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SUR LES TRACES DU SERPENT de Mary Elizabeth BRADDON
Ed Joelle Losfeld
Pages :437
Trad (anglais) : Alexandre Du Terrail
Grand format
Col : littérature étrangère
Genre : littérature anglaise
Bon alors sans être une déception, je me suis moins passionnée pour cette histoire. que pour Le secret de Lady Audley. Certes, l'auteur a le truc qui fait que je suis restée scotchée au livre jusqu'au bout mais bizarrement, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à m'immerger totalement dans le récit mais c'est également un premier roman donc forcément moins abouti que les suivants. Il me semble également que les ficelles utilisées et qui fonctionnaient très bien à l'époque où a été écris le roman apparaissent trop énormes de nos jours pour être crédibles, voire limite invraisemblables pour certaines.
Mis à part ça, nous avons quand même le portrait d'un criminel d'une intelligence prodigieuse, pervers, manipulateur, totalement insensible aux opinions d'autrui, cachant sous son apparence de jeune homme bien sous tous rapport, une ambition démesurée et aucune inhibition morale pour parvenir à son but : la richesse et le pouvoir.
Et puis, l'auteur ne se gêne pas pour égratigner l'hypocrisie ambiante de l'époque, la misère sociale et humaine, bref un portrait pas très glorieux en fait. L'ironie caustique de Mary Elizabeth est assez jubilatoire dans certains passages notamment dans ses descriptions de la bonne société de la petite ville de Sloperthon qui n'en sort pas grandi.
Et encore un auteur pour :
Mary Elizabeth Braddon (1837-1915) : visiblement assez scandaleuse dans son genre puisqu'elle entame une
carrière d'actrice pendant trois ans avant de se consacrer à l'écriture. Elle rencontre l'éditeur John Maxwell dont l'épouse est internée dans un asile d'aliénés en Irlande. Cela n'empêchera pas
le couple de vivre ensemble Mary Elisabeth devenant la belle mère plus ou moins officielle des cinq enfants de son compagnon, qu'elle épousera à la mort de l'épouse légitime en 1874. Ils aurons
six enfants. Auteur prolifique, elle meurt en 1915 à Richmond dans le Surrey. Il semble qu'un certain nombre des rues de la ville sont été renommées d'après les personnages de ses
romans.