Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
L'OISEAU D'AMERIQUE de Walter TEVISEd Folio sf/387pTrad : Michel LedererAu XXIVème siècle, l'humanité se meurt en douceur grâce aux tranquillisants et drogues distribués par des robots qui ont pris le contrôle en déchargeant l'homme de toute responsabilité et de toute tâche et de leur liberté de pensée. Robert Spofforth un androïde le plus perfectionné jamais créé veille sur ce qui reste de ce monde, ses capacités exceptionnelles hélas ne lui donnent pas la possibilité de mourir. Mais Paul Bentley un fonctionnaire redécouvre par hasard l'acte de lire et transmet ce savoir à Mary Lou, jeune femme rebelle contre le système.Savoir lire peut-il sauver l'humanité ? Savoir et aimer lire, au point de se passer des drogues légales et gratuites (qui stérilisent la population également), de tenter de réfléchir, de faire les choses par soi-même, de ne plus regarder les programmes débilitants que diffusent sans interruption les écrans, de découvrir l'amour (sentiment interdit et illégal) et de chercher un moyen pour aider un androïde à accéder à son rêve le plus cher : mourir. Les trois personnages principaux Paul, Mary Lou et Robert, sont impliqués dans un drame personnel et social. Alors que les suicides chez les hommes se multiplient et que les naissances n'existent plus, que les robots machines sans état d'âme commencent tout doucement à cesser de fonctionner correctement, et que manifestement le monde va bientôt mourir, Paul et Mary Lou redécouvre les sentiments par le biais de la lecture et Robert leur adversaire et allié en même temps ne rêve que de mourir. En séparant les amoureux et en vivant en couple avec Mary Lou, il se donne une dernière chance de devenir lui aussi humain. Paul lui découvre le monde sans machine, avec ses communautés bizarres vivant en marge du système. Finalement personne n'est heureux dans ce monde sauf les psi bus, ces moyens de transports sont les seules machines à être sympathiques avec leur bonne humeur et leur gentillesse naturelle. Spofforth lui est sur les deux bords, on l'aime à un chapitre, il est détestable à l'autre. Mais sa personnalité est bien plus complexes que n'importe quel robot. A lire pour découvrir le monde tel qu'il pourrait être un jour si on n’y prend pas garde.L'avis de Cuné