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LA MAÎTRESSE DE LA MORT de Boris AKOUNINE
En 1900 à Moscou, une vague de suicides met la population en émoi. Une étrange confrérie « Les amants de
la mort » organise le suicide de leurs adeptes suivant un rituel étrange. Eraste Fandorine de retour à Moscou s'intéresse à l'affaire.
Les lecteurs qui ne connaissent pas le personnage du détective Eraste Petrovitch Fandorine risque de ne pas
comprendre réellement qui est cet homme étrange qui se fait appeler Gengi et qui a infiltré le cercle très fermé d'adorateurs de la mort, mais le récit est parfaitement compréhensible sans
connaître la biographie complète du détective heureusement. Il est habituel dans les aventures d'Eraste que l'histoire soit souvent racontée du point de vue d'un autre personnage que le célèbre
détective aux cheveux prématurément blanchis aux tempes et affligé d'un léger bégaiement. Ici, ce sont trois points de vues qui racontent : des articles de journaux, des lettres d'un énigmatique
informateur à destination d'un haut fonctionnaire d'état et le journal intime de « Colombine » une jeune fille fraichement débarquée à Moscou et devenue membre des « amants de la
mort ». Des suicides qui n'en sont peut-être pas, du suspens, un peu d'humour, des déguisements, des personnages un rien excentriques, c'est encore un bon mélange cette fois-ci. Fandorine
entre dans le vingtième siècle avec brio.
L'AMANT DE LA MORT de Boris AKOUNINE
Ed 10/18
Pages :441
Trad (russe) :Paul Lequesne
Coll : Grands détectives
Genre : polar historique
ISBN : 978-2-264-04631-4
En 1900 à Moscou, la découverte macabre d'une famille assassinée et dont chaque victime a eu les yeux crevés est le début d'une vague d'assassinat, de luttes de pouvoir clandestines entre deux bandes criminelles rivales. Chaque protagoniste impliqué semble lié à une très belle femme surnommée La Mort. Eraste Fandorine de retour à Moscou va mener l'enquête avec l'aide de Senka un jeune voyou du quartier.
Le récit est raconté du point de vue de Senka, gamin des rues, un peu voleur, très rapide quand il s'agit de fuir
les ennuis. Ce Senka subitement devenu riche se rend compte que pour profiter de sa fortune, il lui faut acquérir une bonne éducation et il va donc croiser la route d'un énigmatique personnage
bégayant aux cheveux blancs sur les tempes et de son valet un japonais du nom de Massa. Fandorine décide de prendre sous son aile le jeune homme tout en sachant qu'il est l'une des clefs pour
résoudre son enquête. Enquête qu'il mène de façon privée car il est en délicatesse avec les autorités russes. J'ai une préférence pour ce récit là car le personnage féminin appelée « La
Mort » est suffisamment captivant et l'intrigue suffisamment bien emmêlée pour qu'on prenne beaucoup de plaisir à suivre le déroulement des évènements et à être surpris par la
fin.
Ces deux tomes La maîtresse de la mort et L'amant de la mort aux titres similaires sont liés l'un à l'autre. Il s'agit d'une expérience littéraire de roman-miroirs : deux histoires, deux enquêtes totalement différentes mais dans chacune d'entre elle, on y trouve des éléments de l'autre. Les deux peuvent se lire dans l'ordre de préférence que l'on souhaite, cela n'a aucune importance. C'est plutôt bien fait dans la mesure où on lit les deux histoires à la suite sans mettre trop de temps entre les deux lectures pour garder en tête les évènements du premier roman.

Si vous ne connaissez pas la série concernant Eraste Fandorine c'est par ici
Pour en savoir plus sur Soeur Pélagie l'autre détective de Boris Akounine c'est par là