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  • : Des lectures en tout genres, des auteurs, des avis subjectifs totalement assumés, un prix chimérique, des challenges auxquels je ne peux résister, des swaps et pleins d'autres choses sympas. Il y a de tout dans ma bibliothèque. Bienvenue et bonne visite alivreouvert@hotmail.fr
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 00:00

 

rebeccaREBECCA de Daphné DU MAURIER

Ed Le Livre de Poche

Pages : 444

Trad (anglais) : Denise Van Moppès

Format poche

Genre : littérature anglaise

 

 

 

 

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« J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley. » (extrait).

 

Cette première phrase m’aura hantée longtemps après la lecture de ce roman, je m’en souvenais encore lorsque j’ai entrepris cette relecture. Dans le genre angoissant, on ne pouvait pas faire mieux et pourtant ce n’est qu’une petite phrase de rien du tout mais c’est celle que l’on retient pour traduire tout le malaise et l’angoisse qui pèse sur le récit.

 

La narratrice fait la connaissance de Maxim De Winter. Ils se marient et s’installent à Manderley. Mais la jeune épouse timide et maladroite se sent déplacée dans ce nouvel environnement et la terrifiante gouvernante Mrs Danvers qui a été en adoration pour Rebecca la précédente épouse de Maxim semble décidée à lui pourrir l’existence. L’ombre de Rebecca plane sur tout le domaine et les circonstances de sa mort sont pour le moins mystérieuses. Au fur et à mesure que l’on tourne les pages, l’angoisse s’installe et les secrets longtemps enfouis remontent à la surface. Autant dire, que la tension monte jusqu’au paroxysme des dernières pages qui ramène le lecteur à cette première phrase « J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley. » (extrait).

 

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 00:00

 

L'apprentissage du guerrierL'APPRENTISSAGE DU GUERRIER de Lois McMASTER BUJOLD

Ed J'ai Lu

Pages :408

Trad (anglais, états unis) : Geneviève Blattmann

Format poche

Genre : sf

Challenge : cycles au long cours...

 

 

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Donc dans le cadre de mon défi personnel sur les cycles au long cours, j’ai inclus la saga des Vorkosigan avec pour figure centrale le charismatique Miles Vorkosigan.

 

Pourquoi ?

1/D’abord parce que j’en avais envie.

2/Ensuite parce que J’ai Lu Millénaire ressort l’intégrale du cycle avec une nouvelle traduction (plus fidèle au texte original).

3/Enfin parce que le dernier tome de la série Cryoburnest également sorti et que j’ai trop hâte de le lire.

4/Toutes les raisons sont bonnes, pour se replonger dans les aventures mouvementées du nabot le plus attachant de la sf.

 

Les deux premiers tomes déjà abordés dans ce blog (à savoir ici) relataient la rencontre des parents et la naissance de Miles.Né dans une société où il ne fait pas bon de présenter des infirmités, ce dernier n’a décidemment pas les bonnes cartes en main pour réussir dans la vie avec ses os fragiles comme du verre et sa très petite taille, mais il a un avantage non négligeable, un cerveau qui fonctionne à plein régime.

 

Dans L’apprentissage du guerrier, il inaugure la longue série d’embrouilles et combines géniales mais casse-gueule dont il deviendra coutumier durant le reste de la saga. Après avoir échoué aux épreuves de recrutement de l’école des officiers de l’armée barrayaranne, Miles décide de panser ses blessures d’amour propre et blessures tout court par un petit voyage chez sa grand-mère bétane. Et tout cela pour se retrouver à jouer les chefs militaires d’une armée de mercenaires engagés dans une guerre inter planétaire, alors qu’il n’a aucune expérience en plus de trouver le moyen de rembourser ses dettes.

 

Véritable génie de l’improvisation totale et sans filet servie par un débit verbal impressionnant, toujours à la limite de se planter, le petit bonhomme parvient toujours à garder la tête hors de l’eau. Il en résulte de grands moments de pure jubilation à la lecture des improbables numéros d’équilibriste de Miles. Vu sa tendance naturelle à se jeter tête baissée dans les problèmes, problèmes qui ont eux aussi tendance à se compliquer au fur et à mesure, on reste forcément scotché aux pages. Sans compter que certains événements de ce tome auront des répercussions dans l’évolution du personnage principal dans la suite (je pense à Memory qui est un épisode charnière dans la vie de Miles).

 

Autour de Miles gravitent des personnages secondaires attachants qui ne manquent pas de personnalité et de sens de la répartie face à l’envahissant petit génie (et il en faut si on veut survivre à cette tornade) c’est toujours le bonheur de retrouver tout ce petit monde, les voir évoluer chacun à leurs manières, de faire connaissance avec les petits nouveaux qui apportent une nouvelle dynamique relationnelle.

 

Une entrée en scène réussie pour le héros de cette saga qui donne envie de lire la suite.

 

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miles vorkosiganMILES VORKOSIGAN de Loïs McMASTER BUJOLD

Ed J'ai Lu

Pages : 376

Trad (anglais, états unis) : Arlette Rosenblum

Format poche

Genre : sf

Challenge : cycles au long cours....

 

 

Enfin, Miles a atteint son objectif. Il vient de finir sa formation d’officier. Le tout jeune Enseigne Miles Vorkosigan attend sa première affectation avec impatience rêvant de gloire, de vaisseaux spatiaux sillonnant l’espace et…la chute sera d’autant plus dure. Le voici propulsé à Kyril, l’endroit le plus glaciaire et déprimant de Barrayar en tant que météorologiste. Et pour couronner le tout son supérieur le hait. Ejecté de l’armée (une carrière des plus courtes vous en conviendrez), il est récupéré par la Sécurité Impériale qui a besoin de lui pour une mission particulière. Mission qui quand on connait le bonhomme va très vite se compliquer.

 

C’est avec ce livre que j’ai réellement pris la mesure de Miles le nabot le plus attachant de la sf. Il entraîne le lecteur dans d’invraisemblables imbroglios dont on se demande comment il va parvenir à s’en dépatouiller. Il faut le voir jongler avec trois ou quatre fausses identités à la limite de la personnalité multiple, élaborer des stratégies toutes les dix secondes, mentir avec aplomb aux uns et aux autres sans jamais s’emmêler dans ses inventions délirantes et improviser des plans de secours improbables mais qui fonctionnent. Mais ce ne serait rien sans les personnages secondaires savoureux et attachants au possible que l’on recroisera plus tard et puis la dose d’humour qui fait pétiller le tout.

 

Prêts pour la suite ? Moi aussi.

 

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cetagandaCETAGANDA de Loïs McMASTER BUJOLD

Ed J'ai lu

Pages : 350

Trad (anglais, états unis): Bernadette Emerich/Alfred Ramani

Format poche

Genre : sf

Challenge : Cycles au long cours....

 

 

Quand Miles n’est pas en train de travailler dans les opérations occultes de la Sécurité Impériale, il accomplit ses obligations d’héritier du comte Vorkosigan. C’est ainsi que lui et son cousin Ivan Vorpatril sont envoyés sur Eta Ceta, afin de représenter l’Empire Barrayaran aux obsèques de l’Impératrice Douairière de Cetaganda. Et bien entendu, dès leur arrivée, le début des ennuis commence. Il est incorrigible ce petit fouineur ! En même temps si tout se passait comme prévu, il n’y aurait rien de bien croustillant à lire non plus. Voilà donc Miles embarqué dans une de ses embrouilles dont lui seul a le secret et comme c’est un gars volontiers partageur, il traîne avec lui son très réticent cousin Ivan dans l’aventure.

 

Ce qui rend la marge de manœuvre des deux héros très réduite c’est le climat un peu tendu entre Cetaganda et Barrayar. Après tout, il a fallu 20 ans aux barrayarans pour se libérer de l’occupation cétagandane et à quel prix ! Une bonne partie de la planète subit encore les effets des radiations et on comprend le rejet viscéral de toute mutation de Barrayar. Alors que les cétangandans, ne cessent de trafiquer leurs gènes sans complexe, d’où une civilisation des plus curieuses mais fascinante à découvrir.

 

C’est la première fois que je relis ce tome contrairement à d’autres qui ont été relus plusieurs fois et je me suis follement amusée (à des funérailles, c’est pas sérieux ça !) à suivre les circonvolutions cérébrales de Miles et ses tentatives pour résoudre une affaire criminelle, empêcher une future guerre Barrayar vs Cetaganda, sauver l’honneur d’une dame de compagnie de feue l’impératrice, déjouer un complot politique à vaste échelle, mais surtout j’ai adoré retrouvé le duo comique mais efficace qu’il forme avec son infortuné cousin Ivan, qui tente par tous les moyens d’empêcher son hyperactif de cousin de se mettre plus dans le pétrin qu’il ne l’est déjà et à éviter d’y laisser trop de plumes lui-même. Les dialogues entre les deux sont tout bonnement hilarants.

 

Une très bonne redécouverte finalement.

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 00:00

 

les loups de la callaLES LOUPS DE LA CALLA de Stephen KING

Ed J'ai lu

Pages : 663

Trad (anglais, états unis) : Marie de Prémonville

Grand format

Genre : fantasy

Challenge : Cycles au long cours...

 

 

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Ce cinquième tome marque le retour à l’histoire principale après la longue pause du quatrième avec une ambiance à la ‘Les sept mercenaires ». Sauf qu’ils ne sont pas sept mais cinq en comptant le bafou-bafouilleux.

 

Je crois bien que c’est à partir de ce volet que les allusions aux autres œuvres de Stephen King commencent à pulluler. Il est vrai qu’il souhaitait faire de la Tour Sombre le point de convergence de tous ces livres. Et ça marche. On y croise le Père Callahan de Salem’s Lot qui va jouer un rôle déterminant mais également l’auteur qui s’inscrit lui-même comme personnage dans son récit. Mais ceci sera plus flagrant par la suite.

 

Revenons à notre ka-tet engagé par les habitants de Calla Brys Sturgis pour les aider à combattre les Loups de Tonnefoudre de mystérieux cavaliers qui viennent régulièrement depuis des années enlevés leurs enfants. Au fur et à mesure que la date fatidique approche la tension monte et petit à petit les révélations, les sombres machinations autour de la Rose et de la Tour deviennent plus se précisent et le compteur tourne avant la confrontation finale qui attend les pistoleros. Comme le dit Roland, c’est des jours et des jours de préparation pour cinq minutes d’action pure ce qui se traduit par des pages et des pages de présentations des lieux, personnages, enjeux, stratégies pour se conclure en quelques pages par le combat tant attendu.

 

Encore une fois, j’ai été happée par le récit, qui se lit malgré son côté imposant en nombre de pages limite trop vite. J’ai adoré toutes les petites références aux œuvres cultes telles que Starwars ou Harry Potter avec une utilisation inattendue des Vifs en plus meurtrier et en moins quidditch. Evidemment la fin appelle la suite au vu de la tournure des événements concernant le devenir d’un des personnages. Mais je sais aussi que je vais avoir le cœur brisé en lisant cette suite. Maudite Tour tiens !

 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 00:00

 

the seven fold spellTHE SEVENFOLD SPELL de Tia NEVITT

Ed Carina Press

Pages 77

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : fantasy

 

 

Ce roman basé sur le conte La Belle au bois dormant repose sur deux idées. 1 : toutes les jeunes filles n’ont pas forcément de bonne marraine-fée pour leur porter secours quand ça va mal. 2 : Vous êtes-vous jamais demandé ce qui arrivait aux personnes ordinaires dans les contes, ce peuple anonyme dont on fait peu de cas finalement ?

 

Sur ce point La Belle au bois dormant est un cas d’école. Suite à la malédiction lancée sur sa fille Aurore qui veut qu’elle se piquera le doigt à une quenouille et sera plongée dans un profond sommeil jusqu’à ce qu’un prince la réveille, le roi décide de faire détruire tous les rouets du royaume condamnant par la même occasion à la misère, les femmes qui n’avaient que ce seul moyen de subsistance. C’est le cas de Talia et sa mère. La jeune fille voit ses chances de mariage ruinées puisque faute de dot suffisante, le père du promis ne veut pas en entendre parler et envoie son fils se faire moine. Les choses se présentent mal jusqu’à ce que les deux femmes décident de fabriquer un nouveau rouet pour reprendre leurs activités clandestinement et c’est ainsi que le destin est mis en marche.

 

La Belle au bois dormant vu du côté du menu peuple c’est une histoire d’oppression des pauvres pour des motifs purement égoïstes et personnels par les puissants. De quoi, réveillez l’ardeur syndicaliste des moins motivés. L’auteur joue avec les éléments traditionnels du conte les mêlant astucieusement à l’histoire de la narratrice de façon imaginative et très crédible. Quant à la façon dont se résout la malédiction, je dirai que comme il est rappelé dans le récit, dans certaines versions de la Belle au bois dormant, la princesse s’appelle Talia et qu’entre la légende et la réalité, il y a parfois tout un monde qui les sépare. En tout cas, sa mère a une façon magistrale de réduire au silence une méchante fée, j’en ris encore.

 

J’ai beaucoup aimé la recherche personnelle du bonheur de l’héroïne malgré les difficultés pour réaliser son vœu le plus cher bien que son attitude soit parfois surprenante mais après tout, c’est probablement sa façon à elle de se venger de l’injustice qui la condamne à rester vieille fille. Car oui, bien que l’histoire soit basé sur un conte, elle n’est décidément par pour les enfants vu les nombreuses galipettes que l’héroïne pratique avec divers hommes et ce sans le moindre complexe ce qui lui vaut par ailleurs une réputation peu flatteuse dans la ville mais de ça aussi, elle s’en moque totalement.

 

Une petite pépite à découvrir, le texte est court et relativement facile à lire. L’auteur aimerait adapter à sa sauce d’autres contes, je suis curieuse de voir ce qu’elle peut faire avec.

 

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 00:00

 

stardoc1 : STARDOC de S.L VIEHL

Ed Roc Book

Pages : 312

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : sf

 

 

 

 

My charge nurse's four eyes rolled wildly toward me, and I saw she had shoked out her report-the business end of a pulse riffle was pressed tightly against her larynx. Terror had mottled her smooth vermillon hide with dark splotches. On the other end of the weapon was a monster. A big ugly green monster. (extrait)

 

Cherijo Grey Veil est médecin et même un génie de la chirurgie. Seulement voilà dans ce futur où les humains colonisent l'espace, et rencontrent d'autres espèces intelligentes, Cherijo a un papa ultra possessif et qui a des squelettes dans ses placards pas jolis, jolis. Une seule solution maintenant qu'elle sait tout des sinistres actions paternelles et avant qu'il ne la fasse tuer, fuir sur une lointaine colonie existante à des années lumières de la terre et se faire engager comme médecin dans la clinique locale. Mais, il y a quand même un problème de taille : aussi géniale qu'elle soit Cherijo n'a jamais soigné d'aliens, lesquels ont une morphologie et une aantomie des plus étranges pour la plupart. 

 

Ah là là, une série space opera médicale avec de vrais morceaux d'aliens dedans, une grande histoire d'amour entre la jolie docteur et un sexy alien bleu, les démélés avec le directeur de la clinique, les collègues pas tous humains et enfin la grosse intrigue qui va tout changer dans la vie de l'héroïne et l'entraîner dans une folle aventure : j'en rêvais et S.L Viehl l'a fait avec une saga de près de dix tomes et rien que ce premier vaut le coup de l'investissement (d'ailleurs le deux est déjà téléchargé).

J'ai adoré l'ambiance, les personnages, le contexte dans lequel se passe l'histoire avec notamment ce sale type qu'est le papa de Cherijo, le grand et tout puissant Docteur Josef Grey Veil, un homme sans éthique et parfaitement capable de faire les pires horreurs sans sourciller le moins du monde que voilà un grand méchant qui va bien entendu pourrir la vie de l'héroïne sur une bonne partie de la saga.

Si ce premier tome pose les bases; la suite promet d'être explosive car il s'en passe des choses dans cette première partie, en un peu plus de trois cent pages, on voit passer une prise d'otage, une épidémie qui menace la vie de la colonie, un conflit entre la Ligue humaine et la race dont est issu le grand amour de l'héroïne, et enfin des révélations sur celle-ci qui donne envie de voir ce que l'auteur va en faire par la suite sans compter les quelques mystères qu'il reste encore à résoudre.

 

Donc rendez vous au prochain épisode.

 

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beySTARDOC II : BEYOND VARALLAN de S.L VIEHL

Ed Roc Book

Pages : 356

Version originale : anglais

Format livre numérique

Genre : sf

 

 

 

 

Je me faisais une joie de retrouver ma chirurgienne de l’espace préférée toujours poursuivie par la méchante Ligue Humaine menée par son mégalo psychopathe de « père », mais j’ai un peu déchanté.

 

Je trouve que ce second tome où on découvre en vrac : les joies de la vie à bord d’un vaisseau joranien, les obligations du médecin de bord, quelques meurtres, une nouvelle culture à appréhender, un peu longuet limite ennuyeux. Dommage car il y avait des pistes intéressantes. Autant dans le premier tome, il se passait toujours quelque chose de palpitant (en moins de 100 pages l’auteur avait cumulé une épidémie, une prise d’otage, une histoire d’amour humaine/alien,des aliens en pagaille et de toutes les formes, un mystère autour de l’héroïne, ) et ce jusqu’à la fin, autant là les événements marquants sont dilués dans le train-train quotidien et manquent de ressort. Un délayage qui ralentit le rythme et l’intérêt. En gros après un sprint foudroyant lors du volet précédent, là j’ai ressenti une baisse de régime.

 

Cependant l’histoire avance et continue d’intriguer suffisamment pour ne pas lâcher l’affaire en route mais ce n'est plus aussi prenant que précédemment.

 

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 00:00

 

le detective novel et l'inflieLE « DETECTIVE NOVEL »

ET L’INFLUENCE DE LA PENSEE SCIENTIFIQUE

De Regis MESSAC

Ed Encrage

Pages : 589

Grand format

Genre : thèse

 

En 1929 Regis Messac (auteur de Quinzizili, roman de sf à redécouvrir), soutient sa thèse sur Le « detective novel » et l’influence de la pensée scientifique, actuellement publie par les éditions encrage.

 

C’est un ouvrage massif, dense, érudit, bourré de références littéraires proposant une ballade depuis l’antiquité jusqu’au XXème siècle au pays du roman policier. De son état embryonnaire à sa forme à sa forme moderne que l’on connait aujourd’hui, en passant par des ébauches dispersées à travers les diverses littératures au fil des siècles mais aussi l’évolution des sciences ainsi que celle des lecteurs. Une lecture un peu ardue par moment mais qui m’aura fait découvrir des aspects inattendus et sur les codes du genre tout en donnant des pistes de possibles nouvelles lectures.

 

A recommander pour les amateurs du genre prêts à une lecture pas toujours simple mais toujours intéressante.

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 00:00

 

la traversée des sentimentsLA TRAVERSEE DES SENTIMENTS de Michel TREMBLAY

Ed Actes Sud

Pages : 251

Grand format

Genre : littérature québécoise

 

 

Août 1915, les vacances enfin ! Maria en rêvait de partir avec ses sœurs Teena et Titite vers cette petite maison dans les Laurentides gardée par la cousine Rose et son mari le beau Simon. C’est maintenant chose faite et ses enfants Nana et Théo sont ravis d’être de la partie.

 

Vous dire comment j’ai adoré voir l’auteur raccroché les wagons avec le côté fantastique de sa fresque familiale, en réintroduisant Rose, Violette, Mauve et leur mère Florence, nos étranges fantômes tricoteurs qui visiblement ne font pas que tricoter de la layette mais bidouillent un peu le destin de la famille à grands coups d’aiguilles, c’est en dire bien peu. J’ai couiné de joie dès leur apparition. J’espérais vaguement sans trop y croire et je me demandais si ces braves dames invisibles sauf pour certains membres de la famille avaient été jetés aux oubliettes, et bien non et j’en suis ravie. Autant dire que ce troisième tome partait très bien et même qu’il a continué sur sa lancée avec l’idée des contes de Josaphat qu’il me tarde de lire, la solidarité entre les sœurs Desrosiers, le décor montagneux qui change de la ville et donne un ton plus léger et aérien que les précédents. Bref, le bonheur quoi.

 

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le passage obligéLE PASSAGE OBLIGE de Michel TREMBLAY

Ed Actes Sud

Pages : 248

Grand format

Genre : littérature québécoise

 

 

Maria a encore une fois laissée ses enfants à ses parents dans leur petit village perdue dans la Saskatchewan. Elle qui était partie récupérée ses deux autre filles, elle revient à Montréal toute seule. Et pendant, qu’elle se débat dans ses envies d’errance, Nana s’occupe de sa grand-mère mourante, se désespère de devoir quitter l’école et lit les contes de Josaphat qui retrace le secret terrible de la famille de celui qu’elle épousera dans quelques années. Il est temps pour elle de quitter l’enfance.

 

Oh là là, si je m’étais doutée de ça en lisant les Chroniques de Mont Royal… une surprise de taille, énorme qui renforce l’attachement que j’ai pour cette histoire familiale pas banale et si attachante. Bien sûr, on retrouve les dames fantômes et leurs tricots, on en apprend un peu plus d’ailleurs sur ce qu’elles font réellement avec toute cette laine et leurs fonctions mais surtout on boucle la boucle sur les personnages et leurs conflits intérieurs. Difficile de ne pas être emportée par le récit, l’écriture bien travaillée et surtout l’imagination débordante de l’auteur. Je crois néanmoins que lire Les chroniques du plateau Montroyal avant La diaspora des Desrosiers permet de se réserver de belles surprises à la lecture. Mais avant, après, tout ça c’est pas bien grave à partir du moment où ces livres sont lus.

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 00:00

 

le colpolteur et la mortLE COLPORTEUR ET LA MORT de Kate SEDLEY

Ed 10/18

Pages : 284

Trad (anglais) : Claude Bonnafont

Format poche

Coll : Grands détectives

Genre : policier

 

 

C'est en mai 1471 que Roger colporteur arrive à Bristol et entend parler de la disparition de Clement Weaver qui se serait volatilisé dans les rues de Londres près de l’auberge La confiance. Or peu de temps après Roger en route pour Londres apprend qu’un autre homme a disparu dans les mêmes conditions. Cette coïncidence troublante va le mener à sa première enquête.

 

Si l’intrigue n’est pas bien difficile à démêler, probablement parce que Roger narrateur ne cesse de prévenir ses lecteurs qu’étant jeune, il n’était pas bon juge en matière de caractère humain, ce qui amène fatalement les dits lecteurs à suivre l’opposé de son raisonnement et donc résoudre l’affaire avant lui, le récit n’en est pas moins agréable à suivre.

 

L’auteur sait nous balader dans l’Angleterre de la fin du XVème siècle et son personnage de colporteur est intéressant à découvrir grâce à son parcours atypique. Son ancienne formation de novice dans les ordres qui lui a appris la lecture et l’écriture explique sans doute également sa faculté à résoudre les énigmes également. Et puis c’est un homme âgé qui écrit ses mémoires avec toute l’expérience accumulée au fil des ans et le recul nécessaire pour mieux juger des événements du passé ainsi que les connaissance acquise sur le contexte politique et social de l’époque.

 

Une bonne entrée en matière donc même si j’aurai aimé un peu plus de complexité dans l’intrigue policière proprement dite.

 

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7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 00:00

 

le mystere de la chambre jauneLE MYSTERE DE LA CHAMBRE JAUNE de Gaston LEROUX

Année : 1907

Ed du groupe Ebooks libres et gratuits

Pages : 310

Format livre numérique

Genre : policier

 

 

Le cas de la chambre close où un crime a été commis est toujours intéressant dans la mesure où on se demande comment l’auteur va bien pouvoir faire pour fournir une explication logique et rationnelle à un tel problème. Celui du Mystère de la chambre jaune est un exemple parfait de ce qui peut se faire de mieux avec néanmoins un tout petit bémol : autant la première fois que j’ai lu le livre, je n’avais pas buté sur ce détail autant là en relecture c’est devenu flagrant.

 

Je trouve l’idée que la victime qui a très bien connu son agresseur d’un point de vue intime dans un passé pas si lointain, ne soit pas fichue de le reconnaître alors qu’il n’est pas si grimé que cela, un peu gros voire limite improbable. C’est comme le coup dans un épisode d’Hercule Poirot (et pourtant j’adore cette série télé) où une femme est assassiné par son mari qu’elle avait épousé sans savoir qu’il s’agissait de son premier mari sensé être mort dans un accident ferroviaire. Autant dire que c’est super crédible comme situation. Si encore cela avait été une vague connaissance…

 

Bref, revenons à la chambre jaune. Malgré ce petit détail qui fâche, le récit est prenant. Il y a une tension palpable dans les événements, les personnages sont bien trouvés. Il faut néanmoins se faire au style qui m’a paru un peu vieillot mais qui a son charme. Joseph Rouletabille se démenant pour empêcher qu’un innocent soit condamné, Fréderic Larsan s’acharnant à prouver la culpabilité de l’innocent en question qui en sait plus qu’il ne veut bien dire, Mathilde Stangerson qui a ses secrets et un mystère quasi insoluble, comment l’assassin est-il sorti d’une chambre alors qu’il n’y avait aucune issue pour lui ? Un bon mélange.

 

L’auteur pose également l’amorce d’une suite Le Parfum de la dame en noir de façon énigmatique et qui appelle à poursuivre les aventures de Rouletabille ce que j’ai l’intention de faire.

 

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 00:00

 

Index du challenge cycles au long cours…

Cycles au long cours…1èrefeuille de route

 

Si vous suivez toujours ce blog (et soyez en loués pour les siècles des siècles), vous savez donc que je poursuis un défi personnel sans limite de temps ou de livres, le fameux challenge :

 

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A ce jour, deux séries viennent de se terminer :

Le secret de Ji de Pierre Grimbert

Le fleuve de l’éternité de Philip Jose Farmer

 

Et comme annoncé précédemment  dès qu’un cycle s’achève, un autre prend sa place. En toute logique c’est donc bien deux séries qui vont entrer dans la ronde.

 

A savoir :

La romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley

Les enfants de la terre de Jean M. Auel.

 

Pourquoi ce choix ? Oui je vous sens perplexes devant votre écran ou alors vous vous en fichez éperdument mais malheureusement pour vous, je suis d’humeur justificative et en mode bavarde invétérée et donc explications :

 

Romance de Ténébreuse :

1/ ce sera une première relecture et la première lecture date de…hum…elle date d’un « certain, certain temps ».

2/Une soudaine envie de planet opera,et ses milliers d'histoires s'étendant sur des siècles et des siècles.

3/ Parce que Pockett va ressortir le cycle en intégrale. Le premier tome sort en juillet et regroupera les trois premiers volets. Et que donc, pour une fois, je collerai plus ou moins à l’actualité littéraire. Je suis trop forte.

 

Les enfants de la terre :

1/Là encore, ce sera une première relecture bien des années (j’allais dire siècles) après la première.

2/Pour finir le cycle, vu que j'en suis resté au tome 4

3/Parce qu’après tous ces récits de sf et fantasy, un peu de préhistoire ne peut faire de mal à personne.

 

 

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