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A Propos De

  • : A Livre Ouvert...
  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 02:58

LA TAVERNE DU DOGE LOREDAN d'Alberto ONGARO

Ed Anacharsis/303p
Trad (italien) : Jean-Luc Nardone et Jacqueline Malherbe-Galy

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Dans un vieux palais vénitien, vit Schultz, un ancien marin devenu éditeur typographe. Il héberge chez lui un curieux personnage appelé le locataire ou encore Paso Doble dont le seul but dans la vie est de contrarier l'éditeur. Au milieu de tout un amas d'objets invraisemblables on trouve également assise sur un fauteuil, la statue de cire d'une femme. Manifestement, il règne une ambiance curieuse dans ce palais. Un jour, Schultz découvre un vieux manuscrit du XIXe siècle racontant l'histoire de Jacob Flint et sa passion dévastatrice pour la belle Nina et il commence à le lire.


Plus Schultz avance dans l'histoire et plus des coïncidences bizarres apparaissent avec de troublantes interactions entre les deux récits. On suit donc l'histoire de Jacob qui s'interrompt de temps en temps lorsque Schultz abandonne la lecture pour répondre au téléphone, manger, discuter avec le locataire, avoir des associations d'idées au fur et à mesure de son avancée dans l'histoire. Un livre qui parle du rapport qu'entretient un lecteur avec les personnages d'un roman. Et si la frontière entre personnages vivant dans un livre et le monde réel était si ténue qu'il soit possible de se glisser entre les lignes du récit pour le lecteur ou d'en sortir pour les personnages ? Une mise en abîme vertigineuse quand on comprend où l'auteur veut vous amener. J'ai adoré cette ambiance étrange avec ces personnages qui amènent plus de questions que de réponses très stimulants pour l'imagination.Un livre fascinant légèrement teinté de fantastique (oui nous sommes bien dans le registre du F.U.L) à lire en gardant à l'esprit que nous faisons peut-être partie intégrante du récit de La taverne du doge Loredan après tout.

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 02:51
 
LE MALHEUR D'ETRE UN SKRAKE de Kjell WESTÖ
Ed Gaïa/449p
Trad : suédois (Finlande) Philippe Bouquet

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Viktor le narrateur est revenu à Rabergä dans la maison parentale où il écrit l'histoire de sa famille. C'est à travers celle-ci que s'inscrit aussi celle de la Finlande des années 50 aux années 90. Mais, il écrit surtout sur son père Werner atteint d'une malchance chronique qui le conduira de catastrophe en catastrophe tout au long de sa vie et jusqu'à sa mort à devenir la risée de toute la ville. Car c'est cela Le malheur d'être un Skrake, une forme de malchance qui vous poursuit jusqu'au bout.
 
Il y a Bruno le grand-père, mystérieux au passé obscur, son frère Léo qui croit ferme à l'existence des extraterrestres, Werner, le père figure centrale du roman, écrivain qui a eut un certain succès, ancien lanceur de marteau, Viktor le fils qui a réussit dans la publicité et qui veut faire le point sur sa famille. Autour, il y a les femmes, Maggie la grand mère, Vera la mère, Janna ou Jinx, ou Sabba qui change de prénom comme de chaussette, l'amie-amante de Viktor et puis il y a la Finlande, sa communauté svédophone, son histoire que l'on connaît très peu finalement et qui se mélange à celle de la famille Skrake. Avec un père comme Werner, autant dire que la vie de Viktor n'a pas été simple, et ce pauvre homme a atteint son pic de malchance avec l'aventure du Grand Jet qui vaudra à son fils d'être l'objet de bien des vexations. Mais c'est raconté avec tellement de tendresse et d'humour que l'on se prend d'affection pour cette famille pas comme les autres. Sans compter que l'auteur distille les indices et les mystères avec beaucoup d'habileté, de quoi vous acccrocher jusqu'au bout. Un roman construit comme un puzzle à déguster sans modération.
 
Et alors que assis à mon bureau Billnäs, je tente de me remémorer les année, qui dans ma vie, ont suivi le Grand Jet, il y a deux titres auxquels j'en veux terriblement d'avoir déjà été utilisés : Cent ans de solitude et La Conjuration des imbéciles (extrait)

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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 06:35

LA THEORIE DES NUAGES de Stéphane AUDEGUY
Ed Folio/320p

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Virginie Latour, bibliothécaire est engagée par Akira Kumo célèbre couturier pour l’aider à classer sa collection d’ouvrages sur l’étude des nuages et les débuts de la météorologie. Il entreprend alors de lui raconter des histoires de chasseurs de nuages…

 

Entre Luke Howard qui inventa leurs noms, Richard Abercrombie qui fit le tour du monde pour voir s’ils étaient partout identiques, Carmichael un peintre qui passa des années à les peindre jusqu’au délire, les nuages deviennent un sujet passionnant. C’est étonnant comme cet élément de la nature peut devenir un beau thème pour une histoire. A ces personnages parfois excentriques, s’entremêle les existences de la bibliothécaire et de son étrange patron. Le récit oscillant sans cesse d’un personnage à un autre, d’une époque à l’autre sans heurt. Quel vrai régal que cette histoire un peu folle mais qui a tellement de charme. A lire, en plein air en levant les yeux vers les nuages au dessus de soi.

 

« Il faut être un peu bête dit Akira Kumo à Virginie Latour et l’être avec une sorte d’obstination irraisonnée pour s’intéresser aux nuages. Pour la plupart des personnes de bon sens, les nuages sont là et puis c’est tout. Que dire d’autre ? Ils font partie du décor. Il n’y a pas de raison de les considérer avec davantage d’attention. Pour la plupart des gens, il n’y a rien d’étonnant dans les nuages, il n’y a rien à en attendre ; sinon de l’eau sous différentes formes. » (extrait)

 

 

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 02:56
NIKOLSKI de Nicolas DICKNER
Ed Denoël/298p

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1989, Noah, quitte la roulotte maternelle et part pour Montreal faire des études d’archéologie, . Joyce, fait une fugue et se retrouve à Montreal avec le désir de devenir pirate comme ses ancêtres du côté maternel. Le narrateur, une boussole s’obstinant à indiquer le Nord à Nikolski dans le pacifique autour du cou, est employé dans une bouquinerie. Mais quel est le lien entre ses trois personnages 
 
De suite, il y a une accroche sur les personnages. On apprend à les connaître, à connaître leur univers familial, ils sont attachants au possible dans leur errance physique ou mentale. Ils voient le monde de manière totalement décalé. On se sent tellement bien avec eux, qu’on ne veut plus les lâcher. Quant au récit, il se déguste avec gourmandise. C’est incroyable comme les événements les plus improbables apparaissent comme parfaitement naturel pour l’auteur. Un livre disparaît pour retrouver son propriétaire des années plus tard, la mère de Noah une nomade de la route correspond avec le père de son enfant tout aussi nomade qu’elle sans jamais connaître l’adresse de son destinataire au hasard des postes du pays, et inversement. Inventif, jamais ennuyeux, le monde vu par Dickner est un monde riche en potentiel d’aventures. On peut être vendeuse de poisson le jour et pirate informatique la nuit, faire des études et tout plaquer pour aller vivre au Venezuela avec une femme et un enfant qui est peut-être le votre, n’avoir jamais voyager et collectionner les guides de voyage. Tout est possible, tout est vrai, il suffit de lire Nikolski pour le découvrir.
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3 juin 2007 7 03 /06 /juin /2007 11:26
INDIAN CREEK de Peter FROMM
Un hiver dans les rocheuses
Ed Gallmeister/266p
Trad : Denis Lague-Devoldère

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Les œufs des saumons mènent à tout même à une carrière littéraire. C’est ce qui est arrivé à Peter Fromm auteur de nouvelles et romancier. Alors qu’il était un jeune étudiant en biologie animale et ne sachant pas quoi faire de son existence, il a l’idée farfelue d’accepter l’offre de travail du ministère des eaux et forêts dans un projet de réinsertion du saumon dans les cours d’eau. Sa mission s’il l’accepte : passer seul sept mois dans les rocheuses, à Indian Creek et veiller sur des millions d’œufs de saumon implantés là. Pauvre inconscient ! Le crâne bourré de lectures sur les trappeurs et aventuriers du grand Nord, Peter Fromm est certes plein de bonne volonté mais il n’a aucune expérience réelle des hivers rigoureux sous une tente, seul sans personne vers qui se tourner en cas de problème (le téléphone marche une fois sur dix et de temps en temps la radio capte une émission), bref quand il le voit débarquer avec son chien, les gardes forestiers ont des doutes sur les chances qu’il a de s’en sortir vivant et sain d’esprit. Il y parviendra et en plus il en profitera pour raconter avec une plume alerte et pleine d’humour son expérience qui lui aura ouvert d’autres horizons, et une carrière d’auteur. En fait, c’est même tellement bien écrit que je suis très impatiente de découvrir les œuvres de fiction de cet écrivain tant j’ai eu le gros coup de cœur pour ce livre. Si c’est aussi bien fichu que celui-là, je prends de suite. Ce n’est jamais ennuyeux, les descriptions de la faune et de la flore sont d’une grande richesse, en fait vous y êtes. Oui moi aussi j’ai eu froid pendant une bonne partie du récit. Seul bémol, mon peu de goût pour la chasse font que certaines descriptions de cette activité me sont restées sur l’estomac mais ne sont pas vraiment choquantes dans le contexte où l’auteur a besoin de se nourrir. Et puis de temps en temps, des gens viennent près de son camp, il reçoit du courrier de sa famille (chapitre fantastique où l’auteur se décrit comme un gamin le matin de Noël avant d’ouvrir ses cadeaux). Un récit humain, tendre et humoristique (la séance du premier abattage d’arbre est exceptionnelle dans le genre) à ne pas rater.
 
Chinook a aimé aussi.
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 03:22
L’ARBRE AUX HARICOTS de Barbara KINGSOLVER
Ed Rivages/278p
Trad : Martine Bequié

L-arbre-aux-haricots.jpg
 
Taylor Greer a quitté le Kentucky pour Tucson en Arizona afin d’échapper  «  la malédiction des filles qui commencent à faire des bébés avant d’apprendre leurs tables de multiplication» qui semble être une règle de vie de sa petite ville. Lors d’une halte dans l’Oklahoma, elle se voit confier malgré elle un bébé, une petite indienne qu’elle baptise Turtle.
 
Un livre comme je les aime, une petite chronique autour d’un garage appelé Seigneur Jésus, Pneus d’occasion, où l’héroïne trouve un emploi, d’une mère divorcée chez qui elle vit, un couple d’immigrés fuyant la dictature de leur pays et des souvenirs horribles qui deviendront des amis, et les autres. Tous les ingrédients sont là, des personnages humains, fascinants, attachants, courageux dans certaines de leurs actions, de l’émotion, la naissance du lien mère/fille entre Taylor et sa fille adoptive par la force des choses, des décors splendides, une intrigue passionnante et voilà que l’on reste scotché du début à la fin, que l’on verse quelques larmes d’émotion aussi. Drôle, émouvant, tendre avec une écriture toute simple et douce sans fioriture, un beau, très beau roman. Merci au challenge abc sans lequel, je n’aurai jamais pu rajouter un nouveau nom à ma liste d’auteurs préférés. 
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12 mai 2007 6 12 /05 /mai /2007 22:51
LES VILLES INVISIBLES  d'Italo CALVINO
Ed point/seuil- 189 p

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" Iln'est pas dit que Kublai Khan croit à tout ce que Marco Polo lui raconte lorsqu'il décrit les villes qu'il a visitées dans le cours de ses ambassades..." (extrait)
 
Voici un petit livre qui regroupe des pages magiques. Deux personnages Marco Polo marchand vénitien et Kublai Khan l'empereur et entre eux les récits que fait Marco Polo de villes portant des prénoms féminins. Chacune de ces villes est décrite sur une à trois pages maximum et est un moment de poésie, de rêve et de merveilleux. Les villes invisibles sont classées en groupes comme : Les villes et le nom, Les villes cachées, Les villes et les signes, Les villes et le ciel, etc...

N'hésitez pas à venir découvrir ces cités portant les noms d'Olivia, Irène, Cécilia, Zora et les autres..

 

Ce livre fut ma première découverte de Calvino, et il m'avait émerveillée.

 

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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 02:54
LE DERNIER CHASSEUR DE SORCIERES de James MORROW
Ed Au Diable vauvert/686p
Trad : Philippe Rouard
 
 
En Angleterre en 1688, Jennet la fille d’un chasseur de sorcière est éduquée par sa tante Isobel grande admiratrice de Newton et de la science. Mais elle est accusée de sorcellerie et meurt sur le bûcher malgré tous les efforts de sa nièce pour la sauver. Dès lors, Jennet n’aura qu’une obsession : l’abolition de la loi contre la sorcellerie en démontrant qu’elle n’existe pas…
 
Formidable récit où l’on se sent presque intelligent à suivre les recherches scientifiques de l’héroïne pour maîtriser la pensée newtonienne et l’appliquer aux soit disants phénomènes surnaturels. On y croise Newton, Benjamin Franklin, Montesquieu, tous ces grands esprits qui tentent de repousser l’obscurantisme et faire triompher la raison et la science. Un brin d’humour dans les dialogues entre les personnages et certaines situations dignes des meilleurs romans d’aventure avec ses passages obligés comme les naufrages, les îles désertes avec forcément un trésor de pirate enterré quelque part. Le procédé narratif est très ingénieux puisque c’est un livre qui nous raconte l’histoire de Jennet : Philosophiae naturalis principia mathematica ou Principes de mathématiques de philosophie naturelle, lequel est très fier de son papa Isaac Newton car oui, les livres ont une personnalité et ont des choses à raconter sur leur créateur et leurs lecteurs. Voici donc l’histoire des balbutiements de la science qui redéfinit le monde et la place de l’homme dans celui-ci en rejetant la superstition et les croyances qui ont conduit des milliers d’individus au bûcher. Pas la plus petite trace de surnaturel ou de magie dans ce récit. La magie elle est présente dans la manière qu’à l’auteur de décrire la vie de son héroïne et ses grands travaux scientifiques. Un roman bien maîtrisé qui se lit avec une grande facilité et beaucoup d’intérêt et qui m’a donné envie de lire les autres titres de James Morrow. 
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 08:27
MON NOM EST ROUGE d’Orhan PAMUK
Ed Gallimard/568p
Trad (turc) : Gilles Authier
 
Hiver 1591 à Istanbul, un homme est assassiné et jeté au fond d’un puits. A partir de là commence une longue histoire où découvrir l’assassin n’est peut-être pas le plus important.
 
Des images, des couleurs, des personnages, l’art, la confrontation orient occident sur la conception de la peinture, l’amour, la politique, l’intrigue policière tout est présent dans ce roman dont le système narratif très surprenant nous balade dans l’Istanbul du 16ème siècle et le moment charnière de son histoire où l’art de la représentation picturale va disparaître sous la pression religieuse. Un livre d’une richesse prodigieuse dans le contenu et le propos. C’est passionnant de bout en bout, même quand le voile sur le mystérieux assassin est levé car il se révèle alors plus complexe qu’on ne le pensait. Voilà un grand livre qui vous emmène loin très loin dans votre imaginaire. Chaque chapitre est une enluminure qui illustre un aspect du récit. A découvrir pour rêver, s’instruire et partir à la découverte de cet art perdu qu’était la peinture figurative orientale.
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 11:00
LA TRILOGIE DEPTFORT
 
Je vous avais parlé de mon admiration pour l'oeuvre de Robertson Davies. Il était temps de vous donner quelques petits détails supplémentaires. Voici donc la première trilogie que j'ai lu de l'auteur : La trilogie Deptfort.Trois personnages, trois destins différents et pourtant liés entre eux par une boule de neige. Issus du même village de Depfort où ils ne reviendront jamais, ils ont changé d’identité et ils excelleront dans leur domaine respectif : universitaire, finance, spectacle. Chaque tome renvoie aux deux autres et donne une version complémentaire à l’histoire de ces trois personnages.
 
L'OBJET DU SCANDALE de Robertson DAVIES
Ed Payot/353p
Trad : Arlette Francière
 
Dunstan Ramsay à la réputation d'excentrique (se passionne pour la vie des saints) et professeur d'histoire sur le point de prendre sa retraite se décide à écrire ses mémoires.
 
Une sainte toquée ou une authentique folle ? Un magicien aux multiples visages, une boule de neige instrument du destin, la vie n'est finalement pas si terne que ça quand il s'agit de celle de Dunstan Ramsay. Car sa vie est une succession d'incroyables coïncidences. Oui, le merveilleux existe bel et bien, il suffit de savoir bien regarder ou de lire ce roman, premier volet de la trilogie de Deptfort. Des personnages intéressants ou intrigants, un récit sans temps mort, une petite touche d'humour, une réflexion intéressant sur le destin, bref que du bonheur.
 
 
LE MANTICORE
Ed Payot/356p
Trad : Lisa Rosenbaum
 
David Staunton suite au décès étrange de son père Boy Staunton raconté dans le premier tome de la trilogie est en plein désarroi psychologique. Il entreprend de partir à Zürich pour suivre une analyse.
 
On prend les mêmes et on recommence. Ce deuxième tome est quasiment aussi bon si ce n'est meilleurs que le premier. Changement de décor et de ton, c'est un autre narrateur qui prend la parole et qui livre au lecteur une autre version de l'histoire de la famille Staunton racontée par Dunstan Ramsay, ou du moins ce que croît savoir David de ses parents et de leur vie. L'auteur sait créer des personnages touchants, complexes que l'on prend plaisir à voir évoluer. Grâce à ce deuxième volet, le récit précédent prend de l'épaisseur et devient en un sens plus réel.
 
 
LE MONDE DES MERVEILLES de Robertson DAVIES
Ed Payot/418p
Trad : Lisa Rosenbaum
 
Magnus Eisengrim alias Paul Dempster le magicien illusionniste a été engagé pour jouer le rôle Robert Houdini pour un film. C'est au cours du tournage qu'il se décide à faire le récit de sa vie (le vrai, pas la fausse autobiographie écrite par Dunstan Ramsay).
 
Voici le dernier volume de la trilogie de Deptfort. Cette fois-ci, un autre personnage qui a joué un rôle important dans la vie des deux précédents narrateurs, donne sa version des faits.  Quel bonheur de découvrir que ce que vous prenez pour acquis depuis le premier volume n'est peut-être qu'une illusion. Depuis les deux premiers tomes Paul Dempster semble jouer un rôle important dans l'existence de Ramsay et de Boy Staunton, enfin, ce tome nous livre la clé du mystère. Et entre-temps, offre une plongée dans  une vie fascinante, parfois horrible, mais toujours passionnante.
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