Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
LA MORT DE PIERRE CURIE de Jacques NEIRYNCKEd 10/18 237p
L’accident dans lequel Pierre Curie a trouvé la mort en 1906 est-il réellement un accident ? Et Marie Curie ne serait-elle pas une espionne ? Raoul Thibaut de Mézieres jeune aristocrate, polytechnicien et conseiller culturel et scientifique à l’Elysée est donc chargé par le président d’enquêter sur le couple et d’étouffer tous risque de scandale.Une toute nouvelle série chez 10/18 mettant en avant le début du XXème siècle, la belle époque à Paris, des personnalités scientifiques, littéraires, politiques, les prémices de la première guerre mondiale, l’antisémitisme, les luttes entre royalistes et républicains, le tout début du féminisme et qui plonge le lecteur dans la vie d’un serviteur de l’Etat pas très à l’aise dans son rôle d’enquêteur qui l’amène souvent à effacer des vérités gênantes. Et bien entendu dès qu’il se penche sur le cas Curie, des incohérences apparaissent et les événements et les personnages impliqués ne sont plus aussi clairs qu’il n’y paraissait au premier abord. Que fait Marie Curie en suisse en compagnie d’Albert Einstein, scientifique d’origine allemande ? A t-elle eu une liaison avec le professeur Langevin avant le décès de son mari ? Pourquoi un préparateur du laboratoire du couple Curie suivait-il discrètement Pierre Curie le jour de son fatal accident ? Autant de questions qui amèneront Raoul Thibaut à découvrir un meurtrier insoupçonné. Le récit est agréable, les personnages bien trouvés et la liaison sentimentale compliquée du personnage principal est plutôt bizarre et amènera probablement des développements intéressants dans les prochains tomes. Un bon début qui donne envie pour la suite.LE CRIME DU PRINCE DE GALLES de Jacques NEIRYNCKEd 10/18 231p
Raoul Thibaut de Mézière est appelé un matin par Marguerite Steinheil, une amie qui lui annonce que son amant vient de tuer son mari. Or l’amant en question est Edouard VII roi de Grande-Bretagne. Pour des raisons politiques, il faut coûte que coûte que l’affaire soit étouffée.Bizarrement, j’ai un peu plus apprécié ce deuxième volet de la vie de l’homme de l’ombre qu’est Raoul de Mézière. Peut-être parce que l’on remonte à l’affaire qui l’a conduit à devenir un enquêteur sur des affaires sensibles auprès du président de la république, celle de la mort du président Félix Faure et indirectement de l’affaire Dreyfus et qui conduit tout droit au problème qu'il va devoir résoudre sous peine d'un énorme scandale. Là pour le coup, on s’amuse à voir ce pauvre Raoul obligé de maquiller un vrai crime en faux, de créer des fausses pistes menant toutes à l’impasse et trembler de peur d’être découvert et traduit en justice tout en essayant de savoir ce qui s’est réellement passé dans la maison de Marguerite Steinheil. La fin est particulièrement savoureuse de finesse et de rouerie. Allez c’est décidé, on va continuer à le suivre ce brave Raoul.