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LE MORT VIVANT de Robert Louis
STEVENSON
Pages : 182
Trad (anglais) : T. de Wyzewa
Format livre numérique
Genre : littérature anglaise
Deux lectures à la suite, sur le thème de la spéculation sur l'héritage et la mort des parents. Après La solution esquimau, voici Le mort vivant encore connu sous le titre Un mort encombrant ce qui est véritablement le cas dans ce roman ci. Alors, d'abord, je dois bien avouer ne pas avoir un amour immodéré pour Robert Louis Stevenson, J'ai jamais pu dépassé la page 10 de son Île au trésor, j'aime pas, j'aime pas. C'est avec une petite appréhension que j'ai donc commencé cette lecture. Mais dès les premières pages, j'ai ri comme une idiote, et j'ai continué à glousser sans retenu par la suite. Le récit est vraiment très drôle et avec une écriture maniant avec succès l'ironie grinçante et l'humour noir, l'auteur fait vraiment passer un bon moment. Bref, j'ai adoré.
L'histoire commence par l'explication du système de la tontine, opération financière expliquée comme suit par l'auteur :
Un certain nombre de joyeux jeunes gens mettent en commun une certaine somme qui est ensuite déposée dans une banque à intérêts composés. Les déposants vivent leurs vies, meurent chacun à son tour; et quand ils sont tous morts à l'exception d'un seul, c'est à ce dernier survivant qu'échoit toute la somme, intérêts compris. Le survivant se trouve alors si sourd qu'il ne peut même pas entendre le bruit mené autour de sa bonne aubaine ; et suivant toute vraisemblance, il a lui même trop peu de temps à vivre pour pouvoir en jouir. Le lecteur comprend maintenant ce que le système a de poétique, pour ne pas dire de comique : mais il y a en même temps, dans ce système, quelque chose de hasardeux, une apparence de sport, qui jadis l'a rendu cher à nos grands parents. (extrait)
Les deux frères Finsbury, ont donc été inscrits à une tontine comptant trente sept personnes. Au début du roman, les deux vieillards sont les seuls survivants de cette combine et sont devenus des objets de spéculation pour leurs héritiers potentiels, sachant que le dernier frère vivant fera la richesse de ses enfants. A partir de là, le récit part en vrille totale pour le plus grand bonheur du lecteur en l'occurrence le mien. C'est vous dire, comme j'ai attendu avec impatience chaque péripétie plus délirante que la précédente, et que j'ai même eu beaucoup de sympathie pour le consternant Maurice et ses ridicules tentatives de se montrer plus malin qu'il ne l'est, tellement obsédé à rentabiliser son « investissement » sur l'oncle Joseph Finsbury, qu'il va bêtement se piéger lui-même. Je n'attendais pas beaucoup de ce roman mais finalement la surprise fut bonne et même délicieusement réjouissante. .
Et donc un de plus dans le
Robert Louis Stevenson (1850-1894) : mort d'une crise d'apoplexie à 44 ans.