Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
La quête du grimoire se poursuit. Un autre personnage s’est joint à Siobal et Erabert. Il s’agit d’Agualinde d’Erephys. Elle a quitté sa tour et ses livres pour courir l’aventure et surtout retrouver un homme qu’elle n’a jamais connu que dans les lettres qu’il lui envoyait et dont elle est tombée amoureuse de façon épistolaire. Portrait d’une drôle de Dame.AGUALINDE D’EREPHYSIl n’était pas prévu au départ que Dame Agualinde baronne d’Erephys parte sur les routes avec ces deux aventuriers sortis d’on ne sait où. A l’origine cette dame légèrement fantasque sur les bords devait traduire le fragment en possession de Siobal qui conduit au grimoire et les mettre sur la piste Ogalic. Seulement voilà, c’était sans compter son caractère excentrique. Car à la grande surprise de tous elle s’est soudain amourachée d’un homme, un érudit qu’elle n’a jamais connu que par courrier, un dénommé Ogalic. Or celui-ci ne répond plus à ses lettres. Et sur un coup de tête, elle insiste pour accompagner ceux qui avaient requis son aide d’érudite spécialiste des langues anciennes.Agualinde est la veuve du précédent baron d’Erephys et la mère d’Evirard l’actuel baron dont elle déplore le manque de vivacité d’esprit et la suffisance dont il fait preuve dans ses relations aux autres. Très tôt passionnée de linguistique, elle s’est fait bâtir une tour pour elle et ses livres, dictionnaires, grammaires et autres attirails nécessaires à ses études, et de là, sa réputation de grande linguiste a fait le tour d’Emalia et a dépassé les frontières. On vient de très loin la consulter sur des aspects obscurs de termes employés dans de vieux documents. Elle a des échanges épistolaires réguliers avec des savants travaillant dans sa branche de prédilection. Le grand talent d’Agualinde est sa capacité à assimiler les langues étrangères et à les reconstruire lorsqu’il s’agit de langages perdus. Agualinde serait-elle détentrice d’un Don Mineur ? Si c’était le cas, elle n’a jamais été repérée par l’Université des Arts Thaumaturgiques et Professions Associées et l’a développé en autodidacte comme toutes ses études.Le fait est qu’elle n’a pas l’apparence d’une femme qui parcourt les routes à la recherche d’antiques artefacts magiques. C’est une petite bonne femme ayant atteint la cinquantaine, blonde avec des mèches grises, aux yeux bleus, plutôt ronde. Des mèches virevoltent en tous sens de son chignon qu’elle n’arrive jamais à tenir droit et où sont fixés parfois une plume d’oie ou un calame. Son obsession de l’écrit est visible dans les tâches d’encre perpétuelles sur ses doigts voire ses vêtements. Elle est perpétuellement en mouvements et elle parle, elle parle, elle parle. Drôle d’aventurière n’est ce pas ? Et pourtant Dame Agualinde a quelques arguments de poids en faveur de son futur statut d’héroïne.