange, du bizarre, du carrément glauque parfois, il y en a ! Un premier tome qui laisse présager du bon pour la suite, en tout cas le final pose pas mal de questions sur la suite des événements et sur le devenir du futur comte D'Enfer et de Gormenghast. J'ai beaucoup aimé même si par moment j'ai légèrement décroché en raison de longueurs dans le récit. Mais passé ces passages, notamment le tout début qui n'incite pas tellement à lire la suite, la description des personnages tous plus marginaux et excentriques les uns que les autres et l'atmosphère singulière de Gormenghast m'aura convaincue de lire la suite le plus vite possible.

 

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Une lecture dans le cadre du défi

 

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 07:55

Grands-zheros-de-l-histoire-de-france.jpgGRANDS ZHEROS DE L'HISTOIRE DE FRANCE

de Clémentine PORTIER-KALTENBACH

Ed JC Lattès

Pages : 294

Grand format

Genre : essai (histoire)

 

 

Ce livre fait un constat assez évident. Il existe une quantité de documents sur les grands noms de l'Histoire, ayant marqué de façon durable le monde. Mais qu'en est-il des grands ratés ? Ceux qui avaient toutes les cartes en main pour réussir et ont déçu les attentes de leurs contemporains, les incompétents qui ont sévi en causant le maximum de dégâts possibles, et aussi la catégorie des ceux qui ont eu l’opportunité de nuire à d'authentiques génies et ne se sont pas gênés pour le faire. Ces zhéros vite effacés de la mémoire collective ne méritent-ils pas un petit hommage particulier ? 

  

Après s’être penché sur les cas douteux ou inconsistants faute de documents et de témoignages notamment sur les maris insipides de Frédégonde et Brunehaut (d’ailleurs concernant Frédégonde, rien que son palmarès de tueuse en série mérite que je m’attarde sur une de ses biographie un de ces jours), ou ayant des circonstances atténuantes pour cause de maladie mentale (pauvre Charles VI), l’auteur attaque des morceaux de choix plus consistants.

Bienvenue dans la catégories des zhér’eaux des mers avec comme mètre étalon un espagnol Medina Sidonia amiral en chef de l’invincible armada, ce brave homme se savait incompétent pour le poste et était hélas affligé d’une tare conséquente pour la circonstance : le mal de mer. Pour égaler ce score ou le dépasser, quelques noms font surface avec notamment le naufrageur de La Méduse dont on connaît mieux le radeau en fait. Et les militaires, ces zhéros zhéros sept, ne sont pas en reste accompagnés par des politiques, des diplomates maladroits.

On y décerne une mention spéciale à un grand zhéro de notre histoire de France que je ne connaissais pas du tout mais il faut bien reconnaître au vu de son parcours qu’il mérite bien une récompense (le pauvre n’en a pas eu tellement dans sa vie).

 

D’accord quand on pense aux victimes innocentes qui ont payé de leurs vies certaines des erreurs de jugement de ces incompétents, je n’aurai pas dû trouver tout ceci fort drôle et rire de bon cœur. Mais, c’est la faute de l’auteur qui use de l’humour noir avec beaucoup de talent. Drôle et passionnant, ce livre fait découvrir des aspects souvent peu abordés dans les cours d’histoire et notamment la place prépondérante de la literie dans les grands événements historiques (la récurrence de ce mobilier dans les récits militaires entre autres est assez joyeusement mis en évidence). Une bonne dose d'humour et d'autodérision ne peut pas faire de mal et au moins l'écriture n'est pas aride et ardue, on peut donc s'instruire en rigolant un bon coup.

 

Extrait (le curriculum vitae de Frédégonde) :

Même si l'on se contente d'une version très édulcorée du tableau de chasse de Frédégonde, on reste pantois devant un tel déchaînement de violence et de haine. Jugez plutôt : après avoir convaincu son royal concubin Chilpéric de répudier sa première femme légitime Audovère, Frédégonde le persuada de se débarrasser également de la seconde, Galswinthe sœur de Brunehaut, retrouvée morte dans son lit. Pour venger sa sœur Brunehaut incita son mari à entrer en guerre contre son frère ; mais avant que celui-ci n'ait eu le temps de dire ouf, Frédégonde l'avait déjà fait assassiner par ses sicaires à coups de poignards empoisonnés ; dans la foulée, elle fit supprimer les enfants que son mari avait eus avec Audovère. Ensuite, elle fit abattre son propre mari par Landry maire du palais devenu son amant. Vous suivez toujours ? Après quoi, elle fit occire l'évêque de Rouen, assassiner sa propre fille, tuer «au cas où » l'un des fils de Brunehaut et poussa au suicide son propre beau fils Mérovée parce que celui-ci avait eu le malheur d'épouser Brunehaut sans lui demander son avis ! Est-il besoin de préciser que la délicieuse Frédégonde mourut tranquillement dans son lit en 597 au terme d'une longue existence employée à occire ses prochains ?

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 07:38

dumas-et-les-trois-mousquetaires.jpgDUMAS ET LES MOUSQUETAIRES de Simone BERTIERE

Ed de Fallois

Pages :285

Grand format

Genre : essai (littérature)

 

 

   

Pour savoir comment Alexandre Dumas est arrivé au roman et commùent sont nés D'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis et leurs aventures, suivez cet essai plutôt bien agencé. Des débuts de l'auteur à son apogée puis sa ruine financière, de ses relations avec Maquet l'homme de l'ombre et ses éditeurs, de son rapport à la politique et aux événements de son époque, tout cela est évoqué. La partie la plus intéressante étant l'analyse des Trois mousquetaires et de ses suites. Pour qui les a lu, c'est une mine d'informations très intéressantes et un point de vue sur l'oeuvre.

 

Sans être ennuyeux ou trop technique, on apprend beaucoup de choses intéressantes et  surtout j'ai eu envie de relire l'intégrale, je me rappelle avoir préféré Vingt ans après, le second volet de la trilogiel  lors de ma première lecture, peut-être que cela a changé depuis. Si vous n'avez jamais lu Les trois mousquetaires, Vingt ans après et Le vicomte de Bragelonne, et que vous voulez en savoir plus sur cette saga et l'auteur, cet essai est fait pour vous.

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 12:28

l'amour au jardinL'AMOUR AU JARDIN de Jean-Pierre OTTE

Ed Phébus Libretto

Pages : 160

Format poche

Genre : littérature française

 

 

 

 

 

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Chaîne de lecture

 

 

Je n'ai pas une folle passion pour le jardinage, mais j'ai passé de délicieux moments à la lecture de ce livre qui aura mis un peu de jardin dans mon petit appartement en plein centre ville et aura prolongé mes vacances à tendance farniente.

Plus qu'à lire d'une traite, je pense que pour mieux apprécier ces petits textes, il faudrait en picorer un de temps en temps pour se faire une petite douceur. Dommage que chaîne de lecture oblige, j'ai dû aller un peu vite dans l'enchaînement des pages mais cela ne m'a pas empêché d'apprécier.

Le plus intéressant, reste qu'avec une belle écriture et une description très poétique des fleurs et insectes d'un jardin, on apprend beaucoup de choses  que l'on ne soupçonnait pas sur la vie sexuelle des plantes et des petites bestioles. J'ai vraiment beaucoup aimé et même sans avoir la main verte. A recommander sans réserve.  

 

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