Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
LE LEZARD LUBRIQUE DE MELANCHOLY COVEde Christopher MOOREEd Série Noire Gallimard/366pQuatrième de couverture : Un Gozilla qui n’aime pas le blues depuis que son bébé a été tué par Catfish le bluesman. Un flic fumeur de joints. Une schizophrène ex actrice de film de série Z post apocalyptique et une serveuse qui ferait pâlir d’envie « L’homme qui valait trois milliards ». Un restaurateur qui porte les prénoms de Lovecraft et rêve « d’observer une indicible créature venue de la nuit des temps s’élever de ténébreuses profondeurs abyssales pour venir dévaster la civilisation et se repaître de chair humaine ». On reprend depuis le début ?Oui, ce ne serait pas plus mal en effet. Soit la petite ville de Melancholy Cove où il ne se passe jamais rien et soudain suite au suicide d’une mère de famille, l’enfer est en train de se déchaîner sur la ville et un certain nombre de ses habitants apparemment ayant tous un léger grain vont tenter de retrouver un lézard géant plus gros q’un tyrannosaure, démanteler un trafic de drogue, résoudre un meurtre, chercher des rats pris d’une envie subite de tangente, découvrir pourquoi tous les habitants de la ville ne pensent plus qu’au sexe, survivre à une prise d’otage, bref la routine Moorienne sans doute ?Il faut bien reconnaître qu’à côté de ce livre, Un blues de coyote du même auteur est un pur roman cartésien. Christopher Moore est capable d’écrire avec le plus grand sérieux une histoire digne d’un film de série Z mais encore de le faire avec beaucoup de conviction et de talent. La galerie d’allumés que l’on peut croiser dans le roman est fantastique et vaut le détour. La bestiole monstrueuse rebaptisée Steve est très attachante également. Le vrai grand bonheur de ce roman, c’est qu’on nage en plein délire et que c’est totalement assumé. Personnellement, certains passages m’ont bien fait rire tels que la première phrase du premier chapitre qui plante bien l’atmosphère délirante du livre : Comme tous les cadavres, Bess Leander sentait bon la lavande, la sauge et un chouïa le clou de girofle » ou encore page 103 : Les caravanes fabriquées dans ces années étaient faites pour qu’en cas d’incendie, tous les occupants périssent brûler vifs ce qui constituait une façon intelligente pour les constructeurs d’éviter que les survivants ne les traînent devant les tribunaux. Les péripéties s’enchaînent sans heurt et il faut bien reconnaître que voir ce brave Steve se nourrir de trafiquants, du macho de base type et autres individus peu sympathiques dans le fond est plutôt réjouissant. Cet été c’est sûr je pars faire un tour à Melancholy Cove.