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LE PERE PORCHER de Terry PratchettEd L’Atalante/397pTrad : Patrick CoutonLa nuit du Porcher, une fête attendue avec impatience par les enfants, où le Père Porcher dans son traîneau tiré par quatre cochons, dans son habit rouge passe par les cheminées et dépose les cadeaux tant attendus en les sortant de sa hotte, malheureusement cette année, le Père Porcher est mort ou en passe de l’être. Et oui, de mystérieuses entités ont engagé via la guilde des Assassins, Monsieur Lheureduthé (prononcez Le Re-Dou-té) pour en finir une bonne fois pour toutes avec le vieux bonhomme jovial. Heureusement, La Mort a repris le flambeau a revêtu l’habit rouge et a commencé sa tournée de distribution. Pendant ce temps, sa petite fille Suzanne flanquée d’un Oh bon dieu d’la gueule de bois enquête sur la disparition de la fée des dents qui a certainement un lien avec la menace qui plane sur le Père Porcher. Et puis il se passe des choses bizarres ou du moins plus bizarres que d’habitude dans les murs de l’Université Invisible où les mages se préparent au pantagruélique réveillon de la nuit du Porcher.Encore un opus plutôt réussi des annales du disque-monde. Une fois de plus la Mort personnage si cher à cet univers est extraordinaire dans sa tentative de comprendre les mortels. Il était ouvrier agricole dans Le Faucheur, ici il est le Père Porcher et il prend goût au jeu. Flanqué de son majordome Albert déguisé en lutin, il œuvre à perpétuer la croyance au Père Porcher. Il faut quand même se représenter ce squelette de deux mètres de haut, parlant EN MAJUSCULE TOUT LE TEMPS avec un costume rouge, un coussin pour simuler un gros ventre sous sa veste et s’adressant aux enfants TU AS ETE SAGE CETTE ANNEE ? et concluant ses phrases par le célèbre HO ! HO ! HO ! de sa voix la plus lugubre. Il est fabuleux ce personnage qui cherche à comprendre l’être humain en expérimentant les choses qu’ils font mais en faisant toujours tout de travers. Autour de lui (car la Mort est un mâle, un mâle nécessaire dans le disque-monde) gravitent donc des mages qui tentent de comprendre pourquoi les choses semblent aller de travers mais vu leur manque d’organisation c’est pas gagné. Et quand on pense que la jeune génération songe sérieusement à remplacer la magie par la science. De toute façon quand l’archichancelier Ridculle Munstrum est plus intéressé par la construction d’une salle de bain privée (il a même fait défoncer une porte condamnée avec le panneau A NE JAMAIS OUVRIR cloué dessus) que par la résolution d’une énigme pouvant amener à la destruction du monde, il est évident qu’ils ne sont pas prêts de trouver. On trouve également Suzanne duchesse de Sto Helit et accessoirement gouvernante chez de riches bourgeois et petite fille de la Mort qui remplace grand papa de temps en temps dans son rôle bien que son rêve soit d’être normale. On croise quelques gars du Guet des Orfèvres, de vieilles connaissances également. Et on rit. C’est un joli conte de Porcher, à découvrir mais je vous recommande de lire quelques autres livres des annales avant de vous lancer dans celui-ci histoire de vous familiariser avec l’ambiance particulière de cet univers si vous ne connaissez pas encore cette série de Terry Pratchett.