Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
« Dans la société anglaise, le snobisme est une religion qui, sous le règne d'Edouard VII, a connu une flamboyante apogée » disait le texte en quatrième de couverture et de conclure par « Cher lecteur si vous éprouvez une certaine tendresse pour les duchesses fossilisées, les jeunes gens qui s'adonnent à la broderie, les ecclésiastiques passionnés de tennis et de mondanités, ce livre est pour vous ». En douze portraits satiriques, Benson brosse un état des lieux des manies et obsessions de ses contemporains. C'est drôle et grinçant à la fois, certains de ces individus sont à la limite du pathétique parfois. Tout n'est pas toujours très réussi dans certains portraits mais manifestement l'auteur avait l'oeil et le bon pour faire mouche sur pas mal de travers humains. Un auteur dont je me ferai un grand plaisir d'approfondir la découverte avec son cycle de Mapp et Lucia.
« Winifred Ames naquit la plus jeune d'une famille de six filles, dont la mère malgré sa ténacité, n'avait réussi à en fourguer aucune à un mari distrait. Toutes étaient assez disgracieuses, solides, carrées (comme des tapis de grande largeur) et lorsqu'elles s'asseyaient à la table familiale de Warwick Square encadrées par leur mère corpulente et autoritaire à un bout et par leur père discret et minuscule à l'autre, elles faisaient penser à la tablée d'un mess d'officier de réserve. (...) Peut-être existait-il une connivence secrète entre elle et son père mais ils n'avaient guère l'occasion de conspirer, car on expédiait sans tarder ce dernier à la City immédiatement après le petit déjeuner, et on lui donnait sa pâtée dès son retour le soir, puis un jeu de carte pour faire des patiences. » (extrait)