FREY de Chris WOODINGS
Ed Milady
Pages : 410
Numérique
Genre : fantasy
LE CHAT de Théodore DE BANVILLE
Pages : 15
Livre numérique
Date de parution : 1882
Genre : littérature française
Théodore De Banville aime les chats, d'ailleurs, le titre du petit texte dont il est question ne laisse aucun doute sur son sujet. Le chat dans tous ses états, les meilleurs comme les moins bons, de jolies analogies avec l'humain et notamment la femme, il n'y a pas à dire, cette petite quinzaine de pages devraient ravir les amoureux des félins. Et peut-être convaincre les détracteurs de ces petite bestioles qu'un chat aussi c'est bien. Bien sûr, si vous êtes allergiques passez votre chemin ou trouvez vous un hamster (les hamsters sont cromignons surtout quand ils s'appellent Rex et vivent avec une certaine chasseuse de primes bien connue de certaines lectrices) ou un poisson rouge.
LES NOMBREUSES
VIES DE MISS MARPLE de Jacques BAUDOU
Ed Les moutons électriques
Pages : 157
Grand format
genre : essai
Un autre personnage mythique créé par Agatha Christie et dont la biographie est enfin disponible depuis la naissance de Jane Marple jusqu'à son possible décès, sa biographie officielle Agatha Christie n'a jamais pu se résoudre à parler de la fin de cette enquêtrice hors pair. Certes, le côté, biographie est intéressant, il replace le personnage dans une époque et un contexte. On apprend des choses intéressantes sur sa jeunesse notamment. Mais, bizarrement, je n'ai pas trouvé l'ouvrage aussi fouillé et intéressant que celui accordé à Hercule Poirot. Une lecture pas rebutante mais pas enthousiasmante non plus. Mais, au moins, on a la possibilité d'avoir la bibliographie intégrale des aventures de Miss Marple. Sans compter, que cela m'a donné une furieuse envie de relire les romans d'Agatha concernant le personnage. Je suis incorrigible.
1 SUCCUBUS BLUES de Richelle MEAD
Ed Milady
Pages : 328
Trad : (anglais, états unis) : Benoît Domis
Format livre numérique
genre : fantasy urbaine
D'après les statistiques, la plupart des mortels vendent leur âme pour cinq raisons : le sexe, l'argent, le pouvoir, la vengeance et l'amour (extrait)
Georgina Kincaid, est un succube faisant son travail de succube àSeattle sans grande conviction à vrai dire. Difficile d'avoir une vraie relation amoueruse avec un homme sans le tuer et le conduire à la damnation n'est ce pas. Le jour, elle travaille comme libraire et son plus grand fantasme (qui ne doit rester qu'un fantasme) justement, vient s'établir dans la ville : l'auteur Seth Mortensen dont elle adule les romans. Et pour compliquer les choses, un justicier du surnaturel, sème la pagaille parmi les agents du bien et du mal dans la ville.
Bon sur les cinquante premières pages, je me suis dis, ça part mal, je ne suis pas sûre d'aimer ce livre. Et puis quand les personnages ont commencé à se dévoiler un peu, notamment Georgina, j'ai tout de suite été plus à l'aise et prête à apprécier les aventures de la sexy succube et de ses états amoureux. La seule petite chose qui m'a gênée c'est comment en étant immortelle et ayant vécu un bon paquet d'années, et en plus en étant cultivée, peut-on être si ignorante sur un sujet pourtant pas franchement confidentiel et qui est la clef de toute l'intrigue du récit ? Ou alors, c'est moi qui en sait trop. Parce que j'avais compris avant même que la lumière jaillisse dans le cerveau des personnages, de quoi il retournait exactement et cela m'a un peu déçue. Je n'ai pas trouvé les explications de cette lacune très convaincantes mais bon, c'est un détail et le reste est littérature dirons nous. Toujours est-il que j'ai beaucoup aimé les personnages rencontrés dans le roman et que je me lirai les suites avec plaisir si l'occasion se présente.
AGAHTA RAISIN
AND THE QUICHE OF DEATH
de M.C BEATON
Ed Robinson
Pages : 141
Version originale : anglais
Format livre numérique
Genre policier
Agatha Raisin, active femme d'affaire londonienne décide de s'octroyer une retraite bien méritée en achetant un cottage dans le petit village de Carsely et vivant des rentes que lui ont rapporté la vente de son affaire. Mais à peine installée, Agatha doit vite déchanté, les villages anglais n'ont rien de bien palpitant, les habitants ne sont guère amicaux et on s'ennuie un peu voire beaucoup. Jusqu'à ce qu'elle décide de participer au concours de la meilleure quiche du village et que l'odieux juge du concours qui n'a pas eu la bonne grâce de lui donner le meilleur prix soit retrouvé mort empoisonné après avoir mangé sa fameuse quiche aux épinards acheté chez le meilleur traiteur de Londres qu'elle connaisse.
Sacrée Agatha, dans le genre elle fait fort. On ne la trouve pas de prime abord franchement sympathique, mais on finit très vite par s'attacher à elle. C'est vrai qu'elle essaye maladroitement de s'intégrer dans son nouvel environnement et qu'elle fait des efforts honorables dans ce sens. Après tout, grâce à son sens du marketing et de la vente, les oeuvres de charité du petit village ne se sont jamais mieux portées et depuis la malheureuse affaire de la quiche, Agatha a fermement décidé de se mettre elle même à la cuisine, et l'inspecteur de police local est vraiment très sympathique et son nouveau voisin, le très séduisant colonel à la retraite lui fait perdre un peu les pédales. Et dans tout ça, il faut trouver un assassin particulièrement coriace; Certes, nous ne sommes pas dans un roman d'Agatha Christie comme aime le rappeler l'auteur en faisant souvent référence à l'auteur et ses thèmes de prédilection mais tout de même, quand on s'appelle Agatha, on doit bien pouvoir démasquer l'infâme qui lui aura causé tant de tort en empoisonnant sa quiche. Un premier tome d'une longue série (heureusement trouvable en numérique) bien ficelé avec des personnages attachants et une intrigue certes peu révolutionnaire mais qui se laisse lire avec délice.
NOT ALL TARTS ARE APPLE de Pip GRANGER
Ed Corgi Books
Pages : 199
Version originale : anglais
Format livre numérique
Genre : littérature anglaise
L'été du couronnement de la reine Elisabeth II, Rosie est une petite fille qui vit dans le café de tante Maggie et Oncle Bert ses parents adoptifs chaleureux et aimants. Mais ce même été, l'héritage familial de Rosie risque de bouleverser sa petite vie heureuse au milieu des habitués un peu fantasques voire légèrement excentriques qui fréquentent l'établissement.
Plus que les vicissitudes et les souvenirs d'enfance de Rosie, c'est la description de la joyeuse bande de caractères marginaux et finalement très sympathiques que j'ai vraiment apprécié. Entre l'ex prostituée, l'avocat prêt à défendre toutes les causes, la voyante, la grand tante de Rosie, sa mère qui ne se remet pas d'un traumatisme et plonge dans l'alcool et la prostitution, il y a de quoi faire. Le côté cosmopolite, la solidarité entre les membres de la petite communauté, sont aussi un petit plus agréable à la lecture. Entre les magouilles de la famille biologique de Rosie qui ne sont pas franchement nettes voire même glauques et la famille adoptive de celle-ci, le camp est vite choisi et on espère que les gentils seront récompensés et les méchants bien punis. Une histoire des plus sympathiques à lire.
BLANCHE ET MARIE de Per Olov ENQUIST
Ed Actes Sud
Pages : 261
Trad (suédois) : Lena Grumbach et Catherine Marcus
Grand format
Genre : littérature suédoise
Curieux roman que celui-ci et même en sachant que l'auteur a tendance à traiter des sujets de façon vraiment décalés, j'ai eu un peu de mal à situer ce livre qui met en avant la relation entre Blanche Witman ancienne patiente de Charcot et Marie Curie dont elle devient l'assistante (elle perdra ses jambes et son bras suites aux expositions prolongées au radium). C'est surtout, le personnage de Blanche qui est mis en avant puisque c'est par elle que l'histoire entre ces deux femmes un peu en marge des conventions sociales est racontée. Par contre, il y a comme une magie dans le texte qui fait que j'ai beaucoup aimé l'écriture et les personnages sans pour autant parvenir à savoir comment interpréter le récit. Mais parfois, il suffit juste de tourner les pages sans chercher à forcément faire entrer dans des cases les personnages ou l'intrigue et de profiter de quelques moments de grâce qui se dégage du tout.
A LA MEMOIRE DES MORTS d'Anne PERRY
Ed 10/18
Pages : 379
Trad (anglais) : Luc Baranger
Format poche
Coll : Grands détectives
Genre : policier
La guerre est sur le point de prendre fin, et c'est également pour les Reavley, la fin de leur long combat pour démasquer l'assassin de leurs parents, ce fameux Pacificateur qui leur aura mis tant de batons dans les roues. Mais auparavant, les frères et la soeur Julie, doivent résoudre le meurtre particulièrement sanglant d'une infirmière et faire passer en Angleterre, le seul témoin capable de dénoncer le Pacificateur.
Autant l'enquête criminelle est intéressante ainsi que l'ambiance et le contexte des dernières semaines de guerre autant la résolution finale m'a laissée perplexe. Quoi ? C'est tout. Je n'ai pas eu le sens d'une vraie révélation, d'un possible suspens insoutenable Mais, j'ai plutôt eu l'impression d'un final traité à la va vite et qui n'impressionne pas beaucoup. Ce qui est d'autant plus dommage que cet ennemi dans l'ombre aura quand même pendant les quatre tomes précédents été un formidable adversaire pour les Reavley. Dommage, je me console avec l'intrigue criminelle et le fait que ces personnages que j'ai suivis et appréciés pendant toute la série, auront enfin obtenu gain de cause et vont pouvoir tourner la page.
LES ECHOS