Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
LE PALAIS DES COCHONS de Kitty FITZGERALEd Plon/269pTrad : Bernard Hoeffner
Jack Plum vit seul avec sa mère malade depuis que son père les a abandonnés. Sa seule consolation, c’est Le palais des cochons, où il élève amoureusement les dis animaux dans un décor fabriqué par lui à partir de matériaux de récupération comme du gazon plastique piqueté de fleurs par exemple. Jack est laid, il est surnommé le monstre et toute la ville pense qu’il est probablement dangereux et attardé mental, d’où l’ostracisme dont il est victime. Et puis un jour, il adresse la parole à Holly Lock une adolescente un peu perdue elle aussi.C’est une belle histoire d’amitié qui va naître dans une porcherie clandestine puisque tout le monde ignore la présence du Palais où Jack chante avec une voix de chœur d’église et cesse de bégayer pour s’exprimer intelligemment. On devine également que l’issue de cette histoire ne sera pas très joyeuse dès que des individus mal intentionnés et des adultes bornés et attentifs à la sécurité de leurs enfants vont s’interposer entre ces deux âmes sœurs qui se reconnaissent un peu dans l’autre (ils n’ont plus leur père à la maison, ils se sentent seuls et mal compris par leur entourage, ils ont des centres d’intérêts qui n’intéressent qu’eux…). J’ai été séduite par le style de la narration lorsque c’est Jack qui parle. Vivant seul, sans être aller à l’école, sans autre compagnie qu’une mère alcoolique et violente, il a développé un langage et des expressions à la fois enfantine, mature et poétique qui m’a beaucoup séduite.Redescendu au Palais, je sens une bonne cuillerée de tristesse, me peser sur l’estomac, aussi lourde qu’une pierre parce qu’il y a en moi le savoir que jamais Holly Lock et moi ne pourront être ensemble dehors et amis. Freya et les autres cochons comprennent mon abattement et se regroupent en silence, pressant leur chaleur contre moi pour me fournir la sécurité. Le bâton frappeur de mam recommence et je mets mes tristounes bleues de côté et monte la voir. (extrait)