Voici une petite rubrique qui devrait être mensuelle : la petite sélection du mois. Autrement dit : que
retenir de mes lectures durant le mois écoulé. Je commence avec janvier et en janvier, peu de billets parus mais quelques bons moments :
Ce sont les lectures vo qui sont à l'honneur avec deux titres à noter dans vos tablettes :
Soulless de Gail Carrigan : une formidable histoire de vampires, de loups-garous dans un Londres victorien à l'ambiance steampunck avec une héroïne attachante et efficace avec son ombrelle.
The Truth-Teller's Tale de Sharon Shinn : un roman initiatique sur le parcours de deux jumelles aux dons étonnants et opposés et leur quête du bonheur.
Et pour finir une relecture réjouissante et jubilatoire au possible sans compter qu'elle donne faim :
On n'a pas toujours du caviar ! de Johannes Mario Simmel.
Rien à voir avec les livres mais le DVD de la troisième saison de Torchwood est enfin à disposition !
ON N'A PAS TOUJOURS DU
CAVIAR de Johannes Mario SIMMEL
Ed Pavillon poche (Robert Laffont)
Pages : 665
Trad (allemand) : Paul Lavigne
Format poche
Genre : littérature allemande
En mai 1939, Thomas Lieven d'origine allemande, plus jeune banquier de la City de Londres se rend à Berlin comme prévu pour affaires. Il est loin de se douter qu'à partir de cet instant sa vie entière va en être bouleversée. Car en moins de quatre vingt seize heures, il va être recruté par les services secrets allemands, puis anglais, puis français après son expulsion d'Angleterre. Persuadé que le monde est fou, Thomas Lieven va commencer sa nouvelle vie d'espion malgré lui (il travaillera pour quasiment tous les camps plus ou moins contre son gré), d'escroc et voleur génial. Il jonglera avec des dizaines de fausses identités, se retrouvera condamné à mort à plusieurs reprises et s'en sortira toujours sain et sauf. Et alors qu'il envisage le dernier coup de sa carrière, c'est le FBI qui le recrute en pleine guerre froide pour faire la chasse à l'espion russe. C'est d'ailleurs à partir de là que commence le roman.
J'avais découvert Johannes Mario Simmel justement avec ce titre On n'a pas toujours du caviar mettant un scène un personnage entre James Bond pour le côté séducteur, grande classe et espionnage et Arsène Lupin pour le côté combines, déguisements, fausses identités , arnaques de haut vol. Le petit plus c'est que Thomas Lieven est un fin cordon bleu et qu'il mijote ses meilleurs coups dans une cuisine en mitonnant quelques bons petits plats dont l'auteur sème les recettes savoureuses entre deux péripéties. Voilà un livre qui convient à merveille pour le challenge A lire et à manger de Chiffonnette. En plus c'est drôle, trépidant et pas ennuyeux du tout. On suit avec plaisir et jubilation toutes les aventures de ce héros hors normes et décidément plein de charmes. Même en relecture, le charme n'est pas rompue. Cette réédition de ce petit bijou vaut donc qu'on s'y attarde. Bon la couverture n'a que peu de rapport avec le sujet du roman je trouve mais ce n'est pas le plus important. De l'humour, de l'aventure avec un grand A, des personnages excentriques, des retournements de situation comme on n'ose plus en faire, bref réjouissant du début à la fin.
LES RAVISSSEURS QUANTIQUES de
Roland C. WAGNER
Ed L'atalante
Pages : 198
Grand Format
Coll : la dentelle du cygne
Genre : science fiction
2063, Paris, Temple Sacré de l'Aube Radieuse, Tem pour les intimes, détective privé doté du talent de Transparence est engagé pour retrouver une jeune fille enrôlée dans la secte des « copistes ». Bien entendu, les choses ne sont pas si simples qu'elles le paraissent et heureusement que Gloria, l'aya anarchiste créatrice du collectif Louise Michel pour la libération des intelligences artificielles (ou aya) est là pour lui filer un coup de main...
Un gourou siphonneur de neurones et synapses, une uchronie où le régime communiste règne sur la planète, un chien jaune, la psychosphère, et d'autres choses, voilà une aventure bien déjantée. On commence par une infiltration banale dans le temple d'une secte et on se retrouve dans un délire complet. J'ai bien aimé également la toute petite histoire à la fin avec Gloria en narratrice. Les futurs mystères de Paris est une série vraiment agréable à lire avec des idées assez bien mises en place sur un monde où après une sorte d'expérience psychique traumatisante, l'humanité devient plus sage, la guerre est une relique du passé, la violence et le crime sont rarissimes au point que les services de police ne sont plus nécessaires, et parallèlement se développent des tribus et des communautés parfois complètement hallucinantes, les Acidulés, les Anonymes, les Lecteurs, les Ternaires, les Millénaristes (appelé la Troisième et la Quatrième tribu) et les pouvoirs psy de leur descendance dont le don de Transparence de Tem et autres...Ca pourrait virer au n'importe quoi mais finalement cela reste assez cohérent. Lecture agréable et divertissante.
THE TRUTH-TELLER'S TALE de Sharon SHINN
Ed Firebird
Pages :276
Version originale : anglais
Format poche
Genre : fantasy
Adele et Eleda sont des jumelles en miroir. Adele est droitière, son oeil droit est bleu, son oeil gauche est vert. Eleda est gauchère, son oeil droit est vert, son oeil gauche est bleu. Quand elles sont face à face, elles voient l'exact reflet l'une de l'autre. Elles sont aussi opposées de caractère. Adele est opaque, secrète, elle est parfaitement capable de mentir pour protéger un secret qu'on lui a confié, c'est une Safe-Keeper (quelqu'un de confiance à qui l'on confie ses secrets et qui ne les dévoilera jamais). Eleda est transparente, elle est viscéralement incapable de mentir et de taire ce qu'elle sait ou a appris, c'est une Truth-Teller (quelqu'un qui révèle la vérité, qui dévoile les secrets et qui ne peut pas mentir). Leurs parents tiennent une auberge dans un petit village rural. Les deux soeurs ont développé une profonde amitié avec Roelynn la fille du marchand le plus riche de la région qui rêve de marier sa fille au prince. C'est dans l'année de leur dix sept ans que les choses changent. Cette année là, un professeur de danse et son apprenti s'installent à l'auberge...
Je suis totalement acquise à Sharon Shinn et je pense bien me lire l'intégrale de tout ce que je peux trouver de
son oeuvre. Je suis sous le charme encore une fois de cet univers rural, de cette ambiance façon Anne la maison aux pignons verts qui donne tant de charme à ce récit tout simple proche de la
chronique de vies ordinaires. On y retrouve tout ce que j'ai aimé dans The Safe-Keeper's secret autre récit
se passant dans le même monde. C'est à chaque fois, le passage vers l'âge adulte qui est évoqué, l'apprentissage du monde, mais aussi les petites joies et les grandes peines de l'existence. Ici
ce sont deux jeunes filles, deux jumelles aux talents totalement opposées qui vont grandir et découvrir leurs voies personnelles. Pas de grande bataille, pas de boules de feu,pas de grandes
quêtes, juste des vies toutes simples. En fait de magie, elle est quasiment absente, sauf par la présence des dons particuliers des héroïnes et de Melinda la Dream-Maker actuelle, qui parcourt le
pays et qui peut faire en sorte que vos rêves deviennent réalité. C'est pour ça que même les réfractaires au genre fantasy devraient apprécier cette lecture. En plus cerise sur le gâteau, ça se
lit vraiment facilement sans doute parce que destiné aux adolescents à la base mais sans jamais tomber dans un registre trop enfantin. Il va s'en dire que je lirai The Dream-maker's
magic, également qui va s'intéresser plus particulièrement à ce personnage très particulier de cet univers.
Et c'est le 5ème titre dans le cadre du défi
LA DISPARUE DE NOËL d'Anne PERRY
Ed 10/18
Pages : 126
Trad (anglais) : Eric Moreau
Format poche
Coll : « Grands Détectives »
Genre : mystère
Isobel Alvie est jugée responsable du suicide dans la propriété d'Omegus Jones. de Gwendolen Kilmuir une jeune veuve. Pour se racheter, elle est amenée à porter une lettre de la défunte à sa mère en Ecosse en compagnie de Lady Vespasia
Tout l'intérêt de ce livre est de découvrir le personnage de l'excentrique Lady Vespasia dans sa jeunesse et d'en
savoir un peu plus sur ce personnage qui apparaît en second plan dans les enquêtes de Thomas et Charlotte Pitt. En prime, nous avons un mystère à éclaircir : pour quelle véritable raison Lady
Kilmuir s'est donnée la mort ? Pourquoi sa mère s'est réfugiée au fin fond de l'Ecosse ? On finira par l'apprendre grâce à l'intuition de Vespasia. Ce n'est certainement pas prenant comme une
bonne énigme policière mais c'est agréable à lire.Pour les inconditionnels de la série, les autres ont tout intérêt à découvrir l'auteur avec la série proprement dite.
THE PARASOL PROTECTORATE BOOK ONE :SOULLESS
de Gail CARRIGER
Ed Orbit
Pages : 357
Version originale : anglais
Format poche
Genre : urban fantasy avec du steampunk dedans
Dans ce Londres victorien, Alexia Tarabotti se traîne pas mal de handicaps sociaux (ce qui la voue d'office à la fonction de vieille fille ce dont elle s'accommode fort bien) : 1 Son père était italien et lui a laissé un physique peu conforme aux canons de la beauté anglaise, 2 elle a un cerveau en état de marche contrairement au reste de sa famille, 3 et surtout elle est née sans âme. Ce qui fait d'elle quelqu'un qui annule le surnaturel. Auprès d'elle, les vampires perdent leurs canines très longues et parfois leur vie (après tout les sans âmes étaient traditionnellement des chasseurs de vampires), et les loups garous leurs fourrures et leurs crocs même pendant la pleine lune.
Dans cet univers là, vampires, loups-garous, fantômes sont très bien intégrés dans la bonne société anglaise et surtout londonienne. Les vampires ont leur propre banque de sang personnelle en la personne de serviteurs volontaires pour se faire ponctionner de l'hémoglobine,. Et oui un vampire bien élevé demande la permission avant de se nourrir et n'attaque pas les gens, et surtout pas les jeunes ladies bien élevées. Aussi Alexia est-elle assez choquée par l'agression d'un vampire lors d'une réception alors qu'elle s'était réfugiée comme à son habitude dans la bibliothèque. Mais son don particulier lui a permis de venir à bout du mal élevé et de le tuer avec classe grâce à son irremplaçable ombrelle et une épingle à cheveux. Elle a cependant attiré l'attention du BUR (Bureau of Unnatural Registry) en la personne du grand patron lui-même : Lord Maccon, très séduisant loup-garou au service de Sa Majesté la Reine Victoria.
A partir de cet événement plus rien ne sera comme avant pour Alexia qui se trouve au centre d'une affaire bizarre
: la disparition de vampires et de loups-garous, l'apparition de mystérieuses créatures inconnues, un club Hypocras à vocation scientifique, des savants légèrement siphonnés, de quoi vivre une
grande aventure et pourquoi pas rencontrer l'amour dans les bras du sexy garou écossais chef du BUR (oui en plus il est écossais) Lord Connal Maccon. Bien entendu, elle peut compter sur le
soutien de Lord Akeldama, un vampire d'une exquise courtoisie adorant affublé l'héroïne de petits noms sucrés (je suis fan du « little marshmallow » pour ma part) et qui visiblement en
pince lui aussi pour Lord Maccon.
Autour de cette histoire menée sans temps mort, avec une héroïne attachante, drôle, maligne et plutôt libérée dans
sa façon de faire fi de certaines convenances sociales, il y a cette société victorienne mais qui aurait connue des avancées technologiques comme on les trouve dans les univers steampunks, des
dirigeables, des machines curieuses fonctionnant à la vapeur ou à l'électricité, et la science joue un grand rôle dans cette histoire.
Sur son site (allez donc le visiter, il est très chouette l'auteur semble y faire une fixation sur les ombrelles, les pieuvres, le steampunk, et pleins de trucs sympas), la présentation du livre se résume à quel serait le résultat si Jane Austen et P.G Wodehouse écrivaient ensemble un roman d'urban fantasy à la sauce steampunk ? Et bien voci la réponse : Soulless. C'est dire qu'avec ces références j'allais forcément craquer. J'ai adoré l'ambiance, les personnages, l'histoire, bref tout. J'ai découvert que les ombrelles peuvent venir à bout d'un vampire de manière très distinguée et même que Buffy n'y a jamais pensé. Il y a plein de choses fascinantes évoquées dans le livre qui ne demandent qu'à être développés dans la suite et dès sa parution en poche (très prochainement), je serai sur les rangs. Je veux la suite des aventures d'Alexia Tarabotti et son ombrelle.
4ème titre pour le défi
DOCTOR WHO AND THE TENTH PLANET par Gerry
DAVIS
Ed Target
Pages :141
Version originale : anglais
Format poche
Genre : sf
Ceci est donc un collector sur mesure. Et pour cause, on y croise le premier Docteur celui qui a existé bien avant Eccleston et Tenant, on y croise également les fameux cybermen, les méchants en métal bien allumé et on découvre leur origine. On assiste même à la fameuse régénération et l'arrivée d'un nouveau Docteur. J'ai quand même eu du mal à accrocher sans doute parce que ne connaissant pas les personnages de la série, je me suis sentie un peu étrangère à leur préoccupation et ai trouvé difficile de comprendre leur caractère, leur vécu d'avant le roman m'est totalement étranger. Je suppose que quelqu'un qui connaît bien cette période de l'histoire du Docteur y trouvera plus de plaisir. Mais c'est une lecture détente appréciable.
Et une lecture de plus pour le défi
LE PLAISIR DE LA CAPTIVE de Leopoldo BRIZUELA
Ed José Corti
Pages : 260
Trad (espagnol, Argentine) : Bernard Tissier
Grand Format
Genre : littérature argentine
Chaîne de lecture
Et oui cette chaîne tient toujours et en voici un autre maillon. Malheureusement, j'ai eu beau tenté de le reprendre à plusieurs reprises pour aller jusqu'au bout, je n'ai pas pu. Et ça fait quand même trop longtemps que je retiens ce livre chez moi. Alors après cinq tentatives et après être aller au maximum de 100 pages, je crois que ce n'est pas pour moi, ou pas le bon moment dans ma vie pour cette lecture, je ne sais pas. C'est une belle écriture certes mais difficile de m'impliquer dans la lecture. J'espère qu'il fera le bonheur des prochains lecteurs de la chaîne, je pense qu'il le mérite.
Hum que vous dire. Non, un certain Docteur ne m’a pas emmené dans sa cabine bleue pour voyager à travers le temps et l’espace et je n’ai pas sombré dans une faille spatio temporelle à Cardiff non plus. Donc du coup pour justifier mon retard sur ce blog, je suis un peu limite. Je me bornerai à dire pour ma défense que :
J’ai passé une semaine de vacances pour les fêtes de fin d’année loin d’une connexion internet qui m’aime et de toute façon j’étais peu disponible.
Pendant ces vacances, je me suis retrouvée avec un rhume très costaud qui m’aura bien lessivée.
Que la reprise du travail avec une nouvelle collègue à former pour son poste ça me mange pas mal de temps disponible.
Et puis une flemmingite aiguë m’est tombée dessus pendant quelques temps et j’ai zappé le monde virtuel pour les adaptations BBC de Raison et Sentiment, Orgueil et Préjugé et que j’ai revu les saisons 1 et 2 de Doctor Who.
Avec tous ces éléments conjugués, je suis donc en retard pour vous souhaiter à tous une très bonne année, pour remercier de leurs bons vœux ceux et celles qui m’ont laissé les leurs J’ai du courrier en retard, des commentaires en retard (les réponses arrivent c’est promis), et je viens de découvrir que mes articles programmés n’étaient pas visibles. Fausse manœuvre de ma part je présume, j’étais pas en meilleure forme quand j’ai mis les billets en piste il faut bien le reconnaître.
Du coup j'en profite pour rénover le blog, j'aime bien démarrer la nouvelle année avec un nouveau décor (encore au
stade expérimental) c'est plus motivant.
Encore une fois, meilleurs voeux pour l'année 2010 à tous et j'espère reprendre de façon plus régulière la tenue
d'Alivre Ouvert mais je vous le dis tout de suite, j'ai eu l'adaptation Northanger Abbey pour mon anniversaire, donc je risque de finrir encore devant la télé avec un bon chocolat
chaud plutôt que devant le clavier et l'écran, pardon d'avance mais que voulez vous je suis faible ces temps ci.
LES ECHOS